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XMind en gestion de projet : exportez vos tâches vers Excel

Vous gérez des projets ?  Et vous souhaitez exporter vos informations de tâches vers une feuille de calcul Excel ?  C’est désormais possible avec XMind 2013 comme je vous le montre dans ce tutoriel vidéo.

Dans un article précédent, je vous ai montré comment exporter le contenu d’une carte mentale XMind vers une feuille de calcul Excel.  Aujourd’hui, je vous propose de voir ensemble comment exporter le contenu d’une mindmap de gestion de projet – les infos de tâches – vers ce même tableur de Microsoft.  C’est l’une des nouvelles fonctionnalités de la version beta 2013 de XMind.

Pour tester cette nouvelle fonctionnalité, j’ai conçu une mindmap de gestion de projet autour d’un projet fictif : le projet Waw. (Double-cliquez sur l’image pour l’agrandir au maximum ou téléchargez cette carte de gestion de projet sur ma page Biggerplate).

Exemple de gestion de projet

J’y ai ajouté des informations de tâches. Les petits marqueurs qui apparaissent à côté des sujets secondaires (comme Rédaction, Mise en page, etc.) indiquent qu’on a attribué cette tâche à une personne, avec un degré de priorité, un début de tâche, une durée ou une date-limite, et d’autres informations que vous pouvez visualiser en cliquant sur l’icone « Infos de tâches » à droite de l’écran ou en cliquant sur le menu « Vue« , « Infos de tâches » dans la barre du haut.

Insertion des infos de tâches

Lorsque vous cliquez sur cette commande, vous obtenez cet affichage :

Visualisez les infos de tâches

En haut à droite, figure le nom de la personne à qui la tâche a été assignée, ensuite, le niveau de priorité – ici, le 1, priorité haute – ensuite la date de début de la tâche, la durée, l’état d’achèvement (0 % dans notre cas) et puis ensuite, s’il y a une tâche précédente dont dépendrait notre action : et il n’y en a pas.

Vous pouvez voir cette information sous une autre forme : le diagramme de Gantt, présent dans le logiciel de mindmapping XMind (contrairement à ce qui se passe avec MindMaple qui exporte son diagramme de Gantt vers Excel).

Vue « diagramme de Gantt »

Exportation des tâches vers Excel

Mais à présent, vous pouvez aussi exporter vos infos de tâches XMind 2013 vers une feuille de calcul Excel.  Si, comme moi, vous êtes un(e) habitué(e) des mindmaps et des représentations graphiques, vous n’en avez probablement pas besoin.  Mais ce n’est pas le cas de tout le monde : il vaut donc mieux leur fournir à ces personnes des données sous forme de tableau.

Voici un tutoriel vidéo qui vous montre la procédure à suivre pour exporter vos infos de tâches dans un tableau Excel de Microsoft.

Vous avez vu ?  Ce n’est pas bien compliqué !

Et voici en prime, une image grandeur nature des résultats obtenus après exportation vers la feuille de calcul :

Vos infos de tâche dans une feuille Excel

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Logiciels Mindmaple Projets Tutoriel

Mindmaple : gestion de projet, export Excel et diagramme de Gantt

Vous avez besoin de gérer des projets ?  Et vous recherchez une solution simple et bon marché ?

La nouvelle version – 1.6 – de MindMaple propose désormais un diagramme de Gantt dans son export vers Excel !

Je l’ai testé pour vous et voici les résultats.

MindMaple, ce logiciel de mindmapping originaire de Californie, continue d’évoluer à un rythme étonnant.  Après avoir proposé un logiciel complet et très bon marché, avoir développé une version très pratique pour iPhone et une plateforme collaborative en temps réel.  Après avoir développé la gestion des tâches et de projets via des cartes secondaires.   Voici à présent une toute nouvelle version qui offre des fonctionnalités vraiment intéressantes.

Des fonctionnalités pratiques

La version 1.6 propose, entre autres, d’afficher le contenu des notes sous le sujet qui les contient : il suffit de cliquer sur l’icone en forme de page, à droite du sujet, pour en développer le contenu.   Pratique pour consulter un manuel sous forme de carte cognitive, par exemple.

Les sujets frères – du même niveau – sont formatés automatiquement.  Si vous colorez votre premier sujet de ce niveau, après un même sujet principal, en bleu avec du texte Calibri 12 gras et italique, tous les sujets du même niveau se formatent automatiquement de la même manière.  Ca représente un gain de temps non-négligeable.  En outre, MindMaple vous offre à présent une pré-visualisation des formats avant de les appliquer.  De quoi éviter les mauvaises surprises.

Certains bugs ont été réparés et la qualité des PDF a été améliorée.  La collaboration en ligne est plus stable que dans la version précédente.

Mais surtout, MindMaple intègre désormais dans son export vers Excel, une traduction automatique des tâches en diagramme de Gantt : du miel pour les gestionnaires de projet qui utilisent Excel !

Une carte de gestion de projet

Pour tester cette nouvelle fonctionnalité, j’ai créé une carte de gestion de projet.  Il s’agit d’un projet fictif de création de brochure.  J’ai donc inventé une équipe fictive qui allait intervenir dans les différentes phases, avec des ressources appropriées.

Carte de gestion de projet : brochure

Le chemin de fer est la maquette de la brochure : il montre l’emplacement des textes et des photos sur la page.  On confie la rédaction à trois personnes et les illustrations à trois autres.  Ensuite, un éditeur intervient : il relit, corrige les fautes d’orthographes et les erreurs de syntaxe.  On imprime une première épreuve.  L’ensemble de l’équipe effectue les modifications – retouches photos éventuelles, reformulation de certains passages, changement de titre, etc.  Et enfin, la brochure est confiée à l’imprimeur pour impression. L’ensemble du projet s’étale sur deux mois, juin et juillet.

Je veux à présent exporter vers Excel et voir ce que ça donne au niveau du diagramme de Gantt.

L’export vers Excel

Pour exporter vers Excel, je clique sur le menu « File » de mon tableau de bord et et ensuite, sur la commande « Export« .   Dans la liste des exports possibles, je choisis « Export as Microsoft Excel« .  Je choisis le répertoire où je veux sauvegarder mon fichier Excel et je confirme.

Une nouvelle fenêtre de dialogue apparaît.  Je choisis dans cette fenêtre l’onglet « Advanced« , pour choisir les commandes avancées.

Commandes avancées pour l’export Excel

Dans cette fenêtre, « Export tasks as Gantt chart » est coché par défaut.  Cela signifie que les tâches de ma carte seront exportées directement sous forme de diagramme de Gantt dans mon tableau Excel.  Mais, par défaut, MindMaple me propose une vue annuelle.  Or, mon projet s’étale sur deux mois seulement et je veux voir le détail du projet.  Je coche donc l’option « Daily view« .  Ensuite, je confirme.

Mes données sont exportées et MindMaple me demande si je souhaite ouvrir le fichier Excel : je dis « oui ».  Et mes données s’affichent.  Il s’agit d’un tableau unique qui contient à la fois les données texte et le diagramme de Gantt.  Mais pour plus de clarté, j’ai scindé les deux.

Voici donc les données dans le tableau Excel :

Données de tâches dans mon tableau Excel

Tout est ordonné, bien entendu : an niveau 0, mon sujet central « Projet Brochure« .  Ensuite au niveau 1, les étapes du projet.  En niveau 2, l’ensemble des tâches à réaliser.  Ensuite, les priorités, dates de début et de fin des tâches, le niveau d’achèvement et enfin, les personnes et les ressources.

