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Mémorisez rapidement du vocabulaire avec les flashcards

Vous devez étudier de  nouveaux mots anglais ou néerlandais pour vos examens ?  Et vous ne savez pas par où commencer ?

Les « flashcards » peuvent sans doute vous tirer d’affaire.  Et quelques exercices complémentaires renforceront votre mémorisation.

Les flashcards sont très utilisées dans le monde anglosaxon.  Et très peu chez les francophones.

C’est dommage, car elles constituent une technique très simple et très efficace de retenir du vocabulaire français ou étranger.

Le principe est très simple.  Sur une face de votre carte, vous placez le mot étranger à connaître.  Par exemple : « thoroughfare« .  Et de l’autre, le mot français : « grand route, avenue, artère« .

Jouez à fond les associations pour mieux retenir !

Je vous conseille de ne pas vous limiter à ces deux éléments.  Mais de jouer à fond la « carte » des associations.

Sur le côté anglais, ajoutez un dessin de votre crû : dessinez une route ou une avenue.  De cette façon, vous gagnerez encore en efficacité.

Allons encore plus loin.  Un des cauchemars des francophones lorsqu’ils étudient l’allemand ou le néerlandais, est le genre des mots.  En effet, les langues germaniques ont non pas deux, mais trois genres : masculin, féminin et neutre.

Les trois genres néerlandais : masculin, féminin et neutre.

Même s’il existe des règles, illustrées ci-dessus, il n’est pas évident de retenir le genre de tous les noms.  D’autant que cette règle, comme souvent, comprend de nombreuses exceptions.

Le plus simple est donc de s’inventer un code.  Et de jouer sur les sons.

Des associations visuelles et sonores pour renforcer la mémorisation

Prenons un exemple.  Comment dit-on « lapin » en néerlandais ? Oui, « konijn« , vous avez raison !

De quel genre est l’animal ?  Du genre neutre.

Comment allez-vous retenir le mot, sa sonorité particulière et son genre en une seule carte ?

Nous allons associer tous ces éléments pour construire une carte unique.

Pour le genre neutre, décidons d’utiliser le code « drapeau suisse ».  Tout le monde sait que la suisse est un pays neutre.

Het konijn : j’écris donc le nom et son article sur le recto de la carte.  Et j’écris « lapin » sur le verso.

Pour renforcer la mémorisation par les associations, je vais donc dessiner un lapin.  Mais un lapin dans une situation particulière.

Konijn, en néerlandais, se prononce presque comme « cône nain ».  Je vais donc placer un lapin géant sur un cône nain.  Un de ces cônes utilisés pour la circulation routière, par exemple.

Et pour être certain de ne pas oublier le genre de mon lapin, j’ajoute au dessin un drapeau suisse.

Flashcard vocabulaire néerlandais

La puissance des associations pour apprendre une langue

Vous trouvez ça ridicule ?   Vous avez raison : c’est ridicule !

C’est d’ailleurs pour ça que ça marche !

Que retenons-nous le mieux ?  Ce qui nous étonne, nous effraie, nous fait rire : tout ce qui sort de l’ordinaire, de la routine, du « normal ».   Les anciens le savaient et utilisaient abondamment les associations ridicules.  Plus c’est débile, mieux ça marche !

C’est une des raisons pour lesquelles les écoles ont banni ces méthodes.  Et aussi parce que les associations obscènes sont particulièrement efficaces…  Ce qui choquait profondément certains professeurs, souvent des religieux catholiques ou protestants, ces derniers condamnant aussi l’usage des images comme relevant de l’idolâtrie…

Ce qui fonctionne, ce qui fait qu’on retient des mots difficiles, des sonorités si éloignées de celles de notre langue, c’est l’association d’éléments sensoriels différents : la vue, l’ouïe.  Et les éléments ridicules qui s’ancrent profondément dans notre esprit.

Une fois de plus, c’est la mobilisation de groupes de neurones différents qui renforce la mémorisation.

Quand et comment les utiliser ?

