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Comment étudier avec le mindmapping

Comment étudier avec le mindmapping ?  En quoi les cartes mentales correspondent-elles aux principes d’étude confirmés par les neurosciences ? Dans cet article, j’opère des correspondances avec les contenus du MOOC « Apprendre à Apprendre ».

Article mis à jour le 10 mai 2021.

 Le point de départ : le MOOC « Apprendre à apprendre« 

Ce texte est l’adaptation d’un travail réalisé en anglais pour le MOOC « Learning How to Learn » sur Coursera.  Cela peut sembler étrange que quelqu’un qui organise divers ateliers, conférences et formations sur le thème « Apprendre à apprendre » s’inscrive à un tel MOOC.

En réalité, mon objectif était multiple :

  1. voir si les principes proposés dans ce MOOC correspondait peu ou prou à ceux que je prône
  2. formaliser mes propres idées, les mettre en ordre, en vue d’écrire un livre sur le sujet
  3. apprendre de nouvelles choses, mettre mes connaissances à jour

Je n’ai pas été déçu.  Tout d’abord, le MOOC conçu par les Dr. Barbara Oakley et Terrence Sejnowski pour Coursera était extrêmement agréable à suivre, mais surtout, il prenait en compte les dernières découvertes des neurosciences cognitives.  Le tout, de façon très abordable et même amusante (les métaphores avec les zombies ou les flippers, particulièrement efficaces…).

Ensuite, quelques 85 à 90 % du contenu du cours correspondaient à ce que je présente dans mes formations.  Les pourcents restants étant des choses nouvelles pour moi ou présentées sous un angle nouveau.

Pourquoi la comparaison entre apprendre à apprendre et le mindmapping ?

Pour clôturer la formation, nous devions rendre deux travaux.  Le second devait présenter et expliquer au moins trois sujets abordés au cours des quatre semaines.  Le support et l’angle de vue étaient laissés libres, à l’appréciation de l’apprenant.

Au cours de ces quatre semaines, je ne compte pas les fois où je me suis dit : « ceci correspond parfaitement à ce que je fais dans mes ateliers ou dans mes accompagnements individuels » ou « ça colle exactement avec les principes du mindmapping ».

L’idée de mon travail était toute trouvée. Vous pouvez télécharger cette carte au format XMind sur notre page Apprendre à Apprendre.

Comment étudier avec le mindmapping

Etudier avec le mindmapping !

La consigne de l’exercice était de présenter au moins 3 points vus pendant la formation.  En comparant avec le mindmapping, j’ai trouvé 7 points communs :

  1. deux modes de pensée : concentrée et diffuse
  2. l’importance des rappels (recall)
  3. la mémoire spatiale
  4. les images
  5. les mots-clés
  6. le chunking
  7. les métaphores dont les métaphores visuelles

 1. Deux modes de pensée : concentrée et diffuse

a) La pensée concentrée

La pensée concentrée est celle qu’on utilise le plus souvent pendant l’exécution d’une tâche comme mémoriser, comprendre, analyser :

  • on est « concentré » sur son sujet
  • on analyse les détails
  • on passe d’un article à l’autre en mode séquentiel

Cela correspond  au sujet en mind mapping : c’est-à-dire, un mot-clés, associé ou non à une image, sur une portion de branche.  Chaque sujet  (topic en anglais) est un détail de l’ensemble sur lequel l’attention se focalise.  C’est un détail, un point focal sur lequel la pensée se concentre.

b) La pensée diffuse

Mais, une mindmap, c’est un système hiérarchisé, constitué de liens entre les idées, qui organise l’information sur une feuille de papier ou sur l’écran d’un logiciel ou d’une application.

C’est une façon unique de visualiser l’information d’une manière globale, d’un seul coup d’oeil.  Une vision globale rendue possible par le format de page en paysage (ou à l’italienne) qui correspond mieux à notre angle de vue latéral que la page en format portrait.

Et qui correspond davantage au mode de pensée diffuse, laquelle envisage les éléments avec plus de hauteur, de manière plus lâche, ce qui permet une vue globale, mais aussi plus de créativité par les associations libres qui naissent plus facilement lorsque nous lâchons la bride de la concentration.

 2. L’importance des rappels

Les auteurs de ce MOOC affirment qu’il est important, lorsqu’on étudie, de tenter de se rappeler immédiatement ce qu’on vient d’étudier.  De quitter la page des yeux et de se répéter mentalement ou à haute voix, ce qu’on vient d’étudier.

Cela renforce la mémorisation et évite le phénomène de l’illusion de compétence : celle-ci résulte d’une impression de comprendre et donc de connaître, dès la première lecture.  En réalité, si nous comprenons, nous retenons très peu après une première lecture.  Et la désillusion risque d’être cuisante lors de l’examen…

C’est aussi pourquoi il est important de mettre ses notes à jour le soir-même, après avoir eu un cours : les idées sont encore fraîches dans notre mémoire et on peut identifier facilement ce qui n’a pas été bien compris.

On peut associer ces rappels à la pratique d’une mindmap.  Après avoir lu une portion de la matière, fermez les yeux, tâcher de vous rappeler les éléments que vous venez de lire.  Et ensuite, notez-les immédiatement sous forme de mindmap.

Les deux procédés se renforcent alors mutuellement : non seulement vous mémorisez mieux la matière, mais vous la structurez en même temps…

3. La mémoire spatiale

 Nous éprouvons  beaucoup de peine à nous souvenir des noms et des chiffres.  Mais nous avons une fantastique mémoire spatiale.  C’est le principe même de la technique du palais de mémoire.  En stockant une image dans un lieu précis – de préférence, une pièce de notre maison – et en l’associant avec des images qui suscitent des émotions, nous parvenons à mieux nous souvenir.

C’est exactement pareil sur une mindmap.  Regardez l’illustration ci-dessous : c’est la structure d’une mindmap, sans texte, ni autre illustration que les branches, les limites (ou encore nuages) et les relations entre certaines branches.

Une structure spatiale très marquée

On peut constater que la mindmap est une structure fortement hiérarchisée dans l’espace.  Tout y est à un endroit précis.  Ce qui se trouve sur la branche en haut à droite est distinct de se qui est attaché à la branche en bas à gauche.

La position des éléments sur la page et sur les branches nous permet de mieux nous les rappeler.  On peut affirmer sans exagération qu’une mindmap est un palais de mémoire sur papier.

4. Les images et le pouvoir des émotions

Si les mots et les chiffres s’adressent à notre cerveau rationnel, les images, elles, mobilisent nos émotions.  En cela, elles sont très puissantes pour nous aider à mémoriser.  La mémoire à long terme est intimement liée aux émotions.  Les deux domaines – émotions et mémoire – sont traités par la même partie de notre cerveau, le système limbique, beaucoup plus ancien que notre cortex cérébral.

