Mémoire – 7 clés pour l’améliorer ou l’entretenir

Les 7 clés de la mémoire

Quelles sont les clés pour améliorer et entretenir sa mémoire ?

Voici une carte mentale qui résume 7 moyens d’entretenir, voire d’améliorer votre mémorisation.

Les 7 clés de la mémoire
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formation innovante

Formation innovante : BYOD, hybride, netware, cloud, deep learning

Quelles sont les tendances innovantes en formation aujourd’hui ?  J’ai repris cinq éléments innovants que je pratique dans mes propres formations : le BYOD, la formation hybride, l’usage du netware et du cloud.  Et enfin, mais peut-être surtout : une stratégie de deep learning (apprentissage profond) !

J’ai lu récemment plusieurs articles sur le fait que la formation n’innovait pratiquement pas, malgré l’apparition de l’e-learning ou des MOOCs.

Personnellement, je crois que c’est faux.  Je crois au contraire que nous vivons une époque d’intense bouillonnement créatif autour de la pédagogie, de l’éducation et des nouvelles technologies.  Et je suis de plus en plus convaincu que l’avenir passe par la fusion croissante du présentiel et de la formation à distance.

Tout comme l’Internet des objets favorise une interpénétration toujours plus profonde du monde physique et du Net, les outils numériques et les pratiques en présentiels se fondront davantage dans une pédagogie unique.   La fertilisation croisée des deux univers a déjà commencé : la classe inversée (dont je parle ci-dessous) en est un bon exemple.  La possibilité de visionner des vidéos en ligne chez soi et de pratiquer certains exercices à la maison libère du temps de classe pour se concentrer sur l’essentiel.

Formation innovante

La formation hybride : les avantages des deux modes

La formation hybride rassemble les avantages de deux modes : le présentiel et la formation en ligne ou e-learning.  Le présentiel assure une présence physique en classe ou en salle de formation ; la formation en ligne asynchrone permet de se former 24 heures sur 24 selon ses propres disponibilités.  La formation en ligne synchrone rassemble les participants d’une formation de différentes zones géographiques dans une conférence ou webinaire plus ou moins interactif.

Deux modes de distribution complémentaires : le présentiel et l’e-learning

Le mode présentiel

Il peut se présenter de deux façons :

Présentiel Classique

Le formateur et les apprenants sont « en présence » dans le même local.

Le présentiel peut constituer le « coeur » de la formation : l’essentiel du contenu est donné pendant cette période de la formation où tous les participants sont présents physiquement.

Il peut ne constituer qu’une petite portion : démarrer la formation et, éventuellement la conclure.

Ou il peut s’intégrer dans une démarche de « classe inversée » où les cours sont donnés en ligne.

 Classe inversée

« Classe inversée » (flipped class) dans laquelle les cours sont donnés à distance (MOOC, SPOC ou autre modalité de l’e-learning) et la partie présentielle sert surtout à :

  •  éclairer des aspects particulier de la matière
  • des travaux dirigés
  • des explications sur des points non ou mal compris
  • etc.

Le mode Formation en ligne ou e-learning

La formation en ligne peut consister en différents outils et méthodes :

Ressources gratuites

Des documents multimédias (écrits, vidéo, audio, mindmaps, etc.) sont disponibles et accessibles en tout temps à tout endroit du globe par les apprenants.  C’est la forme la plus rudimentaire de la formation en ligne : il ne s’agit pas à proprement parler d’un cours structuré, mais d’un partage de ressources, libres ou non.

e-Learning classique

C’est la forme la plus proche de la formation en présentiel : un ou plusieurs enseignants délivrent leur savoir de manière synchrone ou asynchrone sous forme de vidéos, de cours plus ou moins multimédias, etc.

Les examens sont souvent présentés sous forme de quiz, de questions à choix multiples, de tests extrêmement standardisés.

Je ne m’étendrai pas sur les catégories suivantes de formation en ligne, car je les aborderai de manière plus approfondie dans une nouvelle série d’articles à paraître sur le sujet.

Le MOOC

Acronyme de Massive Open Online Course (cours en ligne ouvert et massif, CLOM en français), il s’agit d’un cours généralement gratuit, destiné à un grand nombre d’étudiants.  ITyPA Saison 3, pour lequel j’anime des ateliers de mindmapping en ligne en est un exemple.

Le SPOC

Le Small Personal Online Course est destiné à un public plus restreint et qui, généralement, a payé sa place ou a été inscrit par son entreprise à ce type de cours.  Comme le MOOC, le SPOC se distingue de l’e-learning classique par un accent sur un tutorat plus important et des possibilités d’échanges entre les participants, notamment l’évaluation par les pairs.

Le COOC

Le COOC est un MOOC d’entreprise, un Corporate Open Online Course.  Généralement, les entreprises s’en servent pour former leur propre personnel, mais aussi pour attirer de nouveaux talents dans leurs équipes.

Le BYOD :  Bring YourOwn Devices

Le BYOD ou « Bring Your Own Device » (apportez votre propre appareil) est un exemple d’adaptation de la formation aux outils utilisés par les étudiants et à leurs méthodes de travail.

Les aprenants d’aujourd’hui surfent sur le net et utilisent des applications qui « tournent » sur PC, sur tablettes ou sur leur smartphone iOS ou Android.

Dans les formations BYOD, le formateur utilise des outils qui fonctionnent sur les appareils des apprenants et adapte sa pédagogie à ces nouvelles technologies.

Les apprenants  :

  •  travaillent donc dans un environnement technologique familier ;
  • ils n’ont donc pas besoin d’apprendre à se servir du matériel du formateur;
  • ils peuvent se concentrer sur le contenu pédagogique et non pas sur le support technologique
  • ils gagnent du temps et apprennent plus vite

Dans les formations que nous organisons, les apprenants peuvent se servir  :

– d’ordinateurs portables

  •  Mac
  •  Windows
  • Linux

– de tablettes

  •  iPad
  •  Android

– de smartphones

  •  iOS
  •  Android

Utilisation du Cloud pour stocker les données

En utilisant le cloud computing pour stocker les données de vos formation, vous assurez vos apprenants que vos documents sont accessibles 24h/24.

Ces documents peuvent être du type :

  •  Multimédias : documents écrits, audio, vidéo, notes, mindmaps, etc.
  •  Exercices : quiz, travaux, évaluations
  •  Autoformation : directives pour accomplir le travail demandé

 Le Deep Learning ou l’apprentissage profond

Le deep learning est un mode d’apprentissage qui favorise l’appropriation du savoir par les apprenants : ils construisent leur propre système de connaissances, ce qui favorise une meilleure compréhension et une meilleure mémorisation à long terme.

Plusieurs outils et méthodes offrent une aide à l’acquisition des connaissances sur le mode de l’apprentissage profond.

Les méthodes visuelles

 Les méthodes visuelles comme les mindmaps, les cartes conceptuelles ou les cartes argumentaires aident réellement les apprenants.

 Ils peuvent visualiser une information qui, sans cela, resterait abstraite et peu « parlante ».

 Les cartes  mentales ou mindmaps

 Les mindmaps ou cartes mentales sont d’excellents outils de compréhension, d’analyse, d’exploration, de communication et de mémorisation.

De par leur structure rayonnante, elles sont la capacité de « recentrer » l’apprenant sur ses objectifs, ses valeurs, ses ressources.  Ce blog leur est consacré en grande partie.

 Les cartes conceptuelles

Les cartes conceptuelles sont un outil précieux pour comprendre les relations entre les concepts.

Elles sont également très utilies pour visualiser les procédures, les étapes d’un parcours, les différentes phases d’un projet…

 Les cartes argumentaires

 Les cartes argumentaires permettent de structurer une argumentation de manière logique : affirmation, objection, contre-argument, etc.

 Peu connues dans le monde francophone, elles connaissent un succès croissant dans les pays anglosaxons et aux Pays-Bas où elles sont utilisées pour former les étudiants du secondaire à la pensée critique.

 Les techniques mnémoniques

 Les méthodes ou techniques mnémoniques sont plus anciennes que l’écriture.

