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Yoomonkeez et le Microlearning – Vincent Caltabellota

Vincent Caltabellota est CEO de YooMonkeez, une solution originale de Microlearning. Au micro du Podcast Formation 3.0, il nous raconte son parcours, sa conception de la pédagogie et comment lui et son équipe l’ont traduite en outils d’apprentissage flexible et mobile.

Pour le deuxième épisode du Podcast Formation 3.0, j’ai eu le plaisir d’interviewer Vincent Caltabellota, CEO de Yoomonkeez pour parler de microlearning.

Ecoutez cet épisode ici :

Qu’est-ce que le microlearning ? Réponse de Vincent Caltabellotta dans cet épisode.
Notre invité du jour : Vincent Caltabellotta

Yoomonkeez et le microlearning : de la pédagogie avant toute chose

J’ai eu envie d’interviewer Vincent Caltabellota parce que, après avoir lu son site Web et avoir testé sa solution, je me suis rendu compte qu’il partage entièrement les principes que mes co-auteurs et moi-même avions énoncés dans notre livre Former avec le Microlearning.

Et le premier principe de Vincent, c’est que la pédagogie vient toujours avant les outils. L’objectif de sa solution de microlearning, c’est d’abord de redonner aux participants l’envie d’apprendre.

Redonner l’envie d’apprendre

Les enfants sont des apprenants naturels. Revoyez la vidéo de Ken Robinson. C’est lorsque,devenant adultes, nous sommes écrasé sous les responsabilités, happés par les aléas de la vie, que notre envie d’apprendre s’émousse.

Lors de ce deuxième épisode de notre podcast, Vincent Caltabellotta insiste fortement sur l’importance des affects dans l’apprentissage.

Plus qu’une information technique, c’est à une discussion centrée sur l’acte d’apprendre que nous invite notre invité 😉

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Dans le prochain épisode du Podcast Formation 3.0, j’aurai le plaisir d’interviewer Adeline Isach qui nous parlera des escape games ou jeux d’évasion. Et surtout comment elle intègre cette forme de jeu sérieux dans ses formations à distance.

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Pédagogie

Présentiel contre e-learning : une opposition factice ?

Je lis souvent sur les Web des articles du genre : Présentiel contre e-Learning ou d’autres formulations similaires. Mais la formation en présentiel s’oppose-t-elle vraiment à la formation à distance. Personnellement j’ai une autre vision des choses que je vous expose dans cet article.

Je lis souvent des articles du genre opposition entre formation en ligne et formation en présentiel.

Comme si les deux modes de formation constituaient deux pôles antinomiques et irréconciliables.

Deux réalités pédagogiques non-seulement disjointes, mais que tout oppose.

Personnellement, je suis convaincu que cette représentation est totalement fausse et passe à côté de l’essentiel : 

Il y a LA formation et différents modes de distribution qui forment un continuum

Présentiel contre e-learning – le continuum de la formation

J’ai créé une infographie qui illustre ce que j’entends par là  (cliquez sur l’image pour accéder à l’infographie interactive en plein écran – cliquez sur les images et les étiquettes bleues pour ouvrir la fenêtre d’explication de chaque item).

Le continuum de la formation

Ce que j’entends par « continuum », c’est que les méthodes ne sont pas opposées, Présentiel contre e-learning, mais disposées le long d’une  matrice qui croise « plus de technologie / moins de technologie » et « présence / distance ».

Différentes façon de distribuer la formation

Le « présentiel pur » est celui qui utilise le moins de ressources technologiques et (presqu’)-uniquement le présentiel : c’est le modèle scolaire traditionnel – qui est pourtant moins pur qu’on le croit puisqu’il comporte des devoirs à faire à la maison et souvent, une communication avec les parents.

Le présentiel enrichi

Le présentiel enrichi utilise des ressources en ligne (sites web de référence, wiki, e-mail, etc.) mais tout cela est utilisé de manière ponctuelle : la formation n’est pas conçue comme une seule unité distribuée sur plusieurs modes, mais bien comme une formation en présentiel « opportuniste » puisqu’elle se sert des ressources distancielles qui l’intéresse. On parle dès lors d’utilisation de la technologie mais pas de technologie intégrée.

Présentiel enrichi

Le blended learning

Le blended learning ou formation mixte ou encore formation hybride est, au contraire, une formation conçue comme une seule entité mais distribuée selon des modes différents :

  • une partie en présentiel enrichi
  • une partie en ligne (accès à une plateforme d’e-learning)
  • une classe virtuelle (vidéo-conférence, synchrone, avec ou sans rediffusion asynchrone)
  • une partie en micro-learning

La classe virtuelle

La classe virtuelle est une vidéo-conférence qui utilise des outils de type pédagogique (tableau blanc, partage de documents, d’écran, de ressources numériques, etc.). Elle peut se dérouler uniquement en plénière (tous les participants assistent à tout en même temps) ou alterner des phases plénières avec des activités en sous-groupes. Une classe virtuelle bien faite donne un véritable sentiment de présence et est vécue par les participants comme du quasi-présentiel. La classe virtuelle peut être proposée seule ou comme partie intégrante d’une formation en e-learning ou en blended learning.

Le microlearning

Le microlearning

Le microlearning ou formation basée sur une granularité très fine et des séquences très courtes proposées en fonction des besoins des apprenants. Ici aussi, ce mode de distribution peut être employé seul ou comme partie d’une formation plus large. Voir notre livre Former avec le Microlearning qui fait le point sur ce mode de distribution plus varié qu’on ne le croit généralement.

Tout cela n’est donc pas opposé, mais complémentaire. Donc, pas de Présentiel contre e-learning !

Du présentiel pur au phygital

Aujourd’hui, nous disposons d’une batterie impressionnantes d’outils qui nous permettent de travailler à la fois dans le virtuel et le réel, le physique et le digital.  Ces deux réalités s’interpénètrent tellement aujourd’hui qu’on parle de « phygital » : d’un monde à la fois physique et digital. 

Réalité virtuelle en formation professionnelle

C’est frappant en réalité virtuelle où le participant se déplace physiquement dans un monde entièrement virtuel, fictif, mais que son cerveau perçoit comme réel.

Le phygital, l’avenir de la formation

Avec le phygital, le numérique et le réel s’interpénètrent pour former une nouvelle réalité alternative.