Utilisez cette méthode pour mémoriser des listes de mots ou de faits.  Des mots de vocabulaire étrangers, des notions scientifiques difficiles, des formules de mathématiques.

Mélangez les cartes, tirez-les une à une et tenter de deviner la traduction ou la signification du mot qui se cache sur l’autre face.  Si vous réussissez, mettez les cartes à droite. (Ne l’étudiez plus avant un moment : ménagez vos ressources mentales, inutile de perdre de l’énergie à réétudier ce que vous connaissez déjà !)

Lorsque vous ne trouvez pas la réponse, regardez la carte et posez-là à votre gauche.  Recommencez avec le paquet de gauche jusqu’à ce que vous réussissiez avec toutes les cartes…

Et puis, selon le principe des répétitions espacées, oubliez le tout pendant quelques jours.  Et puis recommencez le processus entier.  Vous serez étonné de vos progrès !

Si vous ne savez pas dessiner ou si vous êtes un fana d’informatique, il existe également des logiciels de création de flashcards, en ligne, sur Androïd ou sur iPhone.  J’ai testé pour vous Studyblue que je trouve extraordinaire de simplicité et d’efficacité !  Il existe aussi une application appelée XMind2Anki, réalisée par mon ami Bruno Martin, et qui transforme les mindmaps XMind en flashcards Anki.  Vous conjuguez ainsi les avantages des deux méthodes !

Utilisez les flashcards pour mémoriser, mais variez les méthodes d’apprentissage

Attention :  ne vous contentez pas de cette méthode, même si elle est très efficace !

Lorsque vous rencontrez un nouveau mot dans un livre, par exemple, notez la phrase entière dans laquelle vous l’avez trouvé.  Cela contextualise le mot.  Ensuite, créez vous-même de nouvelles phrases avec le mot que vous venez de découvrir. 

Créez des textes à trous où vous devrez le replacer.  Cela aussi aide à contextualiser.

Jouez au Pictionary avec quelqu’un d’autre.  Expliquez-lui la signification du mot.  Dessinez-le.  Mimez-le.  Tout cela renforcera votre compréhension.

Une fois de plus, espacez les séances et variez les outils et méthodes.

Bon travail et bonne chance 😉

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Etudier avec le mindmapping et CQQCOQP : la ligne du temps

Résumer un texte est une excellente façon de préparer la compréhension et la mémorisation en vue d’un examen.

Mais cela ne suffit pas.  Je vous propose d’aller plus loin avec la méthode CQQCOQP et quelques fonctionnalités intéressantes d’XMind.

Hier, nous avons vu un exemple de résumé de texte réalisé avec XMind.  Ce résumé correpond aux étapes 2 et 3 de notre méthode Etudier efficacement en 5 étapes : prendre contact avec le cours et réactiver la mémoire.

Aujourd’hui, nous allons travailler avec une méthode et des outils qui s’apparentent davantage à la quatrième étape : réutiliser ses connaissances.

Mobiliser les bons neurones

Pourquoi changer de méthode ?  Pourquoi ne pas continuer à lire et à résumer, puisque cela fonctionne ?

Pour plusieurs raisons.  Lire et résumer sont d’excellents moyens de comprendre et de mémoriser un texte – cours, article, livre, etc.

Mais, si nous voulons être performants lors d’un examen, nous devons aller plus loin.

Car, le professeur va nous poser des questions auxquelles il va falloir répondre précisément.  Non pas restituer toute la matière.  Mais « réutiliser« , « mobiliser » la partie de celle-ci qui correspond exactement à la question posée.  Et sous une forme qui n’est pas la même que celle du cours.

Comprendre, mémoriser, restituer, réutiliser… ne font pas appel aux mêmes groupes de neurones dans notre cerveaux.  Parce que ce sont des opérations mentales différentes, elles mobilisent d’autres région du cerveau.

Pour être performants lors des examens, il va falloir travailler sur ces zones différentes.  Voici comment.