Tout est parfaitement clair !

La vue « Diagramme de Gantt »

Passons à présent à la vue de mes tâches sous forme de diagramme de Gantt.

Pour que les données soient facilement interprétables, j’ai repris à gauche la colonne « Resources » qui donne le nom de la personne responsable de la tâche et les ressources qu’elle va utiliser.

Diagramme de Gantt

Le diagramme affiche les tâches depuis le 5 juin – date de départ de mon projet – jusqu’au 13 juillet – date prévue pour la fin de la réalisation de notre brochure.

A gauche, je peux voir qui est responsable de la tâche et en regard, les carrés bleus me signalent la date de départ et la durée de chaque tâche.  Je peux voir ainsi que Martin va créer le chemin de fer les 5, 6 et 7 juin avec un studio de maquettiste.  Frédéric et Nicolas rédigeront une partie du texte avec Scrivener les 11 et 12 juin.  Etc.

Le diagramme de Gantt, n’est pas dynamique : si je modifie les dates de mes tâches dans la colonne de mon tableau, il ne se passe rien au niveau du diagramme de Gantt : je dois le modifier manuellement.  On est donc loin du diagramme dynamique de XMind, par exemple.  Mais il est indéniable que l’exportation vers Excel des données et du diagramme représente un intérêt considérable pour les gestionnaires de projet.

Si je veux modifier quelque chose dans l’ensemble des données, il vaut donc mieux le faire directement sur ma carte et réexporter le tout : il est vrai que cela ne prend que quelques secondes…

A vous d’essayer  : bon travail !

Lien vers le site de MindMaple.

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Applications iPhone Logiciels Mind Mapping Mindmaple Outils Test

MindMaple sur iPhone : intégrez tout y compris vos photos digitales !

La version MindMaple pour iPhone est-elle complète ?  Pouvez-vous réellement intégrer tous les éléments comme dans la version Windows ?

C’est ce que j’ai voulu vérifier et les résultats sont plutôt positifs.

Cela fait deux semaines que je teste la version MindMaple pour Windows et je dois dire que je suis plus que séduit.  J’entame cette semaine ma première formation en entreprise avec ce nouveau-venu des logiciels de mindmapping.  Un nouveau-venu qui pourrait bien devenir un des nouveaux standards tant il propose de fonctionnalités intéressantes sans pour autant verser dans le côté usine à gaz que l’on reproche de plus en plus aux standards actuels.

J’ai également voulu tester la version iPhone.  Dans un article précédent sur Mindmaple multiplateforme, collaboratif et gratuit, je vous parlais d’une carte que j’avais commencée avec mon iPhone et que j’avais terminée sur mon PC.

Aujourd’hui, j’ai voulu sonder davantage cette version pour smartphone et voir quelles étaient ses limites.  Des échanges via Twitter avec certains utilisateurs laissaient entrendre qu’on « ne peut pas tout faire avec la version pour iPhone ou iPad ».

J’ai donc réalisé la carte que voici, intégralement avec l’iPhone.

Test de l’application MindMaple iPhone

J’ai donc pu vérifier qu’il est possible de créer une carte complète avec la version pour smartphone.   J’ai pu changer le thème de la carte.   J’ai pu modifier la couleur et l’épaisseur des branches, des sujets, du texte.  J’ai pu ajouter une limite ou une relation sans problème.  J’ai pu intégrer des fonctions de gestion des tâches, en y ajoutant des ressources, exactement comme dans la version Windows.

J’ai intégré deux notes de texte dans ma carte mentale MindMaple ainsi qu’un hyper-lien que j’ai testé et qui fonctionne.

Une fonctionnalité qui tire profit du potentiel  photo des smartphones !

J’ai également inséré dans ma mindmap des images en provenance de la collection de cliparts (plus riche d’ailleurs que dans la version windows) ou des icones.  J’ai pu intégrer des photos en provenance d’un fichier photos sauvegardé sur l’iPhone, mais surtout – très bonne surprise ! – des photos que j’ai prises immédiatement avec mon smartphone !

Vous cliquez sur l’icone « Image » dans le menu de droite et le menu suivant vous propose le choix entre les icones, les cliparts, les images de la bibliothèque et une icone qui représente un appareil photo.  En cliquant sur cette dernière, vous ouvrez votre appareil photo intégré, vous prenez un cliché.  Vous avez ensuite le choix de conserver cette photo dans la banque d’images de MindMaple ou de la rejeter.

Si vous choisissez de la conserver, vous pouvez l’inclure directement dans un sujet de votre carte mentale.  Cela signifie que lorsque vous mindmappez sur un événement, vous pouvez intégrer directement des photos issues de cet évènement lui-même.  Cela peut être le conférencier pendant une conférence, des clichés d’une voiture particulière au salon de l’auto, des modèles lors d’un défilé de mode, etc.  Vous devinez sans peine le parti qu’on peut tirer d’une telle fonction !

Certaines fonctions très spécifiques sont absentes

Par contre, certaines fonctions ne sont pas présentes dans la version iPhone : comme le retour à la taille d’origine de l’image ou les cadres autour des images que l’on peut redimensionner et colorer dans la version Windows.   Les retouches photo comme le changement de couleurs d’une image ne sont pas présentes non plus.

Mais il est possible d’utiliser les onglets et de créer plusieurs cartes au sein d’un même classeur.   Cela permet aussi de gérer des projets comportant des cartes secondaires à partir de votre iPhone.

La carte peut-être envoyée vers votre Dropbox, votre compte Google Drive, votre email ou en tant que photo dans le répertoire Photos de votre iPhone.  Pour ma part, j’ai choisi de l’envoyer vers un répertoire.  C’est de là que je l’ai récupérée et que je l’ai transformée en image pour cet article.  Je l’ai également transférée vers Google Drive et vers le répertoire Photos de mon iPhone.  Tout fonctionne !

En résumé, même si certaines fonctions très spécifiques – de traitement d’image, par exemple – ne figurent pas sur la version MindMaple pour iPhone, elle-ci constitue néanmoins une excellente application de mindmapping sur votre smartphone préféré.   A quand une version Android ?

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Logiciels Mind Mapping Mindmaple Test Tutoriel

Tutoriel Mindmaple : importez et exportez du texte

Peut-on importer du texte dans une mindmap ?  Et peut-on transformer sa carte mentale en fichier texte ?

Avec Mindmaple, vous pouvez répondre « Oui ! » aux deux questions.  Démonstration.

On me pose souvent la question : « – peut-on importer du texte dans une mindmap ? »  Ou celle-ci : « peut-on exporter une mindmap dans un fichier texte ?  Ou dans un fichier Word ?

MindMaple répond « Oui ! » aux deux questions.  Seul l’exportation vers PDF est bridée dans la version 1.5 Beta Pro que vous pouvez télécharger gratuitement pendant toute l’année 2013, depuis le site de MindMaple.  Cette version gratuite est également collaborative en temps réel.  Toutes les autres fonctions import / export vers Word, PowerPoint, etc. sont accessibles gratuitement.   Alors que pour d’autres logiciels de mindmapping, ces fonctions exigent la version payante du programme.

Importer du texte au format txt

MindMaple importe très facilement les fichiers aux format txt, texte sans enrichissement.