Nous mémorisons aussi beaucoup plus facilement les expériences sensorielles que des notions abstraites comme les mots ou les nombres.  Associer ces derniers avec des éléments sensoriels renforce notre mémorisation.

Il n’y a pas de bonne mindmap sans images et sans pictogrammes.  Ce sont elles qui font passer rapidement les notions apprises de notre mémoire de travail à notre mémoire à long terme via l’hippocampe.  Plus l’image est drôle ou choquante, plus elle renforce la mémorisation : car l’émotion associée est d’autant plus forte.

 5. Les mots-clés et la surcharge cognitive

Les mots signifiants d’un texte constituent environ 10 à 15 % du total.  S’encombrer l’esprit avec 85 à 90 % de mots non-signifiants – qui ne reflètent pas les idées principales du texte – est un luxe que peu d’étudiants peuvent s’offrir…

Il vaut donc mieux utiliser des mots-clés dans les mindmaps que vous utilisez pour étudier.  Vous mémoriserez plus facilement et avec moins d’efforts 35 mots-clés relatifs à un texte que l’intégralité de celui-ci.

En outre, lorsque vous résumez un texte sous forme de mindmap,  vous en effectuez déjà une synthèse, ce qui concourt aussi à la compréhension et à la mémorisation (essayez de synthétiser quelque chose que vous ne comprenez pas…).

6. Le chunking : une façon efficace de découper la matière

Le chunking consiste à découper la matière en portions plus facilement mémorisables.  Notre mémoire de travail est terriblement limitée.  Vouloir retenir trop d’informations en une seule fois relève de la gageure.

Dans le travail de chunking, il ne suffit pas de découper la matière, mais bien d’associer des éléments secondaires à un élément principal qui résume le tout.

C’est exactement ce qu’on fait quand on ajoute des éléments secondaires à une branche principale.  La branche principale de la carte mentale est donc l’élément principal du chunk, tandis que les branches secondaires, qui portent les éléments secondaires de la matière, y sont associées.  De cette façon, lorsque j’évoque dans mon esprit l’idée principale qui figure sur une branche, je peux me souvenir plus facilement des éléments secondaires qui y sont associés.

Un exemple pour mieux comprendre : la branche « Pensée » de ma mindmap.  Le sujet « Pensée » constitue l’élément principal du « chunk », tandis que les sous-branches « concentrée », diffuse, détails, vision globale, peintre, viennent la compléter.  En évoquant la branche « Pensée » je peux plus facilement me rappeler les éléments associés dans les sous-branches.

Une autre façon d’illustrer cette notion de chunking dans une mindmap est d’utiliser le « drill down » : c’est à dire la capacité de certains logiciels de mindmapping comme XMind ou Mindomo, de n’afficher qu’une partie de la mindmap à la fois.  Cela permet de se concentrer sur une partie de la matière, celle qu’on veut étudier et pas une autre.  Ci-dessous, le résultat d’un drill down sur la branche Mémoire spatiale avec Mindomo.

Drill down avec Mindomo

 7. Les métaphores, dont les métaphores visuelles

Les métaphores sont des façons détournées d’évoquer une réalité.  Par exemple, pour se souvenir de la capitale de l’Argentine, notre fille y a associé l’image d’un Kinder Bueno : de cette façon, elle n’oublie jamais que la capitale argentine est Buenos Aires…

Mais les métaphores peuvent aussi être visuelles.  Par exemple, pour symboliser la mémoire spatiale dans ma mindmap j’ai utilisé une boule argentée dans laquelle se reflètent des éléments d’une ville.  Pour moi, cette réflexion d’un paysage urbain dans une sphère est synonyme de mémoire spatiale.  Ce ne l’est sans doute que pour moi, mais comme il s’agit d’une mindmap pour étudier, et non pas  pour communiquer à d’autres personnes, ce n’est pas un problème : j’utilise alors des éléments qui me touchent, me « parlent ».

Les mots-images sont aussi des types de métaphores visuelles frappantes qui aident à retenir.  En voici quelques exemples :

Mots-images

 Conclusion

 J’espère avoir démontré que de nombreux éléments du MOOC Learning how to learn sont également présents dans les méthodes d’étude avec le mindmapping.

Personnellement, dans les ateliers que j’anime ou dans l’accompagnement d’étudiants, je mélange plusieurs techniques : mindmapping, concept mapping, flashcards et autres techniques de mémorisation, etc.

Mais le mindmapping reste sans conteste un outil extrêmement souple et efficace pour étudier quelque matière que ce soit.  Les éléments de ce MOOC aident à comprendre pourquoi…

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Cartes mentales et conceptuelles à l’université

Comment mieux comprendre ?  Comment mieux retenir ?  Comment voir les liens entre les cours ?  Comment visualiser les relations entre les concepts ? Les outils issus de la pensée visuelle – carte mentales et conceptuelles, cartes argumentaires – constituent une batterie intéressante pour l’étudiant à l’université. 

Beaucoup d’étudiants à l’université sont confrontés à des difficultés pour étudier.  La quantité de matière, la complexité des sujets en rebutent plus d’un.

Surtout quand les méthodes d’études consistent en surlignage, recopiage, synthèses lues et relues pendant des sessions interminables.

Les études à l’université exigent une solide discipline personnelle : il faut gérer le volume des tâches et leur répartition dans le temps, il faut ingurgiter des quantités impressionnantes de matière – parfois en un temps record – il faut produire des documents de plus en plus longs et complexes, jusqu’au travail de fin d’études, voire à la thèse de doctorat.

Il existe aujourd’hui des outils puissants pour répondre aux exigences croissantes des universités.  Ce sont ces outils et ces méthodes que je vais commencer à explorer dans cet article.

Cartes mentales et conceptuelles pour analyser et visualiser les concepts

Aujourd’hui, je vais vous donner un exemple issu de ma pratique d’accompagnement des étudiants.  Il s’agit d’étudier un papier sur la résolution de conflits.  C’est un article de Paul Collier qui propose une thèse hardie : les véritables causes des guerres civiles ne sont pas les revendications sociales, mais des causes strictement économiques.  Mon propos n’est pas de critiquer la thèse de Paul Collier – ça, c’est le travail de l’étudiante – mais de vous montrer comment on peut utiliser les outils issus de la pensée visuelle pour mieux étudier.  Mieux étudier : c’est-à-dire comprendre et ensuite retenir la matière.  Ce n’est que lorsque je la maîtriserai que je serai à même de la critiquer…

La structure du texte : une mindmap « arbre droit »

L’auteur structure son texte en cinq parties.  Pour l’illustrer, j’ai utilisé le logiciel de mindmapping MindMaple, que j’ai déjà présenté dans cet article.    J’ai employé une mindmap avec la structure « Righ Tree Class« .  Voici ce que ça donne : (cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Structure du texte de Paul Collier

La mindmap ou carte mentale est un excellent outil lorsqu’il s’agit de visualiser une structure : et donc aussi pour analyser la structure d’un document, d’une présentation ou d’un système.