Entrer par d’autres portes : CQQCOQP

Hier, en résumant notre texte par une mindmap, nous sommes entrés dans ce texte en suivant le chemin proposé par l’auteur : le titre, le chapô, les intertitres, etc.  C’est l’ordre et la logique de l’auteur.  Et nous nous les sommes appropriés en résumant le texte selon ces titres, intertitres, etc.

Aujourd’hui, nous allons explorer le même texte en entrant par différentes portes.  En utilisant 7 questions : CQQCOQP.  Comme sur la carte ci-dessous :

Carte mentale : la méthode CQQCOQP

Vous l’avez compris, cette expression bizarre est simplement un acronyme, un mot construit à partir de l’initiale de chaque question : comment ?  Qui ? Quand ? Combien ? Où ? Quoi ? (ou que ?) et Pourquoi ?

Ces simples questions vont nous permettre d’interroger le texte de Don Verzé.

Nous allons faire comme le professeur : poser des questions !

Cela va mobiliser d’autres régions de notre cerveau, d’autres neurones.  Et donc, renforcer notre compréhension et notre mémorisation du texte.  Mais en plus, cela nous prépare à répondre de façon efficace aux questions du professeur le jour de l’examen !

Et – bonus non négligeable – en utilisant diverses techniques, nous empêchons notre cerveau de se lasser.  Si vous variez les techniques lorsque vous étudiez, vous vous fatiguerez beaucoup moins et vous vous lasserez beaucoup moins vite qu’en vous contentant de lire le texte encore et encore !  Et vous serez beaucoup plus efficace… tout en vous ennuyant beaucoup moins !

Première question : Quand ? Et la ligne du temps

Hier, nous avons vu que l’année 1970 marquait un véritable tournant dans la vie de Don Verzé.

Aujourd’hui, je vous invite à explorer davantage le temps dans ce texte.

Pour ce faire, nous allons repérer toutes les dates.  Et puis, nous allons construire un outil visuel.  Mais pas une mindmap.  Nous allons profiter d’une autre fonction de XMind :  l’arrête de poisson qui va nous permettre de créer une ligne du temps pour bien visualiser la progression des événements.

Ligne du temps du texte Don Verzé

Le texte ne nous donne pas la date de naissance du prêtre.  Mais nous savons quand il est mort et à quel âge.  Nous pouvons donc en déduire qu’il est né en 1920.

Ensuite, le texte nous donne la date de 1970, qui est l’année-charnière de son existence.  Et puis 2010 et 2011, deux années pendant lesquelles les événements se précipitent jusqu’au décès du personnage principal de cette histoire…

Nous avons donc, rassemblés sur une page, sous forme graphique, la succession des événements et leurs relations entre eux.

Dans un autre article, je vous montre comment répondre à la question Qui ?  avec une autre méthode : la carte conceptuelle.

Bon travail 😉

Ces cartes ont été réalisées avec XMind.  La version gratuite est suffisante pour réaliser ces outils sur votre ordinateur, PC, Mac ou Linux.

J’enseigne ces méthodes lors d’ateliers Apprendre A Apprendre et aussi lors de coaching étudiant à distance ou de soutien scolaire individuel.

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Apprendre à apprendre enseignement secondaire Etudier efficacement Jeux Logiciels Outils Pédagogie Serious games

Des jeux pour réviser le français

La période des examens approche dangereusement.  Il est plus que temps de réviser.  Je passerai donc en revue dans les prochaines semaines des sites, des méthodes, des livres ou des outils pour vous aider à réussir vos examens.  Je commence par une initiative qui nous vient du Québec.

Le CCDMD propose un site d’exercices du français, parmi lesquels, des « jeux sérieux » ou encore « serious games » qui permettent de réviser tout en s’amusant.

Le CCDMD  (Centre collégial de développement de matériel didactique), organisme québecquois de production de matériel didactique propose un site internet – Amélioration du français – où vous trouverez de nombreuses ressources.

Celles-ci sont destinées aux étudiants du secondaire et leur proposent des exercices de français mais aussi des outils pour mieux étudier.