Pour cela, rendez-vous dans le menu File, sélectionnez la commande Import, et ensuite, cliquez sur Import Text File.

Menu file – commande import Text File

J’ai jeté quelques paragraphes dans un fichier MindMaple.txt pour voir si cela fonctionne.

Après que vous ayez cliqué sur la commande d’importation de fichier, une fenêtre de dialogue s’ouvre pour sélectionner le fichier sur votre disque dur ou l’emplacement où il se trouve :

Sélectionnez votre fichier

Sélectionnez votre fichier.

MindMaple travaille pendant une fraction de secondes et vous propose une série de codages :

Codage Western European (Windows)

Je ne sais pas pourquoi MindMaple me propose systématiquement le codage Korean…  Choisissez plutôt le Western European (Windows) si vous travaillez en Windows.

Ensuite, cliquez sur OK et de nouveau en une fraction de secondes, MindMaple importe votre fichier texte et le transforme en mindmap.

Voici le résultat de l’importation de mon petit texte :

Mon texte est devenu une mindmap MindMaple !

Le texte est parfaitement importé, la mindmap est équilibrée.  Notez que MindMaple ne structure pas ses cartes dans le sens des aiguilles d’une montre : il commence en haut à droite vers le bas et repart en haut à gauche vers le bas.   Comme les anciennes versions de XMind.  Il faut en tenir compte lorsque vous construisez une carte, surtout si vous devez la communiquer à d’autres !

Ici, c’est un texte court, avec des paragraphes clairs.  Mais que se passe-t-il avec un texte long, avec un titre interminable ?  C’est ce que j’ai voulu vérifier en important un texte publié dans ce blog sur les principes de la mémorisation.  Voici ce que ça donne :

Une mindmap toute en longueur

Cela me donne évidemment une carte toute en longueur qu’il va falloir retravailler pour la rendre plus lisible…

Exporter en format Word ou txt

Qu’en est-il de l’exportation d’une mindmap vers un fichier texte ?

J’ai voulu essayer l’exportation vers un fichier Word.

J’ai compliqué un peu les choses : j’ai ajouté quelques niveaux à une mindmap sur l’exportation pour voir comment le logiciel pourrait gérer cette complexité accrue.

Carte à plusieurs niveaux de sujets

Pour exporter une carte dans Word, retournez dans le menu File, sélectionnez la commande Export et cliquez sur Export as Microsoft Word.  Comme indiqué ci-dessous :

Menu Export as Microsoft Word

Une nouvelle fenêtre de dialogue apparaît, avec les options générales du fichier Word que vous souhaitez obtenir.

Options générales de l’export vers Word

Un menu très complet pour exporter vers Word

Il y a beaucoup de choses dans ce menu !

Tout d’abord, je coche la boîte « Outline numbering » qui intégrera une numération dans mon texte Word.  Je demande aussi que cette numération soit maintenue jusqu’au niveau 4 de ma carte en cliquant sur l’onglet « Topic Level 4« .  Même chose pour « Indent until » : je choisis l’indentation de mes paragraphes jusqu’au quatrième niveau de ma carte.

Je ne demande pas de table des matières et je ne coche donc pas la boîte « Insert Table of Contents…« .   Par contre, j’aimerais qu’une reproduction complète de ma carte figure en début de document et donc, je coche la boîte « Insert Overview map at the beginning of the document » et je choisis l’onglet Export graphic as shown.

Ensuite, je complète mon document avec un en-tête « Essai d’exportation vers Word » et un pied-de-page comportant mon nom et la date de création du document.

Je clique enfin sur OK.  Et au bout de quelques secondes, MindMaple me demande si je veux ouvrir le document exporté vers Word.

Je réponds oui et j’obtiens ceci :

J’ai dû l’intégrer au format PDF, car Scribd ne conservait pas l’indentation des paragraphes sous format Word.

Dans un prochain billet, j’explorerai les fonctionnalités avancées de l’exportation vers Word pour élaborer vos modèles de fichier.

Bon travail 😉

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Logiciels Mind Mapping Mindmaple Outils Test Tutoriel

Tutoriel MindMaple : utilisez les cartes secondaires en gestion de projet

Gérer un projet suppose un grand nombre de données.

Comment ne pas encombrer sa carte avec les multiples tâches composant un projet ?  Un utilisant des cartes secondaires pour « décharger » la carte principale.

Voici comment procéder.

MindMaple, nous l’avons vu dans la première partie de ce tutoriel, vous permet d’inclure des informations sur les tâches dans vos cartes mentales.

Mais un projet peut rapidement prendre de l’extension et il devient difficile de lire l’information sur une carte pléthorique.

Tout comme la plupart des logiciels de mindmapping, MindMaple est capable de gérer des cartes principales et des cartes filles ou secondaires.

Reprenons la carte que j’ai utilisée hier pour vous montrer l’intégration des informations de tâches.

Première étape : choisir un sujet de la carte principale

Carte principale : Test Projet

Nous allons repartir de cette carte pour développer la partie « Envoi d’une proposition de formation à l’agence pour l’emploi« .

Deuxième étape : créer une carte secondaire

Cette branche constitue en réalité un projet au sens de Getting Things Done : une action qui comporte plusieurs tâches.

Tout comme XMind, MindMaple travaille par classeur.  Chaque mindmap est élaborée sur une feuille.  Pour ajouter une mindmap, il faut donc d’abord créer une nouvelle feuille.  Pour cela, il suffit de cliquer sur la petite icone à droite de l’onglet de la feuille.

Cliquez ensuite sur l’onglet pour activer la feuille dans laquelle vous allez créer votre seconde mindmap.   Voici comment j’ai décomposé les différentes tâches de mon projet :

Carte secondaire – Proposition de formation

Troisième étape : lier les deux cartes

Nous allons ensuite lier les deux cartes.

Contrairement à XMind, MindMaple ne permet pas de partir d’un sujet existant dans une carte principale pour créer une carte secondaire.  Vous devez donc créer une carte à partir d’une feuille vierge et ensuite les lier par un ou plusieurs hyperliens.

Pour ce faire, placez votre curseur sur le sujet central « Proposition de formation » et cliquez sur le bouton droit de votre souris et choisissez l’option tout au bas du menu : « add hyperlink ».  Ou utilisez le raccourci CTRL+K ou la commande « Insert Hyperlink » dans le menu Insert au haut de la fenêtre.

Une fenêtre de dialogue apparaît alors.

Fenêtre « ajouter un hyperlien »

Cette fenêtre vous permet de choisir un lien vers un site web, vers un sujet dans une carte ou d’ajouter une adresse email.  Choisissez la deuxième option « Topic in this map« .

Une autre fenêtre de dialogue s’affiche :

Fenêtre ajout d’un lien dans ce sujet

Sélectionnez la carte souhaitée : pour ce faire, cliquez sur l’onglet en face de « Select Map » et choisissez la carte secondaire que vous souhaitez lier.  Ici, Proposition de formation, ma carte secondaire.  Et je clique sur le sujet central du même nom.  J’aurais pu sélectionner un sujet principal ou secondaire.  Mais ce qui m’intéresse dans ce cas-ci, c’est surtout d’ouvrir la carte secondaire, pas de pointer vers un sujet particulier de cette carte.

Si j’examine la carte principale, une icone « hyperlien » s’affiche à présent sur le sujet « Envoi« .  Comme ci-dessous, indiqué par une flèche rouge :

Hyperlien renvoyant vers la carte principale

L’hyperlien apparaît à droite du sujet.  Il suffit de cliquer dessus pour arriver à la carte secondaire.

