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Apprendre A Apprendre : nouvel atelier à Verviers !

Apprendre A Apprendre s’installe à Verviers !

Une journée pour apprendre autrement : un atelier qui combine cartes mentales, cartes conceptuelles, utilisation des flashcards et techniques de mémorisation.

Apprendre, cela s’apprend !

C’est ce que nous allons faire tout au long de la journée du samedi 27 avril au Château de Séroule à Verviers, de 9 à 17 heures.  Un atelier réservé aux adolescents de 13 à 18 ans, étudiants de l’enseignement secondaire.

Apprendre avec le mindmapping

Vous allez apprendre :

  • à résumer un texte à l’aide du mindmapping :
    • identifier les idées principales
    • distinguer ce qui est important et ce qui est secondaire
    • établir des liens entre les parties du texte
    • repérer les détails importants, les pivots autour desquels le texte s’articule
  • à poser les bonnes questions
Questions CQQCOQP avec le mindmapping
  • à comprendre et illustrer les relations entre les concepts
    • à l’aide d’une carte conceptuelle
    • à visualiser qui sont les acteurs d’un texte, les circonstances d’un récit, etc.
  • à dessiner une ligne du temps
    • pour voir la sucession des étapes d’un texte
    • pour préparer votre projet d’études
Ligne du temps

Une journée pour apprendre autrement.  Non pas en relisant et en recopiant inlassablement les mêmes résumés.  Mais en variant les techniques et les outils d’apprentissage.  En comprenant d’abord la matière.  En créant du lien entre les différentes matières et les différentes parties du cours.  En mémorisant à long terme.   Pas seulement pour les prochains examens, mais pour construire mon propre savoir, pour apprendre à apprendre.  Pour devenir autonome dans mes études.

Une journée d’apprentissage basée sur notre méthode Comment étudier efficacement en 5 étapes.

Informations pratiques :

Le samedi 27 avril de 9 à 17 heures

au Château de Séroule

Rue de Franchimont 1 à 4802 Verviers

Formation réservée aux étudiants de l’enseignement secondaire, de 13 à 18 ans.

Inscription : 100 € pour la journée, sandwich et boisson comprise

Tarif dégressif pour plusieurs enfants d’une même famille

Tout le matériel est fourni sur place par le formateur

Apportez votre ordinateur portable et votre envie d’apprendre !

Cette formation est passée !  Vous pouvez vous inscrire à nos prochains ateliers : consultez notre agenda pour connaître les dates et lieux des prochaines sessions.

 

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Cartes mentales, conceptuelles et argumentaires

Cartes mentales, conceptuelles et argumentaires, cartes cognitives, cartes heuristiques, arbres de la connaissance… Mindmaps, concept maps, argument maps… Comment faire le tri en face de toutes ces appellations ?  Et surtout, à quoi servent ces différentes cartes ?

Article mis à jour le 11 mai 2021.

Voici le premier article d’une série consacrée à ces différents modes de cartographie de l’information.  Et leur utilisation pour l’apprentissage profond : une façon d’étudier qui ne se contente pas d’une connaissance de surface.

Quelle est la différence entre cartes mentales, conceptuelles et argumentaires ?  Et dans quels cas se servir de l’une plutôt que l’autre ?

C’est une question qui revient souvent, dans notre formation en mindmapping pour les formateurs.

Et c’est vrai que la multiplication des appellations  ajoute à la confusion.

La mindmap est souvent traduite en français par « carte heuristique », « mentale » ou « cognitive ».  On parle aussi d' »arbres de la connaissance ».  La concept map est très logiquement traduite par « carte conceptuelle ».  Encore qu’au Québec, on appelle « carte conceptuelle » l’ensemble des modes de cartographie de l’information.  Et puis l’argument map peut être traduite par « carte argumentaire« .

Voici une carte qui résume les trois types de cartes dont je viens de parler ainsi que leurs usages.   Vous pouvez la télécharger gratuitement depuis notre page Techniques de mindmapping..

Trois types de cartographie de l’information

Pour réaliser cette carte, je me suis basé sur deux choses : un article en anglais de Martin Davies, extrêmement bien documenté, et ma propre expérience.

Je reviendrai dans d’autres articles sur les particularités et les différents usages de ces cartes, mais d’ores et déjà, en voici un résumé.

Trois façons de cartographier l’information pour la compréhension et la mémoire

Ces trois modes de cartographie de l’information permettent de représenter – par visualisation – et de manipuler des ensembles de données complexes.  De comprendre, analyser et mémoriser les relations entre ces données complexes.

Pour beaucoup de gens, elles sont plus faciles à suivre et à comprendre que leur équivalent en raisonnements verbaux ou logiques.

Et enfin, lorsque vous élaborez une telle carte, votre implication est telle que vous apprenez de manière profonde : vous ne vous contentez pas d’une « connaissance de surface » comme celle que l’on acquiert en surlignant et en résumant.   Il s’agit d’une approche profonde de l’apprentissage, une forme durable parce qu’elle a mobilisé des facultés intellectuelles différentes, des groupes de neurones différents.   Et que cela renforce à la fois notre compréhension et notre mémorisation.

Cartes mentales, conceptuelles et argumentaires : trois usages différents

Carte mentale

La mindmap ou carte heuristique est organisée, hiérarchisée autour d’une idée centrale.  Son usage principal est d’imaginer et d’explorer les associations entre les concepts – mais aussi d’établir une distinction entre eux.  C’est pourquoi le mindmapping ou carte heuristique est excellent pour le brainstorming, la conception d’un projet ou pour résumer un texte par exemple.

Carte conceptuelle

La concept map ou carte conceptuelle sert surtout à visualiser et comprendre les relations entre les concepts.  Elle est excellente pour expliquer un processus, une procédure – comment vous inscrire à une formation, par exemple – ou les relations entre les personnes d’une même famille.

Carte argumentaire

L’argument map ou carte argumentaire est utile pour vérifier la logique de nos arguments : reposent-ils sur des prémisses solides ?  Leur déroulement est-il logique, pertinent ?  Quels sont les pour et les contre ?

Alors qu’il existe de multiples logiciels et applications gratuits de cartes mentales et conceptuelles, il existe peu d’applications libres ou gratuites de cartes argumentaires. J’aime particulièrement Reasons, l’application en ligne développée par Dave Kinkead pour l’Université de Queesnland.

Je reviendrai en détail sur chacun de ces modes de cartographie de l’information et sur leur usage tant pour l’étudiant que pour l’entreprise.

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Mémoire

Mémoriser des données complexes par l’image : l’exemple Microsoft

Comment mémoriser des données complexes ?  Comment se souvenir de mots de passe compliqués ?

Adam Stubblefield, un étudiant interne chez Microsoft, a eu une idée originale : combiner les tâches de Rorschach avec des acronymes.  La méthode est non seulement élégante : elle est terriblement efficace !

Les mots de passe représentent un véritable casse-tête : non seulement lorsqu’il s’agit de les créer, mais aussi au moment de s’en souvenir.

Tous les administrateurs de systèmes vous le diront : le maillon faible d’une chaîne de sécurité, c’est l’utilisateur, l’humain.

Ce dernier a tendance à créer des mots de passe trop simples pour pouvoir les retenir.  Et à les écrire sur des post-it parfois collés sur l’écran de l’ordinateur pour être certain de ne pas les oublier…   En outre, avec les logiciels et le matériel de « cracking » résoudre un mot de passe devient un jeu d’enfant.

Comment faire pour que les utilisateurs créent des mots de passe suffisamment complexes pour ne pas être facilement trouvés par un intrus ?  Et comment s’assurer qu’ils les mémorisent  ?

Il existe des générateurs de mots de passe.  Y compris des générateurs de mots de passe « mnémoniques ».  Mais le problème est que s’en souvenir n’est pas aussi simple que le prétendent leurs créateurs.  Comment mémorisez-vous AKovI3471YoP ?  C’est le mot de passe « mnémonique » que vient de me suggérer ce générateur.  J’ai bien ma petite idée pour Yop qui me rappelle une série de publicités.  Mais pour le reste ?

