Catégories
Applications

Canva for Work est arrivé : l’appli de design tient ses promesses !

J’ai pu tester Canva for Work, la nouvelle version de l’appli de design et le moins qu’on puisse dire est qu’elle tient ses promesses.  Je vous résume tout ça dans une vidéo.

Il y a quelques jours, je vous annonçais l’arrivée d’une nouvelle version de Canva, l’application en ligne de design pour tous.

Ca y est : Canva for Work est arrivé.  Et il tient ses promesses !

Et pour vous en faire profiter aussi, je vous ai concocté un petit tour du propriétaire en vidéo.

Un visuel réalisé avec Canva for Work

L’accent mis sur les équipes et la collaboration

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Canva mise sur la collaboration.

Le Brand Kit : votre charte graphique en une seule page

Le Brand kit, c’est une des nouveautés très intéressantes de cette nouvelle version de Canva.

Sur une seule page, vous rassemblez et vous conservez tous les éléments de votre charte graphique : la palette de couleurs avec les codes en hexadécimal pour chaque couleur.

Les polices de caractères illustrées et conservées avec leur nom et leur taille exacte.

Les logos originaux conservés sur la même page.

Plus besoin de vous arracher les cheveux pour savoir où se trouvent les références de couleurs et de polices de caractères lorsque votre graphiste ou votre imprimeur vous les demande.  En un clic, vous accédez à la page, de même que toute votre équipe…

Des modèles (templates) d’équipe

Certains modèles sont suceptibles d’être utilisés quotidiennement par divers membres de votre équipe.

Canva y a pensé.  Les modèles pour posts Facebook, pour Pinterest, de dépliants pour votre équipe marketing…

De plus, ils sont pré-dessinés avec la couleur dominante de votre charte graphique.

D’ailleurs, c’est tout Canva qui se met au diapason de votre marque en adoptant aussi cette couleur pour son interface…

Une hiérarchisation des membres des équipes

Pour les grandes entreprises, des droits différents peuvent être attribués aux membres.

Les administrateurs ont accès à toutes les fonctions et peuvent attribuer des rôles aux autres catégories d’utilisateurs.

Les créateurs de modèles (template designers) peuvent, comme leur nom l’indique, créer des modèles fidèles à la charte graphique de l’entreprise.

Enfin, les membres peuvent créer des visuels en utilisant les modèles créés par les précédents.

Le magic resize : un gain de temps énorme !

Si la collaboration entre les différents membres de l’équipe assure plus de cohérence et de productivité, la fonction Magic Resize va faire gagner un temps fou à tout le monde.

Vous choisissez d’abord le format de départ de votre visuel.  Un post Facebook, par exemple.

Ensuite, dans le menu File, vous sélectionnez les différents formats qui vous intéressent – et ils sont nombreux, j’en ai compté 42 !

Vous cliquez sur le bouton Abracadabra – Resize (il s’appelle vraiment comme ça, ils sont fous chez Canva !).

Et en quelques secondes, de nouveaux onglets s’ouvrent sur votre navigateurs : dans chacun d’eux, figure un visuel décliné de l’original, mais dans les dimensions idéales pour chaque type de document ou de média.

C’est impressionnant de simplicité et d’efficacité à la fois.

Un prix très abordable pour une application incontournable

Canva for Work est payant.  Et on pouvait craindre le pire, que l’application populaire quitte son créneau accessible (l’utilisation était gratuite, seuls quelques objets étaient facturés un dollar lors du téléchargement).

Eh bien non : Canva for Work reste très abordable : 9,95 $ par mois pour une paiement annuel ou 12,95 $ pour un paiement mensuel.

Au regard du temps gagné, c’est vraiment très raisonnable.

Vous pouvez vous inscrire pour obtenir un accès à l’application en cliquant sur Canva for Work.

Vous avez aimé cet article ?  Abonnez-vous à notre lettre d’information et ne ratez plus aucun article ou événement !

50.629253.057256
Catégories
Storytelling digital

Canva (for Work) : le meilleur allié de votre storytelling visuel

Comment créer des visuels de grande qualité pour votre storytelling ?  Comment publier des visuels percutants sur les médias sociaux sans notion de design ?  Canva, l’application de design en ligne, est sans doute votre meilleur allié. 

Il existe des programmes de design et de graphisme extrêmement coûteux et sophistiqués.  Mais, outre le fait qu’ils ne sont pas à la portée de toutes les bourses, ils nécessitent souvent de (très) bonnes connaissances en design, en print, etc.

Que faire si vous n’avez pas les compétences de graphiste ou d’imprimeur professionnel comme les gens de chez Onlineprinters ?  Comment créer le matériel visuel dont vous avez besoin pour votre storytelling ?

La réponse tient en deux syllabes : Canva !

Une application de grande qualité accessible à tous

Loin d’être l’application graphique du pauvre, Canva a été créé par des professionnels du secteur qui ont anticipé le fait que de plus en plus de personnes allaient avoir besoin de visuels de qualité.  Et que tout le monde n’allait pas s’inscrire à une école de graphisme dès demain.

De ce constat est née l’application la plus populaire et sans doute la plus performante du graphisme ces dernières années.

En effet, si Canva est très intuitif – tout ou presque fonctionne par glisser-déposer – il permet de créer des documents de qualité professionnelle.