Une réalité alternative dans laquelle les apprenants peuvent expérimenter sans risque, s’essayer à des techniques qui, sans cela, s’avéreraient coûteuses, voire dangereuses. Par exemple, en formation de sécurité, on peut simuler des chutes ou des accidents industriels réalistes mais sans danger ni pour le stagiaire, ni pour son environnement.

On peut placer un apprenti aux commandes d’une machine industrielle sans immobiliser du matériel réel, sans engendrer de coûts liés aux « ratages », sans risque de casse…

Ces technologies sont accessibles tant en présentiel qu’en ligne – des plateformes de téléchargement de cours en réalité virtuelles se mettent désormais en place.

Elles accentueront encore cette interpénétration entre « réel » et « virtuel », entre présentiel et distanciel. Elles rendront impossible cette fausse opposition « Présentiel contre e-learning ». Pour une plus grande efficacité de la formation. Pour, in fine, le plus grand bénéfice des apprenants.

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creativité Pédagogie

Comment le mythe de la « bonne réponse » tue la créativité

L’école est de plus en plus soupçonnée de « tuer la créativité ».  Parmi les mythes qui traversent les institutions académiques, il en est un particulièrement tenace et toxique : celui de la « bonne réponse« .

L’école tue la créativité, affirme Sir Ken Robinson, dans un célèbre entretien TED que  j’ai d’ailleurs relayé dans ce blog.

Sir Ken Robinson chez TED

Je ne peux que le constater au fil de mes expériences de formateur, que ce soit avec des étudiants ou avec des enseignants.  Cette action délétère de l’école ne relève pas d’une volonté consciente de tuer la créativité tant des étudiants que des enseignants.  Mais c’est la structure même des institutions académiques et certains mythes qui les traversent qui finissent par étouffer dans l’œuf toute velléité de créativité.

Le mythe de la « bonne réponse » toxique pour la créativité

Un de ces mythes qui tuent la créativité des enfants comme celle des maitres, est celui de la « bonne réponse ».

Comme si tout problème connaissait une unique réponse, valide, valable et vérifiable.  Ce mythe de la bonne réponse unique n’est pas sans lien avec une certaine soif d’absolu, de vérité unique et révélée.

Il correspond aussi à une structure profonde et tout aussi fallacieuse de notre pensée : la pensée binaire.  Car s’il existe une seule bonne réponse, cela veut dire que toutes les autres sont fausses, erronées, en un mot : mauvaises.  On entre de plein pied dans le manichéisme ou tout est vrai ou faux, blanc ou noir, 1 ou 0.

Je crois aussi que, hors de la sphère de la connaissance, ce mythe nourrit aussi le populisme avec sa propension à proposer des réponses simples et uniques à des problèmes complexes et multiples.

Pourquoi cette réponse unique tue-t-elle la créativité ?

Dans la bonne réponse unique, il y a un seul mode de pensée à l’œuvre : le mode de pensée analytique, logique.  Telle action entraîne mécaniquement tel résultat.  Si le résultat de mon opération est conforme à celui du maître, j’ai la « bonne réponse » (en Belgique, on dira « j’ai bon, m’sieur !« ).

C’est un peu comme dans un circuit électrique – et c’était aussi le principe de l’Electro, vous vous souvenez : lorsque vous avez trouvé la seule bonne réponse, le contact électrique se produisant et la lampe s’allumait.  Cette notion de bonne réponse correspond bien à la technologie qui sous-tend le fonctionnement de l’Electro : un seul contact de réponse peut effectivement avoir lieu pour chaque contact de question.

Dans toute opération de créativité, par contre,  il y a deux types de pensée à l’œuvre, qui se succèdent et se complètent.

La pensée divergente et la pensée convergente

La pensée divergente : c’est la quantité d’idées qui importe

Dans un brainstorming, ce qui importe, c’est de récolter le plus grand nombre d’idées.  On se moque de leur qualité.  Ce qu’on veut, c’est en obtenir le plus grand nombre.  Car comme le disait le prix Nobel Linus Pauling, cité dans L’Esprit design: Comment le design thinking change l’entreprise et la stratégie, « pour avoir une bonne idée, vous devez avoir beaucoup d’idées« .

Tout est donc mis en place pour éviter les filtres cognitifs : jugements de valeur, inhibitions, etc.

Le modèle qui correspond à cette étape est la pêche au filet : on essaie d’attraper autant de poissons que possible.

Pensée divergente : c’est la quantité qui compte

La pensée convergente :  c’est la qualité des idées qui importe

Par contre, dans la seconde phase de la créativité ou d’un brainstorming, c’est la qualité des idées qui devient importante.  On tente d’isoler dans la masse d’idées exprimées, celles qui vont constituer une rupture par rapport aux pratiques en vigueur – la fameuse innovation ou disruption.  Le modèle de cette deuxième phase est la pêche à la nasse : je ne garde que les poissons qui correspondent à ce que je recherche.

Pensée convergente : c’est la qualité qui compte

Cette deuxième phase apportera elle aussi sont lots de bonnes idées, de bonnes réponses à une question ou à un problème.  Et l’on choisira la « meilleure réponse » à ce problème, à cette question.  Et non pas la « bonne réponse« .

La « bonne réponse« , dans la majorité des cas, est une réponse de type « incrémentiel » : on améliore les choses existantes, mais on ne crée rien de neuf.

Or, l’objectif de la créativité, de l’innovation, c’est bien de créer des solutions originales, innovantes à des problèmes de plus en plus nombreux et complexes.

L’habitude de la bonne réponse nourrit notre « avarice cognitive »

La « bonne réponse » renforce aussi un trait de caractère qui appauvrit la curiosité et l’inventivité, celui d’« avarice cognitive ».

Dans son livre La démocratie des crédules, Gérald Bronner décrit cette satisfaction d’avoir trouvé une « bonne réponse  » qui nous dispense d’aller plus loin.  Dès que nous avons trouvé ce que nous considérons comme une « bonne réponse », notre curiosité est satisfaite.  Nous ne ressentons plus le besoin d’investir davantage de temps et d’énergie à une réponse peut-être plus complexe mais plus innovante et plus enrichissante.

Dans un monde dominé par la complexité, noyé sous le flux incessant de l’information en multicanal, il est peut-être temps de préparer les humains à construire leur propre savoir.  Non pas en anonnant des réponses toutes faites, mais en s’entraînant à considérer de multiples solutions alternatives.