 Utilisées pour mémoriser des poèmes comme l’Odyssée ou le Mahâbhârata, elles peuvent aussi être intégrées dans une stratégie d’apprentissage en classe ou en ligne.

 Flashcards

 Cités pour la première fois par l’éducateur anglais Favell Lee Mortimer au début du 19e siècle, les flashcards sont encore peu utilisées dans le monde francophone.

 Pourtant, bien utilisées, ces cartes sur lesquelles on note la question, la réponse et sur lesquelles on peut ajouter des illustration, sont particulièrement efficaces.

 Associations

L’association d’un mot avec une image, un lieu, un son, une séquence narrative est un moyen puissant de renforcer la mémorisation.  C’est le principe du fameux Palais de mémoire, par exemple.

Ces techniques sont anciennes et peuvent elles-aussi être intégrées dans une stratégie d’apprentissage globale.

 Learning by doing

Nous privilégions toujours l’expérimentation à la théorie.

Et lorsque les deux sont nécessaires, nous commençons par la pratique et nous dispensons la théorie par la suite.  Chaque séquence pédagogique peut faire l’objet d’un débriefing avec les participants.

Nous utilisons aussi les jeux de Thiagi – les jeux cadres – pour assimiler les notions plus rapidement et à plus long terme.  Je reviendrai sur ces dispositifs pédagogiques extrêmement puissants dans un autre article.

 Cas pratiques

Nous partons de préférence de situations réelles.  Par exemple, dans les formations en gestion de projets, nous demandons à un ou plusieurs participants s’ils ont un projet en cours ou en phase de démarrage et s’ils souhaitent l’utiliser comme base pédagogique.

De même, pour les formations en communication ou en gestion des médias sociaux, nous partons des présentations ou des besoins des apprenants.

Travail collaboratif

Que ce soit en ligne ou en présentiel, nous croyons beaucoup en la formation par les pairs.

Le travail collaboratif forme à la communication interpersonnelle, à la dynamique de groupes, au leadership, et à bien d’autres choses.

Apprendre à s’insérer dans un groupe, à y apporter sa contribution sans envahir ou prendre le pouvoir de manière illégitime, ou encore à évaluer de façon constructive le travail des autres, c’est un parcours qui ne va pas de soi.  Et qui est très formateur.

Serious games

Le jeu est un constituant essentiel du développement humain. Le philosophe néerlandais Johan Huizinga dans son célèbre ouvrage  Homo Ludens a démontré à quel point, pour les humains, le jeu est « consubstantiel à la culture ».

Avec les « serious games » (jeux sérieux), le formateur fait un pas plus loin car le jeu devient un support d’apprentissage. Il devient l’occasion non seulement de se socialiser et de comprendre les règles du jeu, mais il permet de construire de nouveaux savoirs.

Axon

Axon est un jeu sérieux qui vous fait vivre une expérience unique : celle de la compétition entre les neurones au sein de cet organisme vivant qu’est votre cerveau.

Après une partie d’Axon, vous ne verrez plus jamais votre cerveau de la même façon.

Nous utilisons Axon comme support d’enseignement des fonctionnements du cerveau dans notre atelier « Mémorisez tout ! » destinés aux adolescents du secondaire.

Jeux de Thiagi

 Les jeux de Thiagi ont été popularisés en France par Bruno Hourst. Nous les utilisons dans nos formations depuis 2008 pour concevoir des brise-glace amusants ou des mini-conférences efficaces, par exemple.

Les jeux de Thiagi sont aussi appelés « jeux-cadres » car ils forment un ensemble de règles applicables à des contenus très différents. Ils font appels à diverses compétences – écoute active, analyse, reformulation, vérification, etc.

Leur forme ludique favorise une implication maximale des participants et l’utilisation de différentes compétences assure une redoutable efficacité à ces jeux.

Netware : les applications sont partout… sauf sur votre ordinateur !

Applications en ligne

Nous utilisons de préférence des applications en ligne.

Rien à télécharger

Ces applications fonctionnent sur le Net, de manière indépendante.

Elles n’exigent le téléchargement d’aucune partie de programme, ni de données. Celles-sont conservées dans le cloud, généralement dans des serveurs qui appartiennent à l’éditeur ou qu’il loue.

Pas de virus

Le risque de télécharger un virus en même temps qu’une partie de programme est nul puisqu’il n’y a rien à télécharger !

Votre appareil est donc en sécurité.

Pas d’occupation d’espace sur votre disque dur

Comme l’application est en ligne et que vous y accédez via votre navigateur, elle n’occupe aucun espace sur votre disque dur.

 Les données, conservées sur les serveurs de l’application, ne viennent pas encombrer votre mémoire périphérique.

 Exemples d’applications Netware que  nous utilisons dans nos formations

Mindomo

Mindomo est une application de Mindmapping en ligne. Elle peut également être téléchargée sur votre PC, votre smartphone ou votre tablette.

Mais vous pouvez aussi y accéder en ligne depuis n’importe quel point du globe et avec n’importe quel appareil. Pourvu que vous ayez une connexion Internet, vous pouvez créer, modifier, partager une carte ou la modifier à plusieurs en temps réel.

En outre, Mindomo possède une interface School qui gère une véritable école virtuelle avec ses classes virtuelles, mais ses étudiants et ses enseignants bien réels !

Cerego

Cerego est une application de mémorisation. Elle fonctionne comme un jeu de flashcards enrichi de texte, d’images, de sons et de notes complémentaires.

Les principes de Cerego sont basés sur la théorie des répétitions espacées. Celle-ci préconise la gestion des répétitions et l’évitement de la surcharge cognitive comme moyens de mémoriser plus vite et à long terme.

 Hootsuite

Hootsuite est une application de gestion des médias sociaux.  Elle permet une veille des réseaux sociaux et une publication automatique sur 50 canaux différents – pages et groupes Facebook, pages et groupes Linkedin, pages professionnelles Google+, etc.  Elle gère aussi des applications de curation comme Scoop it, Youtube ou encore Trend Spottr.

Hootsuite est l’outil préféré de nombreuses agences de marketing.  Son interface en ligne ne nécessite aucune installation sur votre ordinateur et vous permet de gérer une quantité impressionnante d’information à partir d’une seule plateforme.

Nous préparons une formation à l’utilisation de Hootsuite en ligne et en formule hybride.  Je vous en informerai très prochainement.

Conclusion

Contrairement à ce que prétendent certains auteurs, le numérique ne s’est pas contenté de « plaquer » de la technologie sur de vieilles lunes pédagogiques.  Des chercheurs, des formateurs, des ingénieurs cherchent de nouveaux moyens d’enseigner à l’aide de ces TICE.  Ces dernières pollinisent le champ pédagogique qui, à son tour, nourrit les techniques dans une dynamique de fertilisation croisée dont nous ne sommes qu’au tout début.

Personnellement, j’aime défricher ces champs nouveaux et apporter à mes apprenants non pas « la dernière nouveauté qu’il faut avoir » mais les outils les plus récents, les plus efficaces et les plus respectueux de leurs modes d’apprentissage.

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Apprendre à apprendre Cerveau Etudier efficacement Mémoire Neurosciences

Comment tout mémoriser rapidement avec les répétitions espacées ?

Comment mémoriser mes cours ?  Comment retenir du vocabulaire anglais ?  Des formules de mathématiques ?  Des théorèmes de physique ?  Essayez les répétitions espacées !

Comment mémoriser tous mes cours ?  Comment mieux retenir ce que j’étudie ?  Comment ne pas oublier lors de l’examen ?  Et comment m’assurer de mémoriser à long terme ?

 Voilà le genre de question qui hante le cerveau des étudiants de tout âge et de toute condition !

Répétitions espacées : grâce à la courbe d’oubli d’Ebbinghaus 

En 1885,  Hermann Ebbinghaus publiait son livre « La mémoire. Recherches de psychologie expérimentale ».  Il y présentait une théorie de la mémoire et de la rétention, qu’il exprimait sous forme d’une formule mathématique et d’une célèbre courbe qui allait porter son nom.

Courbe d’Ebbinghaus

Cette courbe montre sans pitié que nous apprenons très vite.  Mais aussi que nous oublions très vite.