Des compositions en quelques clics

En outre, si vous n’avez aucune notion de graphisme, de mise en page ou de typographie, Canva vous propose une « Ecole de Design » sous forme de tutoriels.  Ces tutoriels ne sont pas de simples vidéos comme sur beaucoup d’applications, mais de véritables exercices autocorrigés avec lesquels vous apprenez, entre autres :

  • quand et comment utiliser les différents types de polices,
  • comment les marier avec les images,
  • comment filtrer une image,
  • comment harmoniser les couleurs,
  • comment créer une infographie,
  • etc.

Des templates prédéfinis pour les médias sociaux

Fini de vous casser la tête pour savoir si votre visuel est aux bonnes dimensions pour Facebook, Twitter ou Pinterest.

Des modèles prédéfinis vous sont proposés, déjà dimensionnés selon les exigences des différents réseaux.

Voici un exemple de citation illustrée de Henry Ford, formatée pour Pinterest, Twitter et Facebook :

1. Visuel pour Pinterest

Format Pinterest

Les dimensions de ce visuel sont parfaitement adaptées à l’affichage sur Pinterest : vous êtes assuré que votre image ne sera pas minuscule au milieu des autres et qu’elle ne sera pas déformée (écrasement vertical ou horizontal).

2. Visuel pour Twitter

Le même visuel aux dimensions d’un post de Twitter :

Visuel pour Twitter

Le format de ce visuel pour Twitter permet d’afficher l’ensemble de la photo dans le tweet sans cliquer dessus.  Elle est pleinement visible dans la timeline de Twitter et un seul coup d’oeil suffit pour voir le tout.

Une bonne  façon d’inciter les twittos au partage.

3. Visuel au format Facebook

Enfin, les posts Facebook ont un format particulier, carré, qui s’affiche bien dans la timeline :

Visuel au format Facebook

Ces visuels sont parfaitement adaptés au format du médias sur lesquels ils sont postés.  Ils attirent généralement un taux de clics et de partages important.

Utilisez du matériel qui reflète vos valeurs.  Le storytelling sur les médias sociaux, ce n’est pas seulement poster un visuel de temps en temps.  Chaque visuel doit constituer une pièce d’un puzzle géant qui brosse le portrait de votre entreprise.

L’image, le texte, l’habillage graphique doivent donc être en congruence avec les valeurs de votre marque.

Des filtres pour vos photos

Canva ne propose pas seulement des modèles, des typographies et des images, il offre aussi toute une panoplie de filtres qui permettent de transformer les images.

Ici, une photo que j’ai utilisée pour illustrer l’article sur les 8 bonnes raisons de postuler pendant les vacances d’été.

Postulez pendant vos vacances

La photo a été complètement désaturée et j’ai forcé la teinte bleue (je pense que ça se voit).

J’ai utilisé une forme pour le fond du lettrage.  La police de caractère du dessus est Ubuntu en lettre minuscules, tandis que le texte du dessous est en police Six Caps, une police aux caractères allongés.  Pour que les deux textes coïncident, j’ai joué sur l’espacement des caractères.

Pour le format de l’image, j’ai utilisé le modèle « Blog Title » qui est préformaté pour les posts sur votre blog.

Il existe des modèles non seulement pour les médias sociaux, mais aussi pour les infographies, vos documents imprimés, vos invitations de mariage, vos livres blancs, etc.

Inscription et utilisation gratuite de Canva

Bonne nouvelle, Canva est gratuit !  Seuls les photos, modèles et icônes produits par certains utilisateurs sont à 1 dollar.  Dans ce cas, cette somme vous est réclamée lors du téléchargement au format image ou PDF de haute résolution.  Mais l’investissement en vaut souvent la peine.

Vous pouvez vous inscrire gratuitement sur Canva et commencer à travailler.

Canva for Work : une nouvelle dimension professionnelle

Si Canva est l’une (sinon la plus intéressante) des application pour le design et le storytelling, elle n’est pas sans faiblesse.

Comme nous l’avons vu plus haut, vous pouvez créer le même visuel sous différents formats pour publier sur les différents canaux :

  • votre blog
  • Facebook
  • Twitter
  • Pinterest
  • Instagram
  • Etc.

Oui, mais…  Vous devez recréer un visuel qui reprenne les mêmes éléments à chaque fois.  D’où une énorme perte de temps !

Une nouvelle version de Canva est en préparation : Canva for Work.

Des fonctionnalités incontournables pour les professionnels

Cette nouvelle version annonce des fonctionnalités très intéressantes pour les professionnels :

  • le magic resize : il s’agit du « redimensionnement automatique« .  Avec cette fonctionnalité, plus besoin de recréer un visuel pour chaque canal :  vous créez un visuel et en quelques clics, vous en créez une version pour chaque réseau social ou blog;
  • le brand kit : il s’agit de sauvegarder la charte graphique de votre marque ou de votre entreprise.  Avec ce kit, vous ne vous arracherez plus jamais les cheveux pour savoir quelle est la couleur exacte du fond de votre site web ou la police utilisée dans votre nouveau logo.  Tout est sauvegardé automatiquement et à portée de clic.  Cela signifie des heures de communication épargnées avec votre imprimeur, votre webmaster ou vos designers internes.

 Si vous voulez être un des premiers à savoir comment fonctionnera Canva for Work ?  Inscrivez-vous via ce lien Canva for Work !

Vous avez aimé cet article ?  Abonnez-vous à notre lettre d’informatioet ne ratez plus aucun article ou événement !

Catégories
Uncategorized

Comment et pourquoi utiliser les réseaux sociaux en formation

Quels sont les usages que les enseignants et les formateurs peuvent faire des médias et réseaux sociaux ? A quoi peuvent-ils bien servir en classe ? Voici quelques idées d’utilisation et quelques réflexions qu’elles m’inspirent.