Pour des pédagogies de la créativité

Bien sûr, il existe des cas qui n’appellent qu’une seule et bonne réponse : 2 + 3 égalera toujours 5.  Mais ce type de réponse mathématique ou logique n’a que peu de rapport avec notre monde fait de relations humaines complexes, de systèmes de pensée ou de croyances qui s’opposent voire se déchirent, de problèmes systémiques et mondialisés.

Y a-t-il une seule bonne façon de régler la circulation des véhicules partout ?  Y a-t-il une bonne solution pour l’accueil des malades en institutions de soins ?  Existe-t-il une et une seule manière d’envisager l’enseignement des langues ?

Ou y a-t-il enfin place pour une pédagogie plus ouverte ?  Pour un enseignement plus accueillant envers la créativité des élèves comme des professeurs ?

Des initiatives voient le jour pour rapprocher l’école de l’entreprise.  Former les jeunes à la réflexion créative, à la résolution de problèmes complexes, à la recherche de solutions innovantes serait une initiative plus durable et plus efficace…

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spoc Uncategorized

MOOC versus SPOC choisissez votre e-learning à la carte

Je résume dans cet article les enseignements tirés de mon expérience de Mooceur ainsi que de celle de formateur-fondateur de SPOC en Stock.  Si comparaison n’est pas raison, j’ai pensé que cette réflexion – que je mène d’abord pour moi-même – pouvait en aider d’autres à y voir plus clair entre ces deux dispositifs de formation en ligne.

Quelle est la différence entre un MOOC et un SPOC ?  Tout d’abord, y a-t-il une différence ?

Ayant participé à plusieurs dizaines de MOOC en français et en anglais en tant qu’apprenant, ayant été formateur dans un MOOC francophone – la troisième édition du MOOC ITyPA – et venant de terminer la partie « cours » d’un SPOC sur la création de cours en ligne, j’ai voulu faire un peu le point sur mon expérience.  D’abord pour moi-même.  Et ensuite, j’ai souhaité partager le fruit de ma réflexion.

Etant très visuel, j’ai travaillé sur base d’une infographie que j’ai créée et que je partage également avec vous.

Moins d’opposition que de complémentarité entre MOOC et SPOC

Dans cette infographie, je compare plusieurs catégories appartenant à la fois aux MOOC et aux SPOC.  Comme toujours, les oppositions dans ce type d’exercice sont plus marquées que dans la réalité.

Comparaison MOOC versus SPOC

Dans la réalité, certaines pratiques se rapprochent : par exemple, certains MOOC travaillent aussi sur un projet personnel.  Mais ce dernier sera corrigé par les pairs et non par les formateurs, pour une raison évidente : la quantité d’étudiants est trop importante pour que les formateurs puissent tout corriger…

Rendez-vous sur SPOC en Stock pour lire la suite de cet article et télécharger cette infographie au format PDF.

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formation innovante

Formation innovante : BYOD, hybride, netware, cloud, deep learning

Quelles sont les tendances innovantes en formation aujourd’hui ?  J’ai repris cinq éléments innovants que je pratique dans mes propres formations : le BYOD, la formation hybride, l’usage du netware et du cloud.  Et enfin, mais peut-être surtout : une stratégie de deep learning (apprentissage profond) !

J’ai lu récemment plusieurs articles sur le fait que la formation n’innovait pratiquement pas, malgré l’apparition de l’e-learning ou des MOOCs.

Personnellement, je crois que c’est faux.  Je crois au contraire que nous vivons une époque d’intense bouillonnement créatif autour de la pédagogie, de l’éducation et des nouvelles technologies.  Et je suis de plus en plus convaincu que l’avenir passe par la fusion croissante du présentiel et de la formation à distance.

Tout comme l’Internet des objets favorise une interpénétration toujours plus profonde du monde physique et du Net, les outils numériques et les pratiques en présentiels se fondront davantage dans une pédagogie unique.   La fertilisation croisée des deux univers a déjà commencé : la classe inversée (dont je parle ci-dessous) en est un bon exemple.  La possibilité de visionner des vidéos en ligne chez soi et de pratiquer certains exercices à la maison libère du temps de classe pour se concentrer sur l’essentiel.

Formation innovante

La formation hybride : les avantages des deux modes

La formation hybride rassemble les avantages de deux modes : le présentiel et la formation en ligne ou e-learning.  Le présentiel assure une présence physique en classe ou en salle de formation ; la formation en ligne asynchrone permet de se former 24 heures sur 24 selon ses propres disponibilités.  La formation en ligne synchrone rassemble les participants d’une formation de différentes zones géographiques dans une conférence ou webinaire plus ou moins interactif.

Deux modes de distribution complémentaires : le présentiel et l’e-learning

Le mode présentiel

Il peut se présenter de deux façons :

Présentiel Classique

Le formateur et les apprenants sont « en présence » dans le même local.

Le présentiel peut constituer le « coeur » de la formation : l’essentiel du contenu est donné pendant cette période de la formation où tous les participants sont présents physiquement.

Il peut ne constituer qu’une petite portion : démarrer la formation et, éventuellement la conclure.

Ou il peut s’intégrer dans une démarche de « classe inversée » où les cours sont donnés en ligne.

 Classe inversée

« Classe inversée » (flipped class) dans laquelle les cours sont donnés à distance (MOOC, SPOC ou autre modalité de l’e-learning) et la partie présentielle sert surtout à :

  •  éclairer des aspects particulier de la matière
  • des travaux dirigés
  • des explications sur des points non ou mal compris
  • etc.

Le mode Formation en ligne ou e-learning

La formation en ligne peut consister en différents outils et méthodes :

Ressources gratuites

Des documents multimédias (écrits, vidéo, audio, mindmaps, etc.) sont disponibles et accessibles en tout temps à tout endroit du globe par les apprenants.  C’est la forme la plus rudimentaire de la formation en ligne : il ne s’agit pas à proprement parler d’un cours structuré, mais d’un partage de ressources, libres ou non.

e-Learning classique

C’est la forme la plus proche de la formation en présentiel : un ou plusieurs enseignants délivrent leur savoir de manière synchrone ou asynchrone sous forme de vidéos, de cours plus ou moins multimédias, etc.

Les examens sont souvent présentés sous forme de quiz, de questions à choix multiples, de tests extrêmement standardisés.

Je ne m’étendrai pas sur les catégories suivantes de formation en ligne, car je les aborderai de manière plus approfondie dans une nouvelle série d’articles à paraître sur le sujet.

