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Un MOOC sur les troubles dys ? A vous de décider !

Suite à de nombreux échanges avec des parents et des enseignants sur les difficultés rencontrées par les enfants et ados « dys », j’ai lancé un sondage pour voir quel est l’intérêt pour un MOOC sur ce sujet.

Des troubles invisibles mais bien réels

Lors de mes ateliers « Apprendre à apprendre« , je rencontre souvent des adolescents présentant des troubles « dys » : dyslexie, dyscalculie, dysorthographie, dyspraxie…

Ils sont souvent très enthousiastes, ont envie d’apprendre.  Malheureusement, leur handicap n’est pas encore bien compris, ni bien accepté.  Par manque d’information, les enseignants et les parents sont souvent désemparés devant des jeunes qui ne présentent aucun symptôme visible mais qui éprouvent pourtant des difficultés réelles d’apprentissage.

La plateforme américaine Coursera a diffusé un MOOC, un cours massif, ouvert et gratuit en ligne, sur la dyslexie.  Mais tout le cours étant en anglais, peu de francophones ont pu y participer.  En outre, les troubles « dys » ne se limitent pas à la dyslexie, loin s’en faut.

Les discussions que j’ai eues avec des parents et des enseignants m’ont convaincu qu’il fallait faire quelque chose.  J’ai pensé que la création d’un MOOC en français pourrait être d’un grand secours tant pour les parents que pour les enseignants.

Un MOOC « DYS » pour les parents, les enseignants et les accompagnants professionnels

Ce cours en ligne, gratuit, ouvert à tous sans condition d’âge ou de diplôme, serait accessible en permanence.  Il se présenterait sous forme de modules, dans lesquels des intervenants viendraient partager leurs savoirs et leurs expériences par le biais de vidéos, de textes, de références, etc.  Il pourrait constituer un appoint à la formation des enseignants et une base de connaissances pour les parents confrontés aux difficultés de leurs enfants.

Ce MOOC n’aurait aucune visée commerciale : son but étant la diffusion de savoir et d’expertise pour aider les familles, les écoles et, in fine, les enfants et les adolescents dys.   Il serait financé par une opération de crowdfunding : un appel de fonds sur Internet.  Et aussi, peut-être, par du sponsoring, des aides publiques, etc.  Si la somme suffisante est réunie, nous rassemblerions une équipe professionnelle pour réaliser ce cours dans le courant de l’année 2015.

Le MOOC DYS récolterait aussi les témoignages d’intervenants professionnels, d’enseignants, de spécialistes, mais aussi de parents qui ont souvent mis en place des stratégies intelligentes pour affronter les défis quotidiens posés par la condition de leurs enfants.

Etes-vous intéressé(e) par la création d’un MOOC sur les troubles dys ?

Le questionnaire suivant a pour but de savoir s’il existe un intérêt pour ce type d’action.  Mais aussi pour savoir quels types d’interventions vous seraient utiles, à vous les parents et les enseignants qui vivez cette problématique au quotidien.

Quelles sont les informations qui doivent absolument y figurer ?  Comment vous former et vous informer au mieux sur ces thèmes.

Je vous demande donc quelques minutes de votre temps pour répondre à ce questionnaire.  Et pour aider les enfants, les adolescents, les familles et les enseignants de bonne volonté.

Si je reçois suffisamment de réponses positives, je lancerai avec mes partenaires, un projet de MOOC.

Je réponds au sondage.

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Cerveau

Mon Cerveau à l’école : neurosciences pour parents et enseignants

Mon cerveau à l’école – Quelques éléments de sciences cognitives pour les enseignants et les parents.  C’est le nom d’un blog animé sous la direction de Stanislas Dehaene.  Un must absolu pour les parents et les enseignants qui veulent mieux comprendre le fonctionnement du cerveau.

Pour assurer une bonne rentrée, rien de tel que de comprendre les mécanismes du cerveau de nos enfants ou étudiants.