Cette carte nous permet de visualiser la structure du texte de Paul Collier, telle qu’il la présente lui-même dans son introduction :

1. Cette analyse des conflits selon la perspective économique est basée sur des modèles empiriques, observés pendant une période qui va de 1965 à 1995.  L’auteur y affirme que les revendications sociales – manque de démocratie, divisions religieuses, inégalités – n’ont aucun effet systématique sur les guerres civiles.  Que par contre, les causes économiques – le revenu national bas, la dépendance d’exportations de produits de première nécessité – ont un effet systématique sur les guerres civiles.  Le facteur décisif est l’opportunité de mobiliser des revenus afin de recruter des troupes.

2. Paul Collier affirme que les sociologues ne devraient pas écouter les discours publics sur les causes des guerres civiles.

3. Il donne ensuite des preuves de ce qu’il avance en décrivant chaque risque de guerre civile.

4. Il se concentre ensuite sur chaque modèle, examinant les conditions qui rendent les organisations rebelles viables.

5. Et enfin, il examine les implications politiques des discours basés sur les revendications sociales.  En négligeant les causes économiques des guerres civiles, gouvernements et communauté internationale ont manqué des opportunités de rétablir la paix…

Pour comprendre un texte et le retenir, rien de tel que d’en découvrir d’abord la structure : pour comprendre comment les arguments s’articulent entre eux et autour de l’idée principale.  Et lorsque je lirai le texte, je saurais toujours où j’en suis par rapport à l’ensemble : cela me permet d’anticiper sur la suite et de pratiquer une lecture active.

Visualiser les relations entre les concepts : la carte conceptuelle


Si la carte mentale ou mindmap est excellente pour visualiser la structure d’un texte ou d’un système, pour montrer les relations entre les concepts d’une théorie, rien ne vaut la concept map ou carte conceptuelle.  Celle-ci a été réalisée avec CMapTools, un outil gratuit dont je reparlerai bientôt, car il me semble méconnu et sous-utilisé.  Alors qu’il propose une série d’options très intéressantes pour les étudiants du supérieur.

Pour Collier, il y a deux grandes visions des conflits : les conceptions populaires, qui voient dans les conflits des luttes pour des revendications sociales.  Cette vue du public est également influencées par les discours des groupes rebelles qui se positionnent comme des combattants contre l’injustice.  Ils entrent en compétition avec le gouvernement et quelquefois même louent les services des mêmes agences de communication pour s’assurer de bonnes relations publiques.  Tandis que les économistes considèrent les groupes rebelles comme des organisations criminelles qui tentent de tirer parti des opportunités pour gonfler leurs revenus.

Illustrons tout cela avec une carte conceptuelle (cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Carte conceptuelle : la vue populaire et l’analyse des économistes

Ici, il ne s’agit pas de montrer une structure autour d’une idée centrale, mais bien d’illustrer les relations entre les concepts : 2 vues différentes des causes des conflits civils, la compétition entre rebelles et gouvernements du point de vue du discours et des relations publiques, etc.

Analyser un processus : une autre carte conceptuelle

Les cartes conceptuelles sont également très intéressantes lorsqu’ils s’agit d’analyser un processus.

Paul Collier me donne l’occasion d’illustrer cette capacité des concept maps : il décrit comment les théories basées sur les revendications sociales expliquent les difficultés de la contre-insurrection.  Pour les tenants de ces théories, il est très difficile de lutter contre la rébellion.  Dans de nombreux cas, le gouvernement fait appel à l’armée.  Pour encourager cette dernière, le gouvernement offre des « incentives ».  Pour recevoir davantage de récompenses, les soldats se livrent à des atrocités, voire suscitent eux-mêmes des actes de rebellions qu’ils font ensuite semblant de mater.  C’est la spirale ascendante dont il est difficile de sortir.

Voici ce processus illustré par une carte conceptuelle : (cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Concept map : les difficultés de la contre-insurrection

Le trajet des flèches et la rétroaction atrocités-revendications-rébellion montre bien le caractère systémique de la difficulté de lutter contre les insurrections dans les théories basées sur la revendication sociale.

Cartes mentales et conceptuelles : deux outils pour deux usages

Avec deux outils différents, mais tout deux issus de la pensée visuelle, les cartes mentales et conceptuelles, nous avons pu dégager la structure du texte et illustrer quelques-uns de ses concepts-clés.

Dans d’autres articles je reviens sur ces outils ou sur d’autres, comme les cartes argumentaires.

Et vous : connaissez-vous ces outils ?  Les avez-vous expérimentés ?  Ou en utilisez-vous d’autres ?  Lesquels ?  Comment fonctionnent-ils ?

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Nouvel atelier Apprendre A Apprendre à Liège le 14 févier 2013

Comment mieux apprendre ?  Comment être prêt pour ses examens ?  Comment mieux mémoriser ?

C’est ce que nous apprendrons ensemble lors du nouvel Atelier Triple A – Apprendre A Apprendre que j’anime en partenariat avec La Forge le 14 février 2013.

Une journée pour changer votre façon d’étudier !

Une journée de formation destinée aux étudiants du secondaire et  basée sur ma méthode Apprendre efficacement en 5 étapes :

  1. Travailler sa motivation en se mettant en projet
  2. Reprendre contact avec le cours vu le jour-même
  3. Réactiver sa mémoire
  4. Réutiliser la matière
  5. Etudier à long terme

Une formation qui alterne pratique et théorie, jeux et exercices, présentations, travail individuel et en sous-groupe.

Une formation dynamique pendant laquelle vous apprenez à apprendre plus efficacement, sans vous fatiguer et pour retenir plus longtemps.   Pendant la formation, vous apprenez de nouvelles méthodes et vous construisez votre propres outils, que vous allez utiliser pour étudier chez vous.

Une journée prolongée par un e-coaching de 3 mois : pendant cette période, vous avez accès à une plateforme d’autoapprentissage Moodle.  Vous pouvez continuer à échanger avec le formateur et les autres participants, vous exercer, consulter de la documentation en ligne, visiter des sites éducatifs, etc.

Et surtout, vous disposerez d’une panoplie d’outils et de méthodes : vous pourrez tester et choisir ceux qui vous conviennent, ceux qui marchent le mieux pour vous !

Variez les apprentissages !