J’ai tenté de formaliser ces usages pédagogiques en réfléchissant sur ma propre expérience de formateur en la matière. J’en ai dégagé une série d’usages des réseaux sociaux qui s’appliquent à la classe ou à la salle de formation.

Les usages cités ici le sont à titre d’exemple et ne prétendent pas à l’exhaustivité : ils veulent simplement rendre compte du potentiel éducatif et formateur des réseaux sociaux si on les exploite avec un peu d’imagination et d’ouverture d’esprit.

(Cliquez sur l’image pour l’agrandir.  Vous pouvez aussi la télécharger gratuitement au format XMind sur ma page Biggerplate).

Usages des réseaux sociaux en classe

1. Outils de conception de cours (course design)

Même si les médias et réseaux sociaux sont loin de constituer de véritables « authoring tools » – ces outils qui permettent de scénariser une formation – ils offrent néanmoins quelques fonctionnalités qui permettent de créer des exercices.

 Facebook par exemple propose des outils de création de documents en ligne ou de questionnaires à choix multiples. Ces documents permettent de rédiger des consignes, des intitulés d’exercices, etc. Les événements annoncent un travail à remettre, un meetup ou un webinaire, par exemple.

1.1. Scénarisation ?

Je n’ai pas trouvé d’outils permettant une véritable scénarisation des cours ou des formations dans les médias sociaux. Il faut donc passer par d’autres outils dédiés ou, comme moi, par des mindmaps, pour scénariser les séquences pédagogiques consacrées aux réseaux sociaux ou utilisant les médias sociaux comme supports de formation.

1.2. Création de documents

Facebook permet la création de documents en ligne dans ses groupes. Ces documents permettent le partage de consignes, d’intitulés d’exercices, de contenus pédagogiques, etc. Voir ci-dessous la partie « LMS » et partage de contenus.

Twitter était au départ un outil de microblogging et par conséquent, on peut créer des « micro-documents » que sont les tweets pour divers usages que je détaille dans la suite de cet article et aussi dans mon article sur la formation Enseignez avec les réseaux sociaux.

1.3. Questionnaires à choix multiple

Les groupes Facebook permettent la création en ligne de questionnaires à choix multiples. Le formateur décide de laisser ou non les participants compléter son questionnaire avec leurs propres réponses.

Ces particularités peuvent aussi être utilisées pour un sondage. Par exemple, dans une classe, j’avais proposé le choix entre diverses activités et les participants pouvaient m’en proposer une autre.

2. Support d’exercice

Les réseaux sociaux sont d’excellents supports d’exercice. Avec un peu d’imagination, on peut facilement les détourner – les « hacker » – de leur fonction première et en faire d’excellents outils dont le côté ludique motive les participants.

2.1. Twitter

La limite des 140 caractères de Twitter est particulièrement intéressante. Elle n’est pas sans rappeler les contraintes de l’Oulipo, un mouvement littéraire qui n’a cessé de (se) jouer des contraintes textuelles.

On peut d’ailleurs s’inspirer de ces contraintes oulipiennes pour corser certains jeux avec Twitter. L’emploi du lipogramme en « e » – pensez à La Disparition de Georges Pérec – est particulièrement difficile mais jouissif : les participants doivent rédiger un texte de 140 caractères sans utiliser cette voyelle.  Exemple : « tu t’y rôtiras dix doigts : sans ça pas d’communication mon loup : ni chanson, ni discours, ni bambin du limon ni John larmoyant sur son pot. » (Avez-vous reconnu les deux oeuvres auxquelles je fais allusion dans ce petit texte ?).

2.1.1. Ecriture collaborative

Sur le principe du « cadavre exquis », le formateur peut demander aux participants de rédiger une partie de texte sous forme de tweets. Le suivant continue l’histoire avec un autre tweet et ainsi de suite jusqu’à la fin du récit.

2.1.2. Haïkus

Les participants doivent rédiger un poème de 140 caractères qui respecte – ou non – l’alternance de vers des Haïkus japonais.  Le formateur peut organiser un concours, un tweet live ou une exposition des meilleures oeuvres.

2.1.3. Opérateurs de recherche

Twitter est un outil de veille puissant. Grâce à ses opérateurs de recherche, on peut filtrer l’information publiée sur Twitter de manière très fine. D’autant plus que les divers opérateurs peuvent être combinés entre eux pour former des requêtes très fines.

Le formateur peut lancer une recherche sur un thème libre ou imposé, lié à la thématique du jour.  Il demande aux participants de comparer les résultats des différents opérateurs et d’en expliquer le fonctionnement.

3. Partage de ressources

Les médias et réseaux sociaux sont également très importants pour le partage de ressources entre étudiants. Voici quelques exemples.

3.1 Stumbleupon

Stumbleupon est un cas particulier. Son nom signifie « trébucher sur » et il est basé en grande partie sur la sérendipité, le fait de découvrir des choses par hasard. Lorsque vous cliquez pour la première fois sur Stumbleupon, le site vous propose une page au hasard. Si vous aimez cette page, si elle vous intéresse, vous cliquez sur l’icône I Like. Et Stumbleupon vous proposera d’autres pages similaires. Sinon, cliquez sur I don’t like et Stumbleupon ne vous proposera plus de pages de ce type. Au fur et à mesure que vous l’utilisez, le média affine sa sélection et vous propose des pages ciblées.