Dans mon article sur les principes de la mémorisation, je vous ai parlé des combinaisons d’associations.   Adam Stubblefield,  un étudiant de la John Hopkins University en internat chez Microsoft a inventé une méthode originale pour résoudre les deux problèmes des mots de passe : la création de mots suffisamment complexes et leur mémorisation à long terme.

Des taches d’encre à la rescousse de la technique

Taches d’encre à associer aux mots de passe

L’idée d’Adam Stubblefield était de suggérer aux utilisateurs une image suffisamment floue pour que chacun y associe quelque chose de différent : un peu comme les nuages dans lesquels chacun peut reconnaître une forme différente.  Il a donc pensé aux taches de Rorschach, qu’on utilise en psychologie.

La première étape a consisté en la création d’un programme générateur de taches d’encre aléatoires.  Ensuite, ces taches d’encre étaient montrées aux utilisateurs.   Ceux-ci devaient identifier mentalement la tache à un objet, une personne ou un animal.  Et écrire une très courte abréviation liée à cette tache.  La première et la dernière lettre du mot par exemple.  Si la tache évoquait une mouche, l’utilisateur tapait « M » et « E » sur son clavier.   De même pour chaque tache de la séquence.  D’autres ont vu un homme volant ce qui donne « H », « E », « V » et « T » pour une seule image.

Un des points forts de la méthode est que même si les personnes voient la même chose dans une tache, elles ont souvent des façons différentes de la décrire et elles génèrent donc des mots de passe différents.

Chaque personne a dû mémoriser les associations avec dix images. Cette mémorisation s’est faite simplement en visionnant plusieurs fois de suite la séquence des images.  De nouveau le principe de la répétition qui suit celui de l’ordre et de l’association.

A la fin, les 25 personnes qui étaient soumises à cette expérience avaient des mots de passe comptant entre 50 et 80 lettres dont l’ensemble ne signifie rien.  Impossible à retenir…

Sauf que… Après une semaine, 18 des 25 personnes se souvenaient encore de l’intégralité de leur mot de passe !  Quant aux autres, elles se souvenaient des associations avec 9 images sur 10 !

Adam Stubblefield en déduisit donc qu’avec un mot de 20 lettres, par exemple, on pourrait obtenir 100 % de rétention.  Après avoir tapé ce mot un certain nombre de fois, il est pratiquement impossible de l’oublier.

Une des dimensions importantes qui ont assuré la réussite de cette expérience, c’est son caractère ludique : de nombreux participants ont déclaré avoir éprouvé du plaisir à définir leurs mots et à les mémoriser.  Une fois de plus, une émotion positive associée à une activité ou à une notion renforce sa mémorisation.

Vous pouvez lire l’article en anglais sur cette recherche sur les Microsoft inkblots ou télécharger le rapport complet d’Adam Stubblefield et Dan Simon.

Et vous ?  Que voyez-vous dans ces taches ?  Et quels mots de passe avez-vous créés ?

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Nouvel atelier Apprendre A Apprendre à Liège le 14 févier 2013

Comment mieux apprendre ?  Comment être prêt pour ses examens ?  Comment mieux mémoriser ?

C’est ce que nous apprendrons ensemble lors du nouvel Atelier Triple A – Apprendre A Apprendre que j’anime en partenariat avec La Forge le 14 février 2013.

Une journée pour changer votre façon d’étudier !

Une journée de formation destinée aux étudiants du secondaire et  basée sur ma méthode Apprendre efficacement en 5 étapes :

  1. Travailler sa motivation en se mettant en projet
  2. Reprendre contact avec le cours vu le jour-même
  3. Réactiver sa mémoire
  4. Réutiliser la matière
  5. Etudier à long terme

Une formation qui alterne pratique et théorie, jeux et exercices, présentations, travail individuel et en sous-groupe.

Une formation dynamique pendant laquelle vous apprenez à apprendre plus efficacement, sans vous fatiguer et pour retenir plus longtemps.   Pendant la formation, vous apprenez de nouvelles méthodes et vous construisez votre propres outils, que vous allez utiliser pour étudier chez vous.

Une journée prolongée par un e-coaching de 3 mois : pendant cette période, vous avez accès à une plateforme d’autoapprentissage Moodle.  Vous pouvez continuer à échanger avec le formateur et les autres participants, vous exercer, consulter de la documentation en ligne, visiter des sites éducatifs, etc.

Et surtout, vous disposerez d’une panoplie d’outils et de méthodes : vous pourrez tester et choisir ceux qui vous conviennent, ceux qui marchent le mieux pour vous !

Variez les apprentissages !

Que diriez-vous d’un technicien qui utiliserait un marteau pour tout réparer, depuis le joint de lavabo qui fuit jusqu’à l’ampoule à changer à la cuisine en passant par l’encollage du nouveau papier-peint et la pose du nouveau carrelage ?

Cela vous paraîtrait pour le moins bizarre, non ?  Utiliser un seul outil inadéquat pour toutes les tâches de l’entretien de la maison ?

C’est pourtant ce que fait la majorité des étudiants sans que ça gêne personne !

La relecture et le résumé comme seule méthode d’étude !

La majorité des étudiants que je rencontre utilise le même outil pour tout « étudier » : la relecture du cours et la synthèse, autrement dit le sacro-saint « résumé ».

Le tout est répété le plus souvent possible, lors de sessions de « blocus » longues, ennuyeuses et fatiguantes, voire épuisantes.   Et pour des résultats souvent médiocres.

Que l’étudiant doive préparer un simple test de vocabulaire pour le lendemain, un partiel de mathématique ou un examen final d’histoire, il utilisera les mêmes méthodes et les mêmes outils.  Avec les mêmes pauvres résultats !

Apprenez avec créativité !

Lors de cet atelier, vous allez apprendre à apprendre… avec créativité !

Résumer un texte avec le mindmapping

Apprendre, c’est d’abord avoir envie d’apprendre.  C’est pourquoi la première étape de ma méthode Apprendre efficacement en 5 étapes consiste à se mettre en projet : se motiver et entretenir sa motivation.  Savoir pourquoi on apprend et apprendre avec plaisir, ce sont les deux premiers principes de la motivation.

Apprendre, c’est d’abord comprendre : vous allez résumer un texte avec la technique du mindmapping.  Vous allez le lire, le surligner et en extraire les idées principales.  Et puis, vous allez le résumer avec la technique du mindmapping !

Ensuite, vous allez approfondir ce texte : en examiner les étapes avec une ligne du temps, les acteurs avec une carte conceptuelle, etc.

Ensuite, vous allez essayer des méthodes de mémorisation : pour retenir du vocabulaire anglais ou des formules de mathématiques, pour retenir une liste de noms ou de dates, etc.

Vous allez apprendre à choisir la bonne méthode et le bon outil en fonction de ce que vous avez à étudier !  Et aussi, en fonction de qui vous êtes : êtes-vous plutôt visuel ou auditif ?  Aimez-vous étudier en groupe ?  Aimez-vous jouer ou dessiner ?

Vous allez apprendre à mobiliser différentes zones de votre cerveau pour renforcer la mémorisation de la matière.  Vous allez apprendre à utiliser la matière, à poser des questions et à formuler des réponses.  Et donc à mieux vous préparer pour vos examens !

Informations pratiques

Atelier Apprendre A Apprendre

Destiné aux étudiants du secondaire, de 12 à 18 ans

Le jeudi 14 février de 9 à 17 heures à La Forge – Coworking,

Rue Cathédrale 58 à 4000 Liège

www.laforge-coworking.be

Prix : 100 € pour un enfant – 180 € pour deux enfants d’une même famille – 260 € pour 3 enfants d’une même famille

Inscription : sur la page Inscriptions de mon site.

Plus d’informations sur Atelier Triple A : Apprendre A Apprendre

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Apprentissage et créativité : apprendre, c’est d’abord comprendre

Qu’est-ce qu’apprendre ?  Qu’est-ce que comprendre ?  Qu’est-que retenir ?  Qu’est-ce que mémoriser ?  Qu’est-ce que se souvenir ?

Nous confondons allègrement ces notions.  Le langage de tous les jours entretient ces confusions et nos enfants en pâtissent.

