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Présentations

Quel est l’impact du storytelling sur le cerveau de vos auditeurs ?

Pourquoi le storytelling est-il tellement efficace pour emporter l’adhésion de votre public ?  Parce qu’il a un impact positif et puissant sur le cerveau de vos auditeurs.  Un impact comparable à nulle autre technique…

Tout le monde parle du storytelling et les marketeurs le recommandent à peu près pour tout.  D’où vient cette fascination pour cette technique narrative ?  Est-elle uniquement un effet de mode ?

J’ai déjà écrit un article sur l’utilisation de cette technique en présentation, mais d’où vient son étonnante efficacité ?

Il n’y a pas de peuple sans récit

Roland Barthes

Dans son « Introduction à l’analyse structurale des récits », Roland Barthes rappelait :

 « (…) sous ces formes infinies, le récit est présent dans tous les temps, dans tous les lieux, dans toutes les sociétés ; le récit commence avec l’histoire même de l’humanité ; il n’y a pas, il n’y a jamais eu nulle part aucun peuple sans récit. » (Communications, 1966, Vol. 8, pp. 1-27).

Le récit, l’histoire, est donc un phénomène universel.  Cela répond déjà à notre dernière question : ce n’est pas un effet de mode, mais une tendance profonde de l’humanité tout entière…

Mais d’où vient cette fascination pour le récit, cette appétence pour les histoires ?

Il semble bien que la réponse se trouve dans la façon même dont nos cerveaux fonctionnent.  Non seulement les histoires nous plaisent, nous fascinent, nous aident à mieux retenir…  Mais elles modifient même le cerveau de celui qui les écoute.  Pour le meilleur et pour le pire.

Les histoires mobilisent tout le cerveau de vos auditeurs

Les histoires entrent en résonnance avec le cerveau de nos auditeurs et le mobilisent tout entier.

Lorsque, lors d’une présentation avec Prezi ou Powerpoint, vous faites défiler des listes à puces ou des suites de mots et de chiffres, vous activez dans le cerveau de vos auditeurs/spectateurs les zones du cerveau qui correspondent aux zones du langage (aires de Broca et de Wernicke) ou du calcul.  Point.

Vos auditeurs/spectateurs ont sans doute compris ce que vous leur avez dit (dans le meilleur des cas).  L’ont-ils mémorisé ?  J’en doute.

a) Les aires des émotions et de la perception sensorielle s’activent

Lorsque vous racontez une histoire à vos auditeurs-spectateurs, c’est l’ensemble de leur cerveau qui se mobilise.  Non seulement les aires du langage ou des mathématiques, mais aussi les centres de l’émotion et de la mémoire (système limbique) ; mais aussi les zones associées aux perceptions sensorielles, motrices, etc.

PET Scan du cerveau

Autrement dit, lorsque vous racontez une histoire, le cerveau de votre auditoire active les zones correspondantes comme s’il vivait lui-même les événements relatés.  Parlez du parfum des citronniers de Murcie et les zones correspondant aux perceptions olfactives s’activent non seulement chez vous, mais aussi chez vos auditeurs.  Lorsque le héros de votre histoire, court, se bat, embrasse Lady Marianne, le cerveau de votre public se transforme en Robin des Bois…

Une recherche espagnole montre que la lecture d’un roman ou d’un poème engendre le même effet.  Ainsi, quand Marcel Proust nous dit :

« Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d’un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine ».

Ces mots activent les zones du cerveau qui correspondent au mouvement du bras et de la main pour porter la cuillèrée de thé avec la madeleine aux lèvres.  Lorsque l’auteur décrit le goût de la madeleine, ce sont les zones correspondant au goût qui s’activent dans le cerveau.

b) Les métaphores activent différentes zones du cerveau

Les métaphores agissent également comme de puissants leviers : une expression comme « une peau douce comme de la soie » éveille les aires du cerveau relatives aux sensations tactiles.  Une phrase comme « il serra le pommeau de son épée d’une main de fer » active les zones responsables de nos mouvements de saisie.

Par contre, les métaphores usées telles que « fraîche comme une rose » sont perçues par notre cortex frontal comme de simples mots dénués de toute émotion : elles n’excitent donc plus que les aires du langage et rien d’autre.

Lorsque vous présentez en public ou quand vous écrivez un texte sensé emporter l’adhésion de votre public, pensez-y : usez de métaphores originales et de mots concrets, que le cerveau de vos lecteurs ou auditeurs puissent les vivre comme autant d’objets ou de sensations réels.

Lorsque vous utilisez un support visuel, utilisez le « storytelling visuel » : des images et des symboles forts, qui déclenchent une réponse émotionnelle forte chez votre public.

c) Des cerveaux qui se synchronisent selon les péripéties de votre histoire

Enfin, des études montrent que les cerveaux de l’orateur et de l’éditeurs se « synchronisent » au rythme et selon les événements de votre histoire.

Si votre histoire est suffisamment forte, si les mots et les images choisis suscitent l’émotion, le cerveau de l’auditeur et de l’orateurs se synchronisent.

Synchronisation des cerveaux

Leur cortex cérébral fonctionne alors en miroir et les deux cerveaux activent les mêmes aires au même moment.  C’est ce qui explique l’adhésion puissante que suscite le storytelling : la synchronisation des cerveaux implique un engagement fort de la part de tous les participants, une sorte de communion cérébrale autour de votre présentation.