Si on étudie un sujet à fond, une seule fois, sans révision, il est impossible de retenir à long terme.  Après quelques jours, notre taux de rétention dégringole.

Cela explique aussi pourquoi les étudiants qui s’y prennent à la dernière minute peuvent réussir un examen le lendemain ou le surlendemain.  Et pourquoi ils ont du mal à construire leur savoir d’une année académique à l’autre : ils oublient la majeure partie de la matière vue très rapidement…

L’impact des répétitions espacées sur la mémoire à long terme

 Alors, est-ce sans espoir ?  Sommes-nous condamnés à oublier tout ce que nous étudions ?

Non.  Et c’est ici qu’intervient la théorie des répétitions espacées.

Cette théorie suppose que, lorsque nous étudions quelque chose de neuf, nous en retenons la majeure partie pendant un temps très court.  Ensuite, nous oublions, comme le montre la courbe d’Ebbinghaus, ci-dessus.

Mais, la bonne nouvelle, c’est que si nous revoyons la matière juste au moment où nous allons l’oublier, nous prolongeons le temps de rétention et nous transférons ces nouvelles connaissances dans la mémoire à long terme.

Impact des répétitions espacées

En fait, à chaque fois que nous allons oublier, nous révisons la matière : cela renforce la mémorisation à long terme.  Nous n’oublions plus après quelques jours, mais nous nous maîtrisons la nouvelle matière à très long terme.

Transfert de la mémoire à court terme vers la mémoire à long terme via l’hippocampe

Que se passe-t-il lors de ces répétitions ? Notre mémoire à court terme est gérée par le lobe préfrontal (partie antérieure du cortex, juste derrière notre front).  Le passage vers la mémoire à long terme s’effectue par l’hippocampe, une structure en forme de queue d’hippocampe, située dans le repli interne du lobe temporal.

Hippocampe

Mais attention !  L’hippocampe n’est pas le siège de la mémoire à long terme : il en est le catalyseur.  Il permet aux souvenirs de passer de la mémoire à court terme vers la mémoire à long terme pour nous permettre de nous souvenir longtemps des choses que nous avons apprises.

Où sont donc nos souvenirs à long termes ?

Dispersés dans différentes aires du cerveau, selon leur spécialisation et le type de souvenir.  Nous mémorisons donc différemment ce que nous voyons, ce que nous écrivons ou lisons, ce que nous imitons, etc.

D’où l’importance cruciale de diversifier les méthodes et les outils d’apprentissage !  Une chose que je répète inlassablement dans mes formations pour étudiants !

Mémorisez plus de choses avec des intervalles corrects

C’est donc la répétition – le troisième principe des systèmes de mémorisation – qui assure le transfert de la mémoire à court terme vers la mémoire à long terme avec l’aide de l’hippocampe.

Il faut dont répéter inlassablement ce que l’on veut étudier pour l’ancrer dans les différentes parties de votre cerveau qui constituent le réseau de mémoire à long terme.

C’est notamment le principe des flashcards dont je vous expliquais le fonctionnement dans cet article.  Mais encore faut-il mettre ces principes en oeuvre de la bonne façon.  Suivez donc les deux conseils ci-dessous :

1. Réétudiez juste avant d’oublier

L’idéal, c’est de réétudier la matière juste avant le moment où vous allez commencer à l’oublier.  Et plus vous la révisez, plus l’intervalle entre les séances de répétitions sera espacé.

Comment connaître l’intervalle idéal entre deux sessions ?

Vous pouvez vous tester vous-même et voir quel est l’intervalle de temps idéal pour tout retenir.  Vous pouvez aussi faire appel à des logiciels ou des applications de flashcards, comme Studyblue – disponible sur iPhone et sur PC – comme Anki ou comme Cerego dont je vous parle dans cet article.  Cerego utilise un système aussi efficace qu’élégant pour gérer votre mémorisation à long terme : la Memory Bank.  Et vous pouvez créer vos propres flashcards en ligne avec Cerego.

2. Ne réétudiez pas ce que vous connaissez déjà

L’autre inconvénient à éviter lorsque vous étudiez, c’est de réapprendre ce que vous savez déjà.  Pour cela, faites le tri entre les choses que vous maîtrisez vraiment, celles que vous pouvez vous remémorer, mais avec difficulté ou celles que vous n’avez pas encore mémorisé du tout.

De nouveau, les applications de flashcards mentionnées ci-dessus sont équipées de filtres qui vous permettent de réviser uniquement les éléments non-maîtrisés à des intervalles idéaux.

Comment ?

Ces applications comprennent des algorithmes (intelligence artificielle) qui élaborent des statistiques de vos sessions et adaptent le rythme des répétitions espacées à vos besoins.

C’est le cas, par exemple, de Wooflash, application jumelle de Wooclap, qui vous aide à réviser selon ce modèle des révisions espacées.

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cartes argumentaires concept map Mind Mapping Outils Pédagogie

Méthodes pédagogiques : plaidoyer pour l’apprentissage profond

Au milieu des années 1970, quelques chercheurs ont élaboré la théorie de l’apprentissage profond.  Ils soulignaient l’importance pour les étudiants d’exercer leur pensée critique, de créer du lien entre les concepts et de relier les nouvelles notions aux connaissances dont ils disposaient.  Un ensemble de démarches qui correspond bien à ce qui se passe lorsqu’on utilise les cartes mentales, conceptuelles ou argumentaires.

Cela fait maintenant quelques années (doux euphémisme !) que je travaille comme formateur et enseignant.  J’ai pu m’adresser à des publics aussi divers que des adolescents en difficulté – en anglais ou plus généralement en méthodes de travail – qu’à des demandeurs d’emploi en recherche de nouvelles opportunité ou des ingénieurs d’une entreprise pétrochimique multinationale, pour ne citer que quelques cas.

Quelques années aussi que je recherche inlassablement outils et méthodes pédagogiques pour leur offrir le meilleur et surtout pour les aider à réaliser leur potentiel.

Cliquez sur la mindmap Mindomo pour ouvrir la carte mentale interactive dans une autre fenêtre :

Méthodes pédagogiques

Approche profonde versus approche de surface

J’ai trouvé un article de l’Université d’Oxford qui résume très bien les trouvailles de Marton et Säljö.

Pour comprendre les différences entre les deux approches, je les ai synthétisées sous la forme d’une carte conceptuelle que voici.

Cliquez sur la carte conceptuelle pour ouvrir la présentation en ligne :

Carte conceptuelle sur les approches profondes et de surface

Autrement dit, les étudiants qui utilisent l’approche profonde sont nettement plus actifs que ceux qui approchent le cours en surface :

  • ils créent du lien entre les idées
  • ils anticipent les conclusions
  • ils repèrent les structures et les principes organisateurs d’un cours
  • ils intègrent les nouvelles notions aux connaissances déjà acquises
  • ils ne se contentent pas de reproduire des parties du cours en vue de l’examen, mais interagissent activement avec les idées et les connaissances contenues dans le cours pour bâtir leur propre système de connaissance

En un mot, ils élaborent leur savoir personnel.

L’apprentissage profond : un choix stratégique

Cela veut-il dire que les étudiants sont « condamnés » à un style d’étude ?  On est soit « apprentissage profond« , soit « apprentissage de surface » comme on est blond ou brun de naissance ?

Absolument pas !

a) Un choix stratégique selon les circonstances

Les auteurs insistent sur le fait qu’il s’agit d’un choix de stratégie et que les mêmes étudiants utilisent d’ailleurs l’une ou l’autre approche selon l’intérêt qu’ils éprouvent pour la matière…

Et, sans doute aussi, selon le poids de cette matière dans leur cursus.

Autrement dit, vous pouvez choisir dès maintenant d’être un étudiant en « apprentissage profond« .

b) Des approches différentes de la mémorisation

Marton et Säljö distinguent aussi d’autres utilisation de la mémoire dans les approches profondes et de surface.

Alors que les étudiants qui ont choisi l’approche de surface considèrent la mémorisation comme une fin en soi, ceux qui ont opté pour l’approche profonde utilisent la mémorisation des éléments-clés comme moyen de mieux comprendre la matière et de mieux l’intégrer dans leur propre système de connaissances.