Dans une série d’articles sur l’apprentissage et la créativité, je vous propose de faire le tour de ces notions.  Et de voir comment nous pouvons aider nos enfants et adolescents à mieux apprendre.

« – Tu as appris ta leçon ?

– Oui, maman.

– Tu la sauras pour demain ?

– Oui, maman« .

Apprendre avec plaisir

Céline est sincère : elle a lu et relu le texte sur les écrivains romantiques en prévision de son test le lendemain.  Elle a retenu les noms de Chateaubriand, de Lamartine, de Victor Hugo.  Elle connaît les titres de leurs oeuvres, les dates, etc.

Sa maman est contente : elle a reçu une réponse qui fait baisser considérablement – et très temporairement –  son stress-de-mère-aimante-et-préoccupée-par-la-réussite-scolaire-de-sa-fille !

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !

En est-on si sûr ?

Que signifie « apprendre sa leçon » ?  Qu’est-ce « savoir sa leçon » ?

Est-ce : Mémoriser ? Retenir ? Se souvenir ?  Pouvoir réutiliser ?  Pouvoir replacer les notions dans leur contexte ?  Créer du lien entre elles ?  Les rattacher à se qu’on connaît déjà ?  Pouvoir paraphraser le texte avec son propre vocabulaire ?  Retenir les principales dates ?  Mémoriser les noms des auteurs ?

Evidemment, je caricature le dialogue à l’extrême, parce que je veux souligner le fait que nous véhiculons inconciemment et involontairement des notions confuses et parfois contradictoires de l’apprentissage dans le langage de tous les jours.

Et que cette confusion entretient aussi l’idée d’un apprentissage passif : des têtes qu’on remplit par l’étude et qu’on vide le jour de l’examen.  Nous ne sommes pas encore sortis des métaphores physiques et mécanistes de l’apprentissage…

Apprendre, c’est d’abord comprendre

Retenir par coeur, c’est la meilleure façon d’oublier.

Apprendre, ce n’est pas seulement mémoriser.

Apprendre, c’est d’abord : comprendre !  C’est l’une des bases de la méthode Etudier efficacement en 5 étapes que je préconise.

Comprendre, du latin cumprehendere, veut dire « prendre ensemble« , « prendre avec« .

Et donc, tisser des liensEntre les différents éléments de ce qu’on apprend.   Entre les différentes parties de la matière étudiée : je fais le lien entre le courant romantique, opposition aux valeurs classiques et le courant naturaliste, réaction au sentimentalisme romantique.

Liens entre les différents cours : les cours d’histoire ou de sociologie me permettent de comprendre que le mouvement romantique est né pendant les guerres napoléoniennes, alors qu’une classe bourgeoise commence à remplacer la noblesse dans les postes-clés de la société, que les nations commencent à s’affirmer, que l’individu prend de l’importance par rapport à la communauté, etc.   Et toutes ces nouvelles valeurs s’affirment dans des poèmes et des romans qui exaltent l’individualisme, la valeur personnelle, les sentiments nobles, la patrie, la langue nationale, etc.

Et donc, le romantisme, ce n’est pas que quelques poèmes exaltés sur la mer ou sur les feuilles d’automne : c’est d’abord l’aspiration de toute une jeunesse à bâtir quelque chose de neuf, à trouver sa place sur les ruines d’un vieux monde, à mettre en avant ce qu’elle sent de meilleur en elle-même !

Si ça, ça ne parle pas à vos ados, j’ai bien peur qu’il ne leur reste plus beaucoup d’espoir…

Créez du lien

Créer des liens entre ces différentes parties de cours ou entre les cours eux-mêmes, c’est quelque chose d’actif, de créatif.  On ne vous servira pas ces liens sur un plateau : vous devrez les créer vous-mêmes.

Le mindmapping est l’une des techniques qui vous y aidera.  Les cartes heuristiques ou conceptuelles aident à visualiser les liens et les relations entre les parties et avec le tout.  C’est une des techniques que j’enseigne lors de mes ateliers Apprendre A Apprendre.

Voici un exemple d’organigramme éclaté, avec en haut le classicisme et le « vieux monde » et en bas le romantisme et le « nouveau monde ».  L’organigramme éclaté est une structure intéressante pour illustrer une opposition, une distinction entre deux concepts, deux lieux, deux époques, etc.

Le choix des structures et des outils d’apprentissage au bon moment fait partie de la stratégie dont je reparlerai bientôt. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Une carte mentale pour comprendre

On peut compléter les relations par des flèches et des nuages pour renforcer le côté visuel.  Essayez vous aussi, vous verrez, c’est très efficace.

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Nouvel atelier Apprendre A Apprendre au Loft Coworking de Bruxelles

Comment mieux apprendre ?  Comment comprendre mes cours ?  Comment les mémoriser ?

Comment répondre aux questions posées par les professeurs ?  Comment résumer un texte ?

Comment vaincre mon stress ? Etc.

Autant de questions auxquelles nous répondrons au cours de ce nouvel atelier Apprendre A Apprendre au Loft Coworking de Bruxelles.

Toutes ces questions vous êtes nombreux à vous les poser.

Vu le succès remporté par l’atelier Apprendre A Apprendre au Loft de Bruxelles,  il y a quelques mois, nous avons décidé d’en reprogrammer un nouveau, le samedi 24 novembre prochain de 9h30 à 16h30.

Cet atelier d’un jour est destiné aux adolescents de 12 à 18 ans, étudiants du secondaire.

Une journée pour booster sa façon d’apprendre

La journée commence dans la bonne humeur avec un jeu pour détendre l’atmosphère, mais aussi pour apprendre tout en s’amusant.  C’est l’un des principes de notre méthode Etudier efficacement en 5 étapes : se motiver passe aussi par le plaisir d’apprendre !  Que nous leur expliquons ensuite avec une courte présentation.

Notre méthode Comment étudier efficacement en 5 étapes

Ensuite, nous passons à la pratique avec le mindmapping : cette méthode d’organisation de la pensée aide les adolescents à :

  • mieux comprendre la matière
  • structurer leur pensée
  • créer des liens entre les différents cours et parties de cours
  • développer à la fois leur facultés de synthèse et d’analyse
  • mieux mémoriser ce qu’ils comprennent
  • varier les méthodes de mémorisation de la matière

Nous réalisons ensuite quelques exercices :

  • Résumé d’un texte à l’aide des techniques du mindmapping et du logiciel XMind
  • Analyse des relations entre les élements d’un texte avec la méthode CQQCOQP
  • Création d’une carte conceptuelle basée sur les questions posées lors de l’exercice précédent

Questions CQQCOQP avec le mindmapping

Ces exercices, basés sur les outils visuels, permettent de comprendre et d’analyser le cours de manières différentes et donc de mieux comprendre et mémoriser.  La diversification des méthodes de mémorisation combat aussi la lassitude et la fatigue qui en résulte : on apprend mieux, plus vite et en se fatiguant moins !

Exercices de mémorisation

Selon le type de matière à étudier, les procédés de mémorisation seront différents.  On n’étudie pas le vocabulaire anglais comme l’histoire de Belgique ou les démonstrations mathématiques.

Nous voyons ensemble différentes techniques de mémorisation comme les flashcards ou la localisation.  Les méthodes par associations phonétique ou par scénarisation.  Les techniques de visualisation, qui peuvent servir à la fois pour mémoriser et diminuer le stress avant les examens.

Tous ces exercices sont pratiques et utilisables par les jeunes dès la fin de l’atelier.  Ils garantissent un meilleur apprentissage, une mémorisation plus rapide et surtout moins de fatigue et de lassitude pendant l’étude.

Un e-coaching pour intégrer les nouvelles techniques

Pendant un mois après la journée de formation les participants pourront accéder gratuitement à notre plateforme d’e-learning Moodle.  Ils y trouveront des exercices, des modèles gratuits, des cartes et exercices réalisés par d’autres participants avec qui ils peuvent échanger, etc.

Ils peuvent continuer à poser des questions au formateur, lui envoyer des exemples de leurs travaux, etc.

Infos pratiques

Le samedi 24 novembre 2012 de 9h30 à 16h30 au Loft Coworking Brussels,

Square Emile des Grées du Loû, à 1190, Bruxelles (Forest).