Utilisez le storytelling avec Prezi pour des présentations efficaces !

Utilisez ces techniques de narration et de storytelling visuels pour créer des présentations efficaces !

Alliez la force de mots à la puissance émotionnelle des images : oubliez les listes à puces, les litanies de chiffres et les graphiques incompréhensibles.  Utilisez des mots concrets et des images-chocs pour susciter une mobilisation forte chez votre auditoire.

Convaincu(e) ?

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Cerveau

Mon Cerveau à l’école : neurosciences pour parents et enseignants

Mon cerveau à l’école – Quelques éléments de sciences cognitives pour les enseignants et les parents.  C’est le nom d’un blog animé sous la direction de Stanislas Dehaene.  Un must absolu pour les parents et les enseignants qui veulent mieux comprendre le fonctionnement du cerveau.

Pour assurer une bonne rentrée, rien de tel que de comprendre les mécanismes du cerveau de nos enfants ou étudiants.

C’est aussi le pari qu’a pris l’équipe rassemblée autour de Stanislas Dehaene, spécialiste des sciences cognitives et qui anime le blog « Mon cerveau à l’école« .

Accueil de Mon cerveau à l’école

De la vulgarisation des neurosciences cognitives

 Ce blog est divisé en rubriques accessibles via des « tuiles » comme illustré ci-dessus.  Chaque tuile est un hyperlien qui conduit à une rubrique ou série d’articles sur un thème donné :

  • cerveau et mémoire
  • cerveau et calcul
  • cerveau et troubles DYS
  • Etc.

Entre rigueur scientifique et communication grand public

Ce blog, pourtant animé par des spécialistes, se veut un outil de vulgarisation à destinations des parents et des enseignants.

J’utilise le mot vulgarisation dans son acception la plus noble : rendre accessible des notions scientifiques complexes au commun des mortels à l’aide d’une langue accessible à tous.

Et l’équipe de Mon cerveau à l’école réussit son pari, conservant un équilibre subtil entre la rigueur scientifique et les exigences d’une communication « grand public » à l’usage des enseignants et des parents.

Je le recommande toujours quand j’anime une session de formation de formateurs ou que j’accompagne des étudiants qui connaissent des difficultés à l’école.  Les articles rassemblés ici les aident à comprendre le fonctionnement du cerveau des enfants et adolescents.

Et donc à comprendre certains comportements qui peuvent paraître étranges : aux enseignants, pourquoi certains adolescents ne trouvent pas leur place à l’école  ; aux parents, pourquoi leur enfant ne trouve pas le sommeil le soir et se réveille fatigué.

Le lien vers Mon cerveau à l’école.

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Cerveau Neurosciences Sciences cognitives

Le QI est insuffisant pour mesurer l’intelligence globale

See on Scoop.itRevolution in Education

Des chercheurs britanniques ont montré expérimentalement que mesurer le quotient intellectuel (QI) ne…

Marco Bertolini‘s insight:

Les scientifiques redécouvrent régulièrement l’eau chaude : le QI ne mesure pas l’intelligence !

Mais au moins, cet article contient quelques indications sur des expériences menées à partir de 3 tests différents et de scans cérébraux : même pour passer le test du QI, les candidats utilisent des intelligences différentes, des connexions cérébrales différentes…

Mieux, l’entraînement ne semble pas modifier les performances !  Et les gamers sont avantagés sur le plan de la mémoire à court terme et en raisonnement.  Tandis que les fumeurs et les anxieux obtiennent des résultats inférieurs à la moyenne.

Il semble que les théories des intelligences multiples et autres aient de beaux jours devant elles.

See on www.maxisciences.com

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Cerveau Jeunes

Le cerveau ado et l’apprentissage

Quelles sont les conséquences du développement du cerveau pubère sur l’apprentissage ?

Le cortex frontal n’est pas encore entièrement développé.  Cela a une incidence sur les facultés cognitives des ados.  

Et sur leurs résultats scolaires !  Un résumé de la situation.

Dans un article précédent, Ecole, cerveau et puberté, le triangle des Bermudes, j’évoquais le fait que le cerveau des ados continue à se construire.   Et que toutes les parties du cerveau ne se développent pas toutes en même temps.  Que la communication entre toutes ces aires, n’est pas encore très bien établie.

Quelles sont les conséquences de ces phénomènes sur l’apprentissage ?

Le cortex frontal : le centre de coordination

Dans l’article précédent, j’ai appelé le cortex frontal « le centre de commande de nos facultés cognitives ».   C’est que le cortex a une fonction de régulateur.  Il coordonne l’activité d’autres aires cérébrales et donc des fonctions qu’elles contrôlent.  Sur la mindmap ci-dessous, vous pouvez voir les différentes facultés cognitives coordonnées par le cortex frontal. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Le cortex frontal – centre de commande

Prenons l’exemple de la planification du travail scolaire.   Cela paraît facile ou naturel à beaucoup d’adultes.   En réalité, cela suppose un enchaînement et une coordination de tâches intellectuelles complexes.