Le MOOC

Acronyme de Massive Open Online Course (cours en ligne ouvert et massif, CLOM en français), il s’agit d’un cours généralement gratuit, destiné à un grand nombre d’étudiants.  ITyPA Saison 3, pour lequel j’anime des ateliers de mindmapping en ligne en est un exemple.

Le SPOC

Le Small Personal Online Course est destiné à un public plus restreint et qui, généralement, a payé sa place ou a été inscrit par son entreprise à ce type de cours.  Comme le MOOC, le SPOC se distingue de l’e-learning classique par un accent sur un tutorat plus important et des possibilités d’échanges entre les participants, notamment l’évaluation par les pairs.

Le COOC

Le COOC est un MOOC d’entreprise, un Corporate Open Online Course.  Généralement, les entreprises s’en servent pour former leur propre personnel, mais aussi pour attirer de nouveaux talents dans leurs équipes.

Le BYOD :  Bring YourOwn Devices

Le BYOD ou « Bring Your Own Device » (apportez votre propre appareil) est un exemple d’adaptation de la formation aux outils utilisés par les étudiants et à leurs méthodes de travail.

Les aprenants d’aujourd’hui surfent sur le net et utilisent des applications qui « tournent » sur PC, sur tablettes ou sur leur smartphone iOS ou Android.

Dans les formations BYOD, le formateur utilise des outils qui fonctionnent sur les appareils des apprenants et adapte sa pédagogie à ces nouvelles technologies.

Les apprenants  :

  •  travaillent donc dans un environnement technologique familier ;
  • ils n’ont donc pas besoin d’apprendre à se servir du matériel du formateur;
  • ils peuvent se concentrer sur le contenu pédagogique et non pas sur le support technologique
  • ils gagnent du temps et apprennent plus vite

Dans les formations que nous organisons, les apprenants peuvent se servir  :

– d’ordinateurs portables

  •  Mac
  •  Windows
  • Linux

– de tablettes

  •  iPad
  •  Android

– de smartphones

  •  iOS
  •  Android

Utilisation du Cloud pour stocker les données

En utilisant le cloud computing pour stocker les données de vos formation, vous assurez vos apprenants que vos documents sont accessibles 24h/24.

Ces documents peuvent être du type :

  •  Multimédias : documents écrits, audio, vidéo, notes, mindmaps, etc.
  •  Exercices : quiz, travaux, évaluations
  •  Autoformation : directives pour accomplir le travail demandé

 Le Deep Learning ou l’apprentissage profond

Le deep learning est un mode d’apprentissage qui favorise l’appropriation du savoir par les apprenants : ils construisent leur propre système de connaissances, ce qui favorise une meilleure compréhension et une meilleure mémorisation à long terme.

Plusieurs outils et méthodes offrent une aide à l’acquisition des connaissances sur le mode de l’apprentissage profond.

Les méthodes visuelles

 Les méthodes visuelles comme les mindmaps, les cartes conceptuelles ou les cartes argumentaires aident réellement les apprenants.

 Ils peuvent visualiser une information qui, sans cela, resterait abstraite et peu « parlante ».

 Les cartes  mentales ou mindmaps

 Les mindmaps ou cartes mentales sont d’excellents outils de compréhension, d’analyse, d’exploration, de communication et de mémorisation.

De par leur structure rayonnante, elles sont la capacité de « recentrer » l’apprenant sur ses objectifs, ses valeurs, ses ressources.  Ce blog leur est consacré en grande partie.

 Les cartes conceptuelles

Les cartes conceptuelles sont un outil précieux pour comprendre les relations entre les concepts.

Elles sont également très utilies pour visualiser les procédures, les étapes d’un parcours, les différentes phases d’un projet…

 Les cartes argumentaires

 Les cartes argumentaires permettent de structurer une argumentation de manière logique : affirmation, objection, contre-argument, etc.

 Peu connues dans le monde francophone, elles connaissent un succès croissant dans les pays anglosaxons et aux Pays-Bas où elles sont utilisées pour former les étudiants du secondaire à la pensée critique.

 Les techniques mnémoniques

 Les méthodes ou techniques mnémoniques sont plus anciennes que l’écriture.

 Utilisées pour mémoriser des poèmes comme l’Odyssée ou le Mahâbhârata, elles peuvent aussi être intégrées dans une stratégie d’apprentissage en classe ou en ligne.

 Flashcards

 Cités pour la première fois par l’éducateur anglais Favell Lee Mortimer au début du 19e siècle, les flashcards sont encore peu utilisées dans le monde francophone.

 Pourtant, bien utilisées, ces cartes sur lesquelles on note la question, la réponse et sur lesquelles on peut ajouter des illustration, sont particulièrement efficaces.

 Associations

L’association d’un mot avec une image, un lieu, un son, une séquence narrative est un moyen puissant de renforcer la mémorisation.  C’est le principe du fameux Palais de mémoire, par exemple.

Ces techniques sont anciennes et peuvent elles-aussi être intégrées dans une stratégie d’apprentissage globale.

 Learning by doing

Nous privilégions toujours l’expérimentation à la théorie.

Et lorsque les deux sont nécessaires, nous commençons par la pratique et nous dispensons la théorie par la suite.  Chaque séquence pédagogique peut faire l’objet d’un débriefing avec les participants.

Nous utilisons aussi les jeux de Thiagi – les jeux cadres – pour assimiler les notions plus rapidement et à plus long terme.  Je reviendrai sur ces dispositifs pédagogiques extrêmement puissants dans un autre article.

 Cas pratiques

Nous partons de préférence de situations réelles.  Par exemple, dans les formations en gestion de projets, nous demandons à un ou plusieurs participants s’ils ont un projet en cours ou en phase de démarrage et s’ils souhaitent l’utiliser comme base pédagogique.

De même, pour les formations en communication ou en gestion des médias sociaux, nous partons des présentations ou des besoins des apprenants.

Travail collaboratif

Que ce soit en ligne ou en présentiel, nous croyons beaucoup en la formation par les pairs.

Le travail collaboratif forme à la communication interpersonnelle, à la dynamique de groupes, au leadership, et à bien d’autres choses.

Apprendre à s’insérer dans un groupe, à y apporter sa contribution sans envahir ou prendre le pouvoir de manière illégitime, ou encore à évaluer de façon constructive le travail des autres, c’est un parcours qui ne va pas de soi.  Et qui est très formateur.

Serious games

Le jeu est un constituant essentiel du développement humain. Le philosophe néerlandais Johan Huizinga dans son célèbre ouvrage  Homo Ludens a démontré à quel point, pour les humains, le jeu est « consubstantiel à la culture ».