 Ce ne serait pas un vrai média social s’il ne proposait pas de partager vos pages préférées assorties d’un commentaire de votre crû.

4. Learning Management System (plateforme de gestion d’apprentissage)

Certains médias ou réseaux sociaux sont si complets qu’ils permettent d’émuler le fonctionnement d’une plateforme d’apprentissage (LMS – Learning Management System).

4.1. Groupe fermé Facebook

 L’utilisation d’un espace en ligne comme un groupe fermé secret sur Facebook peut servir à la sensibilisation tant des formateurs que des apprenants à la formation en ligne.

 Ce groupe Facebook peut être utilisé comme prolongement ou complément à une formation en présentiel. Il constitue alors la partie en ligne d’une formation hybride.

 Le groupe Facebook permet vraiment d’échanger de nombreux articles différents, de programmer des événéments, etc. tel qu’un LMS – Learning Management System ou plateforme de distribution de formations en ligne. Je connais un professeur d’Université à la faculté de médecine de Kuala Lumpur qui n’utilise rien d’autre comme support de cours en ligne.

 La grande différence entre un LMS et un groupe fermé Facebook est l’absence de statistiques et aussi de certains éléments.

 L’utilisation d’un outil tel qu’un groupe secret Facebook peut constituer le premier pas vers l’adoption d’un LMS comme Moodle ou SpeachMe, par exemple.

 C’est aussi une base intéressante pour travailler la notion de social learning.

J’ai détaillé la pratique du groupe secret Facebook dans mon article sur la Formation Enseignez avec les réseaux sociaux.

4.2. Le Blog

Le blog est un média social particulièrement puissant. Il peut combiner texte, images, vidéo, son, questionnaires, etc.

 Je l’ai utilisé pour former des groupes de jeunes à la recherche d’emploi. Il peut servir de journal de bord des activités du groupe, d’outil de communication vers l’extérieur ou exclusivement au sein du groupe (protection par un mot de passe).

L’utilisation d’éléments dynamiques comme la vidéo, l’animation avec outils comme Explee ou Moovly, l’exploitation d’outils de création de BD, etc. font du blog un outil aussi ludique que structurant. Il demande cependant beaucoup de travail de la part du formateur.

Les participants doivent aussi être sensibilisés aux principes de la publication – c’est le cas aussi pour les réseaux sociaux, mais c’est surtout vrai pour un blog dont la permanence dans le temps l’expose à davantage de risques en matière de droits d’auteurs. Les participants doivent donc savoir qu’on ne publie pas n’importe quoi n’importe comment, qu’il faut respecter l’intégrité des personnes et la propriété intellectuelle d’autrui, etc.

Toutes ces notions ne vont pas de soi, loin s’en faut.

5. Classe virtuelle avec Google+

Google Plus propose un outil de vidéo-conférence gratuit : le Hangout.

Non seulement, il permet de s’adresser à un public distant, mais il offre des caractéristiques supplémentaires très intéressantes dans le cadre de la formation :

  •  il permet jusqu’à dix interlocuteurs connectés en vidéo
  • il accepte un nombre illimités de participants
  • les participants peuvent poser des questions via les commentaires
  • les orateurs peuvent partager plusieurs écrans d’ordinateurs
  • ils peuvent afficher des documents en provenance de Google Drive
  • ils peuvent utiliser les applications liées au compte Google Drive (cartes mentales, diagrammes, tableurs, etc.)
  • la séance peut ensuite être publiée sur Youtube où elle sera visible par tous en permanence (visibilité)

De quoi s’initier aux délices de la classe virtuelle sans bourse délier.

 6. Formation par les pairs

Personnellement, je crois énormément à la formation par les pairs.

Un élément qui nous est donné par un égal – un apprenant comme nous – possède un autre poids, une autre consistance que le même élément donné par le formateur ou le professeur.

Les médias sociaux fournissent de nombreuses occasions de formation par les pairs :

  • réponses aux questions posées les uns aux autres, aide réciproque, étude à plusieurs
  • échanges d’informations et de bonnes pratiques
  • soutien psychologique – lorsqu’un apprenant est démotivé, les autres peuvent le soutenir, lui remonter le moral, le remotiver
  • motivation, émulation : voir les autres réussir peut donner envie de s’y essayer aussi (pourquoi pas moi ?)

La socialisation est un élément important de la formation en ligne et particulièrement du social learning.

7. Socialisation

 Le social learning ne consiste pas seulement en échanges formels – informations, ressources, travaux, etc. Les échanges informels, de type social, y sont extrêmement importants.

 Cette dimension sociale de l’apprentissage est loin d’être nouvelle : elle est sans doute aussi vieille que l’école. Qui n’a pas eu de relations privilégiées avec un ou plusieurs camarades de classe ? Des personnes à qui on pouvait demander une explication ou un conseil ? Avec qui on pouvait échanger des solutions ? Qui nous apportaient nos devoirs la maison lorsque nous étions malades ? Et avec qui nous concoctions canulars et plaisanteries ? Avec qui nous passions du bon temps en-dehors du temps scolaire ?

 Nous redécouvrons soudain l’importance de cette dimension sociale de l’apprentissage. Peut-être parce que les nouveaux supports que sont les réseaux sociaux nous y ramènent par une autre support que ceux auxquels nous étions habitués ? Peut-être aussi parce que la dimension sociale est de plus en plus mince dans notre vie quotidienne ?