Quatrième étape : créer un hyperlien vers la carte principale

Si je veux revenir à la carte principale, je dois cliquer sur l’onglet correspondant au bas de la feuille.  Ou répéter la même opération dans l’autre sens : intégrer un hyperlien dans la carte secondaire qui renvoie vers la carte principale.

De cette façon, vous pouvez gérer de grandes quantités d’information.  Ce qui est modifié dans la carte secondaire n’a aucune incidence sur la carte principale et vice-versa, comme dans XMind.  Il faut en tenir compte si vous voulez présenter de l’information, par exemple.  Mais ces hyperliens permettent de naviguer aisément d’une carte à l’autre.

Et vous ?  Avez-vous déjà expérimenté ce type de fonctions dans un logiciel de mindmapping ?  Si oui quelles fonctions ?  Et avec quel logiciel ?  Avez-vous obtenu des résultats comparables ?

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Logiciels Mindmaple Projets Test

Tutoriel Mindmaple : gérez les tâches et projets

Mindmaple offre des fonctions de gestion des tâches, et par extension, de projets.

J’ai testé ces fonctionnalités.  Voici le resultat de mes expérimentations.

De plus en plus de logiciels de mindmapping offrent des fonctions de gestion des tâches.  Et par conséquent, de gérer des projets.  Que ce soit Mindjet, Freeplane, XMind, Novamind ou iMindmap, les grands standards déclinent tous la gestion de projet avec leurs spécificités.

J’ai voulu tester ces fonctionnalités dans MindMaple, le logiciel américain qui vient de faire le buzz avec sa plateforme collaborative en temps réel.

J’ai donc créé une mindmap que j’ai baptisée « Test Projet » et dans laquelle j’ai inséré des fonctions de gestion de tâches et une carte secondaire avec le détail des actions d’un projet.   (J’utilise le vocabulaire de GTDGetting Things Done – de David Allen : une action qui comporte plusieurs tâches est un projet).

Carte principale : Test Projet

Premier constat : pour ces fonctions comme pour les autres, MindMaple est très intuitif.  Les commandes sont claires.  Pour ajouter des informations de tâches à votre carte, il suffit de cliquer sur le menu du haut « Task information » dont l’icone représente une horloge accompagnée du pictogramme « Check« .

Le menu Définir les informations des tâches

Menu Définir les infos des tâches

Ce menu vous offre l’ensemble des commandes pour gérer les informations des tâches.

Tout d’abord, le niveau de priorité : il y en a cinq.  Il suffit de cliquer sur l’onglet du haut pour sélectionner le niveau désiré.

Ensuite, les dates : vous cochez la boîte « Start Date » pour la date de départ de votre action.  Ensuite, vous avez le choix entre cocher « Due date » pour entrer une date-limite ou choisir une durée avec l’onglet « Duration » plus bas.  Celui-ci vous permet d’afficher la durée des tâches en jours ou en heures.

La commande « Complete » vous offre la possibilité d’évaluer la quantité de travail déjà entamée sur ce projet : pas encore commencé, terminé à 25 % ou à 75 % ou encore « Task Done » lorsque la tâche est accomplie.  Si vous êtes pressé(e), vous n’êtes pas obligé(e) de revenir chaque fois dans le menu pour modifier cette donnée.  Il vous suffit de cliquer sur l’icône qui s’affiche dans le sujet de votre carte pour la modifier.  Pareil pour les niveaux de priorité.

La commande « Resource » est intéressante : elle vous permet d’allouer une ressource à cette tâche.  Par exemple, ici, j’ai ajouté « cahier des charges » et « modèle offre de formation » : deux ressources dont j’aurai besoin pour rédiger une offre de formation qui rencontre les exigences du cahier des charges de mon client.

La commande « Clear » au bas à gauche du cadre « Resources » efface l’ensemble des ressources allouées à cette tâche.

Si vous cochez la boîte « Show Task Information », les informations relatives à cette tâche s’afficheront en-dessous du sujet concerné, dans un encadré rectangulaire jaune.  Vous pouvez également préciser, en cochant la dernière boîte, si vous souhaitez afficher l’année en cours ou non.

Affichage des infos de tâches dans la carte

J’ai coché la case « Show Task information » et voici ce que ça donne dans ma carte :

Affichage des informations de tâche dans le sujet

Dans le sujet, s’affichent les icones de priorité et d’achèvement de la tâche : ici priorité 1 et 25 % de la tâche accomplie.

Dans le rectangle jaune, s’affichent la date de fin – je n’ai pas entré de date de début – la durée (3 jours) et les ressources utilisées : le cahier des charges et le modèle d’offre de formation pour institutions.

Très bien.  Mais si je suis hors-délai, que se passe-t-il ?  Aurai-je un message de rappel ?  Ou un signal qui me prévient que la date-limite a été dépassée ?

C’est ce que j’ai voulu vérifier dans mon test suivant.  J’ai donc entré une date antérieure à la date de rédaction de la carte.  Ensuite, j’ai sauvegardé la carte et je l’ai fermée.  Je l’ai rouverte pour voir si quelque chose avait été modifié.

Affichage d’une tâche hors-délai

Eh bien, il ne se passe rien !  L’affichage n’a pas été modifié.  Le logiciel ne me prévient donc pas que ma tâche est hors-délai.  Contrairement à ce qui se passe dans la version 2012 de XMind qui me prévient par une icone en forme de signal de danger qu’une tâche n’a pas été réalisée à temps et met mon projet en péril.  Il n’y a pas moyen non plus de lier deux tâches l’une à l’autre, dans le cas où une tâche ne peut commencer sans que la précédente soit terminée.  Et enfin, il n’y a pas non plus de diagramme de Gantt pour visualiser l’avancée de chaque élément du projet. (Mise à jour du 14 juillet 2013 : il existe à présent une possibilité d’exporter un diagramme de Gantt de Mindmaple vers Excel).

En résumé, je dirais que les fonctionnalités de gestion des tâches de MindMaple sont simples et intuitives, comme le reste du logiciel d’ailleurs.  L’affichage des tâches dans la carte est clair.

Dommage qu’il n’y ait ni rappel, ni liaison avec une application calendrier comme Outlook ou Google Calendar, ni avec un logiciel de gestion de projet.  Mais, Mindmaple reste un logiciel « light » comparé à certains logiciels « usines à gaz » et s’adresse donc plutôt à un public d’étudiants, de PME, etc. qui se concentrent surtout sur les fonctions essentielles du mindmapping.  Par contre, la possibilité d’allouer des ressources via le menu des tâches est une excellente idée.

Dans mon prochain billet, je vous parlerai de mon expérimentation des cartes secondaires et des tâches dans un projet.

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Logiciels Mind Mapping Outils Test

MindMaple: mindmapping multiplateforme, collaboratif et gratuit !

Mindmaple frappe fort !  Le logiciel de mindmapping se conjugue aujourd’hui sur Windows, iPhone, et iPad.  Et permet le travail collaboratif en temps réel en utilisant Google Drive.  Et tout cela, gratuitement pendant toute l’année 2013 !

Il y a quelques mois, je vous avais déjà dit tout le bien que je pensais de MindMaple, un logiciel de mindmapping dont l’évolution me paraissait étonnante.

