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Question : quelle est la bonne structure d’une mindmap ?

Comment être certain que la structure de ma mindmap est la bonne ?

C’est une question que les débutants me posent souvent en formation de mindmapping.   Et une question qui les préoccupe.  Une question qui les met dans l’embarras.

Y a-t-il une bonne structure pour ma mindmap ?  Existe-t-il une méthode pour trouver cette structure idéale ?

Quelques éléments de réponse illustrés par une mindmap avec une structure que j’espère pas trop mauvaise…

C’est encore arrivé lors des deux derniers ateliers que j’ai animé en Belgique cette semaine et la semaine dernière : immanquablement, un ou une participant(e) me pose LA question.

Cette question infernale, la voici : « comment trouver LA bonne structure de ma carte ?  Vous avez une méthode pour trouver LA bonne structure d’une mindmap ? »

Et immanquablement, je sens que ma réponse ne les satisfait qu’à moitié…  Et encore.

Pourtant, si insatisfaisante qu’elle paraisse, cette réponse me paraît la seule vraie : la bonne structure, c’est celle qui vous parle !  C’est la structure qui fait que votre mindmap exprime votre point de vue, vos émotions, votre ressenti, vos pensées profondes, vos estimations, vos analyses, etc.

Réponse de Normand ?  Tentative d’évitement de ma part ?

Pas du tout !   C’est simplement le résultat de mon expérience de mindmappeur (ou de cartiste) et de formateur.

Information, idée et connaissance

Une fois de plus, je reviens sur ces notions d’idées, d’informations et de connaissances.

La bonne structure d’une mindmap est celle qui me parle.  Parce que la mindmap ou carte heuristique est  une médiation entre l’information et la connaissance.  Entre quelque chose d’objectif et ma subjectivité.  Entre un objet venu du monde extérieur – l’information – et mon système propre de connaissances, ma vision du monde.  Les PNListes diraient « ma carte du monde« .

Et quelle merveilleuse coïncidence que ma carte heuristique reflète ma « carte du monde » !

Ce n’est pas une coïncidence : ma carte heuristique est le cliché de ma pensée à un moment donné.  Une photo de la façon dont j’ai donné forme à mes informations, à mes idées.   Le tout en adéquation avec ma carte du monde et mes émotions du moment.

Alors, cette structure ?

Il n’y a pas de réponse unique aux questions qui me préoccupent

Notre formation scolaire nous a convaincu qu’il n’existait qu’une et une seule réponse aux questions du maître ou du professeur.

Dans la réalité, il n’y a pas une seule solution à nos problèmes.  Les bons coaches vous incitent d’ailleurs à élargir votre horizon : à explorer les solutions alternatives.  Ou de nouvelles façon de réaliser ces actions que vous voulez entreprendre.

Dans le cas du mindmapping, il y a autant de structures et de réponses que de personnes qui entreprennent les mindmaps.  Mieux (ou pire, selon votre point de vue) : une même personne ne fera pas deux fois une mindmap identique lorsqu’elle explore la même problématique.

Par exemple, j’ai fait le test avec trois groupes d’adolescents dans le cadre des ateliers Apprendre A Apprendre.  J’ai utilisé le même texte et j’ai démandé aux trois groupes d’en faire le résumé.   Sur trois groupes – plus de 20 personnes – aucun ne m’a fait une carte identique.

Mieux : j’ai fait l’exercice avec le groupe lors des trois sessions.  Aucune de mes mindmaps n’est totalement identique aux autres !

Résumé sour forme de carte mentale avec XMind

Suis-je mauvais pour autant ?  Non : mais j’ai organisé l’information selon mes idées et mes émotions.  Et cela donne un résultat quelque peu différent à chaque fois.  Des détails, sans doute – un mot placé ici plutôt que là, une icone différente, un mot-clé différent, etc.   Mais des différences tout de même.