Planifier : un ensemble de tâches complexes

Notre ado, appelons-le Antoine, doit d’abord se souvenir d’indiquer au journal de classe la matière à étudier ou le devoir à rendre.  Cela suppose de pouvoir comprendre l’information, d’en extraîre l’essentiel et de le formuler sous forme d’objectif (filtrage d’information) : une description précise de ce qu’il faut faire, de la forme que cela doit prendre, et du délai dans lequel il faut le rendre.

 Cela suppose de ne pas se laisser distraire par ce qui passe à ce moment-là dans la classe (attention soutenue).   Pendant qu’il étudie ou rédige son devoir, Antoine doit pouvoir rester concentré sur ce qu’il fait et ne pas se laisser distraire par l’environnement (sms, bruits de la maison, etc.).

Mais un devoir – comme une catastrophe – n’arrive jamais seul : souvent, il y en a plusieurs dans une même journée, qui correspondent à des cours différents et qu’il faut remettre à des dates diverses (flexibilité).  Cela suppose également de pouvoir établir des priorités : quel devoir rendre demain, le jour suivant, etc.  Lequel me demandera le plus de temps.  Par lequel commencer ?  Il faut donc être multitâches et pouvoir jongler avec l’ensemble des devoirs et leçons à remettre.

Il faut pouvoir se souvenir d’un ensemble important de choses (mémoire) et être capable de demander des précisions ou des informations complémentaires pour pouvoir s’adapter à se qui est demandé  (emploi du feedback).

Et tout cela doit être géré dans le temps en tenant compte des ressources disponibles.

Des aires qui évoluent séparément et à des moments différents

Une coordination efficace des aires cérébrales qui accomplissent toutes ces fonctions suppose une maturation complète du cerveau et en particulier du cortex frontal.

Or, chez les adolescents, certaines de ces aires sont encore en construction.  Si la plupart des fonctions de résolution de problème se mettent en place entre 5 et 12 ans, les fonctions les plus complexes, nécessaires à la planification, se construisent entre 15 et 25 ans.

Dans ce cas, demander à un adolescent de 14 ans de gérer son argent de poche n’a pas beaucoup de sens : s’il sait déjà compter depuis plusieurs années, son cortex frontal n’est pas assez développé pour assurer les tâches de gestion, planification, respect des règles, etc. que cela suppose…

La mémoire de travail

Une des découvertes les plus récentes des neurosciences est l’importance de la  mémoire de travail.  Celle-ci est beaucoup plus efficace chez les adultes que chez les enfants : les adultes peuvent se souvenir d’un nombre plus important d’objets pendant un temps plus long.  Mais ce qui fait surtout la différence, c’est le nombre et la complexité des manipulations qu’un adulte peut accomplir en utilisant sa mémoire de travail, comparativement à un enfant ou à un adolescent.   Or, dans la planification, nous sommes amenés à effectuer des opérations complexes en utilisant notre mémoire de travail.  Et chez les adolescents, les différentes aires qui travaillent ensemble à ces opérations complexes ne communiquent pas bien ensemble.

Un exemple tout simple : on demande à des enfants, des ados et des adultes de retenir une séquence de lettres pendant quinze secondes : A – D – C – E.  Tout le monde y parvient sans peine.  Si on leur demande de réciter la suite à l’envers, les ados et les enfants ont beaucoup plus de mal.  Et si on leur demande de les reciter dans l’ordre alphabétique, seuls les adultes s’en sortent bien.  Parce que la communication entre les aires du cerveau concernées est meilleure chez les adultes.  Elle n’existe pas encore chez les enfants et elle se construit chez les ados.

C’est également le cas du cortex frontal latéral, responsable de l’emploi du feedback.  Or, ce feedback ne sert pas uniquement à demander des précisions par rapport à un devoir.  C’est l’étalon personnel qui nous permet de mesurer où nous en sommes et donc d’évoluer.  Cette aire du cerveau est l’une des dernières à se construire.  Cela explique aussi pourquoi les adolescents ont du mal à changer leur façon d’agir, à tenir compte des changements dans leur environnement et de réagir à temps.  Notamment à une baisse des notes sur le bulletin.  Ou à un avertissement du professeur.  C’est aussi une des raisons pour lesquelles les ados changent difficilement leur façon d’étudier, même si celle-ci ne leur réussit pas…

Les leçons du Jacques a dit

Vous vous souvenez du jeu « Jacques a dit » de votre enfance ?  Vous devez respecter la consigne uniquement si elle s’accompagne de l’expression « Jacques a dit ».  Sinon, vous devez rester immobile.  Les adultes s’en tirent mieux que les enfants.  Les enfants de moins d’un an en sont pratiquement incapables.  Entre un an et 8 an, cela reste difficile.  Les chercheurs ont découvert qu’entre 8 et 12 ans, les enfants utilisent l’aire dorsale du cortex frontal pour mener cette opération à bien.  Entre 12 et 18 ans, le cerveau se réorganise et les adolescents utilisent désormais l’aire ventrale latérale du cortex frontal.  Mais pendant cette réorganisation, la communication entre les différentes aires est plus laborieuse que chez les adultes.  Il faut donc attendre 25 ans pour que le jeune arrête au feu orange.  Ou qu’il puisse se concentrer dans un environnement bruyant.  Ou qu’il ne sur-réagisse pas à certaines remarques désobligeantes de ses copains.