Ils extraient du sens de ce processus de mémorisation : ils relient les éléments mémorisés à des choses qu’ils connaissent déjà ou qui peuvent illustrer les structures, les processus, les éléments déterminant d’une matière.

Les étudiants qui choisissent l’approche de surface fonctionnent comme des scanners : ils essaient de mémoriser le plus grand nombre de faits possibles.  Tandis que les étudiants qui privilégient l’approche profonde fonctionne comme des ordinateurs en réseau : ils agrègent des éléments-clés de la connaissance au réseau pré-existant.

c) L’approche « reproduction de contenu » versus l’approche « construction du savoir« 

Mais la différence fondamentale entre les deux approches se situe dans l’intention des étudiants.

L’approche « profonde » a pour objectif la « construction du savoir » : une élaboration personnelle du savoir.  Une approche à long terme qui permet d’obtenir les meilleures notes.  Et qui correpond aussi aux exigences des entreprises où l’on demande de plus en plus d’initiative personnelle, de pouvoir s’autoformer, d’intégrer de nouvelles connaissances et compétences en un temps record.

L’approche « de surface » privilégie la reproduction du contenu d’une matière : il n’y a pas d’interaction à proprement parler avec les éléments de connaissance, mais simple tentative de mémoriser le maximum de contenu.

Les étudiants peuvent d’ailleurs passer relativement vite de l’approche profonde à une approche de surface si la matière s’avère trop difficile ou s’ils ont une méthode de travail peu adaptée aux exigences académiques.

Il n’y a donc pas de fatalité mais choix conscient ou subconscient de stratégies en fonction des situations, parfois par les mêmes étudiants sur les mêmes matières.

L’apprentissage profond : origine

Pas de « types d’étudiants« , mais un système complexe de choix stratégiques

On ne peut donc pas parler de « deux types d’étudiants », mais d’un système complexes de choix stratégiques en réponse à un environnement.

Mais alors, pourquoi un « plaidoyer pour l’apprentissage profond » ?  Parce que j’ai la conviction profonde – elle aussi –  qu’il répond non seulement aux exigences académiques, mais surtout qu’il confère aux étudiants la panoplie de compétences dont ils auront de plus en plus besoin dans un monde où les professions les plus courues dans 10 ans n’existent pas aujourd’hui.

Il y a 5 ans, personne ne parlait de « community managers » : c’est aujourd’hui une des professions les plus demandées.  C’est aussi l’une de celles qui s’apprennent majoritairement sur le tas, en « méthode expérientielle » : learning by doing, apprendre tout en faisant.

C’est l’une des modalités les plus intéressantes de l’apprentissage profond…

Dans un prochain article, j’examinerai quelles sont les relations entre l’approche de l’apprentissage profond et les outils visuels, tels que les cartes mentales, les cartes conceptuelles, les cartes argumentaires et les organisateurs graphiques.

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Nouveau : deux ateliers pour apprendre mieux avec la pensée visuelle !

Je lance au mois d’avril deux nouvelles formations pour les étudiants : « J »apprends à apprendre » pour les 9-15 ans et un atelier réactualisé pour les étudiants de plus de 16 ans : « J’étudie plus efficacement« .  Deux formations d’une journée, suivie d’un accompagnement en ligne de 6 mois.  

Cela faisait un moment que je réfléchissais à une nouvelle formule pour mes ateliers « Apprendre à Apprendre« .  Je crois avoir trouvé un bon compromis pour les élèves de la fin de l’enseignement primaire et le début du secondaire avec « J’apprends à apprendre » : un atelier destiné aux 9-15 ans.   Et je pense que l’atelier « J’étudie plus efficacement« , destiné aux étudiants de plus de 16 ans rencontrera les besoins de son public.

Ateliers à Bruxelles :

J’apprends à apprendre : le 8 juillet et le 25 août

J’étudie plus efficacement : le 9 juillet et le 26 août

« J’étudie plus efficacement » : exploiter la puissance de la pensée visuelle pour mieux apprendre

Etudiez mieux et plus vite !

Au cours des années, j’ai pu vérifier l’efficacité de la pensée visuelle et des techniques de mémorisation pour augmenter l’efficacité dans les études.  La plupart des étudiants qui s’étaient présentés à moi se plaignaient d’avoir une très mauvaise mémoire, peu de structure ou se désolaient de l’inefficacité de leur méthode de travail.  Des méthodes peu efficaces qui leur avaient été suggérées par leur entourage.

Il est clair que le surlignage au marqueur fluo, la relecture, les résumés de résumés, ne démontrent que peu d’impact réel chez la plupart des étudiants.  C’est pourquoi j’ai développé une méthode en 5 étapes pour étudier plus efficacement.  Une méthode basée sur la pensée visuelle – cartes mentales et conceptuelles – mais aussi sur les techniques de mémorisation.

Au cours de cet atelier, les participant(e)s auront l’occasion de se familiariser avec :

  • la prise de notes efficace avec le mindmapping
  • le résumé de texte avec une carte mentale
  • l’approfondissement de la compréhension et de la mémorisation d’un cours avec la méthode CQQCOQP
  • la visualisation des étapes d’un processus avec une ligne du temps
  • la compréhension des liens entre les parties d’un cours avec les cartes conceptuelles
  • découvrir les techniques de mémorisation

A Liège, à l’Auberge de Jeunesse Simenon, le 26 avril 2014, de 9 à 17 heures.

« J’apprends à apprendre » : une initiation à la pensée visuelle pour les 9-15 ans

Pour la première fois, cet atelier sera « parents admis » : en effet, les parents qui souhaitent accompagner leur enfant pour s’initier avec lui/elle au mindmapping et aux autres techniques de la pensée visuelle sont les bienvenus.

Une mindmap pour résumer un cours

De cette manière, les parents pourront ensuite aider leur enfant à la maison pour :

  • mieux comprendre une leçon à l’aide du mindmapping
  • mieux mémoriser un cours avec les cartes mentales
  • répartir les idées en catégories avec les cartes conceptuelles
  • établir des comparaisons entre des idées ou des objets avec les cartes doubles-bulles
  • résumer un cours, en dégager les idées principales avec une mindmap

Toutes ces activités seront donc proposées tant aux parents qu’aux enfants pendant cette journée.

A Liège, Auberge de Jeunesse Simenon, le 3 mai 2014, de 9 à 17 heures.

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Comment hacker son Phd : faire partager ses connaissances et sa passion! Atelier HackYourPhd Mindmap

See on Scoop.itRevolution in Education

Des jeunes qui partagent leurs connaissances lors de soirées à thème : c’est Hack your PhD.

Timothée raconte les mémoires

Et si hacker son Phd, c’était aussi partager ses connaissances et ses recherches à un public plus large que ses collègues de labo…   C’est ce que Bruno et Timothée ont fait le 21 mars 2013  lors d’u…

Marco Bertolini‘s insight:

Un groupe d’étudiants à l’université qui organise des ateliers d’échange de savoir sur le mindmapping et la mémoire locale.  C’est Hack you PhD qui m’accueillait à Paris comme invité à l’atelier de Bruno Martin et Thimotée Behra.  Un groupe qui croit au renouvellement de la recherche et de l’éducation et qui propose des alternatives concrètes.  Bravo !

Je reviendrai sur les membres et les activités de ce groupe d’étudiants.  J’ai trouvé dans ces ateliers une belle envie d’apprendre, de progresser, de bousculer les habitudes.   Un cocktail qui mérite qu’on s’y attarde et qu’on en fasse la promotion.

J’espère que nous aurons encore des collaborations concrètes à l’avenir.

Bruno Martin fait une démonstration de XMind

See on hackyourphd.wordpress.com

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De l’Illiade aux mondes virtuels : 3000 ans de pensée visuelle !

Quel est le point commun entre Cicéron, Thomas d’Aquin, Dante Alighieri, Giordano Bruno, Tony Buzan et les mondes virtuels ?

Réponse : la pensée visuelle et la mémoire locale.

Depuis au moins 3.000, ans les hommes utilisent les images pour se souvenir des notions les plus complexes.   Aujourd’hui, les mondes virtuels offrent une localisation supplémentaire aux arts de la mémoire.