La socialisation en formation avec les réseaux sociaux ce peut être :

  • des échanges informels d’impressions :
    • sur le formateur
    • sur la formation
    • sur le propre parcours des participants
  • du bavardage
  • le développement de relations amicales avec une ou plusieurs personnes du groupe

Cela vous paraît trivial ?  C’est pourtant ce qui forme la trame de nos journées et c’est extrêmement important pour la réussite de n’importe quelle formation : a fortiori, en ligne !

8. Un cas particulier : la curation

La curation est un cas particulier de l’usage des réseaux et médias sociaux.

 Elle consiste en quatre étapes qui sont détaillées ci-dessous :

  • la veille (recherche de documents et de sources pertinents par rapport à une thématique particulière
  • la sélection des documents pertinents par rapport à la thématique et au public visé
  • le traitement des documents : mise en forme et ajout du point de vue du curateur
  • diffusion : distribution via des canaux différents des documents pertinents aux bons destinataires

 La curation est un élément important de l’environnement personnel d’apprentissage. C’est également une pratique très formatrice. Surtout de nos jours. En effet, de nombreux adolescents – et combien d’adultes ? – se contentent de trouver de l’information via Google, de la copier-coller et de la restituer telle quelle.

 La curation est une discipline exigeante qui demande des compétences variées, essentielles tant pour l’éducation et la formation que pour la survie en entreprise.

Je n’entre pas dans le détail de la pratique de la curation car j’en ai déjà parlé dans mon article Curation : et si on parlait un peu stratégie ?

Conclusion : les réseaux sociaux ont toute leur place en  formation

 Oui les réseaux et médias sociaux ont toute leur place dans la formation.  Ils permettent non seulement d’échanger des ressources et des informations, mais ils engagent les apprenants dans la formation comme peu d’autres méthodes.

Avec les réseaux sociaux, les apprenants se réapproprient une bonne partie des initiatives d’apprentissage.  Ils peuvent combiner production du savoir et échanges sociaux, formels et informels.  Ils tracent eux-mêmes les contours de leur apprentissage.

Les formateurs, eux, peuvent distribuer à tous en quelques clics, consignes, documents, ressources…  Ils peuvent s’adresser à tous ou à chacun en temps réel. Avec les jeunes, le côté ludique des réseaux sociaux fait tomber bien des barrières qu’un système lourd ou d’aspect trop académique érige entre le formateur et les apprenants.

Les réseaux peuvent aussi devenir le meilleur vecteur de la formation aux réseaux sociaux : ceci pour éviter les risques de harcèlement ou d’emplois frauduleux ou agressifs de ces outils par des adolescents non-conscientisés.

Bref, ils ne sont pas la panacée, mais ils valent certainement la peine d’être expérimentés, diffusés et enseignés.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Médias sociaux Réseaux sociaux

Formation : enseigner au collège avec les réseaux sociaux

Les ados passent un temps fou sur les réseaux sociaux comme Facebook et de plus en plus sur Twitter.  Comment tirer parti de cet engouement et utiliser les réseaux sociaux en classe ?  C’est l’objet de cette nouvelle formation pour enseignants du secondaire !

Dynamiser la classe avec les réseaux sociaux

Comment passionner en classe des adolescents qui passent le plus clair de leur temps sur les réseaux sociaux ? En utilisant ces mêmes réseaux sociaux en classe, pardi !

Du réseau social ennemi de l’école au réseau social allié du professeur

Facebook peut être le pire ennemi de l’école : certains adolescents y consacrent plus d’heures qu’à aucune autre activité, physique ou intellectuelle.  Résultat : perte d’intérêt, trop peu d’heures de sommeil, baisse dramatique des capacités d’attention et donc de compréhension et de mémorisation.

La syntaxe et l’orthographe sont souvent malmenées sur Twitter ?  C’est vrai et l’exemple vient parfois de haut, comme le montre une image de ce prezi (cliquez sur l’image ci-dessous pour lancer le prezi dans votre navigateur).

Des réseaux sociaux ennemis de l’école

Le cyberharcèlement non plus n’est pas une légende.  Chaque année, cette nouvelle forme de persécution cause des dépressions graves, voire des suicides chez les adolescents malmenés.

Les réseaux sociaux amis de la classe

Mais les réseaux sociaux offrent aussi des avantages qui en font davantage l’allié du professeur et l’ami de la classe.

Lors de cette formation, je commence par une présentation des médias sociaux et de leur typologie, comme sur cette image (cliquez deux fois sur l’illustration pour l’agrandir au maximum) :

Typologie des réseaux sociaux

Cette présentation ne prétend pas à l’exhaustivité – il naît des réseaux et des outils de partage quasiment toutes les semaines !  – mais elle donne un aperçu de quelques outils et des catégories selon lesquelles on peut les classer.  Cette présentation interactive a été créée avec le logiciel de mindmapping Mindomo.

Ensuite, après un brise-glace qui  nous permet de faire connaissance, nous mettons directement les mains dans le moteur !

Groupes secrets Facebook : du social learning pour toute la classe

Les groupes poussent sur Facebook comme des champignons après la pluie.  Il y en a pour tous les goûts et toutes les causes.

Mais, en réalité, il y en a bien plus que vous ne pensez : car une bonne partie de ces groupes sont secrets !

C’est une fonctionnalité de Facebook très intéressante : ces groupes sont invisibles aux non-membres.  Même, le contenu est invisible pour les anciens membres.  Et ces groupes ne sont pas repérés par les moteurs de recherche.