Que diriez-vous d’un technicien qui utiliserait un marteau pour tout réparer, depuis le joint de lavabo qui fuit jusqu’à l’ampoule à changer à la cuisine en passant par l’encollage du nouveau papier-peint et la pose du nouveau carrelage ?

Cela vous paraîtrait pour le moins bizarre, non ?  Utiliser un seul outil inadéquat pour toutes les tâches de l’entretien de la maison ?

C’est pourtant ce que fait la majorité des étudiants sans que ça gêne personne !

La relecture et le résumé comme seule méthode d’étude !

La majorité des étudiants que je rencontre utilise le même outil pour tout « étudier » : la relecture du cours et la synthèse, autrement dit le sacro-saint « résumé ».

Le tout est répété le plus souvent possible, lors de sessions de « blocus » longues, ennuyeuses et fatiguantes, voire épuisantes.   Et pour des résultats souvent médiocres.

Que l’étudiant doive préparer un simple test de vocabulaire pour le lendemain, un partiel de mathématique ou un examen final d’histoire, il utilisera les mêmes méthodes et les mêmes outils.  Avec les mêmes pauvres résultats !

Apprenez avec créativité !

Lors de cet atelier, vous allez apprendre à apprendre… avec créativité !

Résumer un texte avec le mindmapping

Apprendre, c’est d’abord avoir envie d’apprendre.  C’est pourquoi la première étape de ma méthode Apprendre efficacement en 5 étapes consiste à se mettre en projet : se motiver et entretenir sa motivation.  Savoir pourquoi on apprend et apprendre avec plaisir, ce sont les deux premiers principes de la motivation.

Apprendre, c’est d’abord comprendre : vous allez résumer un texte avec la technique du mindmapping.  Vous allez le lire, le surligner et en extraire les idées principales.  Et puis, vous allez le résumer avec la technique du mindmapping !

Ensuite, vous allez approfondir ce texte : en examiner les étapes avec une ligne du temps, les acteurs avec une carte conceptuelle, etc.

Ensuite, vous allez essayer des méthodes de mémorisation : pour retenir du vocabulaire anglais ou des formules de mathématiques, pour retenir une liste de noms ou de dates, etc.

Vous allez apprendre à choisir la bonne méthode et le bon outil en fonction de ce que vous avez à étudier !  Et aussi, en fonction de qui vous êtes : êtes-vous plutôt visuel ou auditif ?  Aimez-vous étudier en groupe ?  Aimez-vous jouer ou dessiner ?

Vous allez apprendre à mobiliser différentes zones de votre cerveau pour renforcer la mémorisation de la matière.  Vous allez apprendre à utiliser la matière, à poser des questions et à formuler des réponses.  Et donc à mieux vous préparer pour vos examens !

Informations pratiques

Atelier Apprendre A Apprendre

Destiné aux étudiants du secondaire, de 12 à 18 ans

Le jeudi 14 février de 9 à 17 heures à La Forge – Coworking,

Rue Cathédrale 58 à 4000 Liège

www.laforge-coworking.be

Prix : 100 € pour un enfant – 180 € pour deux enfants d’une même famille – 260 € pour 3 enfants d’une même famille

Inscription : sur la page Inscriptions de mon site.

Plus d’informations sur Atelier Triple A : Apprendre A Apprendre

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Nouvel atelier Apprendre A Apprendre au Loft Coworking de Bruxelles

Comment mieux apprendre ?  Comment comprendre mes cours ?  Comment les mémoriser ?

Comment répondre aux questions posées par les professeurs ?  Comment résumer un texte ?

Comment vaincre mon stress ? Etc.

Autant de questions auxquelles nous répondrons au cours de ce nouvel atelier Apprendre A Apprendre au Loft Coworking de Bruxelles.

Toutes ces questions vous êtes nombreux à vous les poser.

Vu le succès remporté par l’atelier Apprendre A Apprendre au Loft de Bruxelles,  il y a quelques mois, nous avons décidé d’en reprogrammer un nouveau, le samedi 24 novembre prochain de 9h30 à 16h30.

Cet atelier d’un jour est destiné aux adolescents de 12 à 18 ans, étudiants du secondaire.

Une journée pour booster sa façon d’apprendre

La journée commence dans la bonne humeur avec un jeu pour détendre l’atmosphère, mais aussi pour apprendre tout en s’amusant.  C’est l’un des principes de notre méthode Etudier efficacement en 5 étapes : se motiver passe aussi par le plaisir d’apprendre !  Que nous leur expliquons ensuite avec une courte présentation.

Notre méthode Comment étudier efficacement en 5 étapes

Ensuite, nous passons à la pratique avec le mindmapping : cette méthode d’organisation de la pensée aide les adolescents à :

  • mieux comprendre la matière
  • structurer leur pensée
  • créer des liens entre les différents cours et parties de cours
  • développer à la fois leur facultés de synthèse et d’analyse
  • mieux mémoriser ce qu’ils comprennent
  • varier les méthodes de mémorisation de la matière

Nous réalisons ensuite quelques exercices :

  • Résumé d’un texte à l’aide des techniques du mindmapping et du logiciel XMind
  • Analyse des relations entre les élements d’un texte avec la méthode CQQCOQP
  • Création d’une carte conceptuelle basée sur les questions posées lors de l’exercice précédent

Questions CQQCOQP avec le mindmapping

Ces exercices, basés sur les outils visuels, permettent de comprendre et d’analyser le cours de manières différentes et donc de mieux comprendre et mémoriser.  La diversification des méthodes de mémorisation combat aussi la lassitude et la fatigue qui en résulte : on apprend mieux, plus vite et en se fatiguant moins !

Exercices de mémorisation

Selon le type de matière à étudier, les procédés de mémorisation seront différents.  On n’étudie pas le vocabulaire anglais comme l’histoire de Belgique ou les démonstrations mathématiques.

Nous voyons ensemble différentes techniques de mémorisation comme les flashcards ou la localisation.  Les méthodes par associations phonétique ou par scénarisation.  Les techniques de visualisation, qui peuvent servir à la fois pour mémoriser et diminuer le stress avant les examens.

Tous ces exercices sont pratiques et utilisables par les jeunes dès la fin de l’atelier.  Ils garantissent un meilleur apprentissage, une mémorisation plus rapide et surtout moins de fatigue et de lassitude pendant l’étude.

Un e-coaching pour intégrer les nouvelles techniques

Pendant un mois après la journée de formation les participants pourront accéder gratuitement à notre plateforme d’e-learning Moodle.  Ils y trouveront des exercices, des modèles gratuits, des cartes et exercices réalisés par d’autres participants avec qui ils peuvent échanger, etc.

Ils peuvent continuer à poser des questions au formateur, lui envoyer des exemples de leurs travaux, etc.