Interférences versus multitâches

John Ridley-Stroop a mis au point un test que bon nombre d’entre vous ont certainement déjà essayé : celui de dire à voix haute le nom d’une couleur alors que celui-ci est écrit dans une autre couleur.  Par exemple, lire le mot jaune écrit en vert.  Comme sur l’image ci-dessous. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Test de Stroop

Les adolescents, une fois de plus, ont de la peine à dire le bon mot.  Ils sont victimes de ce que les neurosciences appellent des interférences.  Le côté gauche du cortex frontal, qui permet de gérer cette dissonance entre deux informations, n’est pas mûr avant 18 ans au moins.   C’est malheureusement aussi le siège qui nous permet d’être multitâches.  Alors que les ados adorent étudier tout en écoutant leur MP3 et en regardant l’évolution d’un jeu sur Internet, leur cerveau est moins préparé que celui de leurs aînés à la gestion de plusieurs tâches à la fois.   Mais allez les convaincre d’éteindre la radio ou la télé pendant qu’ils révisent les maths ou l’anglais !

Le jeune cerveau pour l’anglais et le vieux pour les maths ?

Le cerveau de l’enfant est plus adapté à l’apprentissage des langues.  C’est pourquoi les enfants multilingues peuvent passer d’une langue à l’autre, parfois au milieu d’une même phrase, en variant les accents comme par jeu.  Il y a une « fenêtre » d’apprentissage des langues.  Entre un et deux ans, les enfants connaissent ce que les spécialistes appellent « vocabulary burst », une explosion du vocabulaire.  A trois ans, un enfant est généralement capable de construire des phrases grammaticalement correctes.  Et jusqu’à 8 ou 10 ans, il est capable d’apprendre n’importe quelle langue étrangère avec l’accent juste.

Les spécialistes pensent que le développement intense de la matière grise jusqu’à cet âge est également responsable de cette acquisition facile du langage.   Mais après les choses se compliquent.  Et si l’apprentissage des langues est possible tout au long de la vie, il nécessite plus de temps et d’énergie.  C’est le moment d’utiliser des méthodes dynamiques et efficaces…

Par contre, les neurosciences démontrent que les enfants utilisent surtout leur cortex frontal et leur mémoire de travail pour effectuer des opérations mathématiques simples : autrement dit, ils utilisent énormément de ressources mentales.  Alors que les adultes qui ont pratiqué les mathématiques régulièrement depuis des années effectuent ces mêmes opérations avec leur cortext pariétal.  Ces opérations sont devenues en quelque sorte automatiques.

Ils vaut donc mieux commencer l’apprentissage des langues et des maths le plus tôt possible.  Mais pour des raisons différentes.

En attendant, conseillez à vos ados d’étudier dans un environnement calme, qui leur permet de se concentrer.  Et ne leur demandez pas de planifier leurs études à trop long terme.

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iMindMap Mind Mapping Outils

Le Mindmapping en 12 dias

Qu’est-ce que le mindmapping ?  Comment cela fonctionne-t-il ?  12 diapositives et une carte mentale pour comprendre.

Je n’ai pas l’ambition de donner toutes les réponses : qui le pourrait, d’ailleurs ?  Simplement, j’ai voulu repréciser – peut-être plus pour moi-même que pour les autres – certaines notions essentielles du Mindmapping.

(Cliquez sur la carte pour la télécharger, l’imprimer, la modifier depuis le groupe francophone de Biggerplate).

Tout d’abord, le mindmapping n’est pas qu’un jouet installé sur certains logiciels apparemment simples à utiliser.  C’est une méthode de pensée.  Une forme de pensée rayonnante.  Probablement la forme de pensée qui reproduit le plus fidèlement le fonctionnement de notre cerveau lorsque nous pensons.

Une pensée rayonnante : physiquement, elle part du centre de la page, disposée en format paysage.  Cette disposition particulière, qui rompt complètement avec des siècles de tradition d’imprimerie, correspond à notre vision : une vision binoculaire, qui s’étend horizontalement, et non verticalement comme la page d’un journal ou de la majorité des livres.  Apple avait donné au Mac Classic un écran vertical qui correspondait au format d’une page.  La société a vite changé d’avis.  Depuis, tous les écrans respectent la disposition de nos organes visuels.

Une pensée fortement structurée et hiérarchisée

Une pensée rayonnante qui s’éloigne du centre vers les bords : une pensée fortement structurée et hiérarchisée, contrairement à ce qu’un premier coup d’oeil pourrait laisser croire.  En effet, plus on s’éloigne du centre, et plus on entre dans le détail.  Plus ce qu’on rencontre est secondaire, accessoire.

Le contenu est placé sur des branches, organiques, fluides, décroissantes.  Ce sont ces branches qui dessinent – littéralement – la structure hiérarchique de la carte.

Cette pensée fonctionne par associations : associations de nos « deux cerveaux » pour commencer.  C’est une métaphore, on le sait, car notre cerveau fonctionne en réalité de manière plus globale, mais c’est une métaphore puissante et donc je continue à l’utiliser.  Le cerveau gauche, siège de la pensée rationnelle, logique, séquentielle – il a besoin de considérer les éléments un par un – et analytique.  C’est le cerveau du détail, de la logique, des chiffres.  Le cerveau droit, plus intuitif, sensible, global – qui comprend tout en une seconde – et synthétique.