C’est ce dont je vous parlerai lors d’une conférence pour Métalectures le mardi 19 février prochain dès 21 h 15.

Dans le cadre du cycle des Rencontres Formation et Pédagogie sur OpenSimulator, je vous parlerai le mardi 19 février à 21H15 du sujet suivant : De l’Illiade aux mondes virtuels : 3000 ans de pensée visuelle, une occasion de présenter les arts de la mémoire depuis Simonide de Céos jusqu’au mindmapping, le concept mapping et l’utilisation des plateformes virtuelles, à la fois comme lieu virtuel de mémorisation et comme centre d’apprentissage virtuel.

Depuis la plus haute antiquité, les hommes ont développé des systèmes de mémorisation basés sur la localisation et la visualisation. Les aèdes qui contaient les récits homériques comptaient sur ces techniques pour se rappeler les milliers de vers de l’Illiade et de l’Odyssée. Cicéron nous a donné la clé de ces techniques en décrivant le « palais de mémoire »  dans son De l’orateur.

Cicéron, l’orateur, par Maccari

Ces techniques ont été utilisées par les moines mendiants et les universités jusqu’à la fin de la Renaissance. Période où les réformateurs tels qu’Erasme ou Pierre de la Ramée porteront un coup fatal à l’utilisation de la « lecture intérieure ».

Dans les années 1970, l’historienne britannique Frances Yates remet au goût du jour les études hermétiques et les techniques mnémotechniques. En particulier dans ses ouvrages The Art Memory ou Giordano Bruno and the Hermetic Tradition.

Au même moment, le psychologue anglais Tony Buzan formalise le mindmapping tandis que l’Américain Joseph Novak publie ses premières cartes conceptuelles. La pensée visuelle connaît alors une nouvelle renaissance.

Mindmap réalisée avec iMindMap

Les mondes virtuels, avec leur conjugaison unique des trois dimensions et de l’ubiquité propre à Internet, offrent de nouvelles perspectives à la pensée visuelle et à la formation à distance.

Accès à la conférence

Cette conférence sur les mondes virtuels aura lieu dans un monde virtuel, cohérence oblige !

Pour y accéder, vous devez ouvrir un compte sur Francogrid, le monde virtuel français.  C’est entièrement gratuit.  Toutes les étapes sont décrites sur la page de Métalectures, l’organisateur de l’événement.

La conférence sera également retransmise en streaming vidéo sur le site de Francogrid.

Je remercie Lorenzo Soccavo, le fondateur de Métalectures qui me donne cette opportunité de m’exprimer pour la première fois dans un monde virtuel.  Merci aussi à Jenny Bihouise, aka Cheops, pour son aide technique et sa patience inaltérable à mon égard 😉

Au plaisir de vous y retrouver 😉

Marco Bertolini

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Palais de mémoire : comment l’utiliser ?

Qu’est-ce que le « palais de mémoire » ?  D’où vient-il ?  Et comment fonctionne-t-il ? Comment l’intégrer dans une stratégie d’apprentissage ? Je vous donne ici le fruit de mes lectures et de mes expériences personnelles avec cette méthode âgée de plus de 2800 ans…

Article mis à jour le 15 mai 2021.

Je lis parfois sur Internet des articles sur le « palais de mémoire » ou j’entends des personnes en parler.  Et je suis souvent choqué par le caractère incomplet, incompris, voire carrément erroné des informations que je découvre.

Il existe pourtant une vaste littérature sur le sujet.  Et dont les auteurs ne sont pas des moindres puisque le premier d’entre eux n’est autre que Cicéron.  Un des auteurs qui ont le plus influencé la totalité de la culture occidentale depuis 2.000 ans…

Une légende vivante : Simonide de Céos

Cicéron, dans son ouvrage « De l’Orateur« ,  nous rapporte que l’inventeur de cette méthode est le poète lyrique Simonide de Céos, une des nombreuses îles grecques.  Nous n’avons aucun portrait de cet homme qui fut une véritable star à son époque : il a remporté des prix face au tragédien Eurypide ou  encore contre Pindare, son principal rival.  Mais, comme à toutes les stars, on lui a attribué bon nombre de légendes.  Il aurait été l’inventeur, entre autres, de 4 lettres du nouvel alphabet grec (voir l’illustration sur le vase ci-dessous).

Vase grec représentant Persée et Andromède

Mais surtout, selon Cicéron, il serait l’inventeur de la méthode des « loci » – lieux, en latin – encore appelée « mémoire locale« .

Simonide de Céos aurait été le premier poète rémunéré.  Il écrivait des poèmes pour les dirigeants de son temps.  Un jour, il en écrit un pour le tyran Scopas.  Mais, celui-ci est aussi avare que vaniteux.  Il reproche à Simonide d’avoir loué autant les jumeaux Castor et Pollux que lui dans son ode.  Et donc, il ne paiera que la moitié de la somme prévue.  Simonide n’a qu’a demander l’autre moitié aux demi-dieux…

Simonide n’a d’autre choix que de s’incliner.  Il participe au banquet donné par son maître et au cours duquel il devra sans doute réciter son poème.  Un serviteur vient le prévenir que deux jeunes hommes l’attendent à la porte du palais et le réclament avec insistance.  Intrigué, Simonide va à la rencontre des deux étrangers.  Au moment où il sort du palais, celui-ci s’effondre, écrasant tous les convives.  Les deux visiteurs, qui ne sont autres que Castor et Pollux, ont donc sauvé la vie de celui qui leur a dédié la moitié d’un poème.

Le Palais de mémoire : une des méthodes de mémorisation les plus anciennes

Mais les familles des victimes sont en détresse : elles ne reconnaissent pas leurs proches, défigurés sous les débris.  Simonide déclare alors qu’il est capable de dire qui est qui : il était assis avec eux.  Et peut donc localiser chacun des corps et lui rendre son identité.  Cette circonstance lui aurait donné l’idée du « palais de mémoire« .  Un des procédés les plus anciens et les plus efficaces pour mémoriser de longues séquences.

L’historienne Frances Yates a remis à l’honneur les études sur les arts de la mémoire, notamment dans son livre The Art of Memory, dont il existe une traduction française.  Elle voit dans cette légende l’illustration d’une période de transition.  Car, pendant des siècles, les poètes ont récité leurs oeuvres sans les écrire.  Or, au moment où naît cette légende, l’écrit prend le pas sur la tradition orale.  Socrate méprisera l’écrit toute sa vie.  Platon, dans Phèdre, fait dire à  l’un de ses personnages que l’invention de l’écriture rendra les hommes bêtes, paresseux, qu’ils n’utiliseront plus leur mémoire et qu’ils oublieront qui ils sont…   Des arguments qui ressemblent étrangement à ceux qui accusent Internet et les livres numériques de tous les maux.   Mais ne sommes-nous pas, nous aussi, dans une période de transition similaire ?

Comment utiliser efficacement le Palais de Mémoire ?

Associez des lieux et des images

La méthode qu’aurait inventée Simonide de Céos – et qui existait sans doute depuis des siècles à son époque – consiste à associer lieux et images.  Dans mon article sur les principes de la mémorisation, je rappelais que ceux-ci sont au nombre de trois :

  1. L’ordre
  2. L’association
  3. La répétition

Le « palais de mémoire » ne fait pas exception à la règle.  Ici, l’ordre est donné par le trajet et les emplacements dans un bâtiment. ou dans une partie de ville : un quartier, une place, etc.

Lors de mes formations sur la mémoire, je demande aux participants d’utiliser le lieu qu’ils connaissent le mieux : leur propre maison.

Maison – rez-de-chaussée

Utilisez un lieu connu pour mémoriser rapidement et à long terme

Le principe de la « mémoire locale » ou « palais de mémoire » est de placer une image qui représente la chose ou le mot dont on doit se souvenir dans une partie de l’immeuble, ici, le rez-de-chaussée de la maison.  Plus l’image est éloignée de la routine, mieux elle fonctionne : donc, on utilise :

  • le grotesque
  • le monstrueux
  • l’humour
  • les allusions sexuelles (qui sont sans doute un des facteurs d’exclusion du palais de mémoire de l’école)
  • les sentiments à l’égard d’une personne : amour ou haine
  • etc.