Avec les « serious games » (jeux sérieux), le formateur fait un pas plus loin car le jeu devient un support d’apprentissage. Il devient l’occasion non seulement de se socialiser et de comprendre les règles du jeu, mais il permet de construire de nouveaux savoirs.

Axon

Axon est un jeu sérieux qui vous fait vivre une expérience unique : celle de la compétition entre les neurones au sein de cet organisme vivant qu’est votre cerveau.

Après une partie d’Axon, vous ne verrez plus jamais votre cerveau de la même façon.

Nous utilisons Axon comme support d’enseignement des fonctionnements du cerveau dans notre atelier « Mémorisez tout ! » destinés aux adolescents du secondaire.

Jeux de Thiagi

 Les jeux de Thiagi ont été popularisés en France par Bruno Hourst. Nous les utilisons dans nos formations depuis 2008 pour concevoir des brise-glace amusants ou des mini-conférences efficaces, par exemple.

Les jeux de Thiagi sont aussi appelés « jeux-cadres » car ils forment un ensemble de règles applicables à des contenus très différents. Ils font appels à diverses compétences – écoute active, analyse, reformulation, vérification, etc.

Leur forme ludique favorise une implication maximale des participants et l’utilisation de différentes compétences assure une redoutable efficacité à ces jeux.

Netware : les applications sont partout… sauf sur votre ordinateur !

Applications en ligne

Nous utilisons de préférence des applications en ligne.

Rien à télécharger

Ces applications fonctionnent sur le Net, de manière indépendante.

Elles n’exigent le téléchargement d’aucune partie de programme, ni de données. Celles-sont conservées dans le cloud, généralement dans des serveurs qui appartiennent à l’éditeur ou qu’il loue.

Pas de virus

Le risque de télécharger un virus en même temps qu’une partie de programme est nul puisqu’il n’y a rien à télécharger !

Votre appareil est donc en sécurité.

Pas d’occupation d’espace sur votre disque dur

Comme l’application est en ligne et que vous y accédez via votre navigateur, elle n’occupe aucun espace sur votre disque dur.

 Les données, conservées sur les serveurs de l’application, ne viennent pas encombrer votre mémoire périphérique.

 Exemples d’applications Netware que  nous utilisons dans nos formations

Mindomo

Mindomo est une application de Mindmapping en ligne. Elle peut également être téléchargée sur votre PC, votre smartphone ou votre tablette.

Mais vous pouvez aussi y accéder en ligne depuis n’importe quel point du globe et avec n’importe quel appareil. Pourvu que vous ayez une connexion Internet, vous pouvez créer, modifier, partager une carte ou la modifier à plusieurs en temps réel.

En outre, Mindomo possède une interface School qui gère une véritable école virtuelle avec ses classes virtuelles, mais ses étudiants et ses enseignants bien réels !

Cerego

Cerego est une application de mémorisation. Elle fonctionne comme un jeu de flashcards enrichi de texte, d’images, de sons et de notes complémentaires.

Les principes de Cerego sont basés sur la théorie des répétitions espacées. Celle-ci préconise la gestion des répétitions et l’évitement de la surcharge cognitive comme moyens de mémoriser plus vite et à long terme.

 Hootsuite

Hootsuite est une application de gestion des médias sociaux.  Elle permet une veille des réseaux sociaux et une publication automatique sur 50 canaux différents – pages et groupes Facebook, pages et groupes Linkedin, pages professionnelles Google+, etc.  Elle gère aussi des applications de curation comme Scoop it, Youtube ou encore Trend Spottr.

Hootsuite est l’outil préféré de nombreuses agences de marketing.  Son interface en ligne ne nécessite aucune installation sur votre ordinateur et vous permet de gérer une quantité impressionnante d’information à partir d’une seule plateforme.

Nous préparons une formation à l’utilisation de Hootsuite en ligne et en formule hybride.  Je vous en informerai très prochainement.

Conclusion

Contrairement à ce que prétendent certains auteurs, le numérique ne s’est pas contenté de « plaquer » de la technologie sur de vieilles lunes pédagogiques.  Des chercheurs, des formateurs, des ingénieurs cherchent de nouveaux moyens d’enseigner à l’aide de ces TICE.  Ces dernières pollinisent le champ pédagogique qui, à son tour, nourrit les techniques dans une dynamique de fertilisation croisée dont nous ne sommes qu’au tout début.

Personnellement, j’aime défricher ces champs nouveaux et apporter à mes apprenants non pas « la dernière nouveauté qu’il faut avoir » mais les outils les plus récents, les plus efficaces et les plus respectueux de leurs modes d’apprentissage.

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MOOCs

Des images pour expliquer un MOOC

Qu’est-ce qu’un MOOC ? Au lieu de nous asséner les habituels kilos de théorie indigeste, Jackdub joue de la métaphore. Et à l’aide de quelques images soigneusement choisies, il nous fait comprendre ce qu’est un MOOC. Une belle leçon de pédagogie 😉

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Critique livre formation

Construire et animer une session de formation : suivez le guide !

Avec son livre « Construire et animer une session de formation », Bernard Lamailloux signe un ouvrage essentiel, pour les formateurs débutants comme pour les vieux routards de l’éducation.  Un véritable guide pratique nourri par l’expérience et l’humour un brin désabusé d’un formateur hors pair.

Mise à jour : version e-book accessible sur Kobo et Amazon, 21-08-2014.

« Construire et animer une session de formation » est le premier livre de Bernard Lamailloux et en refermant ses pages, on espère juste qu’il y en aura beaucoup d’autres.  Car pour un coup d’essai, c’est un coup de maître.

Un livre nourri de l’expérience et de l’humour de l’auteur

Le livre de Bernard Lamailloux

Bernard Lamailloux est formateur depuis de longues années.  Concepteur de ressources pédagogiques, formateur de formateurs, il se définit avant tout comme «formateur-baroudeur tout-terrain » (voir la vidéo de l’entretien au bas de l’article).

C’est-à-dire quelqu’un qui a une pratique et une connaissance hors pair du terrain pédagogique, des réalités des formateurs.  Quelqu’un qui a aussi longuement réfléchi sur ses pratiques, leurs fondements théoriques, leurs applicabilité dans le travail quotidien, l’avenir des pratiques pédagogiques, etc.