Infos pratiques

Le samedi 24 novembre 2012 de 9h30 à 16h30 au Loft Coworking Brussels,

Square Emile des Grées du Loû, à 1190, Bruxelles (Forest).

Prix : 100 euros HTVA, lunch et e-coaching compris.

Inscription : Page Flikket du Loft Coworking Brussels.

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Studyblue : créer ses flashcards en ligne

Vous devez mémoriser des flots de matière ?  Vous ne savez pas comment faire ?

Studyblue, une application pour créer vos flashcards en ligne peut vous aider !

Il y a quelques semaines, je vous avais dit tout le bien que je pense des « flashcards », ces fiches que l’on peut dessiner soi-même et utiliser pour mémoriser rapidement des quantités impressionnantes d’informations.

Je vous disais aussi comment les dessiner à la main.  J’ai une bonne nouvelle pour vous : plusieurs programmes et applications vous permettent de le faire en ligne ou via un programme téléchargeable sur votre PC.

Aujourd’hui, je vais vous parler de Studyblue, une application en ligne et sur iPhone.  Une autre bonne nouvelle : il existe une version de base gratuite qui permet de faire beaucoup de choses.  Une (moins bonne) nouvelle : elle est en anglais.  Voyons le bon côté des choses : c’est aussi l’occasion de réviser la langue de Shakespeare !

Une création facile et intuitive

Pour vous connecter sur Studyblue, le plus simple, c’est de vous « logger » via Facebook.

Ensuite, vous arrivez sur un écran d’accueil plutôt austère :

Ecran d’accueil

Vous avez le choix entre trois menus : Make (faire, créer), Find (trouver) ou Study (étudier).

Le premier menu vous permet de créer immédiatement de nouvelles flashcards.  Il vous conduit à un autre écran où vous pouvez composer vos cartes personnelles.

Ecran flashcards

La carte que vous êtes en train de créer figure au centre de l’écran.  Vous tapez le premier terme en haut et immédiatement, des suggestions – toutes en anglais – apparaissent à votre droite.  Ce sont des suggestions provenant de cartes similaires à la vôtre.  Cela peut être utile pour compléter vos définitions.

Une petite icone en forme de clip pour papier vous permet d’intégrer très simplement une image dans votre carte : soit en glissant une image depuis votre tableau de bord, soit en la chargeant depuis un répertoire de votre disque dur.

Vous créez la carte suivante en tapant sur la touche tab de votre clavier.

Lorsque votre jeu de cartes est terminé, vous le sauvegardez dans un répertoire :

Fenêtre de dialogue de sauvegarde

J’ai créé dans mon espace disponible, un répertoire « Anglais » dans lequel j’envisage de sauvegarder toutes mes applications dans cette langue.

Voici mon Backpack, c’est-à-dire mon espace de sauvegarde, dans lequel je retrouve mon répertoire « Anglais » et les deux jeux de vocabulaire que j’ai créés aujourd’hui afin de tester l’application.  Vous accédez à cet espace via le menu « Study » en page d’accueil.

Backpack ou espace de sauvegarde

L’application gratuite permet déjà de créer des jeux complexes.  Elle vous donne accès aussi à du contenu déjà créé par le menu Find où vous trouverez les jeux élaborés par d’autres.

Si vous êtes étudiants, vous pouvez ajouter votre école et votre classe et ainsi partager avec vos collègues les ressources que vous avez créées via StudyBlue.  Une boîte personnelle a été créée à vote nom grâce à laquelle vous pouvez aussi échanger des messages de type email.

Tarifs

Il existe deux versions payantes du logiciel : SB Go et SB PRO

Tarifs

La version Go – qui coûte un dollar par mois – vous enlève les pubs : franchement, elles ne sont pas trop dérangeantes.  Mais dans l’environnement scolaire, elles sont rarement les bienvenues…

La version PRO ajoute des Study Reminders, c’est-à-dire des rappels qui vous préviennent qu’il est temps de revoir telle ou telle matière.

Elle masque automatiquement les cartes que vous connaissez déjà ce qui vous économise des ressources mentales : vous vous fatiguez donc moins puisque vous ne revoyez pas inutilement des choses que vous connaissez déjà !

Pour les matheux, cette version comprend également un « éditeur d’équations » très utile pour revoir vos cours !

Vous pouvez également télécharger le contenu partagé et formater le texte de vos flashcards.

Mais la version gratuite offre déjà de nombreuses fonctions pour vous aider à réviser efficacement !

Et pour ceux qui ont un iPhone, il existe aussi une app gratuite téléchargeable depuis l’AppStore.  Une version Androïd est également disponible pour ceux qui travaillent sur une tablette.

C’est sur Studyblue.com !  Bon travail 😉

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Learningapps : créez vos propres applications pédagogiques !

Comment aider les élèves ou les étudiants à réviser une matière tout en s’amusant ?  Comment créer des applications ludiques de qualité ?  Surtout en ne connaissant rien à la programmation ?  Comment les intégrer dans un site ou un blog accessible aux étudiants ?

Toutes ces questions, le site Learningapps y a répondu pour vous et de manière très convaincante !

Le site vous offre en effet la possibilité de créer vos propres applications (para)-scolaires sans connaître une ligne de code.  Des applications que vous pouvez intégrer dans votre propre site en quelques clics !

Vous pouvez créer des applications en utilisant un canevas ou vous inspirer d’applications existantes et les adapter à vos besoins.  C’est ce que j’ai fait pour l’application de conjugaison anglaise ci-dessous : je suis parti d’une application de conjugaison française. (Cliquez sur la photo pour essayer l’application sur notre site web).

Dans cette application, vous devez trier les verbes anglais selon qu’ils sont conjugués au passé, au présent ou au futur.

Une application très simple.

Une grande variété d’applications différentes

Le principe est très simple : vous vous enregistrer sur le site – c’est gratuit – et vous pouvez commencer !

Vous avez le choix entre de nombreuses applications différentes : calendrier, mindmap, carnet de notes, ligne du temps avec des événements à reclasser dans un ordre chronologique, estimations sous forme de nombre, quiz avec saisie de réponse, mots croisés, test fermé (à trous par exemple), puzzles, classement sur une carte géographique, placement sur image, jeux de mémoire, classement par paires, questionnaires à choix multiples (avec ou sans contenu multimédia), mots à repérer dans un texte, grilles de lettres, etc.

Ces applications sont des structures que vous pouvez utiliser avec des contenus différents, de niveaux variés, depuis la maternelle jusqu’à l’université.  Le site est également multilingue ce qui se révèle utile si vous enseignez les langues ou si vous travaillez dans un environnement international.