Prix : 100 euros HTVA, lunch et e-coaching compris.

Inscription : Page Flikket du Loft Coworking Brussels.

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Cerveau Jeunes

Le cerveau ado et l’apprentissage – trouver l’équilibre

Quelles sont les conséquences du développement du cerveau pubère sur l’apprentissage ? Le cortex frontal n’est pas encore entièrement développé.  Il y a donc parfois décalage entre le cerveau ado et l’apprentissage.  Et sur leurs résultats scolaires !  Un résumé de la situation.

Article mis à jour le 18 mai 2021.

Dans un article précédent, Ecole, cerveau et puberté, le triangle des Bermudes, j’évoquais le fait que le cerveau des ados continue à se construire.   Et que toutes les parties du cerveau ne se développent pas toutes en même temps.  Que la communication entre toutes ces aires, n’est pas encore très bien établie.

Quelles sont les conséquences de ces phénomènes sur l’apprentissage ?

Le cortex frontal : le centre de coordination

Dans l’article précédent, j’ai appelé le cortex frontal « le centre de commande de nos facultés cognitives ».   C’est que le cortex a une fonction de régulateur.  Il coordonne l’activité d’autres aires cérébrales et donc des fonctions qu’elles contrôlent.  Sur la mindmap ci-dessous, vous pouvez voir les différentes facultés cognitives coordonnées par le cortex frontal. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Le cortex frontal – centre de commande

Prenons l’exemple de la planification du travail scolaire.   Cela paraît facile ou naturel à beaucoup d’adultes.   En réalité, cela suppose un enchaînement et une coordination de tâches intellectuelles complexes.

Planifier : un ensemble de tâches complexes

Notre ado, appelons-le Antoine, doit d’abord se souvenir d’indiquer au journal de classe la matière à étudier ou le devoir à rendre.  Cela suppose de pouvoir comprendre l’information, d’en extraîre l’essentiel et de le formuler sous forme d’objectif (filtrage d’information) : une description précise de ce qu’il faut faire, de la forme que cela doit prendre, et du délai dans lequel il faut le rendre.

 Cela suppose de ne pas se laisser distraire par ce qui passe à ce moment-là dans la classe (attention soutenue).   Pendant qu’il étudie ou rédige son devoir, Antoine doit pouvoir rester concentré sur ce qu’il fait et ne pas se laisser distraire par l’environnement (sms, bruits de la maison, etc.).

Mais un devoir – comme une catastrophe – n’arrive jamais seul : souvent, il y en a plusieurs dans une même journée, qui correspondent à des cours différents et qu’il faut remettre à des dates diverses (flexibilité).  Cela suppose également de pouvoir établir des priorités : quel devoir rendre demain, le jour suivant, etc.  Lequel me demandera le plus de temps.  Par lequel commencer ?  Il faut donc être multitâches et pouvoir jongler avec l’ensemble des devoirs et leçons à remettre.

Il faut pouvoir se souvenir d’un ensemble important de choses (mémoire) et être capable de demander des précisions ou des informations complémentaires pour pouvoir s’adapter à se qui est demandé  (emploi du feedback).

Et tout cela doit être géré dans le temps en tenant compte des ressources disponibles.

Le cerveau ado et l’apprentissage : des aires qui évoluent séparément et à des moments différents

Une coordination efficace des aires cérébrales qui accomplissent toutes ces fonctions suppose une maturation complète du cerveau et en particulier du cortex frontal.

Or, chez les adolescents, certaines de ces aires sont encore en construction.  Si la plupart des fonctions de résolution de problème se mettent en place entre 5 et 12 ans, les fonctions les plus complexes, nécessaires à la planification, se construisent entre 15 et 25 ans.

Dans ce cas, demander à un adolescent de 14 ans de gérer son argent de poche n’a pas beaucoup de sens : s’il sait déjà compter depuis plusieurs années, son cortex frontal n’est pas assez développé pour assurer les tâches de gestion, planification, respect des règles, etc. que cela suppose… Une fois de plus, le cerveau ado et l’apprentissage sont en décalage.

La mémoire de travail

Une des découvertes les plus récentes des neurosciences est l’importance de la  mémoire de travail.  Celle-ci est beaucoup plus efficace chez les adultes que chez les enfants : les adultes peuvent se souvenir d’un nombre plus important d’objets pendant un temps plus long.  Mais ce qui fait surtout la différence, c’est le nombre et la complexité des manipulations qu’un adulte peut accomplir en utilisant sa mémoire de travail, comparativement à un enfant ou à un adolescent.   Or, dans la planification, nous sommes amenés à effectuer des opérations complexes en utilisant notre mémoire de travail.  Et chez les adolescents, les différentes aires qui travaillent ensemble à ces opérations complexes ne communiquent pas bien ensemble.

Un exemple tout simple : on demande à des enfants, des ados et des adultes de retenir une séquence de lettres pendant quinze secondes : A – D – C – E.  Tout le monde y parvient sans peine.  Si on leur demande de réciter la suite à l’envers, les ados et les enfants ont beaucoup plus de mal.  Et si on leur demande de les reciter dans l’ordre alphabétique, seuls les adultes s’en sortent bien.  Parce que la communication entre les aires du cerveau concernées est meilleure chez les adultes.  Elle n’existe pas encore chez les enfants et elle se construit chez les ados.

C’est également le cas du cortex frontal latéral, responsable de l’emploi du feedback.  Or, ce feedback ne sert pas uniquement à demander des précisions par rapport à un devoir.  C’est l’étalon personnel qui nous permet de mesurer où nous en sommes et donc d’évoluer.  Cette aire du cerveau est l’une des dernières à se construire.  Cela explique aussi pourquoi les adolescents ont du mal à changer leur façon d’agir, à tenir compte des changements dans leur environnement et de réagir à temps.  Notamment à une baisse des notes sur le bulletin.  Ou à un avertissement du professeur.  C’est aussi une des raisons pour lesquelles les ados changent difficilement leur façon d’étudier, même si celle-ci ne leur réussit pas…

Les leçons du Jacques a dit

Vous vous souvenez du jeu « Jacques a dit » de votre enfance ?  Vous devez respecter la consigne uniquement si elle s’accompagne de l’expression « Jacques a dit ».  Sinon, vous devez rester immobile.  Les adultes s’en tirent mieux que les enfants.  Les enfants de moins d’un an en sont pratiquement incapables.  Entre un an et 8 an, cela reste difficile.  Les chercheurs ont découvert qu’entre 8 et 12 ans, les enfants utilisent l’aire dorsale du cortex frontal pour mener cette opération à bien.  Entre 12 et 18 ans, le cerveau se réorganise et les adolescents utilisent désormais l’aire ventrale latérale du cortex frontal.  Mais pendant cette réorganisation, la communication entre les différentes aires est plus laborieuse que chez les adultes.  Il faut donc attendre 25 ans pour que le jeune arrête au feu orange.  Ou qu’il puisse se concentrer dans un environnement bruyant.  Ou qu’il ne sur-réagisse pas à certaines remarques désobligeantes de ses copains.

Interférences versus multitâches

John Ridley-Stroop a mis au point un test que bon nombre d’entre vous ont certainement déjà essayé : celui de dire à voix haute le nom d’une couleur alors que celui-ci est écrit dans une autre couleur.  Par exemple, lire le mot jaune écrit en vert.  Comme sur l’image ci-dessous. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Test de Stroop

Les adolescents, une fois de plus, ont de la peine à dire le bon mot.  Ils sont victimes de ce que les neurosciences appellent des interférences.  Le côté gauche du cortex frontal, qui permet de gérer cette dissonance entre deux informations, n’est pas mûr avant 18 ans au moins.   C’est malheureusement aussi le siège qui nous permet d’être multitâches.  Alors que les ados adorent étudier tout en écoutant leur MP3 et en regardant l’évolution d’un jeu sur Internet, leur cerveau est moins préparé que celui de leurs aînés à la gestion de plusieurs tâches à la fois.   Mais allez les convaincre d’éteindre la radio ou la télé pendant qu’ils révisent les maths ou l’anglais !

Le jeune cerveau pour l’anglais et le vieux pour les maths ?