Aujourd’hui, ses développeurs frappent de nouveau un grand coup !  Ils proposent quasi-simultanément une version gratuite pour iPhone et la collaboration en ligne en temps réel.  En utilisant une solution aussi  originale qu’efficace : l’intégration dans Google Drive.  Et ils annoncent en même temps la sortie prochaine d’une version Apple !

Un logiciel réellement multiplateforme

J’ai voulu en savoir plus et vérifier que la solution trouvée par MindMaple tient toutes ses promesses.  J’ai donc téléchargé la version Pro Beta V. 1.5 sur mon PC portable et sur mon PC de bureau.  J’ai synchronisé les deux avec mon compte Google Drive – un nouveau compte avec l’adresse e-mail que j’utilise pour mon entreprise.

J’ai donc téléchargé MindMaple sur mon iPhone pour tester cette version entièrement gratuite.  Et ça fonctionne !  Malgré la taille de l’écran, les cartes sont lisibles, aussi faciles à manipuler qu’avec la version Windows, le plaisir tactile en plus.

Cette version iPhone n’est pas une version bridée, limitée à quelques fonctions basiques, mais un réel logiciel de mindmapping avec les fonctions intégration d’image, de notes, de liens et de tâches pour la gestion de projets !

De l’iPhone au PC

J’ai résumé mes premières impressions sur la mindmap suivante.  Que j’ai commencée sur mon iPhone et que j’ai ensuite téléchargée sur mon Google Drive.  J’ai pu ensuite rentrer chez moi et terminer cette carte sur mon ordinateur portable, depuis le cloud !  Quant aux illustrations, elles proviennent d’un dossier stocké sur Dropbox.  C’est vraiment du travail multiplateforme dans le cloud !

Essai de MindMaple sur iPhone

Démarrez avec Google Drive !

Pour démarrer avec Mindmaple sur Google Drive, téléchargez d’abord la version Beta Pro v 1.5.  Ensuite, si vous n’avez pas de compte Google, ouvrez-en un.  C’est très simple et gratuit.  Ensuite, dans les options Google, cliquez sur Drive pour ouvrir vos documents dans le cloud.  Téléchargez Google Drive sur votre PC.  Ensuite, ouvrez MindMaple et dans le menu Share, cliquez sur la commande Signing in Google.  Votre compte Google Drive et votre logiciel Mindmaple sont à présent liés.

Connectez Google Drive et MindMaple !

Vous voilà prêt(e) à travailler à plusieurs sur une mindmap, à sauvegarder vos cartes dans le cloud, à les mettre à jour simultanément sur votre PC et dans votre compte Google Drive, etc.

C’est de nouveau le menu Share qui sera central dans toutes ces opérations.

Menu Share pour établir la connexion

La première commande à gauche vous connecte à votre compte Google.  La seconde, met à jour automatiquement votre carte sur tous vos supports, y compris Google Drive.  La troisième, Upload as Access, vous permet de télécharger votre carte vers Google Drive et de l’y sauver sous un autre nom.

Travaillez en ligne en temps réel !

Lorsque les cartes sont liées, les participants travaillent collaborent en temps réel : une manipulation de la carte sur un ordinateur se voit immédiatement sur l’autre ou les autres écrans.  Un mécanisme de protection empêche que l’on travaille simultanément à deux sur le même sujet : une bulle noire agrémentée d’un cadenas prévient qu’une branche est momentanément indisponible parce qu’en cours de modification par un autre intervenant.

C’est une version bêta, ce qui signifie que les bugs ne sont pas exclus : par exemple, une carte sauvée dans le cloud et sur un disque dur a « perdu » ses dernières modifications lors du test.  Impossible de les retrouver que ce soit sur le disque ou dans un des comptes Google Drive utilisés…

Par contre, une fois Googe Drive téléchargé sur votre disque dur, vous pouvez vous connecter avec différents comptes.  Le logiciel transfère la carte vers le compte sélectionné.

Avec cette collaboration en temps réel, MindMaple s’affirme encore plus comme un sérieux concurrent des meilleurs logiciels du moment !

La version bêta  Pro est gratuite pour toute l’année 2013, après quoi, elle deviendra payante.  Mais, j’ai acheté ma version payante pour un peu plus de 12 euros pour un an, taxes comprises…  A moins que Mindmaple change totalement sa politique de prix, cela en fait un des logiciels payants les plus abordables du marché.

La seule limite de cette version Pro gratuite est l’absence d’export en PDF, basé sur PDF Exchange version 5.  Mais si vous disposez d’une imprimante PDF virtuelle sur votre PC, cela fonctionne aussi.

J’attends avec impatience de voir la version pour Apple, promise pour bientôt 😉

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Apprendre à apprendre

Etudiez à l’université avec les cartes mentales et conceptuelles

Comment mieux comprendre ?  Comment mieux retenir ?  Comment voir les liens entre les cours ?  Comment visualiser les relations entre les concepts ?

Les outils issus de la pensée visuelle – carte mentales, conceptuelles, argumentaires – constituent une batterie intéressante pour l’étudiant à l’université.  Voici quelques exemples issus de ma pratique de coach étudiant dans ce premier article de la série Etudier à l’université.

Beaucoup d’étudiants à l’université sont confrontés à des difficultés pour étudier.  La quantité de matière, la complexité des sujets en rebutent plus d’un.

Surtout quand les méthodes d’études consistent en surlignage, recopiage, synthèses lues et relues pendant des sessions interminables.

Les études à l’université exigent une solide discipline personnelle : il faut gérer le volume des tâches et leur répartition dans le temps, il faut ingurgiter des quantités impressionnantes de matière – parfois en un temps record – il faut produire des documents de plus en plus longs et complexes, jusqu’au travail de fin d’études, voire à la thèse de doctorat.

Il existe aujourd’hui des outils puissants pour rencontrer les exigeances croissantes des universités.  Ce sont ces outils et ces méthodes que je vais commencer à explorer dans ce premier article d’une série intitulée « Etudier à l’université« .

Aujourd’hui, je vais vous donner un exemple issu de ma pratique de coach.  Il s’agit d’étudier un papier sur la résolution de conflits.  C’est un article de Paul Collier qui propose une thèse ardie : les véritables causes des guerres civiles ne sont pas les revendications sociales, mais des causes strictement économiques.  Mon propos n’est pas de critiquer la thèse de Paul Collier – ça, c’est le travail de l’étudiante – mais de vous montrer comment on peut utiliser les outils issus de la pensée visuelle pour mieux étudier.  Mieux étudier : c’est-à-dire comprendre et ensuite retenir la matière.  Ce n’est que lorsque je la maîtriserai que je serai à même de la critiquer…

La structure du texte : une mindmap « arbre droit »

L’auteur structure son texte en cinq parties.  Pour l’illustrer, j’ai utilisé le logiciel de mindmapping MindMaple, que j’ai déjà présenté dans cet article.    J’ai employé une mindmap avec la structure « Righ Tree Class« .  Voici ce que ça donne : (cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Structure du texte de Paul Collier

La mindmap ou carte mentale est un excellent outil lorsqu’il s’agit de visualiser une structure : et donc aussi pour analyser la structure d’un document, d’une présentation ou d’un système.