Toute image mentale qui déclenche une émotion – votre petit ami, votre vedette de cinéma préférée, l’animal qui vous dégoûte le plus (une araignée, un rat, etc.)…

Quand je pratique cette méthode pour la première fois avec des participants de mes ateliers, je leur demande de dresser une liste de 20 mots : vingt choses dont ils auront besoin pour organiser la fête de leur anniversaire.  Selon la littérature scientifique, la mémoire de travail moyenne permet de retenir 7 mots, avec un écart-type de 2, soit de 5 à 9 mots.   Mais je rencontre de nombreux jeunes qui présentent une rétention de 11 ou 12 mots…

Mais (pratiquement) personne n’est capable de retenir 20 mots sans erreurs ni de les répéter dans un sens ou dans l’autre, depuis le premier vers le dernier ou vice-versa.

Associez image, sensations et localisation

Premier ingrédient pour notre fête : un saumon.  Nous allons le placer dans la boîte aux lettres, juste à côté de la porte.  Un beau saumon vivant, qui sent fort la marée et qui s’agite dans tous les sens.  Il mouille tout le contenu de sa boîte aux lettres et sa queue rose frappe la porte en cadence : boum ! boum ! boum !

Vous aurez compris à la lecture de ce premier item le fonctionnement de l’association :

  1. on place le saumon dans un endroit inattendu – on sort de la routine
  2. on associe un maximum de représentations sensorielles à chaque image : l’odeur de la marée, le mouvement de la queue, le boum-boum de celle-ci contre la porte, la sensation tactile du poisson mouillé… 

Tous ces éléments servent à renforcer la mémorisation.

Deuxième item : deux bouteilles de vin.   Celles-ci sont en réalité deux personnages à taille humaine, dont la silhouette est en forme de bouteilles, qui sont complètements saoules et qui titubent sur les marches du perron.  Elles rotent et chantent des chansons à boire.

Le troisième item : des couverts en plastique.  L’acteur préféré de notre participant est Johnny Depp.  Nous le déguisons en Chapelier fou, son rôle dans le film Alice de Tim Burton.  Johnny Depp est debout sur la table basse du salon, entre le sofa et les fauteuils.  Il jongle avec les couverts et danse une sorte de gigue tout en proférant des sons incongrus et en grimaçant comme dans le film.

Le quatrième item : de la musique.  Où allons-nous la placer ?  Dans l’installation hi-fi au salon ?  Certainement pas !  Nous allons louer les services d’un orchestre de Schtroumpfs que nous allons placer dans le four, à la cuisine.  A la moindre fausse note, on allume le four !

L’émotion favorise la rétention à long terme

Etc, etc. jusqu’à vingt mots, vingt images grotesques, monstrueuses, sexy ou amusantes, associées à vingt emplacement de l’endroit que nous connaissons le mieux au monde.

Les plus sophistiqués ajouteront un scénario à leur trajet.

Vous aurez compris le principe : nous nous souvenons mieux de ce qui sort de l’ordinaire.   De ce qui tranche avec la vie de tous les jours.  De ce qui nous touche.   Car la mémoire est très fortement liée à l’émotion.

J’ai effectué une recherche sur l’Elfstedentocht : cette course en patins à glace qui traverse 11 villes de Frise, dans le nord-ouest des Pays-Bas.   Tous les habitants me disent que les hivers là-bas sont extrêmement rigoureux, qu’il neige et qu’il gèle à pierre fendre chaque année.

Pourtant, ma recherche personnelle montre que la course a eu lieu 15 fois en 112 ans.  Les autres années, il ne gelait pas suffisamment pour organiser la course sur les cours d’eau de Frise…   Il a donc gelé dur 15 fois en plus d’un siècle, malgré ce que les habitants m’affirmaient.  Ils étaient pourtant sincères : mais leur mémoire n’avait gardé le souvenir que des hivers exceptionnels.  Ceux où ils s’étaient calfeutrés chez eux en attendant le jour de la course, où ils avaient traversé péniblement les champs couverts de neige.  Quinze hivers sur 112 !

C’est sur cette confrontation avec l’ordinaire que jouent les techniques d’association dans les arts de la mémoire.   La publicité aussi le sait bien : elle nous présente des endroits paradisiaques où la plupart d’entre nous n’iront jamais, des modèles dont la beauté surhumaine doit plus à Photoshop qu’à la sélection génétique, des produits fabuleux qui ne fonctionnent miraculeusement que sur le petit écran.   Nous le savons, dans le fond.   Mais nous achetons.   Parce que ces images surnaturelles ont trouvé leur chemin dans nos mémoires et nos émotions.  Et que nous ne demandons qu’à les revivre dans le réel.

Troisième principe : les répétitions

Cette méthode, très efficace, ne fonctionne que si on respecte le troisième principe : la répétition.  Il faut visiter et revisiter mentalement la maison et revoir régulièrement chacune des images dans son emplacement.  Parcourez le trajet dans un sens puis dans l’autre.  Ou depuis le milieu.

Les répétitions espacées sont aussi le principe de base des applications de flashcards, telles Anki ou Cerego. C’est aussi le principe utilisé pour la conception de parcours d’apprentissage sous forme de microlearning. C’est également le principe mis en œuvre par Wooflash, une application qui permet aux apprenants de s’exercer et de mesurer leur taux d’ancrage mémoriel.

Le « palais de mémoire » est utile pour retenir une liste d’objets.  Ou les éléments d’un discours ou d’une conférence.   Les avocats romains, comme Cicéron, étaient célébrés pour tenir des discours de plusieurs heures sans aucune note.   Mais le préalable de toute étude réellement efficace à long terme est la compréhension.  N’étudiez pas quelque chose que vous n’avez pas compris d’abord…

Bon travail et amusez-vous bien 😉

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Principes de mémorisation – ne plus rien oublier

Quels sont les principes de mémorisation utilisés dans les arts de la mémoire ?   Comment mémoriser des quantités d’informations sans se tromper ? Quel rôle peuvent encore jouer les arts de la mémoire à l’ère numérique ? Ce sont quelques questions que je me pose depuis quelques années.  Et sur lesquelles je voudrais échanger avec vous au cours d’une nouvelle série d’articles.

Article mis à jour le 15 mai 2021.

Les arts de la mémoire ont connu une longue éclipse avant d’être remis à l’honneur par les livres de Dame Frances Yates.  Et d’être repris comme tentative d’explication du fonctionnement des mindmaps par Tony Buzan.    Et j’utilise ces principes de mémorisation tant dans mes Formations à destination des écoles.

Mais quels sont les principes qui ont été utilisés par les « mnémonistes » au cours des 3 derniers millénaires pour mémoriser tant des discours que des poèmes ou des formules de mathématiques ?

Trois principes fondamentaux

En fait, ces principes sont au nombre de 3.  Oui, vous avez bien lu : trois !

  1. L’ordre
  2. L’association
  3. La répétition

Sur la carte heuristique suivante, j’ai dessiné quatre branches : j’ai scindé « association » et « combinaison d’associations » pour une question de visualisation.  Mais c’est totalement arbitraire.  Cette carte est disponible sur notre page Mémoires pour un téléchargement gratuit au format XMind.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Arts de la mémoire – principe de mémorisation

J’ai essayé, en utilisant une série de sources et mon expérience personnelle, de rassembler les principes de mémorisation et les techniques associées.  Je ne prétends pas à l’exhaustivité : si vous en connaissez d’autres, surtout, dites-le moi.  Je serai plus qu’heureux de les associer à ma panoplie !

1. L’ordre

Pour mémoriser, il faut d’abord placer les éléments à retenir dans un certain ordre.

Cet ordre peut être spatial, comme dans le cas des « mémoires locales » comme le célèbre « palais de mémoire« .  On place les objets à retenir dans un lieu.  Et on définit un parcours entre les différents objets placés dans différents endroits du lieu.  Je reviendrai sur le palais de mémoire qui est l’une des plus anciennes et l’une des plus efficaces techniques de mémorisation.