Le cerveau de l’enfant est plus adapté à l’apprentissage des langues.  C’est pourquoi les enfants multilingues peuvent passer d’une langue à l’autre, parfois au milieu d’une même phrase, en variant les accents comme par jeu.  Il y a une « fenêtre » d’apprentissage des langues.  Entre un et deux ans, les enfants connaissent ce que les spécialistes appellent « vocabulary burst », une explosion du vocabulaire.  A trois ans, un enfant est généralement capable de construire des phrases grammaticalement correctes.  Et jusqu’à 8 ou 10 ans, il est capable d’apprendre n’importe quelle langue étrangère avec l’accent juste.

Les spécialistes pensent que le développement intense de la matière grise jusqu’à cet âge est également responsable de cette acquisition facile du langage.   Mais après les choses se compliquent.  Et si l’apprentissage des langues est possible tout au long de la vie, il nécessite plus de temps et d’énergie.  C’est le moment d’utiliser des méthodes dynamiques et efficaces…

Par contre, les neurosciences démontrent que les enfants utilisent surtout leur cortex frontal et leur mémoire de travail pour effectuer des opérations mathématiques simples : autrement dit, ils utilisent énormément de ressources mentales.  Alors que les adultes qui ont pratiqué les mathématiques régulièrement depuis des années effectuent ces mêmes opérations avec leur cortext pariétal.  Ces opérations sont devenues en quelque sorte automatiques.

Ils vaut donc mieux commencer l’apprentissage des langues et des maths le plus tôt possible.  Mais pour des raisons différentes.

En attendant, conseillez à vos ados d’étudier dans un environnement calme, qui leur permet de se concentrer.  Et ne leur demandez pas de planifier leurs études à trop long terme.

Conclusion : le cerveau ado et l’apprentissage – un équilibre sans cesse remis en question

Si nos ados grandissent de plus en plus vite. S’ils ressemblent à des adultes de manière de plus en plus précoce… Ils restent des adolescents.

Avec un cerveau en construction. Avec un équilibre toujours mouvant entre le cerveau ado et l’apprentissage, qu’il soit scolaire ou celui que les parents essaient d’inculquer. Comme la gestion de l’argent de poche, la capacité à se projeter dans l’avenir.

Parce que nos adolescents nous ressemblent tellement, nous croyons qu’ils ont les mêmes capacités que nous. C’est une erreur courante. Mais c’est une erreur.

Essayez de vous en souvenir la prochaine fois que votre ado dépensera son argent de poche du mois en une semaine…

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Cerveau, école et puberté : le triangle des Bermudes ?

Mon fils ne sait pas se lever le matin.  Ma fille est incapable de planifier sa semaine.  Mon enfant fait toujours ses devoirs à la dernière minute.  Mon fils a des problèmes de concentration.  Ma fille déprime, elle s’irrite pour un rien.  Mon fils passe des heures au téléphone avec ses copains.  Mais, il ne m’appelle jamais quand il sait qu’il arrivera en retard.

Je ne compte plus les parents qui m’arrivent avec ce genre de réflexions.  Généralement proférées sur un ton exaspéré, voire carrément désespéré.

Ils m’arrivent aux ateliers Apprendre À Apprendre ou pour un premier contact en vue d’un accompagnement étudiant, les épaules chargées d’un immense sentiment de culpabilité, les yeux plein d’incompréhension.  Ils s’excusent presque de me présenter leur rejeton, en qui ils avaient placé tant d’espoir…

Vous vous reconnaissez un peu dans ce portrait de parents déboussolés ?  Pas de panique !

Votre enfant, votre ado, est normal.  C’est plutôt une bonne nouvelle, non ?

Un cerveau en construction

Vous connaissez ce fameux message, si agaçant sur Internet ?  Vous voulez consulter cette page qui a l’air si intéressante sur un sujet qui vous tient tellement à coeur.  Et tout ce que votre écran affiche, c’est ce message frustrant entre tous : « Page en construction« .

On pourrait afficher le même message sur certaines parties du cerveau de votre adolescent : car toutes les parties du cerveau ne se développent pas en même temps.

Lors de la puberté, entre 10 et 14 ans, l’adolescent vit sous un bombardement hormonal quasi-constant : ce sont ces hormones qui déclenchent le développement des différentes aires du cerveau.  Certaines participeront au développement de la mémoire, d’autre à celui de la gestion des émotions, d’autres à celui de la faculté de mesurer les risques ou encore le goût de l’exploration, du test de ses propres limites.   C’est ce flux hormonal, conjugué aux expériences quotidiennes de l’ado confronté à son environnement, qui va sculpter le cerveau de votre enfant.

Le problème, c’est que ces différentes zones du cerveau vont se développer à des moments différents.  Et que la communication entre ces différentes parties n’est pas encore bien établie.  D’où parfois des comportements dangereux – on veut tester ses limites sans pouvoir vraiment mesurer les risques – ou agaçants pour l’entourage – il souriait à sa petite amie, il y a cinq minutes et à présent, il agresse sa mère pour une pécadille.   Cela vous paraît familier ?

Des ados, pas des adultes

La génération jeune actuelle souffre d’un mal inédit : ils sont généralement grands, plus grands que nous, et la multiplicité des sources d’information qui les entourent, qui les submergent font qu’ils sont généralement mieux informés que nous ne l’étions à leur âge.   Ce qui fait que nous les considérons trops souvent comme les adultes qu’ils ne sont pas.   Pas encore.  Et que nous exigeons d’eux des attitudes et des prises de responsabilité qu’ils sont incapables d’assumer.

Un exemple : nous voudrions tous que nos enfants planifient leurs études longtemps à l’avance, n’est-ce pas ?  Et cela depuis la première secondaire !  Mauvaise nouvelle : la partie du néocortex en charge de la planification n’a pas terminé sa pleine maturation chez les garçon avant 21 ans… 

Cela veut-il dire que nous devons attendre tranquillement sans rien faire ?  Jusqu’à ce que leur cerveau soit complètement construit ?

Non, bien entendu.  Mais nous pouvons reconnaître les signes de cette immaturité – au sens étymologique du terme – et aider nos ados à se construire en leur proposant des modèles, en leur donnant des limites claires, en leur proposant des exercices qui les aideront à progresser.   Mais : en respectant le rythme de chacun.   Ce qui veut dire qu’en tant que parent, vous avez des chances de vivre encore de nombreuses frustrations.   Mais aussi des joies et de la reconnaissance lorsque vous constatez qu’une étape est franchie, qu’un objectif est atteint.

Les ados sont aussi des êtres extrêmement sociaux : ils se construisent aussi – et peut-être même davantage – par leurs contacts avec leurs pairs : les jeunes du même âge, qui ont les mêmes goûts, les mêmes besoins, les mêmes envies.   N’essayez donc pas de tout contrôler : c’est le meilleur moyen de vous rendre malheureux(se).

Manque de sommeil et jetlag permanent

Vous connaissez le jetlag ?  Cette fatigue due au décalage horaire et au manque de sommeil qu’il engendre ?  La plupart des ados le connaissent en permanence.  Dans son livre « Het puberende brein« , Eveline Crone, professeur en neurosciences à l’université d’Utrecht, décrit ce cycle infernal qui épuise les jeunes durant la puberté.

C’est la mélatonine qui contrôle le sommeil et la sensation de fatigue.  C’est elle qui fait que la plupart des enfants s’endorment brutalement entre 20 et 21 heures.  Mais à la puberté, son apparition est retardée : elle se manifeste souvent entre 22 heures et minuit.  Ce qui fait que les ados n’ont jamais envie de se coucher.   Mais leur croissance rapide exige un sommeil réparateur de 9 heures à 9 h 30, chaque jour.   Ce que les horaires scolaires ne leur permettent absolument pas.

L’Etat du Minnesota a testé des horaires scolaires qui démarrent plus tard : et a constaté une nette amélioration des résultats ! La fatigue permanente de certains ados les rend irritables, nerveux, mais surtout leur interdit toute concentration soutenue.  Leur niveau d’attention est proche de zéro.  Leur capacité à mémoriser est donc plus que limitée.