Des tutoriels sous forme de vidéos vous montrent également le fonctionnement du site étape par étape.

Les applications peuvent ensuite être publiées sur le site ou bien intégrées dans votre blog ou votre site.

Vous pouvez aussi ouvrir des « classes virtuelles » dans lesquelles vos étudiants peuvent se rendre pour réviser leur matière.

Et pour les étudiants eux-mêmes, créer des applications constitue un excellent moyen de réutiliser la matière, comme nous l’avons vu dans l’article d’hier.

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Etudiez efficacement : réutilisez la matière

Quatrième étape de notre méthode « Etudier efficacement en 5 étapes » : réutilisez la matière apprise en variant les méthodes et les outils, en vous exerçant avec plaisir et créativité.

Une étape essentielle pour mémoriser à long terme.

Comment retenir à long terme ?  Comment être sûr de pouvoir répondre aux questions posées lors d’un examen ?  Comment être certain de retrouver la bonne information au bon moment ?

Quatrième étape de notre méthode « Etudier efficacement en 5 étapes » : réutilisez la nouvelle matière apprise.

C’est essentiel.  La plupart d’entre vous utilise une bonne méthode d’approche de l’étude : vous relisez attentivement vos cours, surlignant et en prenant des notes.   C’est très bien.  C’est une première étape vers la compréhension et la mémorisation.

Relire ne suffit pas !

Mais la relecture,  cela ne suffit pas !

Cette relecture correspond à la deuxième étape de notre méthode : prendre contact avec le cours.  Autrement dit, vous stockez quelque part dans votre mémoire, des éléments de ce cours.

Mais serez-vous capable de les retrouver et de les réutiliser selon ce que le prof demande lors de l’examen ?

Rien n’est moins sûr.  « Pour beaucoup d’étudiants, ce n’est pas comme s’ils ne se souvenaient pas de la matière, mais c’est comme s’ils ne l’avaient jamais vue auparavant » affirme Henry L. Roediger III, professeur de psychologie à l’université de Washington, dans un article du New York Time.

L’oubli : un passage obligé de la mémorisation à long terme

Cela peut paraître bizarre.  Contradictoire ou paradoxal, sans doute.  Mais notre cerveau retient bien ce qu’il revisite.  Ce qu’il a d’abord oublié.  Et qu’il redécouvre ensuite.  Et de préférence, sous des formes différentes.

Personne ne sait exactement pourquoi, affirme encore l’article du NYT.  Mais il semble que le processus d’oubli et de redécouverte soit un moyen efficace du cerveau pour renforcer l’apprentissage.

Un exemple : combien de fois avez-vous demandé à vos enfants d’éteindre la lumière de la salle de bain avant qu’ils l’aient fait ?  Mais une fois cet apprentissage ancré dans leur mémoire profonde, il devient une sorte de conditionnement.

C’est pareil pour l’apprentissage scolaire.

Et donc, il vaut mieux consacrer plusieurs séances de courte durée à l’apprentissage de la même matière.  Des séances espacées dans le temps.  Pour que le cerveau puisse « oublier » ce que vous avez étudié.  Pour mieux le redécouvrir ensuite.

Oubliez donc – et pour toujours, de préférence – ces interminables sessions la veille de l’interrogation.  Elles conduisent surtout à l’épuisement physique et à la perte de concentration due à la lassitude !

Un outil peut vous aider à programmer ces séances d’apprentissage de manière efficace : Focus Booster, que vous pouvez télécharger gratuitement sur votre Mac ou PC ou bien utiliser en tant qu’application en ligne.  C’est un système de  minuterie inspirée de la méthode Pomodoro et qui vous aide à rester concentré(e) sur votre tâche.

Variez les méthodes et les outils d’apprentissage

L’autre secret de la mémorisation à long terme est tout aussi simple : variez les méthodes d’apprentissage et utilisez des outils différents, qui font appel à des compétences diverses et à des zones complémentaires de votre cerveau.

Cela vous évitera l’ennui de la relecture inlassable des mêmes textes ou des mêmes formules pendant de longues heures.  Cela vous donnera davantage de plaisir.  Cela mobilisera des parties différentes de votre cerveau.  Ce qui est la meilleure garantie de mémorisation à long terme.

Et donc :

  • prenez des notes en surlignant, si vous le souhaitez, mais ne surlignez que les mots importants pour disposer de mots-clés pour vos mindmaps
  • Dessinez des cartes heuristiques – ou mindmaps qui vous aideront à prendre des notes efficaces et à bien résumer votre cours
  •   Dessinez des cartes conceptuelles, qui sont le meilleur moyen de comprendre l’articulation entre les concepts principaux d’un cours, leurs relations entre eux, etc.
  • Construisez vos propres questionnaires.  Utilisez la méthode CQQCOQP pour vous faciliter la tâche.
  • Utilisez les flashcards pour mémoriser du vocabulaire anglais ou des formules mathématiques.
  • Inventez des histoires dans lesquels vous insérez les concepts ou les personnages que vous devez retenir. La scénarisation est une excellente méthode à la fois pour comprendre et pour mémoriser quelque chose.
  • Expliquez à votre petit frère la théorie de la relativité : pour ce faire, vous devez avoir compris la matière et la reformuler de façon compréhensible pour quelqu’un qui ne connaît pas le sujet.   En outre, les personnes qui n’y connaissent rien sont susceptibles de vous poser des questions auxquelles vous ne vous attendez pas, et donc de revisiter le cours sous un angle inattendu.
  • Créez une bande-dessinée qui raconte la bataille de Lépante : si vous êtes bon en dessin, utilisez ce don pour visualiser le contenu de votre cours.
  • Dessinez des lignes du temps. Rien de tel pour visualiser des actions dans le temps, les étapes d’un projet, l’évolution d’une situation.
  • Utilisez les serious games pour réviser votre français ou votre des applications pour revoir votre conjugaison anglaise. Le jeu a un pouvoir quasi-magique : il vous permet de rester concentrer sur la même tâche pendant très longtemps sans vous lasser.
  • Visitez les sites Internet qui proposent des exercices.
  • Composez votre propre feuille de questions d’examen comme si vous étiez le prof et répondez-y quelques jours plus tard. De cette façon, vous avez déjà reformulé la matière selon la logique du professeur et vous avez déjà pu vérifier si vos réponses sont bonnes et complètes.
  • Etudiez avec vos copains/copines.  Organisez des tournois entre vous.  Etudier seul, ce n’est pas toujours drôle.  Mais étudier à plusieurs demande de la méthode si on veut arriver à quelque chose.  L’arrivée des médias sociaux et des outils collaboratifs change aussi la donne.

Les maîtres-mots : créativité et plaisir

Tout ça constitue énormément de travail ?  Nous sommes bien d’accord.