Le mindmapping offre une vue à la fois synthétique – tout est vu en un coup d’oeil – et analytique – chaque détail est à sa place dans une structure hiérarchique.

Il utilise également d’autres associations, telles celles des mots-clés, des images, des couleurs, des branches.  Il permet de créer des liens entre les différents éléments, telles les flèches sur cette carte qui partent d’une branche vers une autre pour montrer le lien entre nos perceptions et nos deux cerveaux.

Des émotions pour penser

Les couleurs, les images, les branches organiques font que le mindmapping sollicite nos émotions : notre sens esthétique, nos souvenirs, notre ressenti face à certaines dimensions du monde qui nous entoure.  Peu de méthodes de pensée font appel de manière aussi profonde à ces deux cerveaux.  Et pourtant, comme l’a démontré le chercheur Antonio Damasio, les émotions sont essentielles dans notre capacité à prendre des décisions.  Coupez un être humain de ces émotions, et sa pensée devient stérile, déconnectée de toute réalité.

Le mindmapping, par son utilisation des mots-clés, de sa structure puissante, stimule également notre rationalité.  Notre besoin de clarté, de structuration.

C’est l’alliance de ces deux formes de pensées utilisées ensembles qui donne au mindmapping sa pleine puissance de créativité.

La recherche de la  connectivité maximale

Les mots-clés plutôt que des phrases : cela perturbe fortement les francophones, pour qui le verbe est quasiment sacralisé.  Nous avons l’habitude des longues phrases, des formules interminables.  Les Anglo-Saxons et les Germains sont beaucoup plus concis et attachés au sens qu’à la forme.  Est-ce cette différence culturelle qui fait que le mindmapping est beaucoup plus implanté dans les pays influencés par ces cultures ?

Le mot-clé est pourtant un élément essentiel de la carte heuristique : environ 10 % des mots que nous utilisons sont réellement significatifs.  Ils constituent le coeur même de nos discours.  Le reste est constitué d’articulations, de conjonctions, de précisions circonstancielles.  Le mindmapping se concentre sur ces 10 %.  Et se charge d’établir de nouvelles connexions.

Si on utilise un mot-clé par branche, ce n’est pas uniquement pour faire joli : c’est pour s’assurer d’un maximum de connexions possibles à partir d’un seul mot.  Si j’écris « pensée innovante » sur une branche, je me coupe de toute une série de connexions possibles.  Si j’écris « pensée » sur une branche et « innovante » sur la suivante, je peux facilement connecter « latérale », « créative », « provocatrice », etc.  sur de nouvelles branches qui se connectent sur la première…

La synesthésie facilite la compréhension et la mémorisation

La synesthésie est un autre mot-clé du mindmapping : c’est l’utilisation de plusieurs sens en même temps.  Cette utilisation de plusieurs canaux sensoriels – la vue, l’ouïe, le mouvement – mobilise différents groupes de neurones dans notre cerveau.  Cela renforce notre compréhension – chaque concept a sa couleur, sa disposition dans l’espace, ses mots-clés, ses images – et la mémorisation.

La puissance des techniques de mémorisation millénaires – comme le palais de la mémoire, par exemple – est confirmée par les découvertes les plus récentes des neurosciences : la sollicitation de divers sens à la fois pour comprendre et mémoriser entraîne une meilleure reconnaissance et une rétention à long terme beaucoup plus efficace.

Pensez-y lorsque vous dessinerez votre prochaine mindmap : utilisez toutes les dimensions que ce fabuleux outils vous offre.  Et tirez-en le maximum.  A la main comme avec votre logiciel préféré !

Cette carte a été dessinée avec le logiciel iMindMap : téléchargez-le gratuitement ici !

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Couleurs et images en mindmapping : la puissance de la synesthésie

Pourquoi utiliser des couleurs et des images en mindmapping ?  Juste pour faire joli ?  Pour attirer le regard ?  En réalité, cet usage des couleurs et des images fait appel à une des facultés les plus puissantes du cerveau humain : l’association.  Et surtout, la synesthésie, c’est-à-dire l’association de plusieurs perceptions sensorielles différentes.  Explications.

Passionné d’outils visuels en général et de mindmapping en particulier, je surfe sans fin à la recherche de nouvelles cartes, de nouveaux exemples, de sources d’inspiration renouvelée.

Et souvent, je « trébuche » sur des cartes sans relief, sans couleur, sans image.  Parfois même, ces images ternes font l’objet de revendications, d’affirmations du genre : « je ne veux pas des conneries hippies à la Tony Buzan ! »

Avant la mise en forme XMind

Or, si l’aspect « starisation » du personnage Tony Buzan me paraît aussi excessive qu’à la plupart des lecteurs francophones, il faut quand même rendre justice à celui qui a inventé le concept de « mindmapping« .

Une technique héritée de la Grèce antique

Tony Buzan a raison.  L’utilisation de plusieurs canaux sensoriels en même temps afin de renforcer la compréhension et la mémorisation est utilisée depuis plus de 2.000 ans.   Elle fait même partie du fonctionnement de base de notre mémoire.