Un conseil : nous ne pouvons guère influer sur les horaires scolaires européens.  Par contre, c’est une bonne idée de laisser les ados faire la grasse matinée le week-end ou pendant les congés scolaires.  De cette manière, ils récupèrent au moins une partie de ce sommeil dont leur croissance a tant besoin.

Le cortex frontal : le centre de commande des facultés cognitives

Contrairement à certaines aires du cerveau qui sont spécialisées dans une seule fonction – comme l’hypothalamus qui règle nos biorythmes – le cortex préfrontral assure un rôle plus complexe de régulation. On peut comparer le cortex préfrontal à un centre de commande des facultés cognitives.

C’est lui, en effet, qui gère l’ensemble des fonctions réparties dans d’autres aires du cerveau et qui sont nécessaires à la planification, à la vue d’ensemble et de détails, etc.   Toutes ces facultés cognitives qui nous permettent de nous projeter dans l’avenir, de faire la part des choses entre l’essentiel et l’accessoire, entre l’urgent et ce qui peut attendre, entre le but à atteindre et les moyens pour y parvenir.

Dans de prochains articles, nous verrons ensemble comment fonctionne ce « centre de commandes », quelles facultés il implique et comment entraîner nos ados à exercer ces facultés.

En n’oubliant pas, que certaines de ces facultés, et surtout leur coordination, ne sont accessibles aux ados que lorsque leur cortex préfrontal est mûr.  Le maître-mot ici est sans doute : patience !  Le meilleur moyen pour que le triangle Ecole, Cerveau et Puberté ne soit pas comme celui des Bermudes, un triangle maudit où tout est perdu d’avance !

Bon courage 😉

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Studyblue : créer ses flashcards en ligne

Vous devez mémoriser des flots de matière ?  Vous ne savez pas comment faire ?

Studyblue, une application pour créer vos flashcards en ligne peut vous aider !

Il y a quelques semaines, je vous avais dit tout le bien que je pense des « flashcards », ces fiches que l’on peut dessiner soi-même et utiliser pour mémoriser rapidement des quantités impressionnantes d’informations.

Je vous disais aussi comment les dessiner à la main.  J’ai une bonne nouvelle pour vous : plusieurs programmes et applications vous permettent de le faire en ligne ou via un programme téléchargeable sur votre PC.

Aujourd’hui, je vais vous parler de Studyblue, une application en ligne et sur iPhone.  Une autre bonne nouvelle : il existe une version de base gratuite qui permet de faire beaucoup de choses.  Une (moins bonne) nouvelle : elle est en anglais.  Voyons le bon côté des choses : c’est aussi l’occasion de réviser la langue de Shakespeare !

Une création facile et intuitive

Pour vous connecter sur Studyblue, le plus simple, c’est de vous « logger » via Facebook.

Ensuite, vous arrivez sur un écran d’accueil plutôt austère :

Ecran d’accueil

Vous avez le choix entre trois menus : Make (faire, créer), Find (trouver) ou Study (étudier).

Le premier menu vous permet de créer immédiatement de nouvelles flashcards.  Il vous conduit à un autre écran où vous pouvez composer vos cartes personnelles.

Ecran flashcards

La carte que vous êtes en train de créer figure au centre de l’écran.  Vous tapez le premier terme en haut et immédiatement, des suggestions – toutes en anglais – apparaissent à votre droite.  Ce sont des suggestions provenant de cartes similaires à la vôtre.  Cela peut être utile pour compléter vos définitions.

Une petite icone en forme de clip pour papier vous permet d’intégrer très simplement une image dans votre carte : soit en glissant une image depuis votre tableau de bord, soit en la chargeant depuis un répertoire de votre disque dur.

Vous créez la carte suivante en tapant sur la touche tab de votre clavier.

Lorsque votre jeu de cartes est terminé, vous le sauvegardez dans un répertoire :

Fenêtre de dialogue de sauvegarde

J’ai créé dans mon espace disponible, un répertoire « Anglais » dans lequel j’envisage de sauvegarder toutes mes applications dans cette langue.

Voici mon Backpack, c’est-à-dire mon espace de sauvegarde, dans lequel je retrouve mon répertoire « Anglais » et les deux jeux de vocabulaire que j’ai créés aujourd’hui afin de tester l’application.  Vous accédez à cet espace via le menu « Study » en page d’accueil.

Backpack ou espace de sauvegarde

L’application gratuite permet déjà de créer des jeux complexes.  Elle vous donne accès aussi à du contenu déjà créé par le menu Find où vous trouverez les jeux élaborés par d’autres.

Si vous êtes étudiants, vous pouvez ajouter votre école et votre classe et ainsi partager avec vos collègues les ressources que vous avez créées via StudyBlue.  Une boîte personnelle a été créée à vote nom grâce à laquelle vous pouvez aussi échanger des messages de type email.

Tarifs

Il existe deux versions payantes du logiciel : SB Go et SB PRO

Tarifs

La version Go – qui coûte un dollar par mois – vous enlève les pubs : franchement, elles ne sont pas trop dérangeantes.  Mais dans l’environnement scolaire, elles sont rarement les bienvenues…

La version PRO ajoute des Study Reminders, c’est-à-dire des rappels qui vous préviennent qu’il est temps de revoir telle ou telle matière.

Elle masque automatiquement les cartes que vous connaissez déjà ce qui vous économise des ressources mentales : vous vous fatiguez donc moins puisque vous ne revoyez pas inutilement des choses que vous connaissez déjà !

Pour les matheux, cette version comprend également un « éditeur d’équations » très utile pour revoir vos cours !

Vous pouvez également télécharger le contenu partagé et formater le texte de vos flashcards.

Mais la version gratuite offre déjà de nombreuses fonctions pour vous aider à réviser efficacement !

Et pour ceux qui ont un iPhone, il existe aussi une app gratuite téléchargeable depuis l’AppStore.  Une version Androïd est également disponible pour ceux qui travaillent sur une tablette.

C’est sur Studyblue.com !  Bon travail 😉

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Mémorisez rapidement du vocabulaire avec les flashcards

Vous devez étudier de  nouveaux mots anglais ou néerlandais pour vos examens ?  Et vous ne savez pas par où commencer ?

Les « flashcards » peuvent sans doute vous tirer d’affaire.  Et quelques exercices complémentaires renforceront votre mémorisation.

Les flashcards sont très utilisées dans le monde anglosaxon.  Et très peu chez les francophones.

C’est dommage, car elles constituent une technique très simple et très efficace de retenir du vocabulaire français ou étranger.

Le principe est très simple.  Sur une face de votre carte, vous placez le mot étranger à connaître.  Par exemple : « thoroughfare« .  Et de l’autre, le mot français : « grand route, avenue, artère« .

Jouez à fond les associations pour mieux retenir !

Je vous conseille de ne pas vous limiter à ces deux éléments.  Mais de jouer à fond la « carte » des associations.

Sur le côté anglais, ajoutez un dessin de votre crû : dessinez une route ou une avenue.  De cette façon, vous gagnerez encore en efficacité.

Allons encore plus loin.  Un des cauchemars des francophones lorsqu’ils étudient l’allemand ou le néerlandais, est le genre des mots.  En effet, les langues germaniques ont non pas deux, mais trois genres : masculin, féminin et neutre.

Les trois genres néerlandais : masculin, féminin et neutre.

Même s’il existe des règles, illustrées ci-dessus, il n’est pas évident de retenir le genre de tous les noms.  D’autant que cette règle, comme souvent, comprend de nombreuses exceptions.

Le plus simple est donc de s’inventer un code.  Et de jouer sur les sons.

Des associations visuelles et sonores pour renforcer la mémorisation

Prenons un exemple.  Comment dit-on « lapin » en néerlandais ? Oui, « konijn« , vous avez raison !

De quel genre est l’animal ?  Du genre neutre.

Comment allez-vous retenir le mot, sa sonorité particulière et son genre en une seule carte ?

Nous allons associer tous ces éléments pour construire une carte unique.

Pour le genre neutre, décidons d’utiliser le code « drapeau suisse ».  Tout le monde sait que la suisse est un pays neutre.

Het konijn : j’écris donc le nom et son article sur le recto de la carte.  Et j’écris « lapin » sur le verso.