Il peut être chronologique : des événements situés dans le temps peuvent servir de trame.  Mais là, je pense davantage à la scénarisation qu’à une chronologie pure et simple.  Je ne connais pas d’exemple qui utilise une simple chronologie.  Et il s’agit donc davantage d’un ordre de type narratif qui insère une chronologie dans le récit.

Il peut être logique : c’est le cas de l’ordre dialectique ou des taxonomies.

2. L’association

C’est le fait de lier un concept et une image, par exemple.  Notre mémoire des images est en général bien meilleure que la mémoire des mots.

Pour se souvenir des chiffres, on utilise aussi l’association avec des images.  Le blog de mon ami Bernard Lamailloux en offre une magnifique illustration sur cette page Vous avez une mémoire extraordinaire.

L’association peut être phonétique : on part de la similitude entre les sons d’un nombre et celui d’un objet ou d’une personne : le chiffre « un » est associé au mot « hun », par exemple.  On utilise énormément les « acronymes » ou expressions formées des initiales de chacun des mots à retenir : CQQCOQP joue à la fois sur la similitude phonétique « C’est cucu, c’est occupé » et sur l’acronyme des sept questions formulées par Quintilien : Combien ? Qui ?  Quoi ?  Comment ? Où ? Quand ?  Pourquoi ?

L’association sémantique est plus rare, mais elle peut être très efficace comme dans le cas suivant : le cosinus est menteur et raciste.  Si vous ne me croyez pas, allez consulter cette (très longue) liste de mnémoniques dans laquelle figure l’explication de cette affirmation pour le moins bizarre.

Vous avez dit « bizarre » ?  Oui, car dans les arts de la mémoire, ce qui sort de l’ordinaire, de la logique, de la routine, de l’ordre attendu des choses se mémorise mieux.  Et donc, les associations bizarres – sons incongrus, noms ou phrases stupides, images grotesques, etc. – sont des moyens mnémotechniques plus efficaces que les associations « logiques ».

Stanislavski, dans sa formation des comédiens, utilisait la mémoire affective : il demandait aux comédiens de se rappeler des émotions vécues pour « animer » leur représentations.  Il leur demandait aussi d’associer ces émotions à un geste, ce qui n’est pas sans rappeler l’utilisation de la mémoire kinétique (mouvement).

Les combinaisons d’associations

Mais ce qui fonctionne le mieux, c’est la combinaison d’associations.   Associer une idée à une image placée dans un ordre particulier, comme dans le palais de mémoire.

Dans le cas des épreuves de cartes au championnat mondial de la mémoire, les mnémonistes associent les cartes à un personnage et à une narration.  Cela donne, chez les joueurs entraînés, les résultats surprenants comme celui-ci : Ben Pridmore, 4 fois champion du monde, qui mémorise un jeu de cartes entier en 24,97 secondes !  Record battu depuis…

Les mindmaps associent les mots-clés, les images, les couleurs, la disposition spatiale des branches et les relations pour aider à mieux comprendre à à mémoriser.

Microsoft a mis au point une méthode de mémorisation des mots de passe à l’aide d’images et d’acronymes  : un bel exemple d’utilisation d’une technique pluriséculaire rénovée par une entreprise high-tech !

Enfin, certaines méthodes allient chiffres et lettres pour mémoriser des suites complexes de nombres, comme les décimales de Pi : le principe se base sur un « poème » composé de mots dont le nombre de lettres est égal au chiffre à retenir :

Que j ’ aime à faire apprendre un nombre utile aux sages !

3     1    4     1   5     9                    2        6          5         3        5

Le poème proposé dans la liste de mnémoniques permet de retenir les 126 premières décimales de Pi.  Une paille à côté des 22.514 que Daniel Tammet a pu réciter lors d’un gala londonien en mars 2004 !

3. La répétition

Il y a au moins un point sur lequel s’accordent tous les auteurs qui ont écrit sur la mémoire depuis l’Antiquité: on ne retient bien, avec ou sans les autres méthodes, que si l’on répète plusieurs fois ce que l’on doit mémoriser.

Lorsque le mnémoniste place des images dans son palais de mémoire, il parcourt ce dernier plusieurs fois dans un sens et puis dans l’autre pour renforcer la mémorisation.

Le mindmapping propose une mode particulier de répétition : la réactivation.  Qui consiste à revisiter sa carte une heure après l’avoir conçue et à intervalles réguliers par la suite.  Intervalle dont la fréquence peut varier d’une personne à l’autre.

De nouvelles théories basées sur les neurosciences cognitives préconisent des répétitions espacées : c’est la base de l’utilisation des flashcards, qu’elles soient manuelles ou numériques comme celles que permet de créer Wooflash, par exemple.

C’est sur cette même théorie qu’est basée l’application Anki, compatible avec XMind, dont je vous reparlerai bientôt.

Enfin, d’autres théories sur la mémoire épisodique préconisent les exercices variés sur la même matière comme méthode de répétition.  C’est ce que je ne cesse de répéter au cours de mes ateliers Apprendre A Apprendre : que vous soyez visuels, auditifs ou kinétiques.  Variez les exercices !  Cela vous évite la lassitude liée aux mêmes exercices répétés inlassablement.  Surtout aux résumés et aux relectures totalement inefficaces…  Et vous mobiliserez différentes parties du cerveau qui seront prêtes à vous répondre au moment de l’examen.

Cet article n’est qu’un aperçu des différents principes de mémorisation.  Je reviendrai dans les prochaines semaines sur chacune des techniques évoquées.  Si vous en connaissez d’autres, si vous avez des expériences dans ce domaine : n’hésitez pas !  Utilisez les commentaires ou la page Contact pour me faire part de vos remarques, de vos suggestions, de vos expériences 😉

A bientôt !

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Nouvel atelier Apprendre A Apprendre au Loft Coworking de Bruxelles

Comment mieux apprendre ?  Comment comprendre mes cours ?  Comment les mémoriser ?

Comment répondre aux questions posées par les professeurs ?  Comment résumer un texte ?

Comment vaincre mon stress ? Etc.

Autant de questions auxquelles nous répondrons au cours de ce nouvel atelier Apprendre A Apprendre au Loft Coworking de Bruxelles.

Toutes ces questions vous êtes nombreux à vous les poser.

Vu le succès remporté par l’atelier Apprendre A Apprendre au Loft de Bruxelles,  il y a quelques mois, nous avons décidé d’en reprogrammer un nouveau, le samedi 24 novembre prochain de 9h30 à 16h30.

Cet atelier d’un jour est destiné aux adolescents de 12 à 18 ans, étudiants du secondaire.

Une journée pour booster sa façon d’apprendre

La journée commence dans la bonne humeur avec un jeu pour détendre l’atmosphère, mais aussi pour apprendre tout en s’amusant.  C’est l’un des principes de notre méthode Etudier efficacement en 5 étapes : se motiver passe aussi par le plaisir d’apprendre !  Que nous leur expliquons ensuite avec une courte présentation.

Notre méthode Comment étudier efficacement en 5 étapes

Ensuite, nous passons à la pratique avec le mindmapping : cette méthode d’organisation de la pensée aide les adolescents à :

  • mieux comprendre la matière
  • structurer leur pensée
  • créer des liens entre les différents cours et parties de cours
  • développer à la fois leur facultés de synthèse et d’analyse
  • mieux mémoriser ce qu’ils comprennent
  • varier les méthodes de mémorisation de la matière

Nous réalisons ensuite quelques exercices :

  • Résumé d’un texte à l’aide des techniques du mindmapping et du logiciel XMind
  • Analyse des relations entre les élements d’un texte avec la méthode CQQCOQP
  • Création d’une carte conceptuelle basée sur les questions posées lors de l’exercice précédent

Questions CQQCOQP avec le mindmapping

Ces exercices, basés sur les outils visuels, permettent de comprendre et d’analyser le cours de manières différentes et donc de mieux comprendre et mémoriser.  La diversification des méthodes de mémorisation combat aussi la lassitude et la fatigue qui en résulte : on apprend mieux, plus vite et en se fatiguant moins !

Exercices de mémorisation

Selon le type de matière à étudier, les procédés de mémorisation seront différents.  On n’étudie pas le vocabulaire anglais comme l’histoire de Belgique ou les démonstrations mathématiques.