Dans son livre « Aventures au coeur de la mémoire« , Joshua Foer nous raconte comment les participants au championnat du monde de la mémoire arrivent à mémoriser des quantités d’informations par de simples associations : association d’une image bizarre, grotesque avec un mot ou un nombre.  Placé dans un endroit particulier, bien connu du champion, selon la technique millénaire du « Palais de mémoire« .

Ca  ne vous rappelle rien ?  Regardez la carte ci-dessus : les différents mots-clés sont placés selon une disposition spatiale particulière.  Cela reflète bien la structure des trois types d’attention : sélective, exécutive et soutenue (j’y reviendrai dans un autre billet).  C’est déjà une utilisation de l’espace qui rappelle le principe des palais de mémoire : chaque mot se trouve à un endroit précis de la carte.

Les trois branches dans trois zones différentes et la hiérarchisation des mots-clés selon leur distance relative par rapport à l’idée centrale facilitent déjà la compréhension.  Et donc, à la mémorisation, car on retient mieux ce que l’on comprend.

Les branches forment des « liens » entre les mots : c’est une autre façon de comprendre et de mémoriser les concepts.

L’apport du cerveau droit et de la synesthésie

Regardez maintenant la carte ci-dessous.  C’est la même.  Mais j’y ai appliqué les principes énoncés par  Tony Buzan.  A l’utilisation de branches et de mots-clés, j’ai ajouté celle des couleurs, des images et d’un lien supplémentaire sous forme de flèche. (Cliquez sur la carte pour la visionner et la télécharger depuis le groupe « Mindmaps francophones » sur Biggerplate).

Après la mise en forme XMind

Grâce à la couleur, la distinction entre les concept est plus aisée : en rouge, tout ce qui se rapporte à l’attention sélective.  En bleu, tout ce qui concerne l’attention exécutive et en vert tout ce qui est relatif à l’attention soutenue.

La flèche en bleu foncé à la droite montre clairement le lien supplémentaire entre certains processus mentaux de l’attention exécutive associés à la sélection des informations sensorielles.  Dans certains cas, nos processus mentaux sont directement liés à ce que nous percevons du monde autour de nous.  Dans d’autres non : si nous rêvons de vacances à la plage pendant le cours de mathématiques, ce processus mental ne dépend en rien de la voix du professeurs qui aborde les équations à deux inconnues du premier degré…

Enfin, les images viennent renforcer la compréhension.   Et la mémorisation.  Si vous réactivez votre carte – en la relisant, en la recréant, en suivant les branches avec vos doigts, en réfléchissant à la signification de chaque mot-clé et à son association, vous aurez plus de chances d’en mémoriser le contenu à long terme.

Solliciter différentes zones du cerveau

Aussi bien les champions de la mémoire – les actuels comme ceux de l’Antiquité – que les neurosciences nous montrent qu’il vaut mieux solliciter plusieurs canaux sensoriels afin de comprendre et de mémoriser.

Lorsque nous associons couleurs, images, mots-clé et positions dans l’espace, nous sollicitons des types de neurones différents, établis dans des zones différentes de notre cerveau.  De ce fait, nous créons de nouveaux liens entre ces différents neurones.  Cela renforce notre mémorisation.  Nous nous approprions mieux et pour plus lontemps une expérience qui a sollicité plusieurs sens.

Les images « hippies » de Tony Buzan remplissent la même fonction : plus elles sont grotesques, plus nous avons de chances de les retenir.  Car nous ne nous souvenons bien que de ce qui ressort du flux quotidien de nos expériences.

Un exemple ?  Entre 1905 et 2012, il a gelé suffisamment 15 fois pour organiser la plus célèbre course en patins à glace hollandaise : la Elfstedentocht.   Mais tous les Néerlandais de plus de 65 ans vous diront qu’à leur époque, les hivers étaient très rigoureux, il neigeait et gelait en permanence.  Oui.  15 fois en 107 ans !  Mais ce sont ces 15 fois-là que les vieux ont retenues.  Pas les 92 autres hivers sans gel profond…

Faites en sorte que vos mindmaps soient aussi mémorables que des hivers rigoureux ou des étés torrides : mettez-y de la couleur et des images !

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Mindmapping, information et connaissance (vidéo)

Pourquoi le mindmapping est-il un outil extraordinaire pour  transformer l’information en connaissance ?  Et d’abord, quelle est la différence entre ces deux concepts que nous confondons allègrement ?  Un petit détour par Twitter, Heuristiquement et une vidéo de Luc Fayard s’impose…

Lorsque j’ai écrit « Pourquoi le mindmapping est-il si efficace pour étudier« , j’ai reçu un nombre incroyable de réactions : des commentaires sur le blog, mais aussi sur Twitter, des publications sur Scoop it, Pearltree, des messages via la page Contact, etc.

L’un de ces réactions sur Twitter m’a interpellé.

Ce tweet émanait de M. Olivier Legrand,  formateur en tic, et me disait ceci : « Le mindmapping est efficace car il transforme l’information en connaissance utile« .

Un tweet qui m’a laissé perplexe un bon moment…

Et puis, la lumière est venue d’une vidéo publiée sur Heuristiquement, le blog de mon ami Philippe Boukobza.  Une vidéo que je vous laisse découvrir ici.

Lionel Naccache donne une explication très simple et très convaincante de cette transformation de l’information en connaissance.  Et qui explique aussi très bien pourquoi, effectivement, le mindmapping transforme l’information en connaissance utile !