La structure se crée d’elle-même : l’important, ce sont les questions

Oui, la structure vient en second lieu.  Incroyable ?

Un exemple.   Vous souhaitez partir en vacance l’an prochain ?  Quelle structure allez-vous donner à ce projet ?

Drôle de question, n’est-ce pas ?

Faisons une petite mindmap pour comprendre.

Où partons-nous en vacances ?

Je veux partir en vacances.  Où ?  J’interroge les membres de la famille.  Antoine veut aller sur la Costa Brava en Espagne : tous ses copains y seront et il veut faire la fête avec eux.  Julie souhaite voir les Fjords suédois depuis toujours.  Personnellement, je rêve d’un road trip au Mexique.   Ma femme qui a eu une année éprouvante ne pense qu’à un club en Turquie où les maîtres-mots serait repos et déstress.

Oui, au fait, les motivations de chacun constitueront la deuxième branche.  C’est assez logique, finalement.  Quand partirons-nous ?  En consultant les agendas de chacun, on se rend compte que la quinzaine entre le 4 et le 19 août convient à tout le monde.  Et voici ma troisième branche complétée.

Comment y allons-nous ?  En avion ?  En voiture ? Etc.  De quel budget disposons-nous ?  Et finalement, la discussion amène un consensus sur la Turquie : abordable, convenant à la fois pour le repos, la découverte et la fiesta.

La structure ?  Vous l’avez construite tout en vous posant des questions.    Tout en interrogeant votre idée centrale : où partons-nous en vacances ?  Les autres questions vous semblent couler de source.  La structure aussi.

Vous voulez un vrai bon conseil de pro ?  « Faites-vous confiance !« 

Bon travail 😉  Et bonnes vacances pour ceux parmi vous qui en prennent bientôt !

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Questions indiscrètes en entretien d’embauche, que faire ?

Vous êtes en entretien d’embauche et cela se passe plutôt bien.  Soudain, l’intervieweur vous pose des questions indiscrètes : êtes-vous enceinte ?  Etes-vous malade ?  Etes-vous syndiquée ?  Comment cela se passe-t-il avec votre épouse ?

Que faire ?  Ne cédez pas à la panique.  Gardez votre sang-froid.  Et mettez calemement les choses au point.  Voici un topo des questions indiscrètes – dont certaines sont illégales – et la stratégie à mettre en place pour vous en sortir.

Cela se passait bien.  Vous étiez sur un petit nuage, sûr(e) de l’avoir ce job tant convoité.  Et puis, patatras : cet intervieweur jusque-là si sympathique vous pose une ou plusieurs questions indiscrètes.

La première chose à faire est de garder votre sang-froid.  De ne pas mettre en péril votre candidature par une réaction trop émotionnelle.

Un entretien convivial

Une stratégie du recruteur

Tout d’abord, il faut savoir que ces questions peuvent être une stratégie du recruteur.  Un exemple : vous postulez pour un emploi qui exige de la discrétion, comme la gestion de biens, par exemple.  Le recruteur veut savoir si vous allez répondre à la moindre question que l’on vous posera ou si vous avez la capacité de dire non poliment, mais fermement.

Si vous répondez trop facilement aux questions indiscrètes ou si vous vous énervez trop vite, le poste n’est pas pour vous…

Il peut arriver aussi que le recruteur soit tout simplement une personne trop curieuse, plus intéressée par votre vie personnelle que par votre projet de carrière…   Il peut s’agir aussi d’un manque de professionnalisme : trop d’entreprises confient le recrutement à des gens dont ce n’est pas le métier.  Les dirigeants de PME assument souvent cette tâche eux-mêmes.  Parfois, ils ne savent même pas que certaines questions sont illégales.