Avec ce lourd bagage sur ses (frêles) épaules, Bernard Lamailloux aurait pu nous pondre un de ces pavés pédagogiques indigestes, un de ces interminables pensums aussi prodigieusement ennuyeux que rigoureusement incompréhensibles dont certaines institutions éducatives raffolent.

Ce serait mal connaître le bonhomme !

 Bernard Lamailloux nous livre au contraire un petit bijou d’humour parfois décalé, parfois un brin désabusé (surtout par rapport aux dites institutions de formations qui ressemblent plus à des usines à gaz qu’à des dispositifs éducatifs).

N’allez pas croire pour autant qu’il ne s’agit que de rire, que toute notion de sérieux est exclue de cet opus !

En réalité, Bernard Lamailloux use de ce cocktail détonnant d’humour, de métaphores si propice à la vulgarisation de qualité qui font tout le suc de son blog Former plus haut.

Des grands courants pédagogiques aux situations spécifiques de formation

Dans son livre, Bernard Lamailloux brosse le panorama de la formation d’aujourd’hui.  En quatre parties, il passe en revue tout ce qui doit intéresser le formateur professionnel, qu’il soit débutant ou confirmé.

J’ai particulièrement aimé dans cette partie le « Petit lexique impertinent« , petit mélange de lexique et de critique humoristique des réalités du métier qui remettent souvent les pendules à l’heure entre les grandes théories et les (toutes petites) pratiques de certaines grandes entreprises de formation.

Beaucoup aimé aussi ce schémas en « U » qui montre avec la force de l’évidence que si formateur et apprenants se rencontrent dans un même lieu pour une session de formation, il existe en réalité une pléthore d’intermédiaires dont l’influence plus ou moins directe oriente le jeu pour le meilleur ou pour le pire.

1. Les grands courants pédagogiques et les pédagogies décalées

Où nous découvrons que nous sommes pour la plupart des « Monsieur Jourdain » de la pédagogie, car nous instillons dans nos formations, des concepts, des exercices et des objectifs issus de ces différents courants que sont :

a) Les grands courants pédagogiques

  •  le behaviorisme
  • le constructivisme
  • le socio-constructivisme
  • le connectivisme

Un chapitre qui se conclut sur la pertinence de ces théories et des ouvrages qui en traitent dans le quotidien du formateur…

b) Les pédagogies décalées

Mais outre les courants « mainstream » prônés par les institutions académiques, il existe une multitudes de chemins de traverse : les pédagogies décalées.  C’est-à-dire des pratiques et des conceptions pédagogiques qui ne se revendiquent pas nécessairement des courants ci-dessus, mais qui explorent des potentiels que l’école ou la formation classique négligent.

C’est le cas de l’accelerative learning, mieux connu dans les pays francophone sous le terme générique mieux apprendre que l’on doit à Bruno Hourst, précurseur en la matière.  Un ensemble de principes qui permettent d’apprendre mieux en un temps réduit comme je l’écrivais dans mon article sur le livre de Xavier Delengaigne, Apprendre à toute vitesse.

Bernard Lamailloux parle aussi brièvement du mindmapping (avec un renvoi amical vers ce blog) et traite plus en profondeur l’impact des croyances limitantes sur la mémorisation.  Nous avons tous une mémoire extraordinaire, mais il faut en connaître les principes pour en mobiliser toute la puissance.

Il passe ensuite en revue les jeux de Thiagi et les serious games et l’influence du jeu sur le mieux apprendre.

2. Conception et préparation

Dans cette partie du livre, Bernard Lamailloux envisage les outils réutilisables du formateur : des séquences ou des outils de formations qui peuvent faire partie d’un « kit réutilisable ».

Les objectifs de votre formation doivent vous donner les grandes lignes du canevas que vous allez utiliser.  Il met aussi l’accent sur les types d’acquisition désirés (savoir-faire, savoir-être, savoir et savoir-devenir ou capacité à se projeter dans l’avenir).  Et enfin, sur les niveaux de maîtrise que les apprenants atteindront à la fin de votre formation.

Il aborde aussi la question des supports de formation, qui sont importants :

  • quels sont les paramètres à prendre en compte dans le choix d’un support ?
  • quels supports pour les apprenants
  • quels supports pour le formateur ?

Bernard Lamailloux décortique aussi l’art de structurer un scénario pédagogique et propose enfin une checklist pour s’assurer de ne rien avoir oublié.

 3. Animation – Face à face pédagogique

Cette partie aborde l’animation d’une session de formation : comment aborder le face-à-face pédagogique avec un groupe de personnes que vous ne connaissez pas ?  Sur lesquelles vous n’avez eu aucune information préalable ?

Une fois de plus, Bernard Lamailloux nous donne les clés d’une façon unique, mêlant humour et conseils pratiques.

D’abord, arrivez en avance et assurez-vous que tout est prêt et fonctionnel.

Ensuite, appliquer quelques règles simples pour une « gestion saine des ressources dont on dispose ».  Les règles claires, explicites dès le début pour vos apprenants, traceront les grandes lignes de votre intervention… et vous faciliteront la vie tout au long de cette session.

Les questions posées par les participants peuvent être à double tranchant : répondez-y avec sincérité, ou le retour de flammes ne se fera pas attendre !  Par contre, si vous y répondez avec humilité et professionnalisme, vous contribuerez à une atmosphère vraiment propice à l’apprentissage.

La clôture de la session de formation est au moins aussi importante que le début : soyez vigilant.  Une évaluation à chaud peut se rater ou se réussir.  Mettez tous les atouts de votre côté en suivant les conseils de l’auteur !

4. Quelques cas particuliers

L’ouvrage se termine sur l’analyse de quelques cas particuliers auxquels le formateur se trouvera un jour confronté.

Notamment, la formation de formateurs, à la fois plus exigeante mais plus gratifiante, puisque ce sont vos pairs que vous formez : des gens qui maîtrisent au moins une partie des concepts et des outils que vous utilisez, avec qui vous pouvez connaître des échanges très riches sur vos propres pratiques pédagogiques…

Bernard Lamailloux évoque ensuite la façon de « reformater une formation » pour l’adapter à un nouveau public ou à des circonstances nouvelles.

Il aborde ensuite l’apprentissage à distance et ses différentes modalités, ainsi que l’usage possible des mondes virtuels dans la formation, avec leur richesse et leurs limitations – notamment les connaissances techniques minimales requises pour « entrer » dans ces mondes virtuels.