Pour renforcer la mémorisation par les associations, je vais donc dessiner un lapin.  Mais un lapin dans une situation particulière.

Konijn, en néerlandais, se prononce presque comme « cône nain ».  Je vais donc placer un lapin géant sur un cône nain.  Un de ces cônes utilisés pour la circulation routière, par exemple.

Et pour être certain de ne pas oublier le genre de mon lapin, j’ajoute au dessin un drapeau suisse.

Flashcard vocabulaire néerlandais

La puissance des associations pour apprendre une langue

Vous trouvez ça ridicule ?   Vous avez raison : c’est ridicule !

C’est d’ailleurs pour ça que ça marche !

Que retenons-nous le mieux ?  Ce qui nous étonne, nous effraie, nous fait rire : tout ce qui sort de l’ordinaire, de la routine, du « normal ».   Les anciens le savaient et utilisaient abondamment les associations ridicules.  Plus c’est débile, mieux ça marche !

C’est une des raisons pour lesquelles les écoles ont banni ces méthodes.  Et aussi parce que les associations obscènes sont particulièrement efficaces…  Ce qui choquait profondément certains professeurs, souvent des religieux catholiques ou protestants, ces derniers condamnant aussi l’usage des images comme relevant de l’idolâtrie…

Ce qui fonctionne, ce qui fait qu’on retient des mots difficiles, des sonorités si éloignées de celles de notre langue, c’est l’association d’éléments sensoriels différents : la vue, l’ouïe.  Et les éléments ridicules qui s’ancrent profondément dans notre esprit.

Une fois de plus, c’est la mobilisation de groupes de neurones différents qui renforce la mémorisation.

Quand et comment les utiliser ?

Utilisez cette méthode pour mémoriser des listes de mots ou de faits.  Des mots de vocabulaire étrangers, des notions scientifiques difficiles, des formules de mathématiques.

Mélangez les cartes, tirez-les une à une et tenter de deviner la traduction ou la signification du mot qui se cache sur l’autre face.  Si vous réussissez, mettez les cartes à droite. (Ne l’étudiez plus avant un moment : ménagez vos ressources mentales, inutile de perdre de l’énergie à réétudier ce que vous connaissez déjà !)

Lorsque vous ne trouvez pas la réponse, regardez la carte et posez-là à votre gauche.  Recommencez avec le paquet de gauche jusqu’à ce que vous réussissiez avec toutes les cartes…

Et puis, selon le principe des répétitions espacées, oubliez le tout pendant quelques jours.  Et puis recommencez le processus entier.  Vous serez étonné de vos progrès !

Si vous ne savez pas dessiner ou si vous êtes un fana d’informatique, il existe également des logiciels de création de flashcards, en ligne, sur Androïd ou sur iPhone.  J’ai testé pour vous Studyblue que je trouve extraordinaire de simplicité et d’efficacité !  Il existe aussi une application appelée XMind2Anki, réalisée par mon ami Bruno Martin, et qui transforme les mindmaps XMind en flashcards Anki.  Vous conjuguez ainsi les avantages des deux méthodes !

Utilisez les flashcards pour mémoriser, mais variez les méthodes d’apprentissage

Attention :  ne vous contentez pas de cette méthode, même si elle est très efficace !

Lorsque vous rencontrez un nouveau mot dans un livre, par exemple, notez la phrase entière dans laquelle vous l’avez trouvé.  Cela contextualise le mot.  Ensuite, créez vous-même de nouvelles phrases avec le mot que vous venez de découvrir. 

Créez des textes à trous où vous devrez le replacer.  Cela aussi aide à contextualiser.

Jouez au Pictionary avec quelqu’un d’autre.  Expliquez-lui la signification du mot.  Dessinez-le.  Mimez-le.  Tout cela renforcera votre compréhension.

Une fois de plus, espacez les séances et variez les outils et méthodes.

Bon travail et bonne chance 😉

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Etudiez efficacement : réutilisez la matière

Quatrième étape de notre méthode « Etudier efficacement en 5 étapes » : réutilisez la matière apprise en variant les méthodes et les outils, en vous exerçant avec plaisir et créativité.

Une étape essentielle pour mémoriser à long terme.

Comment retenir à long terme ?  Comment être sûr de pouvoir répondre aux questions posées lors d’un examen ?  Comment être certain de retrouver la bonne information au bon moment ?

Quatrième étape de notre méthode « Etudier efficacement en 5 étapes » : réutilisez la nouvelle matière apprise.

C’est essentiel.  La plupart d’entre vous utilise une bonne méthode d’approche de l’étude : vous relisez attentivement vos cours, surlignant et en prenant des notes.   C’est très bien.  C’est une première étape vers la compréhension et la mémorisation.

Relire ne suffit pas !

Mais la relecture,  cela ne suffit pas !

Cette relecture correspond à la deuxième étape de notre méthode : prendre contact avec le cours.  Autrement dit, vous stockez quelque part dans votre mémoire, des éléments de ce cours.

Mais serez-vous capable de les retrouver et de les réutiliser selon ce que le prof demande lors de l’examen ?

Rien n’est moins sûr.  « Pour beaucoup d’étudiants, ce n’est pas comme s’ils ne se souvenaient pas de la matière, mais c’est comme s’ils ne l’avaient jamais vue auparavant » affirme Henry L. Roediger III, professeur de psychologie à l’université de Washington, dans un article du New York Time.

L’oubli : un passage obligé de la mémorisation à long terme

Cela peut paraître bizarre.  Contradictoire ou paradoxal, sans doute.  Mais notre cerveau retient bien ce qu’il revisite.  Ce qu’il a d’abord oublié.  Et qu’il redécouvre ensuite.  Et de préférence, sous des formes différentes.

Personne ne sait exactement pourquoi, affirme encore l’article du NYT.  Mais il semble que le processus d’oubli et de redécouverte soit un moyen efficace du cerveau pour renforcer l’apprentissage.

Un exemple : combien de fois avez-vous demandé à vos enfants d’éteindre la lumière de la salle de bain avant qu’ils l’aient fait ?  Mais une fois cet apprentissage ancré dans leur mémoire profonde, il devient une sorte de conditionnement.

C’est pareil pour l’apprentissage scolaire.

Et donc, il vaut mieux consacrer plusieurs séances de courte durée à l’apprentissage de la même matière.  Des séances espacées dans le temps.  Pour que le cerveau puisse « oublier » ce que vous avez étudié.  Pour mieux le redécouvrir ensuite.

Oubliez donc – et pour toujours, de préférence – ces interminables sessions la veille de l’interrogation.  Elles conduisent surtout à l’épuisement physique et à la perte de concentration due à la lassitude !

Un outil peut vous aider à programmer ces séances d’apprentissage de manière efficace : Focus Booster, que vous pouvez télécharger gratuitement sur votre Mac ou PC ou bien utiliser en tant qu’application en ligne.  C’est un système de  minuterie inspirée de la méthode Pomodoro et qui vous aide à rester concentré(e) sur votre tâche.

Variez les méthodes et les outils d’apprentissage

L’autre secret de la mémorisation à long terme est tout aussi simple : variez les méthodes d’apprentissage et utilisez des outils différents, qui font appel à des compétences diverses et à des zones complémentaires de votre cerveau.

Cela vous évitera l’ennui de la relecture inlassable des mêmes textes ou des mêmes formules pendant de longues heures.  Cela vous donnera davantage de plaisir.  Cela mobilisera des parties différentes de votre cerveau.  Ce qui est la meilleure garantie de mémorisation à long terme.