Cette carte nous permet de visualiser la structure du texte de Paul Collier, telle qu’il la présente lui-même dans son introduction :

1. Cette analyse des conflits selon la perspective économique est basée sur des modèles empiriques, observés pendant une période qui va de 1965 à 1995.  L’auteur y affirme que les revendications sociales – manque de démocratie, divisions religieuses, inégalités – n’ont aucun effet systématique sur les guerres civiles.  Que par contre, les causes économiques – le revenu national bas, la dépendance d’exportations de produits de première nécessité – ont un effet systématique sur les guerres civiles.  Le facteur décisif est l’opportunité de mobiliser des revenus afin de recruter des troupes.

2. Paul Collier affirme que les sociologues ne devraient pas écouter les discours publics sur les causes des guerres civiles.

3. Il donne ensuite des preuves de ce qu’il avance en décrivant chaque risque de guerre civile.

4. Il se concentre ensuite sur chaque modèle, examinant les conditions qui rendent les organisations rebelles viables.

5. Et enfin, il examine les implications politiques des discours basés sur les revendications sociales.  En négligeant les causes économiques des guerres civiles, gouvernements et communauté internationale ont manqué des opportunités de rétablir la paix…

Pour comprendre un texte et le retenir, rien de tel que d’en découvrir d’abord la structure : pour comprendre comment les arguments s’articulent entre eux et autour de l’idée principale.  Et lorsque je lirai le texte, je saurais toujours où j’en suis par rapport à l’ensemble : cela me permet d’anticiper sur la suite et de pratiquer une lecture active.

Visualiser les relations entre les concepts : la carte conceptuelle

Si la carte mentale ou mindmap est excellente pour visualier la structure d’un texte ou d’un système, pour montrer les relations entre les concepts d’une théorie, rien ne vaut la concept map ou carte conceptuelle.  Celle-ci a été réalisée avec CMapTools, un outil gratuit dont je reparlerai bientôt car il me semble méconnu et sous-utilisé.  Alors qu’il propose une série d’options très intéressantes pour les étudiants du supérieur.

Pour Collier, il y a deux grandes visions des conflits : les conceptions populaires, qui voient dans les conflits des luttes pour des revendications sociales.  Cette vue du public est également influencées par les discours des groupes rebelles qui se positionnent comme des combattants contre l’injustice.  Ils entrent en compétition avec le gouvernement et quelquefois même louent les services des mêmes agences de communication pour s’assurer de bonnes relations publiques.  Tandis que les économistes considèrent les groupes rebelles comme des organisations criminelles qui tentent de tirer parti des opportunités pour gonfler leurs revenus.

Illustrons tout cela avec une carte conceptuelle (cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Carte conceptuelle : la vue populaire et l’analyse des économistes

Ici, il ne s’agit pas de montrer une structure autour d’une idée centrale, mais bien d’illustrer les relations entre les concepts : 2 vues différentes des causes des conflits civils, la compétition entre rebelles et gouvernements du point de vue du discours et des relations publiques, etc.

Analyser un processus : une autre carte conceptuelle

Les cartes conceptuelles sont également très intéressantes lorsqu’ils s’agit d’analyser un processus.

Paul Collier me donne l’occasion d’illustrer cette capacité des concept maps : il décrit comment les théories basées sur les revendications sociales expliquent les difficultés de la contre-insurrection.  Pour les tenants de ces théories, il est très difficile de lutter contre la rébellion.  Dans de nombreux cas, le gouvernement fait appel à l’armée.  Pour encourager cette dernière, le gouvernement offre des « incentives ».  Pour recevoir davantage de récompenses, les soldats se livrent à des atrocités, voire suscitent eux-mêmes des actes de rebellions qu’ils font ensuite semblant de mater.  C’est la spirale ascendante dont il est difficile de sortir.

Voici ce processus illustré par une carte conceptuelle : (cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Concept map : les difficultés de la contre-insurrection

Le trajet des flèches et la rétroaction atrocités-revendications-rebellion montre bien le caractère systémique de la difficulté de lutter contre les insurrections dans les théories basées sur la revendication sociale.

Avec deux outils différents, mais tout deux issus de la pensée visuelle, la mindmap et la concept map, nous avons pu dégager la structure du texte et illustrer quelques-uns de ses concepts-clés.

Dans d’autres articles je reviendrai sur ces outils et sur d’autres et j’explorerai avec vous leur utilité pour les étudiants d’université.

Et vous : connaissez-vous ces outils ?  Les avez-vous expérimentés ?  Ou en utilisez-vous d’autres ?  Lesquels ?  Comment fonctionnent-ils ?

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Apprendre à apprendre concept map creativité enseignement secondaire Etudier efficacement Mind Mapping Outils Pédagogie

Apprentissage et créativité : apprendre, c’est d’abord comprendre

Qu’est-ce qu’apprendre ?  Qu’est-ce que comprendre ?  Qu’est-que retenir ?  Qu’est-ce que mémoriser ?  Qu’est-ce que se souvenir ?

Nous confondons allègrement ces notions.  Le langage de tous les jours entretient ces confusions et nos enfants en pâtissent.

Dans une série d’articles sur l’apprentissage et la créativité, je vous propose de faire le tour de ces notions.  Et de voir comment nous pouvons aider nos enfants et adolescents à mieux apprendre.

« – Tu as appris ta leçon ?

– Oui, maman.

– Tu la sauras pour demain ?

– Oui, maman« .

Apprendre avec plaisir

Céline est sincère : elle a lu et relu le texte sur les écrivains romantiques en prévision de son test le lendemain.  Elle a retenu les noms de Chateaubriand, de Lamartine, de Victor Hugo.  Elle connaît les titres de leurs oeuvres, les dates, etc.

Sa maman est contente : elle a reçu une réponse qui fait baisser considérablement – et très temporairement –  son stress-de-mère-aimante-et-préoccupée-par-la-réussite-scolaire-de-sa-fille !

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !

En est-on si sûr ?

Que signifie « apprendre sa leçon » ?  Qu’est-ce « savoir sa leçon » ?

Est-ce : Mémoriser ? Retenir ? Se souvenir ?  Pouvoir réutiliser ?  Pouvoir replacer les notions dans leur contexte ?  Créer du lien entre elles ?  Les rattacher à se qu’on connaît déjà ?  Pouvoir paraphraser le texte avec son propre vocabulaire ?  Retenir les principales dates ?  Mémoriser les noms des auteurs ?

Evidemment, je caricature le dialogue à l’extrême, parce que je veux souligner le fait que nous véhiculons inconciemment et involontairement des notions confuses et parfois contradictoires de l’apprentissage dans le langage de tous les jours.

Et que cette confusion entretient aussi l’idée d’un apprentissage passif : des têtes qu’on remplit par l’étude et qu’on vide le jour de l’examen.  Nous ne sommes pas encore sortis des métaphores physiques et mécanistes de l’apprentissage…

Apprendre, c’est d’abord comprendre

Retenir par coeur, c’est la meilleure façon d’oublier.

Apprendre, ce n’est pas seulement mémoriser.

Apprendre, c’est d’abord : comprendre !  C’est l’une des bases de la méthode Etudier efficacement en 5 étapes que je préconise.

Comprendre, du latin cumprehendere, veut dire « prendre ensemble« , « prendre avec« .

Et donc, tisser des liensEntre les différents éléments de ce qu’on apprend.   Entre les différentes parties de la matière étudiée : je fais le lien entre le courant romantique, opposition aux valeurs classiques et le courant naturaliste, réaction au sentimentalisme romantique.