J’ai beaucoup aimé la partie qui compare les formations en bureautique et les formations techniques : en tant que formateur en mindmapping et autres méthodes issues de la pensée visuelle, je suis confronté à ce type de décalage entre ce que j’offre réellement et les attentes de certaines institutions de formation.  C’est particulièrement vrai en formation de formateurs où la capacité de transmettre connaissances et compétences via le mindmapping me paraissent bien plus intéressantes pour ce public que la maîtrise de chaque commande d’un logiciel donné…

Ce chapitre se clôture sur le cas particulier des étudiants surdoués.

Conclusion

En conclusion : un ouvrage indispensable à toute personne qui se destine au métier de formateur, mais aussi aux formateurs déjà en fonction.

En effet, tant le débutant que le formateur chevronné trouveront ici des tuyaux pratiques mais aussi des réflexions sur leur profession, sur ses conditions d’exercices, pas toujours idéales.

Un ouvrage comme on aimerait en lire plus souvent, alliant humour et conseils applicables immédiatement, outils concrets et recul par rapport à certaines pratiques du secteur.

Je vous fais une confidence pour terminer : c’est un livre que j’aurais aimé écrire moi-même 😉

Construire et animer une session de formation : Tranfert de compétences, les clés du succès, Bernard Lamailloux, Paris, Dunod, 2014, 179 p.

Egalement accessible en version e-book sur Kobo et Amazon.

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Formation Mindmapping pour formateurs et enseignants

 Je lance en juillet prochain une formation de Mindmapping spécialement destinées aux (futurs) formateurs et enseignants : un atelier de deux jours entièrement dédié à la transmission des savoirs par la pensée visuelle.

  • Comment faire passer vos savoirs et vos compétences à des jeunes installés devant leurs écrans toute la journée ?
  • Comment visualiser des informations complexes pour les rendre intelligibles ?
  • Comment organiser vos idées lorsque vous concevez un cours ou une séance de formation ?
  • Comment présenter vos cours de façon attrayante pour capter l’attention de vos apprenants ?

Le mindmapping, avec ses dimensions à la fois ludiques et structurantes, apporte des réponses à toutes ces questions.

(Cliquez sur l’image pour ouvrir la carte interactive en ligne).

Formation de formateurs et enseignants

Une formation mindmapping spécifique pour les formateurs et enseignants

Je vous propose donc une formation spécifique de Mindmapping pour formateurs et enseignants, à Bruxelles, les 24 et 25 juillet prochains.  Cette formation se déroule dans nos locaux, Place de la Minoterie, 10 à 1.080, Bruxelles.

Cette formation en présentiel sera prolongée par un suivi en ligne avec l’interface ClassRoom de Mindomo, le logiciel que j’utiliserai pour cette formation.

La formation mettra surtout l’accent sur la transmission : comment transmettre vos savoirs, compétences et attitudes (savoir, savoir-faire et savoir-être) à vos apprenants de manière efficace avec les outils visuels.  Le second jour, nous verrons aussi comment tirer parti du mindmapping collaboratif.

Deux jours de formation pour maîtriser le mindmapping collaboratif

Pendant ces deux jours, vous allez apprendre les techniques de base du mindmapping manuel, mais aussi celles du mindmapping numérique et enfin, du mindmapping collaboratif : ce dernier se base sur les échanges en ligne en temps réel (synchrone).

Déroulement du premier jour de formation

  • Accueil : dès 8h30
  • Programme de la formation : Présentation avec support visuel Mindomo
  • Brise-glace :  Jeu pour faire connaissance autrement et introduction à la communication non-verbale
  • Le mindmapping pour former et enseigner :  Présentation Prezi
  • Interview : exercice de prise de notes rapide et efficace selon les techniques du Mindmapping
  • Carte d’empathie 1 : exercice de Mindmapping manuel individuel
  • Carte d’empathie 2 : exercice de Brainstorming, élaboration d’une carte collective
  • Scénario pédagogique : première carte numérique Mindomo

Scénario pédagogique

Déroulement du deuxième jour de formation

  •  Accueil : dès 8h30
  • Quiz : Révision des notions apprises la veille
  • Cartes conceptuelles : Expliquez les flux, les procédures et les procès de manière visuelle
  • Gestion de l’information : trouvez l’info sur Internet, gérez les marques-page et les liens avec Mindomo
  • Présentez l’information : présentez l’information recueillie et classée avec le module de présentation de  Mindomo
  • Collaboration : exercice de Mindmapping collaboratif; co-édition à distance en temps réel avec vos collègues, vos apprenants, vos clients
  • Mindomo Classrooom : avec l’interface de classe virtuelle, invitez vos apprenants et assignez-leur des travaux à distance

 Suivi post-formation

Le logiciel de mindmapping Mindomo propose une interface spécifique pour les formations, appelée ClassRoom (salle de classe) que nous apprendrons à utiliser lors de la deuxième journée de formation.  Elle nous servira ensuite pour le suivi post-formation : nous continuerons en effet à échanger des mindmaps, des ressources et des commentaires pendant plusieurs semaines après la formation en présentiel.

Organisez cette formation dans votre institution !

Vous êtes une école, une université ou un centre de formation ?  Nous pouvons organiser une session de ce type pour vous.  Nous formons vos formateurs ou enseignants en fonction de vos besoins.  Nous pouvons mettre l’accent sur tel outil ou méthode.  Nous pouvons adapter le contenu des ateliers aux spécificités de votre institution : université, centre de formation des enseignants, incubateur ou agence d’accompagnement en création d’entreprise, association d’éducation permanente, etc.

Nous organisons cette formation en français ou en anglais. Nous nous déplaçons partout en Europe, Afrique et Asie.

Demandez-nous une offre en utilisant le formulaire ci-dessous et nous reprendrons rapidement contact avec vous afin de vous faire une proposition sur mesure.

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Blog Ecriture

Un demi-million de visites sur Formation 3.0 : faisons le point !

Depuis sa création à la mi-décembre 2009, ce blog compte 500.000 pages vues.  Petite rétrospective et objectif pour  2014 : atteindre le million de pages vues avant la fin de l’année.  Faisons le point sur l’évolution de ce blog 😉

Un demi-million de pages vues : c’est le nombre incroyable de visites sur ce blog depuis sa création à la mi-décembre 2009.  Au terme de cette première quinzaine, il affichait 135 pages vues !