Et donc :

  • prenez des notes en surlignant, si vous le souhaitez, mais ne surlignez que les mots importants pour disposer de mots-clés pour vos mindmaps
  • Dessinez des cartes heuristiques – ou mindmaps qui vous aideront à prendre des notes efficaces et à bien résumer votre cours
  •   Dessinez des cartes conceptuelles, qui sont le meilleur moyen de comprendre l’articulation entre les concepts principaux d’un cours, leurs relations entre eux, etc.
  • Construisez vos propres questionnaires.  Utilisez la méthode CQQCOQP pour vous faciliter la tâche.
  • Utilisez les flashcards pour mémoriser du vocabulaire anglais ou des formules mathématiques.
  • Inventez des histoires dans lesquels vous insérez les concepts ou les personnages que vous devez retenir. La scénarisation est une excellente méthode à la fois pour comprendre et pour mémoriser quelque chose.
  • Expliquez à votre petit frère la théorie de la relativité : pour ce faire, vous devez avoir compris la matière et la reformuler de façon compréhensible pour quelqu’un qui ne connaît pas le sujet.   En outre, les personnes qui n’y connaissent rien sont susceptibles de vous poser des questions auxquelles vous ne vous attendez pas, et donc de revisiter le cours sous un angle inattendu.
  • Créez une bande-dessinée qui raconte la bataille de Lépante : si vous êtes bon en dessin, utilisez ce don pour visualiser le contenu de votre cours.
  • Dessinez des lignes du temps. Rien de tel pour visualiser des actions dans le temps, les étapes d’un projet, l’évolution d’une situation.
  • Utilisez les serious games pour réviser votre français ou votre des applications pour revoir votre conjugaison anglaise. Le jeu a un pouvoir quasi-magique : il vous permet de rester concentrer sur la même tâche pendant très longtemps sans vous lasser.
  • Visitez les sites Internet qui proposent des exercices.
  • Composez votre propre feuille de questions d’examen comme si vous étiez le prof et répondez-y quelques jours plus tard. De cette façon, vous avez déjà reformulé la matière selon la logique du professeur et vous avez déjà pu vérifier si vos réponses sont bonnes et complètes.
  • Etudiez avec vos copains/copines.  Organisez des tournois entre vous.  Etudier seul, ce n’est pas toujours drôle.  Mais étudier à plusieurs demande de la méthode si on veut arriver à quelque chose.  L’arrivée des médias sociaux et des outils collaboratifs change aussi la donne.

Les maîtres-mots : créativité et plaisir

Tout ça constitue énormément de travail ?  Nous sommes bien d’accord.

Cette méthode ne prétend pas vous faire apprendre de manière accélérée.  Bien que l’utilisation des outils que je préconise favorise l’étude rapide.  On retient mieux et plus vite en créant des mindmaps ou des cartes conceptuelles, par exemple.

C’est pourquoi je vous offre 15 outils gratuits pour mieux étudier sur cette page de mon site web.

Mais les maîtres-mots de vos études devraient être : créativité et plaisir.

  • Créativité : parce qu’il faut être créatif pour choisir la bonne méthode, le bon exercice par rapport au cours qu’on veut étudier.  Mais aussi pour dessiner une carte mentale ou conceptuelle efficace, pour créer un bon scénario pour mettre en scène des événements qu’on veut mémoriser, etc.
  • Plaisir : parce que tout ce travail, selon les méthodes que je vous propose, doit être amusant !  Jamais on n’a dit qu’étudier devait être une souffrance.  Les neurosciences confirment de plus en plus qu’on apprend mieux dans le plaisir et la bonne humeur.  Personnellement, j’utilise énormément l’humour dans mes ateliers et je vois que la majorité des participants apprécient.  Mais même l’effort est un plaisir : quand vous avez étudié un cours et que vous sentez que vous le maîtrisez, c’est un réel plaisir.  C’est une sensation de plénitude, de bien-être et d’accomplissement personnel.   Réussir, y compris dans l’effort, ça fait du bien !

Bonne chance et bon courage à tous les étudiants en bloque 😉

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Etudier avec le mindmapping et CQQCOQP : la ligne du temps

Résumer un texte est une excellente façon de préparer la compréhension et la mémorisation en vue d’un examen.

Mais cela ne suffit pas.  Je vous propose d’aller plus loin avec la méthode CQQCOQP et quelques fonctionnalités intéressantes d’XMind.

Hier, nous avons vu un exemple de résumé de texte réalisé avec XMind.  Ce résumé correpond aux étapes 2 et 3 de notre méthode Etudier efficacement en 5 étapes : prendre contact avec le cours et réactiver la mémoire.

Aujourd’hui, nous allons travailler avec une méthode et des outils qui s’apparentent davantage à la quatrième étape : réutiliser ses connaissances.

Mobiliser les bons neurones

Pourquoi changer de méthode ?  Pourquoi ne pas continuer à lire et à résumer, puisque cela fonctionne ?

Pour plusieurs raisons.  Lire et résumer sont d’excellents moyens de comprendre et de mémoriser un texte – cours, article, livre, etc.

Mais, si nous voulons être performants lors d’un examen, nous devons aller plus loin.

Car, le professeur va nous poser des questions auxquelles il va falloir répondre précisément.  Non pas restituer toute la matière.  Mais « réutiliser« , « mobiliser » la partie de celle-ci qui correspond exactement à la question posée.  Et sous une forme qui n’est pas la même que celle du cours.

Comprendre, mémoriser, restituer, réutiliser… ne font pas appel aux mêmes groupes de neurones dans notre cerveaux.  Parce que ce sont des opérations mentales différentes, elles mobilisent d’autres région du cerveau.

Pour être performants lors des examens, il va falloir travailler sur ces zones différentes.  Voici comment.

Entrer par d’autres portes : CQQCOQP

Hier, en résumant notre texte par une mindmap, nous sommes entrés dans ce texte en suivant le chemin proposé par l’auteur : le titre, le chapô, les intertitres, etc.  C’est l’ordre et la logique de l’auteur.  Et nous nous les sommes appropriés en résumant le texte selon ces titres, intertitres, etc.

Aujourd’hui, nous allons explorer le même texte en entrant par différentes portes.  En utilisant 7 questions : CQQCOQP.  Comme sur la carte ci-dessous :

Carte mentale : la méthode CQQCOQP

Vous l’avez compris, cette expression bizarre est simplement un acronyme, un mot construit à partir de l’initiale de chaque question : comment ?  Qui ? Quand ? Combien ? Où ? Quoi ? (ou que ?) et Pourquoi ?

Ces simples questions vont nous permettre d’interroger le texte de Don Verzé.

Nous allons faire comme le professeur : poser des questions !

Cela va mobiliser d’autres régions de notre cerveau, d’autres neurones.  Et donc, renforcer notre compréhension et notre mémorisation du texte.  Mais en plus, cela nous prépare à répondre de façon efficace aux questions du professeur le jour de l’examen !

Et – bonus non négligeable – en utilisant diverses techniques, nous empêchons notre cerveau de se lasser.  Si vous variez les techniques lorsque vous étudiez, vous vous fatiguerez beaucoup moins et vous vous lasserez beaucoup moins vite qu’en vous contentant de lire le texte encore et encore !  Et vous serez beaucoup plus efficace… tout en vous ennuyant beaucoup moins !

Première question : Quand ? Et la ligne du temps

Hier, nous avons vu que l’année 1970 marquait un véritable tournant dans la vie de Don Verzé.

Aujourd’hui, je vous invite à explorer davantage le temps dans ce texte.

Pour ce faire, nous allons repérer toutes les dates.  Et puis, nous allons construire un outil visuel.  Mais pas une mindmap.  Nous allons profiter d’une autre fonction de XMind :  l’arrête de poisson qui va nous permettre de créer une ligne du temps pour bien visualiser la progression des événements.

Ligne du temps du texte Don Verzé

Le texte ne nous donne pas la date de naissance du prêtre.  Mais nous savons quand il est mort et à quel âge.  Nous pouvons donc en déduire qu’il est né en 1920.

Ensuite, le texte nous donne la date de 1970, qui est l’année-charnière de son existence.  Et puis 2010 et 2011, deux années pendant lesquelles les événements se précipitent jusqu’au décès du personnage principal de cette histoire…

Nous avons donc, rassemblés sur une page, sous forme graphique, la succession des événements et leurs relations entre eux.

Dans un autre article, je vous montre comment répondre à la question Qui ?  avec une autre méthode : la carte conceptuelle.

Bon travail 😉

Ces cartes ont été réalisées avec XMind.  La version gratuite est suffisante pour réaliser ces outils sur votre ordinateur, PC, Mac ou Linux.

J’enseigne ces méthodes lors d’ateliers Apprendre A Apprendre et aussi lors de coaching étudiant à distance ou de soutien scolaire individuel.

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