C’est aussi le pari qu’a pris l’équipe rassemblée autour de Stanislas Dehaene, spécialiste des sciences cognitives et qui anime le blog « Mon cerveau à l’école« .

Accueil de Mon cerveau à l’école

De la vulgarisation des neurosciences cognitives

 Ce blog est divisé en rubriques accessibles via des « tuiles » comme illustré ci-dessus.  Chaque tuile est un hyperlien qui conduit à une rubrique ou série d’articles sur un thème donné :

  • cerveau et mémoire
  • cerveau et calcul
  • cerveau et troubles DYS
  • Etc.

Entre rigueur scientifique et communication grand public

Ce blog, pourtant animé par des spécialistes, se veut un outil de vulgarisation à destinations des parents et des enseignants.

J’utilise le mot vulgarisation dans son acception la plus noble : rendre accessible des notions scientifiques complexes au commun des mortels à l’aide d’une langue accessible à tous.

Et l’équipe de Mon cerveau à l’école réussit son pari, conservant un équilibre subtil entre la rigueur scientifique et les exigences d’une communication « grand public » à l’usage des enseignants et des parents.

Je le recommande toujours quand j’anime une session de formation de formateurs ou que j’accompagne des étudiants qui connaissent des difficultés à l’école.  Les articles rassemblés ici les aident à comprendre le fonctionnement du cerveau des enfants et adolescents.

Et donc à comprendre certains comportements qui peuvent paraître étranges : aux enseignants, pourquoi certains adolescents ne trouvent pas leur place à l’école  ; aux parents, pourquoi leur enfant ne trouve pas le sommeil le soir et se réveille fatigué.

Le lien vers Mon cerveau à l’école.

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Cerveau, école et puberté : le triangle des Bermudes ?

Mon fils ne sait pas se lever le matin.  Ma fille est incapable de planifier sa semaine.  Mon enfant fait toujours ses devoirs à la dernière minute.  Mon fils a des problèmes de concentration.  Ma fille déprime, elle s’irrite pour un rien.  Mon fils passe des heures au téléphone avec ses copains.  Mais, il ne m’appelle jamais quand il sait qu’il arrivera en retard.

Je ne compte plus les parents qui m’arrivent avec ce genre de réflexions.  Généralement proférées sur un ton exaspéré, voire carrément désespéré.

Ils m’arrivent aux ateliers Apprendre A Apprendre ou pour un premier contact en vue d’un coaching étudiant, les épaules chargées d’un immense sentiment de culpabilité, les yeux plein d’incompréhension.  Ils s’excusent presque de me présenter leur rejeton, en qui ils avaient placé tant d’espoir…

Vous vous reconnaissez un peu dans ce portrait de parents déboussolés ?  Pas de panique !

Votre enfant, votre ado, est normal.  C’est plutôt une bonne nouvelle, non ?

Un cerveau en construction

Vous connaissez ce fameux message, si agaçant sur Internet ?  Vous voulez consulter cette page qui a l’air si intéressante sur un sujet qui vous tient tellement à coeur.  Et tout ce que votre écran affiche, c’est ce message frustrant entre tous : « Page en construction« .

On pourrait afficher le même message sur certaines parties du cerveau de votre adolescent : car toutes les parties du cerveau ne se développent pas en même temps.

Lors de la puberté, entre 10 et 14 ans, l’adolescent vit sous un bombardement hormonal quasi-constant : ce sont ces hormones qui déclenchent le développement des différentes aires du cerveau.  Certaines participeront au développement de la mémoire, d’autre à celui de la gestion des émotions, d’autres à celui de la faculté de mesurer les risques ou encore le goût de l’exploration, du test de ses propres limites.   C’est ce flux hormonal, conjugué aux expériences quotidiennes de l’ado confronté à son environnement, qui va sculpter le cerveau de votre enfant.

Le problème, c’est que ces différentes zones du cerveau vont se développer à des moments différents.  Et que la communication entre ces différentes parties n’est pas encore bien établie.  D’où parfois des comportements dangereux – on veut tester ses limites sans pouvoir vraiment mesurer les risques – ou agaçants pour l’entourage – il souriait à sa petite amie, il y a cinq minutes et à présent, il agresse sa mère pour une pécadille.   Cela vous paraît familier ?

Des ados, pas des adultes

La génération jeune actuelle souffre d’un mal inédit : ils sont généralement grands, plus grands que nous, et la multiplicité des sources d’information qui les entourent, qui les submergent font qu’ils sont généralement mieux informés que nous ne l’étions à leur âge.   Ce qui fait que nous les considérons trops souvent comme les adultes qu’ils ne sont pas.   Pas encore.  Et que nous exigeons d’eux des attitudes et des prises de responsabilité qu’ils sont incapables d’assumer.

Un exemple : nous voudrions tous que nos enfants planifient leurs études longtemps à l’avance, n’est-ce pas ?  Et cela depuis la première secondaire !  Mauvaise nouvelle : la partie du néocortex en charge de la planification n’a pas terminé sa pleine maturation chez les garçon avant 21 ans… 

Cela veut-il dire que nous devons attendre tranquillement sans rien faire ?  Jusqu’à ce que leur cerveau soit complètement construit ?

Non, bien entendu.  Mais nous pouvons reconnaître les signes de cette immaturité – au sens étymologique du terme – et aider nos ados à se construire en leur proposant des modèles, en leur donnant des limites claires, en leur proposant des exercices qui les aideront à progresser.   Mais : en respectant le rythme de chacun.   Ce qui veut dire qu’en tant que parent, vous avez des chances de vivre encore de nombreuses frustrations.   Mais aussi des joies et de la reconnaissance lorsque vous constatez qu’une étape est franchie, qu’un objectif est atteint.

Les ados sont aussi des êtres extrêmement sociaux : ils se construisent aussi – et peut-être même davantage – par leurs contacts avec leurs pairs : les jeunes du même âge, qui ont les mêmes goûts, les mêmes besoins, les mêmes envies.   N’essayez donc pas de tout contrôler : c’est le meilleur moyen de vous rendre malheureux(se).

Manque de sommeil et jetlag permanent

Vous connaissez le jetlag ?  Cette fatigue due au décalage horaire et au manque de sommeil qu’il engendre ?  La plupart des ados le connaissent en permanence.  Dans son livre « Het puberende brein« , Eveline Crone, professeur en neurosciences à l’université d’Utrecht, décrit ce cycle infernal qui épuise les jeunes durant la puberté.

C’est la mélatonine qui contrôle le sommeil et la sensation de fatigue.  C’est elle qui fait que la plupart des enfants s’endorment brutalement entre 20 et 21 heures.  Mais à la puberté, son apparition est retardée : elle se manifeste souvent entre 22 heures et minuit.  Ce qui fait que les ados n’ont jamais envie de se coucher.   Mais leur croissance rapide exige un sommeil réparateur de 9 heures à 9 h 30, chaque jour.   Ce que les horaires scolaires ne leur permettent absolument pas.

L’Etat du Minnesota a testé des horaires scolaires qui démarrent plus tard : et a constaté une nette amélioration des résultats ! La fatigue permanente de certains ados les rend irritables, nerveux, mais surtout leur interdit toute concentration soutenue.  Leur niveau d’attention est proche de zéro.  Leur capacité à mémoriser est donc plus que limitée.

Un conseil : nous ne pouvons guère influer sur les horaires scolaires européens.  Par contre, c’est une bonne idée de laisser les ados faire la grasse matinée le week-end ou pendant les congés scolaires.  De cette manière, ils récupèrent au moins une partie de ce sommeil dont leur croissance a tant besoin.

Le cortex frontal : le centre de commande des facultés cognitives

Contrairement à certaines aires du cerveau qui sont spécialisées dans une seule fonction – comme l’hypothalamus qui règle nos biorythmes – le cortex préfrontral assure un rôle plus complexe de régulation. On peut comparer le cortex préfrontal à un centre de commande des facultés cognitives.