 Les questions illégales

Certaines questions sont non seulement indiscrètes, elles sont illégales.  Pourtant, certains employeurs ou recruteurs vous les poseront.  En voici quelques-unes :

  • Etes-vous enceinte ?  Cela peut vous paraître bizarre, mais cette question est interdite.  La poser constitue donc une discrimination.  Sauf dans les cas où la pratique du métier peut représenter un danger pour la mère ou l’enfant : si vous postulez comme assistante dans un service de radiologie, il est clair que vous ne pouvez pas vous exposer aux radiations sans mettre le bébé en danger.  Même chose si vous postulez dans une grande surface, pour une fonction qui vous amènera à soulever des charges lourdes.  Ou pour une usine utilisant des produits chimiques toxiques pour le foetus.  A vous de savoir si la fonction recherchée est compatible avec votre état.  Si oui, il n’est pas nécessaire de répondre à cette question.  Maintenant, si trois mois après votre engagement, vous traversez les locaux de l’entreprise ventre en avant toute, vous aurez du mal à cacher votre état…  Et le patron ne sera probablement pas très heureux de vous voir partir en congé de maternité.  Même si c’est votre droit le plus strict.  Le droit et les relations sociales sont deux choses différentes.   Y compris dans le monde du travail.
  • Etes-vous malade ?  Ici non plus, l’employeur n’a pas le droit de vous la poser.  A vous de vous poser la question d’abord : cet emploi est-il compatible avec ma maladie ?  Cette maladie représente-t-elle un danger pour mes futurs collègues ?  Si la réponse est non : foncez !
  • Etes-vous syndiqué ?  Quelles sont vos convictions politiques ? Cela vous regarde, pas l’entreprise.   Même si les employeurs ne raffolent pas des militants syndicaux, c’est votre droit le plus strict d’être membre d’un syndicat ou de militer dans un parti politique.  L’employeur n’a pas à savoir pour qui vous votez, ni quel syndicat vous représente.  Mais il y a des cas particuliers : si vous vous présentez comme attaché parlementaire dans un parti, ou comme cadre ou employé(e) dans un syndicat, il est clair qu’on va vous demander un engagement politique conforme.  C’est une question bon sens :  allez-vous travailler dans un parti qui défend des idées opposées aux vôtres ?  Attendez-vous d’un syndicat de gauche qu’il vous engage alors que vous militez dans un parti de droite ?  Encore une fois, un emploi, c’est plus qu’une fiche de salaire : ciblez donc un emploi qui vous correspond vraiment, non seulement à vos attentes en matière de rémunération, mais aussi en fonction de vos idées, de vos goûts, de vos talents…
Coaching emploi

Une stratégie de réponse efficace

Devant ce type de questions, vous vous sentez mal à l’aise, vous ne savez pas trop quoi répondre.

D’abord, gardez votre calme.  Vous énerver et répondre agressivement n’auraient qu’un seul effet : mettre fin immédiatement à l’entretien…  Et adieu le job  tant convoité !

Ensuite, affirmez poliment mais fermement : « ceci est un sujet personnel.  Je préfère ne pas répondre à cette question ».  Ou : « c’est une question qui concerne ma vie privée, je préfère donc ne pas répondre ».

Si la personne insiste, utilisez la technique du « disque rayé » : c’est terriblement efficace.  Répétez simplement la réponse, à chaque fois qu’on vous pose la question.  C’est extrêmement lassant pour votre interlocuteur.  Et cela vous évite de vous énerver.

Si vous avez affaire à un professionnel, il comprendra vite que vous utilisez ce type de technique et saura que vous n’êtes pas facilement influencé par ce type de question indiscrète.  Il cessera donc ce jeu très rapidement.

Si par contre, votre interlocuteur est une personne trop indiscrète qui continue à insister malgré tout : mettez vous-même fin à l’entretien.  Si c’est le patron d’une PME, il vaut mieux ne pas travailler avec ce type de personne.  Si c’est le recruteur d’une agence ou d’une grosse entreprise, n’hésitez pas à signaler son comportement à son employeur.   Cela évitera peut-être la même expérience à d’autres.