Parmi ceux-ci, des jeux sérieux (serious games) : des jeux éducatifs qui constituent de véritables supports d’apprentissage.

Atelier Apprendre A Apprendre : carte heuristique ou mindmap.

Dans les ateliers Apprendre à Apprendre  que j’anime, j’insiste souvent sur la nécessité de varier les modes d’apprentissage.  D’utiliser non seulement la lecture, mais aussi la prise de note sous forme de carte heuristique (mindmap), les jeux-cadres, les flash-cards, les cartes conceptuelles, les questionnaires, etc.

Des outils variés d’apprentissages qui renforcent la mémorisation

Pourquoi ? Parce que ces modes d’apprentissage différents constituent autant de portes d’entrée dans la matière qu’il faut comprendre et mémoriser.  Parce que ces outils variés sollicitent des groupes de neurones différents.  Et ceux-ci seront autant d’alliés qui nous permettront de retrouver plus facilement l’information exacte au moment voulu.  Et donc, lors des examens…

Les « jeux sérieux » constituent un outil très efficace dans la panoplie disponible aujourd’hui.  Ils présentent un mode dynamique dans lequel l’adolescent s’immerge totalement.  Il permet un haut degré de concentration pendant un temps qui peut être très long.  Les actions-réactions exigées par le jeu constituent un mode d’apprentissage très proche de l’apprentissage naturel des enfants.  Et le côté ludique assure que les ados ne se lasseront pas de sitôt !  Le site Serious Games de mon amie Yasmine Kasbi, experte francophone reconnue au niveau international, présente une infinité de ces jeux dans les domaines les plus variés, avec des niveaux qui s’échelonne de la maternelle au post-universitaire…

Le Visuel des Mots

Un de ces jeux proposés par le CCDMD est le « Visuel des Mots« .  Il propose des images assorties de lettres dans le désordre qu’il faut replacer pour recréer le mot représenté.  Destiné aux adolescents du secondaire, il se constitue de 5 modules de difficulté croissante.

L’entrée du module 1

Cela paraît simple ?  Pas du tout !  En réalité, le joueur dispose de 20 à 30 secondes selon le niveau de difficulté du module.  Chaque erreur entraîne la perte de 5 secondes de jeu.  Ce qui signifie que le temps peut se réduire très vite en cas d’erreurs répétées…

La seule restriction que je vois à ce jeu est qu’il a été conçu par des Québecquois pour des Québecquois et que donc certains termes paraîtront obscurs ou certains conseils inutiles pour des joueurs français, belges ou suisses.  Comme lorsqu’on recommande aux étudiants d’utiliser le terme « avocat » et non « avocado » pour désigner le fruit.

Pour le reste, le Visuel des Mots constitue un bel exemple d’outil facile, gratuit et très efficace pour maîtriser un vocabulaire de difficulté croissante.

Un très bon moyen de  compléter les ateliers Apprendre A Apprendre ou lors de coaching scolaire.  Et une aide de plus dans  votre panoplie pour affronter les examens.

Bon travail et bonne chance 😉

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Apprendre à apprendre Connaissance Mind Mapping Outils Pédagogie

Couleurs et images en mindmapping : la puissance de la synesthésie

Pourquoi utiliser des couleurs et des images en mindmapping ?  Juste pour faire joli ?  Pour attirer le regard ?  En réalité, cet usage des couleurs et des images fait appel à une des facultés les plus puissantes du cerveau humain : l’association.  Et surtout, la synesthésie, c’est-à-dire l’association de plusieurs perceptions sensorielles différentes.  Explications.

Passionné d’outils visuels en général et de mindmapping en particulier, je surfe sans fin à la recherche de nouvelles cartes, de nouveaux exemples, de sources d’inspiration renouvelée.

Et souvent, je « trébuche » sur des cartes sans relief, sans couleur, sans image.  Parfois même, ces images ternes font l’objet de revendications, d’affirmations du genre : « je ne veux pas des conneries hippies à la Tony Buzan ! »

Avant la mise en forme XMind

Or, si l’aspect « starisation » du personnage Tony Buzan me paraît aussi excessive qu’à la plupart des lecteurs francophones, il faut quand même rendre justice à celui qui a inventé le concept de « mindmapping« .