Liens entre les différents cours : les cours d’histoire ou de sociologie me permettent de comprendre que le mouvement romantique est né pendant les guerres napoléoniennes, alors qu’une classe bourgeoise commence à remplacer la noblesse dans les postes-clés de la société, que les nations commencent à s’affirmer, que l’individu prend de l’importance par rapport à la communauté, etc.   Et toutes ces nouvelles valeurs s’affirment dans des poèmes et des romans qui exaltent l’individualisme, la valeur personnelle, les sentiments nobles, la patrie, la langue nationale, etc.

Et donc, le romantisme, ce n’est pas que quelques poèmes exaltés sur la mer ou sur les feuilles d’automne : c’est d’abord l’aspiration de toute une jeunesse à bâtir quelque chose de neuf, à trouver sa place sur les ruines d’un vieux monde, à mettre en avant ce qu’elle sent de meilleur en elle-même !

Si ça, ça ne parle pas à vos ados, j’ai bien peur qu’il ne leur reste plus beaucoup d’espoir…

Créez du lien

Créer des liens entre ces différentes parties de cours ou entre les cours eux-mêmes, c’est quelque chose d’actif, de créatif.  On ne vous servira pas ces liens sur un plateau : vous devrez les créer vous-mêmes.

Le mindmapping est l’une des techniques qui vous y aidera.  Les cartes heuristiques ou conceptuelles aident à visualiser les liens et les relations entre les parties et avec le tout.  C’est une des techniques que j’enseigne lors de mes ateliers Apprendre A Apprendre.

Voici un exemple d’organigramme éclaté, avec en haut le classicisme et le « vieux monde » et en bas le romantisme et le « nouveau monde ».  L’organigramme éclaté est une structure intéressante pour illustrer une opposition, une distinction entre deux concepts, deux lieux, deux époques, etc.

Le choix des structures et des outils d’apprentissage au bon moment fait partie de la stratégie dont je reparlerai bientôt. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Une carte mentale pour comprendre

On peut compléter les relations par des flèches et des nuages pour renforcer le côté visuel.  Essayez vous aussi, vous verrez, c’est très efficace.

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Logiciels Mind Mapping Outils Test

Comment choisir mon logiciel de mindmapping ?

Il y a en ce moment (mars 2013) plus de 200 logiciels de mindmapping sur le marché.   Comment m’y retrouver dans ce foisonnement ?

Et comment faire le bon choix parmi ce qu’on me propose ?

Voici quelques critères et conseils qui devraient vous aider.

(Article mis à jour le 23-03-2013 : nombre de logiciels disponibles sur tout support et plateforme collaborative de MindMaple.  Nouvelles politiques de iMindMap et de XMind.)

Pour les traitements de texte ou les tableurs, le choix n’est pas trop compliqué : quelques standards se sont imposés et ils proposent des fonctionnalités presque semblables.

Mais pour les logiciels de mindmapping, la situation se complique : plus de 200 noms s’affichent dans le domaine et vous êtes parfois perplexe devant cette offre pléthorique.

Je remercie Pascal Le Rudulier qui m’a donné l’idée de cet article au cours d’un échange sur Linked’In.

Des critères objectifs

Lorsque vous prévoyez l’achat d’un véhicule, vous tenez compte d’une série de critères objectifs.  Et puis, c’est sans doute une préférence plus subjective, un coup de coeur, qui fera la différence entre les quelques modèles que votre sélection rationnelle aura retenu.  Vous voulez une familiale, qui offre de l’espace et du confort, qui ne consomme pas plus de tant de litres aux cent kilomètres et qui ne dépasse pas votre budget disponible.

Vous pouvez effectuer la même démarche pour les logiciels de mindmapping.  Ils présentent suffisamment de particularités pour qui vous puissiez choisir en fonction de vos besoins, de vos objectifs et de vos moyens.

La carte ci-dessous, vous donne un aperçu des critères que je vais développer plus bas. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir ou cliquez ici pour la télécharger depuis Biggerplate, la plus grande communauté de mindmappeurs au monde).

Critères pour choisir votre logiciel de mindmapping

Vous avez dit « mindmapping » ?

Mettons-nous tout de suite d’accord : le mindmapping est bien cette méthode d’organisation des idées appelée aussi « pensée rayonnante ».  On y dessine des cartes qui partent d’une idée centrale qui rayonne vers les bords, on y associe des mots-clés, des images, des couleurs, les branches sont d’une épaisseur variable, etc.  On illustre des relations secondaires par des nuages ou des flèches qui relient les sujets entre eux.

Si le logiciel proposé ne répond pas au minimum à cette description, pour moi, il ne s’agit pas de mindmapping.   Vous ne le trouverez donc pas ici.  Des logiciels comme mural.ly sont des outils visuels, de qualité prometteuse, mais ce n’est pas du tout du mindmapping, contrairement à ce que j’ai pu lire sur la toile dernièrement.   Tout ce qui est visuel n’est pas du  mindmapping !   Cela ne signifie pas que c’est forcément mauvais – loin de moi l’idée de dénigrer l’infographie, les diagrammes de Venn ou de Gantt – mais cela sort du cadre de cet article.   Et si les logiciels de mindmapping intègrent de plus en plus d’autres fonctions – présentation, cartes conceptuelles, diagrammes divers, feuilles de calculs, etc. – leurs fonctions de base correspondent à la définition du mindmapping.

Attention aussi aux emballements soudains sur le Net : un jour, tout le monde parle du logiciel X comme de la perle rare mais six mois plus tard, plus personne ne se souvient même de son nom !  C’est très gai d’expérimenter – j’en parle en connaissance de cause – mais si vous voulez un minimum de sécurité et de stabilité, privilégiez les programmes qui ont une certaine durée de vie et qui ont déjà fait leurs preuves.

Quel est mon objectif ?

Tout d’abord, quel est mon objectif ?  Est-ce que je dois dessiner des cartes dans le cadre professionnel ou bien le mindmapping est-il mon hobby ?  Dois-je gérer de nombreuses informations ?  Ou bien, je suis étudiant et je veux étudier en résumant mes cours sous forme de mindmaps ?

Si vous devez réaliser souvent des présentation ou si vous êtes conférencier, mettez l’accent sur un logiciel qui propose un module de présentation de qualité, comme Novamind ou iMindmap.  Si vous évoluez dans un une entreprise qui ne jure que par PowerPoint, voyez plutôt du côté de Mindjet MindManager.

Si vous êtes étudiant, avec un budget limité, vous choisirez plutôt un logiciel gratuit mais de grande qualité comme FreePlane.

Est-ce que vous devez collaborer avec des personnes distantes ?  En temps réel, synchrone ou asynchrone ?  Cela va également peser sur votre choix.

Si vous devez gérer de nombreuses informations, Personal Brain et sa vision du mindmapping dynamique peut être un bon choix.  Mais ses particularités graphiques et son centre constamment en mouvement rebutent bon nombre de mindmappeurs qui y reconnaissent difficilement leur discipline !

Quel est mon budget ?

Le budget dont vous disposez sera également un critère de poids.  Certains logiciels sont entièrement gratuits comme FreePlane, qui est particulièrement complet.  XMind propose une version gratuite et des versions payantes, tout comme MindMaple.  Ces deux logiciels proposent des fonctionnalités complètes, sont donc très polyvalents et leur prix les met à la portée tant du particulier que de l’association ou de la petite entreprise.