Cette méthode ne prétend pas vous faire apprendre de manière accélérée.  Bien que l’utilisation des outils que je préconise favorise l’étude rapide.  On retient mieux et plus vite en créant des mindmaps ou des cartes conceptuelles, par exemple.

C’est pourquoi je vous offre 15 outils gratuits pour mieux étudier sur cette page de mon site web.

Mais les maîtres-mots de vos études devraient être : créativité et plaisir.

  • Créativité : parce qu’il faut être créatif pour choisir la bonne méthode, le bon exercice par rapport au cours qu’on veut étudier.  Mais aussi pour dessiner une carte mentale ou conceptuelle efficace, pour créer un bon scénario pour mettre en scène des événements qu’on veut mémoriser, etc.
  • Plaisir : parce que tout ce travail, selon les méthodes que je vous propose, doit être amusant !  Jamais on n’a dit qu’étudier devait être une souffrance.  Les neurosciences confirment de plus en plus qu’on apprend mieux dans le plaisir et la bonne humeur.  Personnellement, j’utilise énormément l’humour dans mes ateliers et je vois que la majorité des participants apprécient.  Mais même l’effort est un plaisir : quand vous avez étudié un cours et que vous sentez que vous le maîtrisez, c’est un réel plaisir.  C’est une sensation de plénitude, de bien-être et d’accomplissement personnel.   Réussir, y compris dans l’effort, ça fait du bien !

Bonne chance et bon courage à tous les étudiants en bloque 😉

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Des jeux pour réviser le français

La période des examens approche dangereusement.  Il est plus que temps de réviser.  Je passerai donc en revue dans les prochaines semaines des sites, des méthodes, des livres ou des outils pour vous aider à réussir vos examens.  Je commence par une initiative qui nous vient du Québec.

Le CCDMD propose un site d’exercices du français, parmi lesquels, des « jeux sérieux » ou encore « serious games » qui permettent de réviser tout en s’amusant.

Le CCDMD  (Centre collégial de développement de matériel didactique), organisme québecquois de production de matériel didactique propose un site internet – Amélioration du français – où vous trouverez de nombreuses ressources.

Celles-ci sont destinées aux étudiants du secondaire et leur proposent des exercices de français mais aussi des outils pour mieux étudier.

Parmi ceux-ci, des jeux sérieux (serious games) : des jeux éducatifs qui constituent de véritables supports d’apprentissage.

Atelier Apprendre A Apprendre : carte heuristique ou mindmap.

Dans les ateliers Apprendre à Apprendre  que j’anime, j’insiste souvent sur la nécessité de varier les modes d’apprentissage.  D’utiliser non seulement la lecture, mais aussi la prise de note sous forme de carte heuristique (mindmap), les jeux-cadres, les flash-cards, les cartes conceptuelles, les questionnaires, etc.

Des outils variés d’apprentissages qui renforcent la mémorisation

Pourquoi ? Parce que ces modes d’apprentissage différents constituent autant de portes d’entrée dans la matière qu’il faut comprendre et mémoriser.  Parce que ces outils variés sollicitent des groupes de neurones différents.  Et ceux-ci seront autant d’alliés qui nous permettront de retrouver plus facilement l’information exacte au moment voulu.  Et donc, lors des examens…

Les « jeux sérieux » constituent un outil très efficace dans la panoplie disponible aujourd’hui.  Ils présentent un mode dynamique dans lequel l’adolescent s’immerge totalement.  Il permet un haut degré de concentration pendant un temps qui peut être très long.  Les actions-réactions exigées par le jeu constituent un mode d’apprentissage très proche de l’apprentissage naturel des enfants.  Et le côté ludique assure que les ados ne se lasseront pas de sitôt !  Le site Serious Games de mon amie Yasmine Kasbi, experte francophone reconnue au niveau international, présente une infinité de ces jeux dans les domaines les plus variés, avec des niveaux qui s’échelonne de la maternelle au post-universitaire…

Le Visuel des Mots

Un de ces jeux proposés par le CCDMD est le « Visuel des Mots« .  Il propose des images assorties de lettres dans le désordre qu’il faut replacer pour recréer le mot représenté.  Destiné aux adolescents du secondaire, il se constitue de 5 modules de difficulté croissante.

L’entrée du module 1

Cela paraît simple ?  Pas du tout !  En réalité, le joueur dispose de 20 à 30 secondes selon le niveau de difficulté du module.  Chaque erreur entraîne la perte de 5 secondes de jeu.  Ce qui signifie que le temps peut se réduire très vite en cas d’erreurs répétées…

La seule restriction que je vois à ce jeu est qu’il a été conçu par des Québecquois pour des Québecquois et que donc certains termes paraîtront obscurs ou certains conseils inutiles pour des joueurs français, belges ou suisses.  Comme lorsqu’on recommande aux étudiants d’utiliser le terme « avocat » et non « avocado » pour désigner le fruit.

Pour le reste, le Visuel des Mots constitue un bel exemple d’outil facile, gratuit et très efficace pour maîtriser un vocabulaire de difficulté croissante.

Un très bon moyen de  compléter les ateliers Apprendre A Apprendre ou lors de coaching scolaire.  Et une aide de plus dans  votre panoplie pour affronter les examens.

Bon travail et bonne chance 😉

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Etudier les sciences sociales avec le mindmapping

Deuxième série de mindmaps réalisées par une étudiante du secondaire.  Comment étudier son cours de sciences sociales en s’aidant du mindmapping ?

Deux exemples : l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et le Commerce du Coton.

Comment bien comprendre et mémoriser son cours de sciences sociales en vue des examens ?

Ces deux mindmaps ont été réalisées par une étudiante qui participe au prograppe « e-coaching étudiant » de la Lingua Franca Academy.  Nous enseignons également ces techniques lors de nos ateliers Triple A : Apprendre A Apprendre.

Une des motivations principales d’A. pour suivre ce programme était un problème de structuration : « je n’arrive pas à structurer mes idées.  Je ne sais pas comment créer des liens entre les parties du cours et entre les cours » me déclare-t-elle lors de notre premier contact.

Un mois et demi plus tard, elle m’envoyait par mail ces deux cartes heuristiques.  Le moins qu’on puisse dire est qu’A. a appris à créer du lien.  Quant à la structuration de la pensée, je vous laisse juge.   Je n’ai rien changé à l’expression.  J’ai juste ajouté un peu de couleurs et d’images.  La structure de base et le choix des mots-clés, des branches, etc. sont ceux d’A.

(Cliquez sur l’image pour l’agrandir ou cliquez sur ce lien pour voir l‘Organisation Mondiale du Commerce sur Biggerplate).