Une technique héritée de la Grèce antique

Tony Buzan a raison.  L’utilisation de plusieurs canaux sensoriels en même temps afin de renforcer la compréhension et la mémorisation est utilisée depuis plus de 2.000 ans.   Elle fait même partie du fonctionnement de base de notre mémoire.

Dans son livre « Aventures au coeur de la mémoire« , Joshua Foer nous raconte comment les participants au championnat du monde de la mémoire arrivent à mémoriser des quantités d’informations par de simples associations : association d’une image bizarre, grotesque avec un mot ou un nombre.  Placé dans un endroit particulier, bien connu du champion, selon la technique millénaire du « Palais de mémoire« .

Ca  ne vous rappelle rien ?  Regardez la carte ci-dessus : les différents mots-clés sont placés selon une disposition spatiale particulière.  Cela reflète bien la structure des trois types d’attention : sélective, exécutive et soutenue (j’y reviendrai dans un autre billet).  C’est déjà une utilisation de l’espace qui rappelle le principe des palais de mémoire : chaque mot se trouve à un endroit précis de la carte.

Les trois branches dans trois zones différentes et la hiérarchisation des mots-clés selon leur distance relative par rapport à l’idée centrale facilitent déjà la compréhension.  Et donc, à la mémorisation, car on retient mieux ce que l’on comprend.

Les branches forment des « liens » entre les mots : c’est une autre façon de comprendre et de mémoriser les concepts.

L’apport du cerveau droit et de la synesthésie

Regardez maintenant la carte ci-dessous.  C’est la même.  Mais j’y ai appliqué les principes énoncés par  Tony Buzan.  A l’utilisation de branches et de mots-clés, j’ai ajouté celle des couleurs, des images et d’un lien supplémentaire sous forme de flèche. (Cliquez sur la carte pour la visionner et la télécharger depuis le groupe « Mindmaps francophones » sur Biggerplate).

Après la mise en forme XMind

Grâce à la couleur, la distinction entre les concept est plus aisée : en rouge, tout ce qui se rapporte à l’attention sélective.  En bleu, tout ce qui concerne l’attention exécutive et en vert tout ce qui est relatif à l’attention soutenue.

La flèche en bleu foncé à la droite montre clairement le lien supplémentaire entre certains processus mentaux de l’attention exécutive associés à la sélection des informations sensorielles.  Dans certains cas, nos processus mentaux sont directement liés à ce que nous percevons du monde autour de nous.  Dans d’autres non : si nous rêvons de vacances à la plage pendant le cours de mathématiques, ce processus mental ne dépend en rien de la voix du professeurs qui aborde les équations à deux inconnues du premier degré…

Enfin, les images viennent renforcer la compréhension.   Et la mémorisation.  Si vous réactivez votre carte – en la relisant, en la recréant, en suivant les branches avec vos doigts, en réfléchissant à la signification de chaque mot-clé et à son association, vous aurez plus de chances d’en mémoriser le contenu à long terme.

Solliciter différentes zones du cerveau

Aussi bien les champions de la mémoire – les actuels comme ceux de l’Antiquité – que les neurosciences nous montrent qu’il vaut mieux solliciter plusieurs canaux sensoriels afin de comprendre et de mémoriser.

Lorsque nous associons couleurs, images, mots-clé et positions dans l’espace, nous sollicitons des types de neurones différents, établis dans des zones différentes de notre cerveau.  De ce fait, nous créons de nouveaux liens entre ces différents neurones.  Cela renforce notre mémorisation.  Nous nous approprions mieux et pour plus lontemps une expérience qui a sollicité plusieurs sens.

Les images « hippies » de Tony Buzan remplissent la même fonction : plus elles sont grotesques, plus nous avons de chances de les retenir.  Car nous ne nous souvenons bien que de ce qui ressort du flux quotidien de nos expériences.

Un exemple ?  Entre 1905 et 2012, il a gelé suffisamment 15 fois pour organiser la plus célèbre course en patins à glace hollandaise : la Elfstedentocht.   Mais tous les Néerlandais de plus de 65 ans vous diront qu’à leur époque, les hivers étaient très rigoureux, il neigeait et gelait en permanence.  Oui.  15 fois en 107 ans !  Mais ce sont ces 15 fois-là que les vieux ont retenues.  Pas les 92 autres hivers sans gel profond…

Faites en sorte que vos mindmaps soient aussi mémorables que des hivers rigoureux ou des étés torrides : mettez-y de la couleur et des images !

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Apprendre à apprendre Apprentissage précoce Mind Mapping Outils Pédagogie

Pourquoi le Mindmapping est-il si efficace pour étudier ?

Pourquoi dit-on que le Mindmapping peut aider les étudiants ?  Est-ce vraiment si efficace ?  Et si oui, pourquoi ? A ces questions, on peut répondre sans hésitation : OUI, le Mindmapping est une méthode efficace pour étudier.

La vue : le sens dominant d’une majorité de personnes

Une étude de Linda Kreger Silverman, Docteur en psychologie de l’Université du Colorado,  menée sur 750 élèves, a démontré qu’environ 30% d’entre eux utilisaient fortement le canal visuel-spatial, 25 % d’entre eux utilisaient principalement le canal auditif-séquentiel, et 45% utilisent les deux ensemble.  Parmi ceux-ci, 30% utilisent plutôt le canal visuel-spatial et 15%, plutôt le canal auditif-séquentiel.

Ce qui veut dire que l’enseignement actuel, basé principalement sur les mots, répond  vraiment aux besoins de 25% de la population scolaire!

Répartition des canaux sensoriels dominants

Une méthode qui sollicite tous nos sens !

Le Mindmapping est une des rares méthodes qui réconcilient nos deux hémisphères cérébraux et qui sollicitent autant de sens en même temps : avec sa structure en arbre, ses couleurs, ses images, sa disposition spatiale encourage l’utilisation du canal visuel-spatial.

Par son utilisation de mots-clés, d’associations et de relations entre les concepts stimule également l’utilisation du canal auditif et de l’intelligence verbale.

Lorsque vous dessinez une carte ou que vous suivez ses branches avec votre doigt, vous utilisez votre mémoire corporelle (kynétique).  (Voir à ce sujet mon article sur les intelligences multiples de Howard Gardner).

L’association, le maître-mot du mindmapping

Le Mindmapping  utilise aussi le principal mode  de fonctionnement de notre cerveau :  l’association.

Nous associons sans cesse des émotions et des souvenirs, des événements entre eux, etc.  Votre mémoire fonctionne par association, en créant des liens entre les nouvelles notions et celles qui sont déjà acquises.  C’est ainsi que vous construisez votre savoir : en liant du neuf avec de l’ancien.

Réconciliez la synthèse et l’analyse

Le mindmapping sollicite à la fois votre esprit de synthèse par sa vue globale, en un coup d’oeil, d’une situation, d’un problème, d’un concept, etc.  Il stimule votre faculté d’analyse par ses détails, les différentes parties de ses structures, les liens entre les différentes parties de la carte.

Par l’utilisation d’une structure très marquée, très hiérarchisée, ainsi qu’aux mots-clés, il fait appel à votre cerveau gauche, le cerveau rationnel, séquentiel, celui de la logique et des chiffres.

Par son utilisation des couleurs, des dessins, il sollicite votre cerveau droit, celui de l’intuition, de la sensibilité, de l’émotion et du sens esthétique.

La mobilisation de divers groupes de neurones

C’est l’utilisation de toutes ces propriétés qui fait du mindmapping un outil si puissant de compréhension et de mémorisation.

En un mot, si le mindmapping est si efficace, c’est parce qu’il sollicite les différentes parties de notre cerveau et leurs façons différentes de fonctionner, en association, en collaboration.

Et ce à un niveau que peu d’autres techniques abordent.

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