Une expérience subjective

« La connaissance est une expérience subjective.  C’est la rencontre d’un sujet, avec sa subjectivité, […] avec un objet d’information, avec un support d’information, avec un contenu informationnel.  Et du coup, la connaissance, ce n’est pas uniquement l’information qui va être accédée, qui va être connue, mais c’est cette relation entre le sujet, avec tout ce qui caractérise cette subjectivité et une information. »

Ce qui m’a rappelé ce que disait Tony Buzan dans son livre Mindmapping for Business : que nous sommes en train de passer de l’ère de l’information à l’ère de l’intelligence, en passant par l’étape de l’ère de la connaissance.  Et que nous devons transformer « les bites d’information en quelque chose qui a du sens« .  (Mindmapping for Business, Pearsons Books, BBC Active, 2010, p. XVII).

Deux interventions qui donnent un éclairage particulièrement pertinent  à cette distinction entre information et connaissance.  Et qui expliquent aussi pourquoi le mindmapping est particulièrement efficace dans cette transformation de l’information en connaissance.

L’appropriation de l’information par un sujet

Le premier concept important est évidemment le sujet.  C’est une personne, avec sa subjectivité, son histoire, son expérience.  Les PNListes disent « sa carte du monde« .

Lorsque je crée une carte heuristique, je dispose les différents éléments – idée centrale, idées secondaires, mots-clés, branches, couleurs, images, symboles, relations, groupes – selon « ma carte du monde ».

Prenons un exemple contemporain qui n’a pu échapper à aucun européen : la crise grecque.

C’est mon expérience, ma connaissance préalable du sujet qui vont guider mes choix : choix de privilégier telle ou telle dimension de l’information.  Un économiste va sans doute retenir les chiffres, les taux d’intérêts, le montant de l’endettement, etc.  Un syndicaliste retiendra les luttes des Grecs, leurs manifestations dans les rues, le poids important des structures financières sur le monde du travail.

C’est justement cette appropriation de « l’objet information » par le « sujet » qu’est chacun d’entre nous qui fait que deux personnes ne font jamais vraiment deux mindmaps identiques sur le même sujet.

Lors d’ateliers de mindmapping, j’ai pu observer très souvent des mindmaps radicalement différentes alors que j’avais demandé aux participants de résumer un même texte.   Elles n’étaient pas bonnes ou mauvaises : elles étaient différentes.  Elles exprimaient l’expérience, les goûts, la sensibilité, les centres d’intérêt, l’histoire de chacun des participants.  Et donc, la richesse de l’expérience humaine.

La notion de sens

La remarque de Tony Buzan est également très importante à mes yeux : transformer l’information en « quelque chose qui fait sens ».

Nous sommes noyés sous des flots d’informations.  Mais quelques-unes seulement nous parviennent.  Encore plus rares celle qui nous touchent.  Et elles nous touchent parce qu’elles trouvent un écho en nous.  Quelque chose qui évoque une expérience passée : qui agite une sonnette – which rings a bell – comme le dit si joliment l’expression anglaise.

La différence entre information et connaissance tient aussi dans le sens que nous donnons à cette information.   Nous approprier une information, c’est d’abord lui donner du sens.  Un sens qui n’appartient qu’à nous.  Et qui confirme ou modifie notre carte du monde.   Notre mindmap personnelle, en quelque sorte…

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Combien de sens avons-nous ? (2)

Quels autres nouveaux sens les physiologistes nous ont-ils répertoriés ? 

Après la proprioception et l’equilibroception que nous avons rencontrés récemment, voici les autres sens qui  nous relient au monde et participent à notre conscience de la réalité. (Cliquez sur la carte pour en obtenir une copie PDF).

 

La thermoception ou perception de la température

La thermoception ou perception de la température est l’un des sens les plus disputés aujourd’hui.  En effet, les spécialistes ne s’accordent pas toujours sur la définition à cause de la différence de perception entre la température extérieure du corps et celle de l’intérieur qui ne font pas appel aux mêmes récepteurs.  Les récepteurs internes permettent non seulement de connaître la température de notre corps, mais surtout de maintenir une température constante (homéostasie).  Nous connaissons tous l’effet des locaux surchauffés ou mal aérés sur l’étude : la somnolence, la perte de concentration… Le froid réveille jusqu’à un certain point au-delà duquel les membres s’engourdissent et l’énergie disponible servira surtout à rétablir une température corporelle supportable…  La perception de la chaleur et la résistance aux températures extrêmes varient énormément d’un individu à l’autre.  Nous connaissons tous des personnes frileuses, toujours occupées à augmenter le chauffage et à enfiler 4 couches de chemises, pull-over, etc.  tandis que d’autres se baladent en t-shirts été comme hiver…

La nociception ou perception de la douleur

La nociception ou perception de la douleur est fondamentale pour l’apprentissage.  L’apprentissage « naturel » commun aux humains et aux animaux dans la nature est fait d’essais et d’erreurs (c’est une des raisons qui me font bondir quand je vois comment on stigmatise l’erreur dans l’enseignement traditionnel).  Dans ces essais et erreurs, l’expérience de la douleur est une notion fondamentale de l’apprentissage : celle du danger et, par corrélation, celle de la préservation de l’intégrité corporelle de l’individu (et par extension, la survie de l’espèce).  C’est donc une expérience proche de celle de la perception de la faim/satiété, tout au moins dans ses finalités : protéger le corps de la destruction en nous prévenant d’une menace.  Une coupure, qui peut nous vider de notre sang si nous n’y prenons pas garde.  Une brulûre qui peut endommager un membre.  Un écrasement, etc.

 

En apprentissage, nous découvrons très tôt, enfants, que nous ne pouvons pas toucher le feu, que les lames coupent, que les aiguïlles piquent, etc.  C’est aussi un apprentissage fondamental des limites.

Nous savons tous qu’un mal de tête ou toute autre douleur peut perturber notre concentration.  A contrario, se concentrer sur autre chose peut nous aider à oublier ou à atténuer la sensation de la douleur.  L’hypnose peut même nous ôter toute sensation de douleur, au point de se substituer à l’anesthésie chez les patients réceptifs.  Ce qui prouve bien le rôle du cerveau et de la conscience dans la nociception.

Les antalgiques (médicaments antidouleurs) et autres sédatifs peuvent évidemment calmer cette sensation de douleur, malheureusement, ils ont souvent une facheuse tendance à provoquer la somnolence et la perte de concentration.  Pas très bienvenu en période d’examen…

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Sens et stratégies d’apprentissage : partez gagnant !

Quels sont mes sens dominants ?  Comment en tirer parti pour étudier efficacement ?

Vous vous préparer à reprendre les cours ou vous y êtes déjà ?  Ce qui suit devrait vous aider à entamer cette rentrée avec confiance.

La PNL (programmation neuro-linguistique) explore les canaux sensoriels par lesquels nous découvrons le monde.  Si vous savez quels sens vous utilisez le plus pour percevoir et comprendre ce qui vous entoure, vous pourrez définir des stratégies d’apprentissage qui en tiennent compte.  Et vous serez d’autant plus efficace !

Comment savoir quel canal vous utilisez le plus souvent ?  Nous vous proposons un test que vous pouvez télécharger ci-dessous et qui vous permettra de définir vous-mêmes quels sont vos sens dominants.  Nous terminons par quelques conseils pour étudier plus efficacement en adoptant des stratégies d’apprentissages adaptées à vos besoins spécifiques.

Si vous êtes :

  •  Visuel : vous découvrez le monde les yeux grands ouverts.  Des techniques visuelles comme le mindmapping, la vidéo, les schémas ou des images vous aideront à mieux comprendre et à retenir plus facilement.
  •  Auditif : ce sont surtout vos oreilles qui vous parlent.  Prenez beaucoup de notes et relisez-les à voix haute pour étudier.  N’hésitez pas à répéter de nombreuses fois, en trouvant le bon rythme, le tempo qui vous convient.   Enregistrez les cours, écoutez des podcasts… 
  •   Kinesthésique : c’est votre corps tout entier qui retient. Bougez ! Faites des pauses fréquentes car l’immobilité vous pèse rapidement et vous n’arrivez plus à vous concentrer.  Etudiez en marchant, en rythmant vos lectures.  Trouvez une ambiance qui vous dynamise.
  •  Olfactif : c’est votre nez vous guide, vous avez du flair.  Evitez les pièces mal aérées, les parfums agressifs pendant l’étude.  Choisissez plutôt de faire brûler de l’encens ou de diffuser un parfum que vous aimez.  Travaillez par association : utilisez le même parfum ou après-rasage pendant l’examen ou le test que lorsque vous étudiez.  Cela ravivera votre mémoire.
  • Gustatif : vous mâchouillez volontiers votre stylo ou votre crayon et la nourriture vous apporte des sensations inégalées.  Vous pouvez également  associer différents goûts à ce que vous étudiez. Mangez le même chocolat ou le même bonbon pendant l’étude et juste avant l’épreuve.  La menthe favorise la concentration : boire un thé à la menthe pendant l’étude ou pendant une pause vous aidera à vous relaxer tout en aidant à focaliser sur l’essentiel.

N’utilisez pas qu’un seul canal : même si vous êtes surtout visuel, ne vous privez pas du secours des autres sens !

Dans tous les cas, bonne chance pour cette année académique et les suivantes !

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Pensée positive

Nancy Etcoff et l’étonnante science du bonheur

Vous vous souvenez ?  Il y a quelques semaines, je vous parlais du bonheur tout relatif des enfants belges selon une enquête de l’Unicef.  Et je vous promettais de revenir sur cette notion de bonheur.

Et c’est chose faite avec cet exposé de Nancy Etcoff sur l’étonnante science du bonheur dont je viens de revoir la traduction pour TED.com, le site de l’organisation qui publie ces extraordinaires conférences sur une impressionnante variété de sujets.

Nancy Etcoff y évoque le pessimisme de Freud, le fondateur de la psychanalyse, pour qui la poursuite du bonheur n’était qu’une preuve d’infantilisme.  Mais aussi, les nouvelles pistes que la psychologie, s’appuyant sur les neurosciences, découvre et expérimente… pour notre plus grand bonheur !

Un exposé plein d’humour et de bonne humeur par une grande dame de la science d’aujourd’hui.

(Pour les sous-titres en français, cliquez sur « view subtitles » et choisissez « French (France)).