C’est le dispositif idéal pour créer un système de « social learning » ou d’apprentissage social en ligne gratuit et complet pour la classe.  Le professeur-administrateur peut contrôler non seulement le contenu, mais aussi les droits attribués aux élèves.  Des personnes extérieures ne peuvent se joindre au groupe que sur  invitation d’un membre qui en a le droit ou d’un administrateur.

Les groupes Facebook : un environnement sûr et familier

Les groupes Facebook constituent un environnement idéal pour l’e-learning et plus encore pour le social learning, c’est-à-dire, l’apprentissage basé sur les interactions sociales.

On l’a vu plus haut, un professeur peut contrôler tout ce qui s’y passe ainsi que l’accès aux membres.

Mais pour les élèves, Facebook constitue un environnement familier qu’ils connaissent sur le bout des doigts.  Comme pour leur materiel dans les formations BYOD, les élèves n’ont pas à apprendre un nouvel environnement, de nouveaux outils.  Ils les connaissent déjà.  Ils peuvent donc se consacrer pleinement aux nouveaux apprentissages !

Que peut-on apprendre avec un groupe Facebook ?

Tout.  Absolument tout !

Dans une école belge où j’ai donné récemment cette formation, les professeurs ont choisi la thématique Victor Horta, un architecte belge bien connu des amateurs de Modern Style.

Comment ont-ils choisi ?  En répondant à un questionnaire à choix multiple que j’ai posté sur le groupe Facebook que nous venions de créer.

Et ce n’est là qu’une des multiples fonctionnalités présentes dans les groupes Facebook !

Groupes Facebook : le plein de fonctions utiles pour la classe !

Avant-même que le groupe Facebook ne soit constitué, il peut faire l’objet d’une série d’activités.

Il faut définir l’objet du groupe.  Il faut y inclure une description pour que les nouveaux membres comprennent d’un coup d’oeil de quoi il s’agit.  Il faut inclure une « charte des usagers » afin que tous sachent quelles sont les limites de leur action…  Il faut choisir une photo pour illustrer la page d’accueil du groupe, etc.

L’écriture de la charte peut donner lieu à plusieurs exercices de co-rédaction.

Cette co-rédaction peut prendre la forme d’un brainstorming (réalisé avec des post-it, au tableau, par exemple) ; ou d’un travail en petits groupes sur des thèmes bien précis du règlement ; ou encore d’une collaboration en ligne à l’aide d’un Wiki[1] :

  • que peuvent faire les membres ? (publier, liker, commenter, etc.)
  • quelle est la sanction en cas de grossièreté ou de manque de respect envers un membre du groupe
  • qui peut être administrateur ?
  • tous les membres du groupe sont-ils administrateurs en même temps ou y a-t-il un « tour de rôle » hebdomadaire ?

Vous voyez le parti qu’un enseignant un peu imaginatif peut tirer de ces activité.

Publier des messages, des liens, des photos, de la vidéo

Il est aussi facile de publier des messages, des liens, des photos individuelles ou rassemblées en album, de la vidéo dans un groupe Facebook que dans une page personnelle.

On peut tirer parti de ces fonctionnalités pour partager des messages avec les élèves absents,  pour répondre à une question d’élève, pour illustrer une matière, etc.

On peut publier des ressources comme des sites pour s’exercer au français, des vidéos Youtube, etc.

Publier une question

Il est extrêmement facile de publier une question à choix multiple dans un groupe Facebook.

Cela peut servir à

  • déterminer la thématique d’un groupe,
  • créer un quiz pour voir si la leçon qui vient d’être donnée a été compris
  • effectuer un sondage sur une activité à organiser,
  • etc.

De plus, on peut laisser la possibilité à tous les membres de compléter les réponses par leurs propres propositions.

C’est ce que j’ai fait lors de la dernière formation que j’ai donnée :

Question publiée dans un groupe Facebook

Les propositions « Vertus du cassoulet » et « Santé mentale des enseignants en 3 P » ont été ajoutées par les participants (enseignants en 3 P…).

Partage et création de fichiers

Le groupe peut partager des fichiers depuis un ordinateur ou depuis un compte Dropbox.

Une fonctionnalité intéressante est la création de fichiers, directement dans le groupe.  Un éditeur de texte s’affiche alors avec des possibilités d’enrichissement (gras, souligné, italique, listes à puces, etc.).

En outre, tous les documents publiés dans le groupe sont conservés au même endroit et peuvent être retrouvés par tous les membres :

Documents du groupe

Création d’événements

Comme dans une page Facebook personnelle, on peut créer des événements de groupe.

Utile pour rappeler la fête de fin d’année, le test de mathématiques, le travail à remettre pour le trimestre prochain…

Twitter, les opérateurs de recherche et la twittérature

Twitter est aussi un réseau social intéressant pour la classe.  Ses opérateurs de recherche sont nombreux et permettent une veille très fine sur le web.

On peut utiliser ces opérateurs comme filtres pour sélectionner des éléments d’une thématique.

Par exemple, pour trouver tout ce qui concerne Victor Horta, sauf l’architecte, l’élève peut taper Victor Horta -architecte

C’est n’est qu’un exemple.

Twitterature : du haïku à l’écriture collaborative

Twitter est un réseau de microblogging dont les textes sont limités à 140 caractères, (même si l’adoption récente d’un système de « cartes » permet désormais de dépasser cette limite fatidique.

Twitter vous offre aussi la possibilité de partager des photos, de la vidéo courte (via Vine, son système de vidéo), mais surtout des liens.

Concours de Haïku

Les haïkus sont de petits poèmes japonais de 17 syllabes toujours composés d’une alternance de 5-7-5.

