Catégories
Europe Travailler en Europe

Vers un « marché du travail » d’envergure mondiale

La mondialisation des « cerveaux »

Alors que la mondialisation économique gagne peu à peu du terrain, comme en témoigne l’ouverture progressive des frontières nationales, on observe un phénomène conjoint de « fuite des cerveaux ». On décrit traditionnellement ce processus comme étant l’expatriation volontaire des travailleurs qualifiés, voire très qualifiés, ces derniers souhaitant avant tout trouver des opportunités à la hauteur de leur talent ; et, en l’occurrence : ailleurs.

Un tel phénomène est symptomatique du « marché du travail » actuel. Ce dernier n’est  plus un espace relativement limité où se rencontrent offre et demande de travail national : c’est désormais un espace mondial – ou presque – où les multinationales vont à la rencontre des « cerveaux » de tout pays, et vice versa.

Face à cette réalité devenue prégnante, nul doute que l’immobilier a dû s’adapter, notamment pour encaisser la désertion et la surfréquentation de certaines zones géographiques à travers le monde.

L’immobilier mis à rude épreuve : la location de Rome à Barcelone, et au-delà…

La mondialisation du travail ne va pas sans une adaptation du marché immobilier à l’échelle mondiale. Car, bien sûr, si vous vous apprêtez à partir, comme des milliers d’individus, et que vous ne trouvez pas de location d’appartement à Rome, de location à Barcelone, ou ailleurs, selon où vous allez : comment pensez-vous vous en sortir ?

Aujourd’hui, les États ne peuvent donc plus se contenter de se regarder le nombril dans le cadre de la gestion des effectifs présents sur leurs territoires respectifs. Plus que jamais, ils doivent prendre en compte la réalité internationale du « marché du travail » actuel, et ainsi gérer les flux de personnes qui n’émanent pas seulement du tourisme. À terme, l’obtention d’une location d’appartement à Rome ou d’une location à Barcelone – pour reprendre les mêmes exemples que précédemment – ne devrait pas être une épreuve pour quiconque souhaite construire sa carrière professionnelle dans le pays adéquat.

Catégories
Chomage Europe Société

Opel : une fermeture prévisible. Et après ?

Tremblement de terre !  Coup de tonnerre !  Catastrophe ! Les métaphores vont bon train…

Pour avoir coordonné la cellule de reconversion Sabena de Charleroi et celle des Cokeries d’Anderlues, je sais ce que les fermetures et les licenciements collectifs peuvent engendrer comme souffrance, comme désespoir, comme solidarités aussi entre travailleurs d’une même entreprise et avec les autres…  Dans les deux cas, les délégués syndicaux ont accompli un travail remarquable avec sens de l’engagement que j’ai rarement vu ailleurs  (sauf peut-être chez les pompiers avec qui j’ai également travaillé et dont l’éthique du service va jusqu’au don de sa vie pour sauver celle des autres).

Mais, contrairement aux tremblements de terre – Haïti nous le rappelle brutalement – la fermeture d’Opel Anvers n’avait rien de soudain et d’imprévisible.