Un peu plus de 500.000 vues au 21-01-2014

Mais grâce à votre complicité et à votre incroyable fidélité, ce blog allait exploser dans les années suivantes.  En fait, le nombre de pages vues a plus que doublé chaque année, comme vous pouvez le constater sur ce premier graphique :

Pages vues par année

Si le taux de fréquentation ne baisse pas, le nombre de pages vues, pour janvier 2014, devrait dépasser les 40.000 !  Et je devrais atteindre les 500.000 pages vues pour 2014, ce qui porterait le total à un million…

Mais un blog, ce n’est pas que des pages vues, c’est aussi d’innombrables échanges à travers des milliers de commentaires, des dizaines d’e-mails et de messages à travers la page Contact.

C’est surtout cette conversation au fil des années qui m’intéresse et qui m’enrichit.

Deux phénomènes expliquent le taux de pages vues :

  • la masse des articles : le blog compte actuellement près de 400 articles
  • quelques « articles-vedettes » qui « tirent » la fréquentation vers le haut

Les articles-vedettes, ceux qui tirent le trafic vers le haut

Les articles les plus lus sont les suivants :

  1. Comment étudier efficacement en 5 étapes ?
  2. Comment choisir mon logiciel de mindmapping ?
  3. XMind 2.0, c’est parti ! et en français, s’il vous plait !
  4. Entretien d’embauche : LA question qui fait la différence
  5. Les intelligences multiples de Howard Gardner

J’ai illustré sur le graphique ci-dessous la répartition et le nombre de vues de ces articles :

Articles vedettes du blog

Un phénomène dû à la répartition en longue traîne

La fréquentation du blog correspond donc parfaitement à la « théorie de la longue traîne » ou « Long Tail Theory » en anglais.  Une théorie qui se vérifie dans de nombreux domaines.

Ici, elle illustre le fait que le nombre de visites est dû à la fois à une minorité d’articles très lus et une majorité d’articles qui sont vus nettement moins.  Mais leur masse entraîne les statistiques vers le haut.

Illustration de la longue traine

En fait, il s’agit d’une distribution de type « Loi de Pareto » dans laquelle les articles-vedettes contribuent pour environ 20 % du trafic tandis que la masse des articles à faible impact – mots-clés « faibles » – apporte 80 % des visites.

Cette théorie de la longue traine a été formulée pour la première fois par Chris Anderson dans un article de Wired pour illustrer la différence entre les ventes sur site et les ventes en ligne, les secondes pariant surtout sur la masse des articles à faible demande.

Les cinq articles-vedettes ont des mots-clés bien positionnés dans les pages de résultats Google (les fameux SERPs).  Si vous tapez « Comment étudier » dans Google, il y a de fortes chances que mon article « Comment étudier efficacement en 5 étapes » soit en tête de liste de la première page (la position évolue au fil du temps, parfois premier, parfois deuxième ou troisième)…

Pareil pour « comment choisir logiciel mindmapping » où l’article correspondant figure aussi en tête de première page…

Les sources ou référants de nos visites

D’où viennent ces visites ?  Les premières sources de ces visites sont sans conteste les moteurs de recherche.  Les statistiques de l’année écoulée, montrent que 125.252 visites étaient dues aux moteurs de recherche et principalement de Google. (Statistiques au 20-01-2014 pour les 365 jours précédents).

Les autres visites se répartissent sur une multitudes de sites et de médias/réseaux sociaux avec en tête, Scoop it et Facebook, comme l’illustre le graphique ci-dessous :

Référants ou sources de nos visites

Les objectifs pour 2014 : plus de pédagogie, de formation et de pensée visuelle

Même si les médias sociaux et les techniques de référencement permettent de multiplier les opportunités d’être lu, l’important pour moi – comme pour vous – reste le contenu des articles.

Je continuerai bien entendu à parler de mindmapping et d’outils de productivité – je compte par exemple remettre à jour l’article « Comment choisir mon logiciel de mindmapping« , en tenant compte des récentes versions de logiciels comme XMind 2013, MindMeister 9 ou iMindMap 7 Chameleon.  Mais aussi de tests d’autres applications comme Mind42 dont j’ai parlé tout récemment.

Mais, je souhaite aussi explorer ou approfondir d’autres domaines comme la pédagogie.  Je reçois beaucoup de réactions ou de demande sur les outils pour étudier à l’université, par exemple.  Je voudrais aussi retravailler la formation en ligne, recréer des formations entièrement en e-learning.  Je m’intéresse aussi aux MOOCs – je participe à plusieurs d’entre eux en tant qu’étudiants, mais j’ai bien envie de passer de l’autre côté de l’écran et j’ai quelques idées que je voudrais tester…

Et enfin, je voudrais aussi approfondir d’autres domaines de la pensée visuelle que le mindmapping.  Je ne renie pas ce dernier évidemment : c’est un outil fabuleux qui m’a apporté et continuera sans doute à m’apporter beaucoup.  Mais je veux aussi approfondir d’autres domaines comme le concept mapping et explorer celui de l’argument mapping ou cartes argumentaires qui n’est pas encore très connu dans les pays francophones et mériterait sans doute plus de publicité (dans le bon sens du terme, n’imaginez pas que je vais vous matraquer de pub à partir d’aujourd’hui).

Je pense aussi introduire des interviews d’étudiants – qui étudient à l’étranger, par exemple – des articles sur les études ailleurs qu’en francophonie, des interviews de professionnels dans plusieurs domaines, etc.

N’hésitez pas à me faire des suggestions, à me faire part de vos envies ou de vos questionnements.  Je serai ravi de tenter d’y répondre, seul ou accompagné 😉

J’espère que vous me suivrez dans ces nouveaux domaines comme vous l’avez fait jusqu’ici.

A tous, merci de votre fantastique fidélité,

Marco.

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Mind Mapping

Une mindmap pour expliquer comment faire un exposé à l’école

Mindmap d’instructions pour un exposé

Notre fille fréquente la dernière année d’école primaire aux Pays-Bas. Elle doit réaliser un exposé la semaine prochaine et a choisi le thème de la Malaisie, le pays de sa maman.

Pour instructions, le professeur lui a donné cette mindmap ou carte mentale ou carte heuristique. Chaque branche détaille une série d’instructions pour collecter les informations, les mettre en ordre, comment réaliser le PowerPoint qui servira de support visuel, etc.

Une pratique courante ici aux Pays-Bas mais qui tarde un peu à s’implanter en France et en Belgique francophone, malgré la bonne volonté de certains enseignants…

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