Les 140 caractères de Twitter sont particulièrement adaptés au format de poème court. L’enseignant peut donner un thème – le printemps, la nature, l’amitié, etc. – et proposer des photos qui serviront de base aux poèmes.

Les élèves tentent d’écrire le meilleur haïku.

Les bibliothèques de Rennes organisent du 1er au 5 mars une sorte de concours de haïkus – Opération Twit’Haïku – pour le plaisir : il n’y a rien à gagner si ce n’est le plaisir de la création, de l’échange et de voir, peut-être, son poème publié par la bibliothèque.

L’annonce du journal télévisé

Exercice de synthèse : le professeur propose plusieurs textes ou articles de journaux, sans titre.

Les élèves sont des « annonceurs du journal télévisé » : ils doivent donner l’idée principale du texte ou de l’article en 140 caractères, comme le fait l’annonceur en début de journal, en une phrase par article.

Ecriture collaborative

Le professeur écrit une première phrase sur Twitter.

Les élèves doivent ensuite écrire une phrase, chacun à son tour, pour constituer un récit ou un poème.

Pinterest : l’image au service de la pédagogie

Pinterest est le réseau social de l’image par excellence.

Il se présente comme une collection de « tableaux » dans lesquel le titulaire du compte rassemblent des images ou des vidéos thématiques.

Ces tableaux peuvent être secrets tout comme les groupes Facebook.  Ils permettent la création de portfolios très esthétiques.

Exemple de tableau Pinterest

Ces portfolios peuvent rassembler la matière iconographique d’une recherche.

Chaque image (appelée « épingle » dans le jargon de Pinterest) offre un espace de texte de 500 caractères : celui-ci peut être utilisé pour commenter, présenter ou critiquer l’image.

Une autre fonctionnalité intéressante dans Pinterest est la possibilité d’associer une carte de géographie aux éléments d’un tableau.

Depuis quelques mois, Pinterest dispose de sa propre messagerie qui permet davantage d’échange entre les membres.  Une autre caractéristique utilisable en classe.

Organisez cette formation dans votre école, votre classe ou votre groupe scolaire

Intéressé(e) par l’organisation de cette formation dans votre établissement ?

Complétez le formulaire suivant et je me ferai un plaisir de vous informer des modalités.

A bientôt, Marco Bertolini.

[1] Framasoft, communauté d’éducateurs en ligne, propose plusieurs outils de wiki sur cette page : http://www.framasoft.net/rubrique335.html

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Logiciels Médias sociaux Test

Réseaux sociaux : nouveau look et statistiques pour Pinterest

Pinterest est la nouvelle coqueluche des médias sociaux.  C’est celui qui grimpe le plus vite derrière Twitter et Facebook.   Mais, s’il se vantait de statistiques spectaculaires, l’utilisateur devait passer par d’autres applications pour connaître le trafic vers sa page.  Aujourd’hui, Pinterest s’offre non seulement un nouveau look, mais surtout des statistiques d’analyse de trafic, exportables vers Excel.

Pinterest, le média social féminin par excellence, veut visiblement rester dans la course et renforcer sa crédibilité.   Il y a quelques semaine, le média avait ajouté la possibilité de créer des « tableaux secrets« , partagés uniquement avec des personnes de son choix.

Aujourd’hui, il pallie un manque important : il ajoute des statistiques de trafic vers votre page business.  Jusque-là, il fallait passer par d’autres applications externes.

Un nouveau look plus ergonomique

Pour bénéficier de ce nouveau look, vous devrez cependant transformer votre page personnelle en page business, liée à votre site web professionnel.  Nous verrons plus loin comment faire.

Pour ma part, je me réjouis de ce nouveau look.  Il est un peu plus carré que le précédent, plus clair et plus lisible.

Mais surtout, il est plus ergonomique !  Dans l’ancien look, lorsque vous affichiez les « tableaux« , les boards, la commande « Add » pour ajouter une image, se confondait avec le nom Pinterest en rouge, en haut de la page.  Comme ceci :

La commande Add presque invisible

 

En regroupant toutes les commandes à droite de la page, dans un menu unique, le nouveau look rend le tout plus ergonomique.  Tout est sous la main au même endroit.  Et le texte du menu est particulièrement lisible.

Nouveau menu avec statistiques

Pour l’instant, il est toujours possible de revenir à l’ancien look, en cliquant la commande « switch to the Old Look » dans le bas du menu.  Mais dans ce cas, vous n’aurez plus accès à vos statistiques !  Pinterest force donc les utilisateurs à choisir le nouveau look.

Ce n’est pas la seule chose qui change.  Avant, le menu « ajouter un nouveau tableau » se situait en fin de liste des « boards« .  A présent, il est le premier en haut à gauche de la liste des « boards« .

Et constitue donc, de ce fait, une invitation très nette à créer de nouveaux ensembles d’images.

La fonction « Add a pin » bénéficie d’une nouvelle commande : un cadre vide pour accueillir votre nouvelle image, en haut à gauche de votre page « Pins« .

Pour accéder à vos statistiques, un nouveau-venu a fait son apparition dans le nouveau menu de commandes : la commande « Analytics« .

Mais avant de pouvoir l’activer, vous devez encore réaliser une action : transformer votre page personnelle en page professionnelle (Business Page).  Pour pouvoir faire cela, il y a encore une étape préalable : faire vérifier votre site par Pinterest.