C’est lui, en effet, qui gère l’ensemble des fonctions réparties dans d’autres aires du cerveau et qui sont nécessaires à la planification, à la vue d’ensemble et de détails, etc.   Toutes ces facultés cognitives qui nous permettent de nous projeter dans l’avenir, de faire la part des choses entre l’essentiel et l’accessoire, entre l’urgent et ce qui peut attendre, entre le but à atteindre et les moyens pour y parvenir.

Dans de prochains articles, nous verrons ensemble comment fonctionne ce « centre de commandes », quelles facultés il implique et comment entraîner nos ados à exercer ces facultés.

En n’oubliant pas, que certaines de ces facultés, et surtout leur coordination, ne sont accessibles aux ados que lorsque leur cortex préfrontal est mûr.  Le maître-mot ici est sans doute : patience !  Le meilleur moyen pour que le triangle Ecole, Cerveau et Puberté ne soit pas comme celui des Bermudes, un triangle maudit où tout est perdu d’avance !

Bon courage 😉

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Apprendre à apprendre enseignement secondaire Jeunes Logiciels Mind Mapping Outils Pédagogie XMind

Etudiez tout avec le mindmapping !

Comment étudier avec le mindmapping ?  Quelles matières est-il possible de comprendre et de mémoriser grâce à cette méthode ?

J’entends souvent des parents me dire : oui, je comprends qu’on puisse mémoriser ou comprendre des textes, des notions littéraires grâce au mindmapping.  Mais pour les sciences ou les maths, je ne vois pas comment on pourrait faire…

Faites confiance à nos ados !  Ils ont de l’imagination et des ressources.

Des mindmaps pour étudier la chimie !

La preuve en image avec ces deux mindmaps qui illustrent ce qu’une étudiante du secondaire a retenu des réactions chimiques.  Elle est a réalisé des deux cartes cognitives alors que je la suivais dans le cadre d’un coaching étudiant.  Il s’agit d’une formule de suivi individualisé, intégrant du coaching et du travail avec les techniques visuelles, etc.  A ne pas confondre avec nos Ateliers Triple A : Apprendre A Apprendre, qui sont série de formations d’une demi-journée, destinées aux étudiants du secondaire.

(Cliquez sur la carte pour l’agrandir ou allez la télécharger gratuitement sur Biggerplate)

Réactions chimiques 1

Une deuxième carte sur le même sujet :

(Cliquez sur la carte pour l’agrandir ou sur ce lien pour la télécharger gratuitement sur Biggerplate)

Réactions chimiques 2

De la chimie aux courants littéraires du 19e siècle

Notre étudiante ne s’est pas limitée à la chimie.  Elle a aussi exploré, grâce au Mindmapping et XMind, les différents courants littéraires français du 19e siècle.  Le choix de  distinguer « Romantisme » et « Pré-romantisme » est celui du professeur.

(Cliquez sur la carte pour l’agrandir ou ici pour la télécharger gratuitement depuis Biggerplate).

Romantisme, préromantisme, réalisme et naturalisme

Comment étudier avec le  mindmapping ?

C’est une technique qui fait partie de la méthode « Etudier efficacement en 5 étapes.

Le mindmapping permet de visualiser les relations entre les concepts, de structurer ses recherches et sa pensée.  Il rassemble les éléments qui appartiennent aux mêmes groupes – ici, les différents courants littéraires – et illustre les relations entre l’idée centrale et les concepts qui en découlent.

Une excellente façon non seulement de comprendre les éléments d’un cours, mais aussi de les mémoriser.

Si vous souhaitez dessiner vos propres cartes avec XMind, vous pouvez en télécharger la version gratuite ici.

Découvrez d’autres mindmaps ou cartes heuristiques en français sur notre groupe, Mindmaps francophones, sur le site de Biggerplate, la plus grande communauté de mindmappeurs au monde !

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