MindJet MindManager est sans doute l’un des logiciels les plus complets du marché, mais sa gamme de prix le réserve aux entreprises et à l’usage professionnel intensif.  iMindMap pratique une politique de mises à jour payantes très énervante : en 2012, il a sorti deux versions, la 5 et la 6, très attratives au niveau graphique, mais qui se monnaient cash.  Alors que la plupart des logiciels payants vous permettent de mettre à jour gratuitement pendant un à trois ans après votre dernier achat…  Mais dans son discours lors du Biggerplate Unplugged de Londres, Chris Griffith, directeur général de ThinkBuzan annonce un changement radical de politique : une gamme de prix plus variée et une plus grande ouverture vers les autres logiciels.

La plupart des logiciels payants proposent une version gratuite, généralement complète, mais limitée dans le temps.  Profitez de cette option pour tester les programmes, voir s’ils répondent à vos besoins et à votre sensibilité.   Certains proposent des licences « à vie » avec mises à jour gratuite pendant un certain nombre d’années, d’autres des licences annuelles.   XMind propose désormais quatre versions : une gratuite, une version Plus,  une version Pro déclinée en licence annuelle ou « à vie ».  Ces dernières comprennent notamment le module de présentation et le diagramme de Gantt.

Attention

Si vous êtes étudiant ou si vous travaillez dans l’éducation ou le secteur non-lucratif, la plupart des producteurs de logiciels vous proposent des versions « Education » ou « Non Profit Sector » nettement moins chères que les versions courantes.  Pensez-y lors de votre achat !

L’emplacement et le système d’exploitation

Certains logiciels de mindmapping ne fonctionnent qu’en ligne.  C’est le cas de MindMeister.  Il permet la collaboration en ligne et la publication sur le Net de cartes interactives.  Mais si vous habitez ou travaillez dans un zone aux connexions plus qu’aléatoires, il vaut mieux utiliser un logiciel sur votre disque dur.  Mindomo, propose désormais une version en ligne et une version « desktop« .

Le système d’exploitation que vous utilisez sera aussi déterminant : si XMind tourne sur Mac, Windows et Linux, il n’en va pas de même pour MindMaple, disponible uniquement sous Windows et iPad.  Xmind ne tourne pas sur iPad, mais propose une véritable compatibilité avec iThoughts, probablement le meilleur programme de mindmapping pour iPad et iPhone.

MindJet propose également une version pour iPad et iPhone tandis que vous trouverez iMindMap tant sur  iPad que sur Android.  Novamind tourne sur Windows et Mac.  Mindomo travaille avec toutes les plateformes.

L’interopérabilité : pouvoir échanger avec les autres

Certains logiciels, comme Freeplane, Mindjet Mindmanager ou Novamind offrent des échanges avec de nombreux autres programmes de mindmapping.   Mais dans ce domaine, il y a encore du chemin à faire, car si vous pouvez transférer une carte d’un logiciel à l’autre sans trop perdre au niveau graphique, il n’en est généralement pas de même des données du type gestion de tâches, par exemple…

Ces logiciels permettent aussi de travailler avec la suite Microsoft.  La plupart intégrent au sein de votre carte des documents au format Word, PDF, Excel, vidéo, etc.

L’interopérabilité sera sans doute une des conditions de survie des logiciels au cours des prochaines années : seuls ceux qui permettront d’échanger avec de nombreuses applications existeront encore dans cinq ans.

Le graphisme : entre cerveau droit et conventions d’entreprise

La qualité du graphisme est importante en mindmapping : les images, les couleurs, les formes des sujets et des branches, etc. autant d’éléments qui font appel à votre cerveau droit, la partie créative de votre « ordinateur personnel« .

Mais toutes les entreprises ne sont pas prêtes à travailler avec des cartes en couleurs avec des branches organiques et envahies de « petits Mickeys« …   A vous de vérifier quelle est la sensibilité de votre entreprise à ce niveau et de vous adapter en conséquence.

iMindMap propose un graphisme très proche du dessin à la main.  Son système de dessin très intuitif le rend particulièrement agréable sur les tablettes : on dessine avec son doigt et on renoue avec des sensations tactiles proches de l’enfance.

XMind, Novamind, Mindgenius, Mindjet MindManager, et une foule d’autres logiciels proposent une qualité graphique très intéressante.  Je suis moins sensible à celui de MindMeister ou de Mindomo, mais ici, la subjectivité joue à plein.  Testez-les et adoptez celui ou ceux qui vous « parlent« .

Enfin, si votre entreprise fait appel à de nombreux graphiques – pour le business, la formation ou dans le domaine scientifique, cela vaut sans doute la peine de jeter un coup d’oeil du côté de la suite SmartDraw.  Je suis en train de la tester et je vous en reparlerai prochainement.

La collaboration : rencontre avec le web du 3e type

La collaboration n’est pas le point fort des logiciels de mindmapping.  Jusqu’à très récemment, seul Mindjet MindManager proposait une vraie plateforme collaborative en temps réel.   Les autres logiciels proposent de plus en plus souvent des solutions basées sur le transfert des cartes via un serveur – c’est le cas de XMind, par exemple – ou via échanges par mail.  Les logiciels en ligne – MindMeister, Mindomo – vous permettent d’inviter des amis à éditer votre carte.

Mais ici aussi, les éditeurs de logiciels devront s’adapter rapidement ou mourir : à l’heure du cloud computing, il est inconcevable de pouvoir travailler ensemble sur une feuille de calcul mais pas sur une mindmap qui reprend l’intégralité d’un projet d’équipe !

C’est ce qu’a bien compris l’équipe de MindMaple qui vient de sortir une version Beta Pro gratuite et collaborative : le logiciel se connecte à Google Drive et profite des fonctions de partage et de sauvegarde du cloud.  Une très belle réalisation de ce logiciel tout récent et qui permet de dessiner des cartes très élégantes.  Il offre à présent une version iPhone en plus de celles pour Windows et iPad et promet une version Mac OS pour bientôt.

Logiciel propriétaire ou open source ?

Si vous êtes du genre geek ou que votre entreprise veut personnaliser le logiciel de mindmapping pour répondre à ses besoins techniques ou à des impératifs de marque, il faut peut-être envisager l’acquisition d’un logiciel open source plutôt qu’un logiciel propriétaire.

XMind est open source, même s’il n’est pas entièrement gratuit.  Freeplane est gratuit et open source.   Vous pouvez donc travailler avec le code source de ces logiciels et créer votre propre programme.

Mais ceci est sans doute réservé à quelques happy fews.   Certaines associations préfèrent recourir systématiquement à l’open source pour des raisons idéologiques.  Je pense personnellement qu’il y a de la place pour toutes les solutions.   Du moment qu’elles répondent à vos besoins et à vos préférences.

Et après l’achat ?

Dernier critère et pas le moindre : les services après-vente. Ce n’est pas toujours le point fort des logiciels de mindmapping.  Certains proposent des services complets et très performants, comme iMindMap ou Novamind.  L’équipe de XMind est toujours prête à vous aider et répond à vos emails en un temps record.  D’autres vous ignorent superbement… ou sont injoignables !

FreePlane n’a pas de service après-vente, par définition, puisqu’il est gratuit : par contre, il dispose d’une communauté d’utilisateurs très large et très réactive où vous pouvez trouver de l’aide au moment voulu.

Et vous ?  Quel logiciel utilisez-vous ?  Et quels sont les critères qui déterminent vos choix ?

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