L'organisation Mondiale du Commerce

La notion de libre-échange, qui se retrouve sur trois branches différentes – est au coeur de l’OMC.  L’étudiante le signale donc en sujet flottant en rouge en bas à gauche.  L’étudiante a également daté sa carte en bas à droite.  Une bonne habitude lorsqu’on pratique intensément le mindmapping…

Les petites icones en forme de post-it représentent des notes : A.  complète sa mindmap de notes écrites qui précisent et commentent les points importants de sa carte mentale.

L’autre mindmap concerne le commerce du coton.

(Cliquez sur la mindmap pour l’agrandir ou cliquez pour voir le Commerce du coton sur Biggerplate où vous pouvez la télécharger gratuitement).

Ici aussi, la carte est datée et comporte des notes.

Ces cartes ont été réalisées lors de la seconde et la troisième étapes de notre méthodes « Etudier efficacement en 5 étapes » : la prise de contact avec le cours et la réactivation de la mémoire.  Un premier bref résumé sous forme de mindmap a été ensuite complété avec davantage de détails et de commentaires.

C’est le type de techniques vues avec les participants de nos ateliers Triple A : Apprendre A Apprendre : après avoir passé en revue les bases du mindmapping, nous leur donnons des exercices pratiques de résumé de texte, d’interrogation de la matière, de mémorisation, etc.

La semaine prochaine, je vous donnerai quelques exemples de mindmaps à utiliser en classe pour les écoles primaires.

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Comment étudier efficacement en 5 étapes

Comment étudier efficacement ?  Comment comprendre et retenir la masse incroyable de matière vue au cours ?  Quelles techniques bien utiliser pour bien mémoriser ?  Et comment répondre aux questions du prof ? Comment ne pas être trop stressé pendant une épreuve ? Vu le nombre d’ados désemparés devant leur feuille blanche lors des examens, il semble bien que la dernière matière enseignée au programme soit « Apprendre À Apprendre »…  

Article mis à jour le 18 mai 2021.

Pourtant, apprendre cela s’apprend.  Certains découvrent LEUR méthode idéale d’apprentissage avant les autres, mais avec un peu d’astuce et de persévérance, tout le monde peut y parvenir.

Tout le monde peut appliquer ces méthodes d’apprentissage et améliorer ses performances.

 Vous pouvez la télécharger gratuitement cette mindmap au format XMind depuis notre page Apprendre à Apprendre.

Une méthode en 5 étapes pour investir dans la connaissance

Je reviendrai sur chacune de ces étapes lors de prochains billets, mais faisons d’ores et déjà un petit tour d’horizon de cette méthode en 5 phases. Vous comprendrez alors mieux comment étudier efficacement.

1. Reboostez votre motivation (Vers la page Se mettre en projet)

Apprendre, cela demande d’abord de la motivation.  Pourquoi est-ce que je veux apprendre ?  Cela vient-il de moi ?  De mon entourage ?  De mes professeurs ?  Pourquoi étudier les mathématiques ?

Quels sont mes objectifs ?  Qu’est-ce que je veux apprendre ?  Et en combien de temps ?  En y consacrant quelle quantité d’énergie ?

Autant de questions qui vous font avancer et diminuent d’autant votre stress que vous regagnez une certaine maîtrise de vos études.  Rien n’aide autant à réussir que la réussite !  Réussissez quelques petites choses, reprenez les commandes.  Et vous gagnerez de la confiance en vous, une nouvelle envie d’aller plus loin !

2. Reprenez contact avec le cours (Vers la page Prendre contact avec le cours)

N’attendez pas la veille des examens pour ouvrir votre cours !  Le soir-même, à la maison, ouvrez-le de nouveau.  Reprenez contact.  Rappelez-vous ce que le professeur en a dit.  Prenez éventuellement quelques notes rapides.  Pourquoi pas une mindmap sommaire ?  De quoi vous remettre la structure de ce cours en mémoire ?

3. Réactivez votre mémoire (Vers la page Réactiver sa mémoire)

Le secret de la mémorisation, c’est d’abord de comprendre, ensuite de répéter : il ne s’agit pas d’apprendre par coeur, mais bien de comprendre, de créer des liens entre les éléments, entre les parties du cours, entre les différents cours.  Recréer une mindmap, refaire quelques exercices, reposer quelques questions, autant de moyens de réactiver votre mémoire.

4. Réutilisez la matière (Vers la page Réutiliser la matière)

Vous avez emmagasiné une certaine quantité d’informations.  Il est temps d’aller plus loin : de la transformer en connaissance mobilisable !  C’est-à-dire de vous approprier la matière, de la relier à ce que vous connaissez déjà.  D’activer des zones du cerveau qui vous permettront de répondre à des questions.  De présenter ce que vous savez avec vos mots.  De réorganiser vos connaissances.

Pour cela, ne vous contentez pas de relire encore et encore.  Utilisez votre matière en jouant, avec des flashcards réalisées à la main ou encore avec un logiciel comme Woflash ou comme Cérego par exemple.  Vous pouvez aussi réaliser vos flashcards Anki à partir d’une carte mentale XMind   Ces logiciels et applications se basent sur la théorie des répétitions espacées.

En posant des questions, en explorant d’autres versions du même cours sur Internet ou dans un livre, en expliquant à quelqu’un d’autre comment cela marche…

5. Révisez à long terme (Vers la page Réviser à long terme)

Lorsque vous apprenez de nouvelles choses, votre cerveau crée de nouvelles connexions.  Il relie vos nouvelles notions à celles que vous connaissez déjà.  Mais, pour que ces connexions se stabilisent et deviennent vraiment de la mémoire à long terme, votre cerveau a besoin d’environ trois mois.  C’est le temps qu’il lui faut pour consolider de  nouveaux acquis.  Programmez donc votre étude suffisamment tôt pour apprendre à très long terme les notions dont vous aurez besoin à l’avenir.

Facilitez la tâche de votre cerveau : répéter les exercices, variez les points de vue, relisez vos notes, recréez vos cartes mentales, réexpliquez à votre meilleur(e) ami(e) les détails les plus difficiles.  Prenez du plaisir à apprendre !

Comment étudier efficacement ? Suivez toutes les étapes ci-dessus !

Je reviendrai sur toutes ces étapes et sur les outils utilisables lors de chacune d’entre elles.  Ils sont nombreux et certains vous conviendront mieux que d’autres selon votre personnalité, votre profil d’étudiant ou vos canaux sensoriels préférés.

Si certaines de ces méthodes vous surprennent, ne vous inquiétez pas : avec un peu de pratique, vous découvrirez qu’elles fonctionnent parfaitement. Et vous saurez à présent comment étudier efficacement. Sans perte de temps inutile. Sans fatigue excessive.

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