Nous voyons ensemble différentes techniques de mémorisation comme les flashcards ou la localisation.  Les méthodes par associations phonétique ou par scénarisation.  Les techniques de visualisation, qui peuvent servir à la fois pour mémoriser et diminuer le stress avant les examens.

Tous ces exercices sont pratiques et utilisables par les jeunes dès la fin de l’atelier.  Ils garantissent un meilleur apprentissage, une mémorisation plus rapide et surtout moins de fatigue et de lassitude pendant l’étude.

Un e-coaching pour intégrer les nouvelles techniques

Pendant un mois après la journée de formation les participants pourront accéder gratuitement à notre plateforme d’e-learning Moodle.  Ils y trouveront des exercices, des modèles gratuits, des cartes et exercices réalisés par d’autres participants avec qui ils peuvent échanger, etc.

Ils peuvent continuer à poser des questions au formateur, lui envoyer des exemples de leurs travaux, etc.

Infos pratiques

Le samedi 24 novembre 2012 de 9h30 à 16h30 au Loft Coworking Brussels,

Square Emile des Grées du Loû, à 1190, Bruxelles (Forest).

Prix : 100 euros HTVA, lunch et e-coaching compris.

Inscription : Page Flikket du Loft Coworking Brussels.

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Nouveau : soutien scolaire à la Forge à Liège

Promotion Spéciale 2e Session !  En collaboration avec la Forge – espace de coworking à Liège !

Pendant le mois d’août, nous vous offrons tous les accompagnements étudiants à 25 € de l’heure au lieu de 40 !

Profitez de cette offre exceptionnelle, valable du 1er au 31 août !

Vous avez une deuxième session en septembre ?  Vous voulez vous donner le maximum de chance de réussir ?

Bénéficiez d’un accompagnement professionnel personnalisé !

Nouveau : Accompagnement néerlandais !

Maîtrisez les difficultés de la langue grâce à notre approche unique :

  • mindmapping – idéal pour comprendre et mémoriser les structures les plus complexes !
  • matériel multimédia : audio, vidéo, jeux éducatifs
  • techniques de mémorisation (vocabulaire, des temps primitifs, exceptions, etc.)
  • dialogue et jeux de rôle avec un formateur en direct de Maastricht !

Un premier contact avec le formateur vous permettra de définir :

  • vos besoins, vos points forts et ceux à améliorer
  • un programme de révisions personnalisé en fonction de vos objectifs, de vos besoins, et de vos disponibilités

Une information complémentaire ?  Rendez-vous sur la page Soutien néerlandais de notre site, pour en savoir plus !

Un contact ?   Rendez-vous sur la page Contacts de notre site !

Accompagnement anglais

Après une première séance destinée à tester le niveau de l’étudiant, le formateur propose un plan individualisé de formation.  Celui-ci tient compte de l’âge, du niveau déjà acquis, des objectifs de l’étudiant et des difficultés que celui-ci (celle-ci) éprouve.

Nos formateurs sont soit des « natives », soit des experts de la langue anglaise.  Ils ont tous une longue expérience de la formation et mettront l’accent sur l’essentiel : vocabulaire, grammaire, pratique de la langue, expression écrite ou orale, etc.

Les outils et méthodes utilisées tiennent compte des plus récentes découvertes des sciences de l’éducation.  Les séances sont conçues afin d’alterner les séquences pédagogiques : des exercices, de la théorie, de la grammaire, de la pratique orale, des quizz, des jeux sérieux (comme Academy Island, conçu par l’Université de Cambridge), des cartes mentales, des questionnaires ou de la lecture guidée…

Une formation sur mesure pour votre enfant !

– Préparation aux examens ?
– Difficultés d’apprentissage ?
– Manque de confiance en soi ?
– Problèmes de grammaire ?
– Préparation d’un séjour à l’étranger ?

Quelle que soit la problématique rencontrée par votre enfant, nous avons une solution pour l’aider dans son parcours !

En savoir davantage sur notre formation en anglais ?  Visitez notre page Soutien anglais !

Cliquez ici pour nous contacter via notre page Contacts !

 Accompagnement méthode de travail

Apprendre à mieux apprendre !

– Votre adolescent(e) a des problèmes d’organisation ?
– Il ou elle vous donne l’impression de tourner en rond ?
– De ne pas savoir gérer son temps ?
– Il ou elle s’épuise à étudier sans que les résultats soient au rendez-vous ?
– Il ou elle ne retient pas suffisamment ce qu’il ou elle étudie ?
– Ne sait pas faire de liens entre les différentes parties du cours ?
– Ne sait plus refaire à la maison les exercices vus à l’école ?
– Vous ne savez plus quoi faire pour l’aider ?

C’est sans doute un problème de méthode !

Beaucoup d’étudiants du secondaire éprouvent des difficultés à trouver leur rythme.  A détecter les méthodes d’études qui leur conviennent vraiment.  A prendre des notes efficaces.  A réviser leur matière de façon à la retenir à long terme.  A poser et se poser les bonnes questions.  A bien se préparer pour les examens.  A maîtriser le stress qui les paralyse devant la feuille de questions…

Poser le bon diagnostic

Chacun de nous est unique ! 

– De quel type d’étudiant est votre enfant ?   Votre enfant est-il visuel ?  Auditif ? Kynétique ?  Est-il ou elle sensible aux parfums, aux mouvements ?

– Quelles sont les stratégies qui lui conviennent le mieux pour réussir ?

– Une première séance de contact, conjuguant dialogue avec le formateur et tests psychologiques permettra déjà de mieux cerner la personnalité et les besoins de votre enfant.  Le formateur en tiendra compte dans le plan individuel de formation qu’il vous proposera à l’issue de cette première séance.

En savoir plus sur notre soutien individualisé ?  Visitez notre page Coaching étudiant

Pour un contact, utilisez simplement notre page Contacts ou voyez ci-dessous :

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Préparation d’interrogation pour Noa : Tsahal

Etudier avec les cartes heuristiques ?

Oui.  C’est possible. C’est efficace !

Un exemple de plus avec la préparation à une interrogation.  Noa a réalisé une carte sur Tsahal, l’armée israélienne.

Le mindmapping ou cartographie heuristique permet de comprendre et de mémoriser plus facilement que la prise de notes classiques.

En distinguant les concepts par les différentes branches, les mots-clés, les couleurs.  En créant du lien et en associant les différents éléments qui composent la carte.

Un nouvel exemple de ce qui est possible avec Noa, participante à l’atelier Apprendre A Apprendre de Bruxelles.

Voici le premier jet que m’a envoyé Noa :

Premier jet

Rien à redire sur la structure : c’est complet, très bien pensé, remarquablement structuré.

Un seul point faible : la lisibilité.

J’ai donc proposé à Noa de retoucher sa carte et voici ce que cela donne :

  • j’ai ajouté des rectangles blancs aux sujets et sous-sujets pour qu’ils ressortent davantage sur l’image du fond
  • j’ai modifié quelque peu la couleur des branches pour la même raison
  • j’ai ajouté des images pour renforcer la compréhension et la mémorisation de l’ensemble

Voici le résultat final :

Le résultat final

Noa dispose de toute l’information dont elle a besoin sur une seule page.

Les couleurs l’aident à distinguer les différents concepts, ainsi que les positions différentes sur les branches.

L’association mot-clé – image permet un renforcement de la mémorisation.

Pour réactiver sa mémoire, le mieux est de relire sa carte une heure après l’avoir réalisée, de préférence en suivant les branches avec les doigts pour activer également la mémoire kynétique – celle du mouvement – en modifiant éventuellement certains points de sa carte.  Et puis, de revisiter régulièrement sa carte avant l’interrogation : la mémoire a besoin de répétition.  On ne le répétera jamais assez !

Essayez vous aussi : vous pouvez télécharger la version gratuite d’XMind.  Et vous pouvez vous aussi vous inscrire à l’atelier Apprendre à Apprendre que nous organisons à Liège le 23 août prochain !  Ou vous pouvez bénéficier de nos formules de soutien scolaire individuel !

Bon travail et bonne chance à tous les étudiants qui sont en bloque en ce moment 😉

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