C’est une précaution supplémentaire pour vérifier que le domaine du site que vous voulez analyser vous appartient.  En d’autres termes, que vous n’êtes pas en train d’espionner les statistiques de la concurrence.  Bien qu’il existe une panoplie entière de sites dédiés au « bench marking« …

Si comme moi, vous avez transformé déjà votre page personnelle en page « business », vous avez déjà dû effectuer cette opération.  Sinon, voici la procédure à suivre.

Faire vérifier votre site par Pinterest

Pour valider votre compte, cliquez sur le petit crayon qui se trouve juste au-dessous à droite de votre nom, en haut de la page.

Lorsque vous avez cliqué sur ce crayon, une nouvelle petite fenêtre de dialogue apparaît.  Entrez l’adresse URL de votre site dans le champ Website.

Champ « véfiez votre site »

Ensuite, cliquez sur « Verify Website« .  Cette commande génère un petit fichier HTML que vous allez télécharger.  Et ensuite, ajouter au codage de votre site pour que Pinterest le reconnaisse et le valide.

Si comme moi, vous n’êtes pas très familier avec ce langage, choisissez l’option « Verify with a metatag« .  Vous obtenez alors une simple ligne de code que vous pouvez placer dans l’en-tête de votre site.  Si vous utilisez Weebly, cette option se trouve dans le menu Optimisation du moteur de recherche (SEO).  Vous collez ensuite la ligne de code – meta-tag – dans le champs « Code d’en-tête« .  Et le tour est joué !

Metatag

Il ne vous reste plus qu’à cliquer sur le bouton « Complete Verification » et quelques secondes plus tard, Pinterest affiche un message pour vous annoncer que votre site a été vérifié.

Vous pouvez aussi le vérifier autrement : sous votre nom, à gauche du petit crayon, doit se trouver maintenant le nom de votre site avec à sa droite une icone de type « check« .   Cela confirme aux visiteurs de votre page que le site en question est bien le vôtre et a bien été vérifié par Pinterest.

Statistiques : quatre graphes pour analyser votre trafic

Vous avez bien mérité vos statistiques, à présent, vous ne croyez pas ?

Pinterest vous offre une page complète avec quatre graphes pour analyser le trafic généré par vos images.

Graphes Pinterest

Un calendrier vous permet également de filtrer les données et d’afficher celles-ci pour les 7 derniers jours, les deux dernières semaines ou le mois écoulé.

Le premier graphe mesure les « pins » : c’est-à-dire le nombre de visites sur chaque image.  Pour chaque graphe, la ligne bleue vous donne le nombre d’événements mesurés et la ligne orange, le nombre de visiteurs.

Le deuxième graphe vous donne le nombre de « repins« , c’est-à-dire le nombre de fois que les visiteurs ont recopié votre image dans leur propre board.

Le troisième concerne le nombre d’impressions et le quatrième celui de clics, ce qui vous donne le trafic généré par Pinterest vers votre site web.  Vous pouvez en savoir plus sur ces graphes en visitant la page Pinterest Web Analytics.

Les marketeurs  américains sont très enthousiastes quant au trafic généré par Pinterest vers les sites commerciaux.  Mais jusqu’à présent, l’utilisateur moyen était frustré de ne pas disposer d’un outil interne pour mesurer ce trafic.

A présent, cette lacune est réparée et chacun peut mesurer le trafic draîné vers son site par ce nouveau réseau social particulièrement élégant au niveau graphique.

Et vous ?  Avez-vous essayé ?  Pinterest est-il un canal intéressant pour vos actions de marketing ?

Mise à jour : 15 mars 2013 à 8h09.  Précisions sur la page Business.  Merci à mon ami Bernard Lamailloux pour la précision sur la transformation préalable en page Business 😉

« Author: Marco Bertolini »

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Logiciels Médias sociaux Test

Médias sociaux : Pinterest invente le tableau secret

Pinterest, c’est le média social qui monte, qui monte, qui monte…

Vous pouvez y afficher vos images comme sur un tableau.  Aujourd’hui, il s’y ajoute une nouvelle fonction : le tableau secret !

Pinterest est le média social qui progresse le plus et le plus vite actuellement.   Si on en croit ses statistiques officielles, une écrasante majorité de ses utilisateurs sont en fait des utilisatrices.  Son nom provient de la contraction de « to pin » – épingler – et d' »interest » – intérêt.  Vous épinglez donc au tableau tout ce qui vous intéresse !

Ses fonctionnalités sont plutôt limitées, ce qui rend son utilisation ultra-simple…  Et aussi, ce qui assure son succès, que vous pouvez désormais mesurer avec les statistiques Pinterest pour pages Business.

Aujourd’hui, Pinterest innove en inventant le « tableau secret« .  Un tableau privé,  sur lequel vous pouvez afficher les images coquines de votre dernière soirée avec la femme du voisin.  Ou, plus simplement, des documents à partager avec votre famille ou vos collaborateurs.

Comment créer un tableau secret ?

Une fois de plus, Pinterest a fait dans la simplicité.  Au bas de la page récapitulative de vos tableaux – boards – apparaît depuis ce matin un emplacement supplémentaire : Secret Boards.

Tableaux secret dans Pinterest

Cette nouvelle fonction vous permet de créer trois tableaux secrets.  Lorsque vous cliquez sur cette fonction, une fenêtre de dialogue s’affiche et vous pouvez choisir le nom, le thème de votre tableau secret.   Ainsi que les personnes avec qui vous voulez le partager.

Pinterest – creer un tableau secret et inviter des amis

Simple et efficace, comme toujours dans Pinterest !

Amusez-vous bien 😉

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !