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Kahoot : Mobilisez vos apprenants !

Comment mobiliser vos apprenants alors que les smartphones et la démotivation ont envahi non seulement les écoles mais aussi les centres de formation ? Les applications ludiques comme Kahoot peuvent apporter un élément de réponse à cette « crise de l’attention » qui sévit dans de nombreux milieux…

  • Les apprenants sont de plus en plus dissipés.
  • Il est de plus en plus difficile de capter leur attention.
  • Les smartphones prennent toute la place.
  • Il n’y a plus moyen de garder un groupe d’apprenants une journée complète
  • etc.

Vous avez déjà entendu toutes ces plaintes ?

Manque de motivation

Stimulez l’engagement avec Kahoot

Kahoot est un système de test ludique et dynamique.

J’ai utilisé ce système avec des groupes de FLE (Français Langue Etrangère). Lorsque vous parlez à ces apprenants d’interrogation ou d’examen, subitement l’atmosphère se charge, les visages s’allongent et la dynamique de groupe retombe comme un soufflé mal cuit…

Pas si vous leur dites : on se fait un Kahoot ?

Là, la magie opère !

Kahoot est un moyen de les interroger, de vérifier leurs connaissances acquises, de tester leur niveau de compréhension d’une nouvelle matière. Exactement comme la traditionnelle interrogation sur une page blanche.

Sauf que :

Kahoot est ludique et dynamique

Kahoot se présente comme un jeu, avec animation, musique et compétition. Et ça fait toute la différence. Soudain, le groupe apathique après la pause de midi retrouve du dynamisme et de l’enthousiasme.

Page d’accueil d’un test de conjugaison française

L’élaboration et la création d’un Kahoot sont extrêmement simple : l’application vous propose plusieurs modèles. Il suffit ensuite de remplir les différentes pages du formulaire avec :

  • une question
  • de deux à quatre réponses dont au moins une est bonne
  • une illustration

Ensuite, lorsque le test est complet, vous pouvez commencer à jouer 😉

Configuration simple et complète

Lorsque vous lancez le jeu, une page de configuration apparaît. Vous pouvez dès lors paramétrer la partie :

Page de configuration de jeu

Vous pouvez choisir entre deux modes de jeu :

  • Classic : chaque joueur joue pour lui-même
  • Team : deux équipes s’affrontent

Normalement, Kahoot se joue avec des smartphones et utilise le wi-fi. Dans l’établissement où je donnais ces formations de FLE, le Wi-fi n’était pas disponible aux stagiaires. Nous utilisions donc la classe d’informatique. J’utilisais l’ordinateur du formateur pour lancer et contrôler le jeu. Chacun des apprenant était derrière son ordinateur et nous utilisions le réseau Internet cablé.

Ca ne diminue en rien la jouabilité ni le plaisir des participants…

Cette page permet de gérer :

  • le nom des participants
  • leur accès à un apprentissage personnel après la session de test (révision des questions difficiles)
  • la musique
  • la distribution aléatoire des questions et des réponses (très important pour éviter les effets d’accoutumance : la bonne réponse, c’est la 4, je me souviens de la dernière fois…)
  • certains modes de connexion

Connexion à Kahoot via smartphone

Pour jouer, il faut se connecter : rien de plus facile. Les participants peuvent utiliser leur smartphone. Voici un exemple en vidéo :

  • D’abord, avec votre navigateur Web habituel, rendez-vous sur Kahoot.it.
  • Entrez le code qui s’affiche sur l’écran de l’animateur du jeu.
  • Tapez Enter
  • Entrez un surnom ou votre nom (si votre animateur possède la version académique).
  • Cliquez sur Enter.
  • Le tour est joué : vous êtes dans le jeu !

Comment se passe une session Kahoot ?

Le formateur est l’animateur du jeu. Il contrôle l’affichage des questions.

Selon le paramétrage, la durée des questions, leur défilement peut être automatique ou réglé manuellement par l’animateur.

Les apprenants répondent aux questions en cliquant sur ce qu’ils croient être la bonne réponse (entre 2, 3 ou 4 propositions).

Le jeu s’accompagne d’une musique entraînante qui participe au côté ludique de l’expérience.

Les résultats des apprenants

L’intérêt d’une version payante de Kahoot, qu’elle soit Académique ou Business, c’est le fait de pouvoir récolter des résultats intéressants sur les participants et leur progression.

Les versions payantes de Kahott permettent de récolter une foule de résultats sous forme de feuilles Google Sheets que le formateur ou le professeur peuvent consulter, conserver, imprimer, distribuer, etc.

Résultats – Résumé des questions sur Kahoot

Ces feuilles Google Sheets peuvent également constituer des preuves de participation et/ou de réussite académiques pour les adaministrations et les pouvoirs subsidiants…

Conclusion : Kahoot, un excellent outil de blended learning

Kahoot est vraiment un outil énergisant pour les groupes d’apprenants : les tests ne sont plus perçus comme des punitions, mais comme des moments de récréation. Ce sont les apprenants eux-mêmes qui réclament : M’sieur, on fait un Kahoot ?

Des apprenants qui en redemandent

Et donc, l’évaluation continue s’impose d’elle-même.

Le piège, c’est évidemment de ne plus faire que ça. Et d’oublier qu’une formation efficace, c’est un parcours varié, qui permet aux apprenants de s’essayer à diverses pratiques. C’est vrai pour l’apprentissage des langues comme pour d’autres disciplines.

Mais avec Kahoot aussi, vous pouvez pratiquez d’autres disciplines qu’un simple test.

Dans un autre article de ce blog, je vous propose un autre niveau de participation avec Kahoot : l’organisation d’un tournoi inter-équipe avec collaboration, co-création et compétition.

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Apprendre à apprendre creativité enseignement secondaire Etudier efficacement Pédagogie

Apprentissage et créativité : adoptez la bonne stratégie !

Apprentissage et créativité ?  Oui.  Pour adopter une stratégie efficace qui VOUS convient !

Et pour créer vos propres outils et adopter des tactiques réalistes.

Et, cerise sur le gâteau : pour entretenir votre motivation à apprendre !

Quand à pense à « école » ou à « apprentissage » le premier mot qui vous vient à l’esprit n’est pas forcément « créativité« .

C’est que – pour paraphraser Montaigne – nous sommes souvent plus préoccupés par une « tête bien pleine » plutôt que par une « tête bien faite« .

Et donc, pour beaucoup, apprendre, cela se résume à se remplir la tête en vue de l’examen.  Quitte à oublier pour toujours ce qu’on a appris.

Se remplir la tête, ce n’est pas très efficace.  L’information stockée dans la mémoire ne sera pas forcément retrouvée au moment voulu.  Et si le professeur pose une question pointue, il n’est pas certain que nous pourrons réutiliser l’information dans le sens demandé.  Et encore moins que nous pourrons inventer de nouveaux concepts à partir de ceux que nous avons mémorisés.

J’ai déjà évoqué toutes ces questions ailleurs  : c’est la base de la méthode Etudier efficacement en 5 étapes que je préconise et que j’enseigne dans les Ateliers Apprendre A Apprendre.

Que vient faire la créativité là-dedans ?

Apprendre de manière créative c’est beaucoup plus efficace !  Et je vais peut-être vous étonner, mais la créativité intervient – ou devrait intervenir – à tous les stades de l’apprentissage.

D’abord, pour élaborer une stratégie d’apprentissage : quels sont mes objectifs ?  Qu’est-ce que je veux apprendre ?  Pourquoi ?  Comment bien répartir mon travail ?  Comment bien doser mes effort ?  Quelles sont les méthodes qui me conviennent bien ?  Avec lesquelles je me sens à l’aise ?

Combien d’étudiants se sont jamais posés ces questions ?  Et pourtant, elles sont essentielles si vous visez la réussite !  Car, comme l’ont démontré de récentes études, c’est moins le QI que des qualités comme la persévérance, l’enthousiasme, la capacité à se motiver qui font la différence entre élèves qui réussissent et ceux qui échouent.   Et pas seulement à l’école, mais aussi dans la vie privée et professionnelle.   Nous connaissons tous des esprits brillants mais toujours enclins à se plaindre et qui n’arrivent à se fixer nulle part, qui gaspillent leur intelligence à inventer des excuses pour ne pas avancer…

La carte ci-dessous répertorie quelques moments où l’étudiant devrait faire appel à sa créativité (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Les différentes étapes de votre stratégie d’apprentissage

Répartir son volume de travail, prévoir des pauses, concilier ses périodes d’études et de loisirs demande aussi une certaine créativité.   Pour des adolescents dont le cortex frontal n’est pas encore entièrement développé, planifier des tâches et des loisirs n’est pas facile et une aide des parents sera sans doute la bienvenue.

Quelles méthodes d’apprentissage ?

C’est la mode aujourd’hui de tronçonner les apprentissages selon que vous soyez visuel, auditif, etc.  Certains partisans des intelligences multiples vous inciteront peut-être à enfermer votre enfant ou votre adolescent dans une case prédéterminée.

Je suis convaincu qu’il est intéressant de se connaître et je suis un des premiers à apprécier les apports de Howard Gardner et à prôner la reconnaissance de toutes les formes d’intelligences… je suis aussi convaincu qu’il est dommage de se limiter et de s’interdire des méthodes d’étude efficace sous prétexte que l’on est plutôt visuel ou plutôt kinétique.

Les recherches récentes en neurosciences prouvent que le cerveau comprend et retient mieux quand on mobilise différents groupes de neurones à la fois.  La théorie des répétitions espacées nous apprend que l’oubli fait partie de la mémorisation.  Et les anciens arts de la mémoire nous enseignent ce que confirment les scanners aujourd’hui : l’association est un puissant moyen de ne rien oublier !  Ou presque…

Donc, il vaut mieux avoir à sa disposition une vaste boîte à outils dans laquelle puiser celui dont on a besoin au bon moment.

Vous viendrait-il à l’idée d’avoir dans votre boîte à outils un seul et unique marteau ?  Et de l’utiliser pour tenter de réparer votre lave-vaisselle, de remplacer une ampoule, de bêcher votre jardin ou de repeindre la façade de votre maison ?  Evidemment non.  Vous enverriez directement chez le psy toute personne qui se comporterait de cette façon !

Et pourtant, c’est ce que des millions d’étudiants de par le monde font chaque jour !  Une leçon de maths ?  On lit et relit la matière.  Un test de français ? On lit et relit la matière.  Une interrogation de géographie ? On lit et relit la matière.  Un partiel de vocabulaire anglais ?  On lit et relit la matière.

L’étudiant se fatigue et les résultats sont décevants par rapport à l’effort fourni.

Une boîte à outil adaptée à toutes les circonstances

Il faut donc étoffer votre boîte à outils : en acquérir de nouveaux pour traiter chacune des matières ou des parties de matières selon :

Si vous voulez être efficace, vous devez impérativement :

  • avoir en tête votre objectif
  • tenir compte du temps dont vous disposez
  • déterminer exactement la matière à étudier
  • adopter l’outil le plus adéquat pour atteindre votre objectif en tenant compte des facteurs précédents
  • varier les techniques au maximum pour mobiliser les différentes parties de votre cerveau

Quels sont ces outils qui devraient être présents dans la boîte de chaque étudiant ?  Ce sont ces outils que j’offrea aux participants de mes ateliers Apprendre à Apprendre.

C’est ce que je passerai en revue dans le prochain article de la série  Apprendre avec créativité 😉  A bientôt !

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Apprendre A Apprendre : un aperçu de l’atelier de Bruxelles

L’atelier Triple A : Apprendre A Apprendre de Bruxelles a été un plein succès : dix étudiants du secondaires ont découvert comment apprendre efficacement tout en s’amusant.

Apprendre, cela peut être aussi amusant qu’efficace.  Surtout quand on applique les bonnes méthodes.  Une journée d’atelier suivie de 5 semaines d’e-coaching pour changer sa façon d’apprendre.

Voici le compte-rendu de la journée et quelques exemples de réalisations des participants.

Une méthode en 5 étapes

Etudier, cela ne s’improvise pas.  Réussir ses études, cela suppose une stratégie.  Un grand mot ?  Peut-être.  Alors disons : une méthode.

Une méthode qui tienne compte de la façon dont fonctionne notre cerveau avec ses aires plus ou moins spécialisées, la manière dont il construit ses connexions, comment il comprend et mémorise, etc.

J’ai parlé abondamment ailleurs de notre méthode « Comment étudier efficacement en 5 étapes« , je ne vais donc pas y revenir trop.

La méthode consiste en 5 étapes :

  1. se mettre en projet : c’est-à-dire, bien se connaître, entretenir sa motivation, son désir d’apprendre, définir ses objectifs à long terme, etc.p
  2. Prendre contact avec le cours : s’y replonger le jour-même ou le lendemain au plus tard, prendre quelques notes, surligner, dessiner une première mindmap…
  3. Réactiver sa mémoire : s’assurer que la matière comprise est bien mémorisée.  Qu’elle est bien stockée dans notre mémoire.
  4. Réutiliser ses connaissances : mémoriser, cela ne suffit pas.  Il faut pouvoir retrouver l’information et la restituer sous la forme demandée par l’enseignant.
  5. Réviser à long terme : comment réviser ? Et quand ?  A quelle fréquence ?  Avec quelles méthodes ?

Une journée d’atelier 

La journée a démarré par un « ice-breaker ».  L’objectif était bien entendu de briser la glace et de constituer un groupe heureux de travailler ensemble.

Mais pas seulement.  Le mindmapping, outil sur lequel repose une bonne partie de la méthode, fait appel à des images et des couleurs.  Les participants se sont donc entraînés à s’exprimer autrement qu’à travers des mots.

Pour connaître mieux les participants, pour savoir quelles étaient leurs attentes par rapport à la formation, je leur ai demandé de s’interviewer mutuellement, mais en utilisant un modèle de  mindmap que j’avais dessiné  pour eux avec iMindMap.

Ensuite, je leur ai présenté le mindmapping et ce qu’on peut en faire lorsqu’on est étudiant :

Ma première mindmap

Les participants ont ensuite dessiné leur toute première carte heuristique : moi !

Voici les résultats, dont certains sont déjà très soucieux d’esthétique :

Résumer un texte

Nous sommes ensuite passés à une application très pratique du mindmapping en classe.  J’ai distribué aux participants une copie d’un article qu’ils devaient résumer sous forme de mindmap.  Voici ce que cela donne :

Interroger la matière avec CQQCOQP

Nous avons ensuite continué à explorer la matière avec la célèbre méthode CQQCOQP : une série de questions qui permettent d’entrer dans le même texte par d’autres portes.  Cette fois, nous avons utilisé le logiciel XMind pour l’étudier de manière différente : en posant une série de questions comme ceux qu’en posent les professeurs lors des examens.

Des techniques de mémorisation

Nous avons terminé cette journée intense par un petit tour des méthodes de mémorisation.  Nous avons utilisé la méthode du « palais de la mémoire » : nous avons pris une liste de 16 mots aléatoires.  Il s’agissait des ingrédients pour organiser une fête d’anniversaire.  Lucas s’est proposé et nous a restitué l’ensemble des mots sans aucune faute !

Nous avons enfin étudié l’utilisation des flash-cards en associant le dessin et les mots afin d’étudier le vocabulaire des langues étrangères.

Une évaluation sous forme de mindmap

Les participants ont enfin évalué la formation non pas en remplissant une grille, mais en complétant une mindmap réalisée avec iMindMap.

Ils sont entrés depuis ce lundi dans leur phase d’e-coaching pour 5 semaines.  Et ce pour approfondir les techniques vues ensemble, pour mieux se connaître, se tester, s’exercer à ces méthodes innovantes, dont certaines ont plus de 2000 ans d’âge…

Prochaine formation Apprendre A Apprendre : à Liège, le jeudi 23 août 2012.

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Etudier efficacement : se mettre en projet

Pourquoi j’étudie ?  Comment me motiver ?  Comment gérer mon temps ?  Comment venir à bout de cette charge de travail ?  Pourquoi me poser des questions ?  Et surtout : quelles questions ?

Cela fait beaucoup de questions ?  Tant mieux !

Dans vos études comme dans beaucoup de situations, pour avancer, vous devez vous poser les bonnes questions.

Première étape de notre étude efficace : se mettre en projet

Qu’est-ce que ça veut dire ?

(Cliquez sur la carte pour l’agrandir.  Cliquer ici pour la télécharger depuis Biggerplate)

Première étape de la méthode : se mettre en projet

Cela veut dire que vous allez poser quelques balises avant d’aller plus loin.

Avant de partir en voyage, vous choisissez une destination, une date, le moyen d’arriver à bon port, de quoi ramener quelques souvenirs – photos, caméra vidéo, objets typiques, etc.

Subitement, tout vous rappelle votre désir de partir : vous devenez attentif à tout ce qui se rapporte à votre voyage.  Reportages, affiches, musiques, visages.  Vous percevez autour de vous des choses dont vous n’étiez pas conscient auparavant.  Elles étaient là, mais vous ne les perceviez pas.  Maintenant, si.  Parce que vous êtes en projet de voyage !

Faites la même chose pour vos études.  C’est un long voyage.  Mettez-vous en projet d’études !

1. L’envie d’étudier… et de réussir

Jamais vous ne réussirez vos études si vous n’en avez pas envie…  Il faut donc vous motiver…  Qu’est-ce qui me motive ?  Qu’est-ce qui me donne envie d’étudier ?

Le psychologue Victor Vroom a défini la motivation comme ceci : « je suis motivé quand mon objectif est important pour moi, que j’ai confiance dans ma capacité à l’atteindre et que je m’en donne les moyens« .

Chacun des termes est importants : si l’un manque, l’équation n’est plus juste et je perds ma motivation.  Il faut un objectif.  Cet objectif doit être important pour moi : pas pour mon prof, mes parents ou ma copine (ou mon copain) !  Il faut que j’ai confiance en ma capacité à atteindre cet objectif.  Et il faut encore que je m’en donne les moyens.

On n’est pas motivé pour tout.  On est motivé par certaines choses.  A l’intérieur et à l’extérieur des études.  C’est cela qu’il faut trouver.  Ce qui ME motive MOI.

Car la motivation est source d’énergie.  Elle améliore l’attention – je deviens subitement attentif à tout ce qui peut m’aider dans mes études.  Elle favorise une meilleure compréhension, car quand je suis motivé, je suis plus actif.  Et elle augmente mes facultés de mémorisation, car quand je suis actif et attentif, mon cerveau fonctionne mieux.

2. Me connaître – Savoir ce que je veux

Qu’est-ce que la réussite pour moi ?  Si je n’ai pas de définition de la réussite, je risque de ne jamais réussir…

  Est-ce que je veux :

C’est la réponse à ces questions qui m’aidera à définir ma stratégie d’apprentissage et les méthodes les plus adaptées pour moi !

3. Me donner des défis

Si mes études ne constituent pas un challenge, quelque chose qui me résiste, ma motivation retombera très vite.  Mais « réussir mes études« , ce n’est pas un objectif.  C’est un voeu pieux…

Découpez vos études en tranches.  En objectifs.  Prenez comme but à long terme le métier, la profession, le statut que vous visez : je veux être comédien, ingénieur, plombier, pilote d’hélicoptère, comptable, femme d’affaires…

Voyez-vous dans ce rôle.  Caressez votre rêve, chouchoutez-le.

Et puis ensuite, donnez-vous des étapes réalistes.  Donnez-vous des objectifs par cours, par trimestres, etc.  Des objectifs Smaart, comme ici !

Vous avez réussi ?  Vous avez cartonné dans vos interros au-delà de toute espérance ?  Récompensez-vous !  Faites-vous plaisir.  Vous l’avez bien mérité, non ?

Pratiquez aussi la pensée positive : nous sommes ce que nous pensons.  La pensée positive entretient une vision positive et donc votre motivation à aller plus loin…

4. Etre responsable de mes études

a. Assumer mes réussites

J’ai réussi : j’en suis fier !  J’ai mis les choses en place pour réussir.  J’ai entretenu ma motivation, j’ai investi du temps, de l’énergie, j’ai employé des méthodes adéquates.  Et ça a payé !

Ne vous endormez pas trop vite sur vos lauriers.  Mais assumez fièrement votre réussite !

b. Analyser et assumer mes erreurs

: j’ai raté quelque chose.  Pourquoi ?  Je n’ai pas bien compris la question ?  Je n’ai pas suffisamment étudié ?  J’ai répondu à côté de la plaque ?

Reconnaître ses erreurs, les assumer, les analyser permet de ne pas les reproduire.  Une erreur n’est pas une « faute » !  C’est une étape cruciale et naturelle du processus d’apprentissage.  Donc pas de complexe !  Encore moins de culpabilité !

c. Gérer ma charge de travail

Etre reponsable de mes études, cela signifie aussi gérer intelligemment ma charge de travail : être réaliste par rapport à mes ressources.  Etre réaliste par rapport au temps disponible.

La méthode Getting Things Done peut aider, de même que la méthode Pomodoro et l’application Focus Booster, par exemple.

d. Prendre soin de moi et de ma santé

Cela veut dire aussi prendre soin de soi :  de sa santé.  De son alimentation aussi.

Alcool, drogue, junk food, manque de sommeil : ce sont les pires ennemis de votre cerveau !

Chouchoutez votre cerveau :  c’est un cadeau des dieux, l’organe le plus complexe de l’univers.  Prenez-en soin comme de votre meilleur ami : donnez-lui la meilleure nourriture, l’oxygène le plus pur, l’exercice le plus stimulant.

e. Comprendre et gérer mon stress

Je ne vais pas m’étendre ici sur le stress : je parle du stress et de sa gestion dans un autre billet.  Le stress n’est pas une mauvaise chose en soi.  Nous avons besoin d’une certaine dose d’adrénaline pour avancer.  Ce qui est mauvais, c’est un stress paralysant lors d’une épreuve.  Ou un stress prolongé, qui détériore notre santé physique et mentale.

Je vois trop d’étudiants complètement démolis par le stress.  Leur stress, mais aussi celui des parents qui, avec les meilleures intentions du monde, ajoutent un fardeau inutile sur les épaules de leurs rejetons…

Gérer son stress, ses émotions, cela s’apprend.  Vous pouvez aussi faire appel à un coach si vous sentez que vous perdez pied, que vous êtes trop loin pour vous en sortir seul.  Une oreille attentive et quelques séances peuvent débloquer une situation qui vous empoisonne la vie depuis un certain temps…

5. Me poser des questions

Encore ?  Oui.  Gaston Bachelard avait coutume de dire : toute connaissance est une réponse à une question.

Mais surtout, rester en questionnement vous permet d’entretenir la machine en mouvement : cela entretient votre motivation.  Les nouvelles questions que vous vous posez vous apporteront de nouvelles réponses, mais aussi de nouvelles questions.

Cela vous incitera aussi à ne pas trouver que LA bonne réponse.  Mais aussi à chercher des solutions alternatives.

Cela changera inévitablement votre regard sur vous-même, sur les autres et sur le monde.  C’est LA condition essentielle pour progresser.  Pour que vos études fassent de vous autre chose qu’un chasseur de diplôme : un étudiant heureux !

C’est tout le mal que je vous souhaite 😉

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Comment étudier efficacement en 5 étapes

Comment étudier ?  Comment comprendre et retenir la masse incroyable de matière vue au cours ?  Quelles techniques bien utiliser pour bien mémoriser ?  Et comment répondre aux questions du prof ? Comment ne pas être trop stressé pendant une épreuve ?

Vu le nombre d’ados désemparés devant leur feuille blanche lors des examens, il semble bien que la dernière matière enseignée au programme soit « Apprendre A Apprendre »…  

Pourtant, apprendre cela s’apprend.  Certains découvrent LEUR méthode idéale d’apprentissage avant les autres, mais avec un peu d’astuce et de persévérance, tout le monde peut y parvenir.

Tout le monde peut appliquer ces méthodes d’apprentissage et améliorer ses performances.

(Cliquez sur la carte pour la voir sur Biggerplate.  Vous pouvez la télécharger gratuitement.  Et retrouver d’autres exemples de cartes heuristiques sur le groupe Mindmaps francophones.)

Une méthode en 5 étapes pour investir dans la connaissance

Je reviendrai sur chacune de ces étapes lors de prochains billets, mais faisons d’ores et déjà un petit tour d’horizon de cette méthode d’étude efficace en 5 étapes.  Vous trouverez aussi à cette adresse, des outils gratuits mieux étudier selon les étapes de ma méthode : les 5 « R » !

1. Reboostez votre motivation (Vers la page Se mettre en projet)

Apprendre, cela demande d’abord de la motivation.  Pourquoi est-ce que je veux apprendre ?  Cela vient-il de moi ?  De mon entourage ?  De mes professeurs ?  Pourquoi étudier les mathématiques ?

Quels sont mes objectifs ?  Qu’est-ce que je veux apprendre ?  Et en combien de temps ?  En y consacrant quelle quantité d’énergie ?

Autant de questions qui vous font avancer et diminuent d’autant votre stress que vous regagnez une certaine maîtrise de vos études.  Rien n’aide autant à réussir que la réussite !  Réussissez quelques petites choses, reprenez les commandes.  Et vous gagnerez de la confiance en vous, une nouvelle envie d’aller plus loin !

2. Reprenez contact avec le cours (Vers la page Prendre contact avec le cours)

N’attendez pas la veille des examens pour ouvrir votre cours !  Le soir-même, à la maison, ouvrez-le de nouveau.  Reprenez contact.  Rappelez-vous ce que le professeur en a dit.  Prenez éventuellement quelques notes rapides.  Pourquoi pas une mindmap sommaire ?  De quoi vous remettre la structure de ce cours en mémoire ?

3. Réactivez votre mémoire (Vers la page Réactiver sa mémoire)

Le secret de la mémorisation, c’est d’abord de comprendre, ensuite de répéter : il ne s’agit pas d’apprendre par coeur, mais bien de comprendre, de créer des liens entre les éléments, entre les parties du cours, entre les différents cours.  Recréer une mindmap, refaire quelques exercices, reposer quelques questions, autant de moyens de réactiver votre mémoire.

4. Réutilisez la matière (Vers la page Réutiliser la matière)

Vous avez emmagasiné une certaine quantité d’informations.  Il est temps d’aller plus loin : de la transformer en connaissance mobilisable !  C’est-à-dire de vous approprier la matière, de la relier à ce que vous connaissez déjà.  D’activer des zones du cerveau qui vous permettront de répondre à des questions.  De présenter ce que vous savez avec vos mots.  De réorganiser vos connaissances.

Pour cela, ne vous contentez pas de relire encore et encore.  Utilisez votre matière en jouant, avec des flashcards réalisées à la main ou encore avec un logiciel comme Studyblue  ou comme Cérego par exemple.  Vous pouvez aussi réaliser vos flashcards Anki à partir d’une carte mentale XMind avec l’application XMind2Anki.  Ces logiciels et applications se basent sur la théorie des répétitions espacées.

En posant des questions, en explorant d’autres versions du même cours sur Internet ou dans un livre, en expliquant à quelqu’un d’autre comment cela marche…

5. Révisez à long terme (Vers la page Réviser à long terme)

Lorsque vous apprenez de nouvelles choses, votre cerveau crée de nouvelles connexions.  Il relie vos nouvelles notions à celles que vous connaissez déjà.  Mais, pour que ces connexions se stabilisent et deviennent vraiment de la mémoire à long terme, votre cerveau a besoin d’environ trois mois.  C’est le temps qu’il lui faut pour consolider de  nouveaux acquis.  Programmez donc votre étude suffisamment tôt pour apprendre à très long terme les notions dont vous aurez besoin à l’avenir.

Facilitez la tâche de votre cerveau : répéter les exercices, variez les points de vue, relisez vos notes, recréez vos cartes mentales, réexpliquez à votre meilleur(e) ami(e) les détails les plus difficiles.  Prenez du plaisir à apprendre !

Je reviendrai sur toutes ces étapes et sur les outils utilisables lors de chacune d’entre elles.  Ils sont nombreux et certains vous conviendront mieux que d’autres selon votre personnalité, votre profil d’étudiant ou vos canaux sensoriels privilégiés.

Avant vos prochaines sessions d’examens, participez à une de nos formations J’apprends plus efficacement : une journée de formation en présentiel suivie de quelques semaines de ressources gratuites en ligne et vous maîtriserez l’ensemble de cette méthode !

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Entretien d’embauche : LA question qui fait la différence

Que dire lors d’un entretien d’embauche pour faire LA différence entre VOUS et les AUTRES candidats ?  Il y a une seule question qui doit vous préoccuper une fois que vous avez choisi de postuler pour une entreprise.  Y répondre avant qu’on vous la pose fera de vous LE candidat idéal.  Alors qu’est-ce que vous attendez ?

Je suis toujours un peu énervé quand je lis sur des sites : les « 10 questions-pièges des recruteurs » !  Ou encore :  « Entretiens d’embauche : comment répondre aux questions-pièges« , etc.  Comme si l’entretien d’embauche était une épreuve du genre « preux chevalier contre vilain dragon« .

Pourtant, il y a une question que le candidat lui-même DOIT SE POSER AVANT tout entretien d’embauche.  Une question à 50 millions d’euros (au moins !) qui vous guidera tout au long de l’entretien et fera LA différence entre vous et les autres candidats.

Cette question, vous devez vous la poser et y répondre avant que le recruteur vous la pose.  Bon, assez fait durer le suspense, cette question, c’est :

LA question !

Qu’est-ce que je peux apporter à votre entreprise ?

C’est la seule question qui intéresse vraiment le recruteur et c’est celle qu’une écrasante majorité de candidats négligent.  Pire : ils l’ignorent…

Et pourtant : pourquoi le recruteur vous embauchera-t-il VOUS et pas un autre ?  Parce que vous lui apportez ce qu’il recherche :  de la jeunesse ou de l’expérience, de l’enthousiasme, des compétences techniques inédites, une faculté d’intégration immédiate dans une entreprise, une maîtrise d’une ou plusieurs langues étrangères, une curiosité à toute épreuve, un goût inné pour les nouvelles technologies, la connaissance du marché, un réseau de clients ou de partenaires possibles, une bonne santé, le goût des voyages ou du travail à l’extérieur, etc.

D’abord, connaissez-vous vous-même !

C’est vous qui vous connaissez.  Ou en tout cas qui devriez…  Pour cela, il existe plusieurs techniques.  En France, le bilan de compétences est généralisé et un rendez-vous avec votre conseiller Pôle-Emploi peut faciliter les choses.  En Belgique, le Forem offre aussi un panel de services aux demandeurs d’emploi.

Vous pouvez aussi vous faire coacher.

Mais l’essentiel est de bien vous connaître.  De savoir où vous en êtes, là, maintenant.  Quelle est votre expérience ?  Quelles sont vos compétences ?  Quels sont vos points forts et vos points faibles ?  Que valez-vous aujourd’hui sur le marché de l’emploi ?

L’expérience me dit qu’environ un candidat sur quatre sait  quel salaire il désire.  Une proportion encore inférieure souhaite un salaire réaliste par rapport au marché de l’emploi actuel dans la région qu’il vise…

Ensuite, connaîssez à fond l’entreprise où vous voulez travailler !

Je sais, je me répète.  Et ce n’est pas fini.  Mais trop de candidats postulent pour un emploi dans une entreprise qu’ils ne connaissent pas du tout.

D’où, deux problèmes fondamentaux :

  • ils ne connaissent pas du tout les conditions de travail de cette entreprise
  • ils n’ont aucune idée de ce qu’ils peuvent offrir à cette entreprise en particulier
Vous avez envie de travailler dans une boîte à l’ambiance détestable ? qui paie mal et systématiquement en retard ? qui tolère que ses cadres méprisent voire harcèlent leurs employés ? qui a une réputation tellement déplorable que son nom fera comme une tache sur votre CV ?
Pas moi.  Il y a des patrons qui ne vous méritent pas.  Un petit tour sur Internet, quelques coups de fils, quelques contacts bien choisis au sein de l’entreprise pourront vous en apprendre davantage.

Adoptez la stratégie adéquate

Votre récolte d’informations sur Internet et vos contacts sont positifs ?  Vous avez vraiment envie de travailler pour cette entreprise ?  Vous voulez vraiment ce job ?
Posez-vous alors LA question : qu’est-ce que je peux apporter à cette entreprise ?
Moi, Jean Dupont ou Thibault Albert Marie de La Marque de la Roche Tordoir ?  Qu’est-ce qui dans mon profil correspond à la demande de cette entreprise ?  Qu’est-ce que j’ai que les autres n’ont pas ?  Dans mon expérience.  Dans ma formation.  Dans mon parcours.  Dans mes hobbies.  Dans mes relations.  Dans mes traits de caractères.  Etc.
Tous ces éléments vont vous aider à déterminer votre stratégie de séduction de cette entreprise : quel type de lettre de candidature allez-vous envoyer ?  Quel type de CV ?  Qu’allez-vous écrire dans ces deux documents qui constituent l’artillerie lourde de votre campagne de marketing ?

Un fil conducteur pour un entretien d’embauche positif

Cette question constituera  aussi le fil conducteur de votre entretien d’embauche.  Lorsque le recruteur vous demande « parlez-moi de vous » ou quelque chose de ce style.  Généralement une des premières sinon la première question qu’il posera.  Au lieu de vous lancer sur l’habituelle – et très ennuyeuse –  liste de vos études et de vos entreprises précédentes.
Dites-lui plutôt quelque chose comme : « j’ai postulé chez vous car votre entreprise…. (ressortez-lui les éléments positifs que votre recherche a dégagé; montrez-lui que vous êtes séduit par l’entreprise.  Que vous avez vraiment envie de travailler ici et pas ailleurs).  Et ensuite, dites-lui quelque chose du genre : « Je pense que je pourrait apporter à votre entreprise… »  Et là, redonnez-lui les apports uniques que VOUS pouvez offrir à cette entreprise unique.
Parions que vous serez l’un des rares, sinon le seul candidat à opérer de cette façon-là.
Dans 90 % des entretiens – et je suis gentil – les candidats pensent à eux-mêmes.  Ils en oublient totalement l’entreprise et ce qu’elle recherche.
Soyez parmi les 10 %  de gagnants qui raflent le poste à tous les coups.  Ou presque.
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Quel type de CV pour quelles circonstances ?

Vous avez entendu parler de plusieurs types de CV ?  Chronologique, par compétences ou mixte…  Et vous ne savez pas trop lequel adopter ?  Voici quelques explications qui vous permettront de choisir le bon type de CV selon les circonstances !

Les spécialistes parlent de CV chronologiques ou antichronologiques, de CV par compétences ou de CV mixtes ?  Qu’est-ce que c’est que ça ?  Voici quelques explications pour vous aider à y voir plus clair.

Trois grands types de CV

Il faut savoir qu’il y a trois grands types de CV classiques :

  1. le chronologique
  2. par compétences
  3. mixte

1. Le CV chronologique ou antichronologique

C’est le plus connu : le CV classique présentant votre parcours professionnel par rubriques.  A l’intérieur de chaque rubrique – Formation, Expérience professionnelle, etc. – les items sont classés par ordre antichronologique (on dit aussi antéchronologique), c’est-à-dire du plus récent au plus ancien.

C’est le plus utilisé, celui que tout le monde utilise ou presque.  Peut-être parce que c’est le plus simple à mettre en oeuvre.

Attention : si vous optez pour le format antichronologique – du plus récent au plus ancien – gardez-le pour TOUTES les rubriques de votre CV ! J’ai vu trop de candidats qui présentaient leur expérience professionnelle sous ce format et qui listaient leurs études et formations dans l’autre sens…

Soyez cohérent ! N’obligez pas le recruteur à faire des va-et-vient à travers les différentes rubriques de votre CV : il n’en a pas le temps !  Votre CV sera jeté à la poubelle sans pitié à la moindre ambigüité !!!

Est-ce le plus efficace ?

Avantages :

  • Clair, simple et facilement compréhensible
  • Rassurant, car c’est le type de CV le plus connu de tous, candidats et recruteurs
  • Correspond bien aux carrières linéaires (20 ans dans la même entreprise, par exemple)

Inconvénients :

  • C’est LE CV de Monsieur ou Madame Tout le Monde : difficile de se distinguer vraiment avec ce type de document passe-partout…
  • Il attire immédiatement l’attention sur les « trous » de votre CV : interruption de carrière pour grossesse, maladie, accident ou éducation des enfants
  • Il ne convient pas du tout aux personnes qui ont changé d’emploi ou d’orientation au cours de leur carrière.  Or, cette situation est de plus en plus fréquente, même si beaucoup de recruteurs ne l’ont pas compris et restent terriblement conservateurs dans leurs perception des candidats

2. Le CV par compétences

Contrairement au précédent, il ne contient aucune date, aucune référence à votre parcours en tant que tel.  Il détaille vos compétences et donne – souvent – la liste des entreprises pour lesquelles vous avez travaillé.

C’est le moins utilisé, probablement pour deux raisons :

  • on ne sait pas trop comment le présenter
  • il est difficile à structurer de manière efficace sans se perdre dans des généralités ou sans écrire trois pages

Il ne suffit pas de lister vos compétences : encore faut-il leur donner de la crédibilité en les décrivant de façon claire et en leur apportant de la consistance par des informations concrètes – nom de l’entreprise, type de poste, mission, réalisations, résultats, etc.  Tout ce qui peut aider le recruteur à visionner le film de votre expérience professionnelle doit être mobilisé.    D’autres part, les recruteurs ne sont pas tenus de vous croire sur parole…

Avantages :

  • C’est celui qui met le mieux en avant vos compétences – forcément
  • C’est donc celui qui vous permettra de vous distinguer des autres candidats sur les compétences-clés du CV : si on demande un comptable familier de la consolidation des comptes et que c’est votre spécialité, cela figurera en avant-plan de votre CV et si les autres concurrents ne peuvent pas faire la même chose, vous marquez des points…
  • C’est le plus facile à adapter en fonction du poste : vous mettez à l’avant-plan les compétences qui correspondent le plus à ce qui est demandé dans l’annonce
  • C’est l’idéal si vous avez une ou plusieurs interruptions assez longues dans votre carrière : maladie, accident, période de chômage assez importante…  Autant de points noirs susceptibles de détourner les recruteurs de votre candidature

Inconvénients :

  • l’inconvénient majeur : la plupart des recruteurs n’aiment pas ce type de CV.  Plus par manque de temps que pour autre chose : quand vous avez moins d’une minute pour lire chaque CV, vous ne pouvez pas vous offrir le luxe de déchiffrer des documents longs et dont la structure ne vous est pas familière…
  • Il est difficile à structurer efficacement : par où commencer ? Où s’arrêter ? Faut-il classer par domaines de compétences ?  Par secteur ?
  • Il a tendance à allonger le CV, ce que les recruteurs détestent.  Car la plupart des candidats veulent tout dire et donc ne ciblent pas suffisamment les compétences requises pour le poste.  Un conseil : ciblez les compétences vraiment cruciales pour le poste et laissez le reste pour la lettre de candidature et l’entretien d’embauche

Cliquez sur la carte pour la visionner et/ou la télécharger en format PDF.

3. Le CV mixte

C’est mon préféré !  Ça tombe bien, c’est aussi le préféré de nombreux recruteurs !

Pourquoi ?  Parce qu’il présente l’avantage de nous donner immédiatement vos compétences-clés pour le poste souhaité et donc qu’il facilite le travail !  Vous n’aimez pas qu’on vous facilite la vie, vous ?

En réalité, il allie les qualités des deux précédents : une très bonne visibilité des compétences-clés et une très bonne lisibilité de votre parcours.

On peut donc décider très vite si vous êtes un candidat à inviter pour un entretienou pas !

Comment fonctionne le CV mixte ?

Le principe est simple : en début de CV – le premier tiers – vous présentez vos compétences-clés par rapport au poste souhaité.  Ensuite, vous continuez votre CV sous forme antichronologique et vous gardez les compétences secondaires pour les rubriques habituelles et pour la lettre de candidature.

Le plus difficile dans la rédaction de ce CV est :

  • de déterminer les compétences-clés requises pour le poste
  • se limiter dans la présentation du haut de CV à ces compétences

Avantages :

  • A la fois clair et axé sur les compétences-clés du poste souhaité
  • Donne en même temps une bonne lisibilité de votre parcours
  • Facilite donc le travail des recruteurs en distinguant plus facilement les candidats correspondant au poste
  • Pour les postes à responsabilités, les profils polyvalents ou d’experts, il permet de donner tout de suite l’éventail de vos compétences dans différents domaines ou – au contraire – de mettre l’accent sur vos savoir-faire très spécifiques

Inconvénients :

  • Difficile pour certains candidats d’identifier les compétences-clés pour le poste
  • Demande un esprit de synthèse particulièrement développé pour ne pas écrire des CV de 3 à 5 pages
  • Difficile à structurer : il faut garder un bon équilibre entre les compétences-clés du haut du CV, les rubriques habituelles du CV et la lettre de candidature

Mais le jeu en vaut la chandelle : si vous avez bien préparé votre recherche d’emploi par une bonne analyse de vos compétences, vous disposerez d’un éventail de vos savoir-faire et vous pourrez ainsi sélectionner ceux qui correspondent au mieux au poste recherché.

Petit rappel :

si vous ne savez plus très bien la différence entre qualités et compétences, visitez cette page où je fais la distinction.

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La recherche d’emploi : une lettre de motivation pas trop classique…

Vous êtes à la recherche d’un emploi ?  Vous n’êtes pas tout seul !

Cela vous le saviez, mais connaissez-vous la méthode Sellig pour chercher du travail ?

Non ?  Alors, jetez un coup d’oeil sur cette vidéo…  Résultats non garantis !

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SOS Emploi 2011 : c’est reparti !

Vous êtes demandeur d’emploi ?  Et vous voulez donner un petit coup de turbo à votre recherche ?

SOS Emploi peut être l’opportunité de vous ouvrir de nouvelles perspectives.

En effet, tout comme le 28 septembre dernier, References.be, Bel-RTL, RTL-Info.be et le journal Le Soir vous proposent nonseulement de dialoguer avec des spécialistes de la recherche d’emploi, mais aussi :

  • de découvrir de réelles offres d’emploi (plus de 200 lors de l’édition de septembre 2010)
  • de visiter des sites spécialisés en recherche ou en informations sur l’emploi
  • de déposer votre CV en ligne sur le site de Références.be pour le rendre visible aux employeurs
  • Etc.

Ne ratez pas ces opportunités et rendez-vous sur la page web SOS Emploi !

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Comment ne jamais décrocher un emploi ! (1)

Envie de rester à la maison ?  De ne plus jamais louper un épisode de Derrick ?  De battre votre crétin de beau-frère à la Playstation ?

Oui, mais la pression se fait de plus en plus forte : vous devez trouver un job !

Pas de panique !  En suivant nos conseils, vous devriez éviter n’importe quel job pour les 20 prochaines années… Nous ne pouvons vous garantir 100 % de réussite : on est jamais à l’abri d’un coup de chance !  Mais en suivant scrupuleusement notre méthode, nous pouvons vous assurer au moins 98 % de chances… de ne jamais trouver de boulot !  de ne jamais vous voir offrir le job de vos rêves…  de ne jamais devoir vous lever le matin pour aller gagner votre croute…

Notre garantie

Au cours des prochaines semaines , nous allons distiller de précieux conseils pour passer entre les mailles du filet, des tuyaux (quasi)infaillibles pour être invisible face aux recruteurs, des recettes-miracle pour ne jamais être invité à un entretien d’embauche !

Et si, malgré tout, un employeur inconscient vous conviait à une interview pour un job, ne vous inquiêtez pas : nous avons aussi des stratégies d’évitement qui vous assureront de sortir de son bureau… sans avoir signé de contrat.   Nous nous y engageons !

Leçon numéro 1 : je prends n’importe quel job !

Cette petite phrase n’a l’air de rien, elle parait tout à fait anodine, suprêmement inoffensive…  Il n’en est rien ! 

En réalité, c’est quasiment une arme de destruction massive !

Tous les spécialistes du recrutement, tous les experts en développement personnel vous le confirmeront à longueur de pages ou de débats télévisés : pour réussir, il faut se concentrer sur un objectif, savoir exactement ce que l’on veut, focaliser toute son énergie sur un seul point…

En visant un job précis, qui vous correspond exactement, vous maximalisez vos chances de l’obtenir…  Ca ne va pas, non ?  Donc, vous savez ce qu’il vous reste à faire : claironnez partout, à qui est prêt à vous entendre :

– « Moi, je prends n’importe quel boulot !  N’importe quoi, c’est bon ! »

 De cette façon, vous donnerez vraiment l’impression que vous n’êtes bon à rien; que rien ne vous intéresse;  qu’on peut vous traiter comme une carpette puisque vous n’avez aucune considération pour vous-même.  Si vous ne vous intéressez pas sufisamment à vous-même pour choisir un job qui vous convient, pourquoi un patron ou un recruteur devrait-il s’intéresser à vous ?

Croyez-nous : c’est une arme redoutable !!!

Et si tout de même, on vous prenait au mot ?  Si, malgré tout, un patron vous proposait n’importe quoi ?

Entre nous, le risque est vraiment minime, mais soyons honnête : il existe.  Le risque, c’est qu’on vous confie un boulot merdouilleux, dont personne ne veut, qui ne présente vraiment aucun intérêt et mal payé par-dessus le marché…  C’est vrai.  Mais notre expérience nous dit que :

  1. Il y a vraiment peu de chances pour que cela vous arrive
  2. Si cela vous arrive, cela ne durera pas longtemps : personne ne reste longtemps dans un boulot pareil, vous pas plus qu’un autre

Donc, premier instrument dans notre stratégie d’évitement de l’emploi :

« N’importe quoi, pour moi, un boulot, c’est bon ! »

Répétez cette phrase devant un miroir, dans le bus, sous la douche…  En peu de temps, elle va vous coller au corps, faire partie de vous, devenir une seconde nature.   Vous en serez tellement convaincu que vous oublierez qu’il  s’agissait d’une simple stratégie, au départ…  Et vous éviterez à peu près tout ce qui existe en matière d’emploi…

Elle est pas belle, la vie ?

Prochaine leçon : surtout ne pas se poser de questions !