Catégories
E-learning

Formation à distance – petite histoire et infographie

Devenez Formatrice ou formateur en e-learning avec notre formation 100 % en ligne

Quand on parle de formation à distance, on pense immédiatement à l’e-learning et à Internet.  Mais en réalité, la formation à distance a déjà une très longue histoire derrière elle, vieille de près de 3 siècles.  Voici une infographie et un article pour revoir un peu cette petite histoire de la formation à distance.

Mise à jour 13 mai 2021.

La formation à distance : une histoire vieille de près de trois siècles !

L’engouement récent pour les MOOCs (cours en ligne massif et ouverts) et pour l’e-learning en général nous font oublier à quel point l’histoire de la formation à distance est déjà riche et ancienne.

En effet, peu de personnes savent que les premiers cours à distance ont été proposés dès 1728, par un certain Caleb Phillips.  Ce monsieur proposait des cours de correspondance privée à travers des petites annonces publiées dans la Boston Gazette.

(Cliquez sur l’infographie pour l’agrandir).

Petite histoire de la formation à distance

La formation par correspondance allait rester la norme pour l‘enseignement à distance pendant plusieurs siècles, au point que les deux notions seront longtemps pratiquement équivalentes.

En 1.840, Sir Isaac Pitman invente une méthode de sténographie.  Pour la populariser, il propose des cours par correspondance.  Il est bientôt suivi sur le continent par deux associés de Berlin, Charles Toussaint et Gustav Langenscheidt qui lancent leur propre école de correspondance et popularisent également la sténographie.  Leur entreprise survivra jusqu’à la seconde guerre mondiale.

En 1858, l’Université de Londres sera la première à dispenser des diplômes reconnaissant les formations obtenus par correspondance.

En 1873, Anna Ticknor fonde la Société d’Encouragement pour l’Etude à domicile : une école également par correspondance et qui vise plus spécifiquement un public féminin.

L’enseignement à distance en France

En France, comme dans de nombreux autres pays, la formation à distance à commencé par un établissement privé : l’institut Eyrolles.  Le développement industriel exige du personnel  mieux formé et l’enseignement à distance fournit un outil de perfectionnement apprécié.

Mais il faudra attendre la seconde guerre mondiale pour la création d’un institut national de formation à distance.  Et encore, celui-ci sera provisoire, puisque le pays est en guerre.  C’est en 1939 que naît le Service d’Enseignement par correspondance.  En 1944, à la fin du conflit, il devient le Centre national d’enseignement par correspondance (CNEPC), dont le statut de « lycée » lui vaut d’assurer la scolarité des enfants malades, des invalides de guerre, etc.

Il faudra encore plusieurs mutations et quelques décennies pour que ce service devienne le CNED ou Centre national d’enseignement à distance tel que nous le connaissons aujourd’hui.

L’enseignement à distance en Belgique

En Belgique aussi, le premier établissement de formation à distance est d’origine privée : l’Institut l’Avenir (c’est son nom) est fondé en 1904.  Il connaissait un succès réel, avec plus de 10.000 inscrits en 1923.

Les autorités publiques se sont intéressées à ce type d’enseignement à partir du « Pacte scolaire » de 1958.   Elles lancent un programme expérimental, dédié à ceux qui « malgré des conditions déplorables de santé, de situation économique ou sociale, ont la volonté de s’instruire et d’acquérir une promotion intellectuelle, sociale ou professionnelle, un enseignement qui soit adapté à leur situation. »  Ce programme comptera 310 inscrits.

Une initiative qui ne plaira pas à l’institut l’Avenir qui introduira un recours auprès du ministre de l’éducation…

En 1961, un Arrêté Royal crée un service permanent d’enseignement à distance, qui prendra lui aussi diverses formes, jusqu’à ce les compétences en matière d’éducation ne soient confiée à la Communauté Française en 1976.  Mais ce ne sera que 8 ans plus tard, en 1984, qu’un décret en fixera la forme actuelle.

Deuxième ère de la formation à distance : la radio et la télévision

La radio et la télévision vont déconnecter la formation à distance de la correspondance.

En 1948, l’Américain John Wilkinson s’allie à la célèbre station NBC pour proposer des cours radiophoniques du niveau du collège.

Cinq ans plus tard, en 1953, l’université de Houston propose les premières classes basées sur un enseignement retransmis par la télévision.

Les autorités britanniques comprennent l’intérêt de ces médias et fondent Open University (Université ouverte – dont j’ai été un étudiant heureux 😉 ) dès 1969.  Une vraie université à distance qui propose des cours et des diplômes aussi bien en musicologie qu’en techniques informatiques ou en chimie organique.

Troisième ère de la formation à distance : la révolution Internet

Mais ce qui allait révolutionner l’enseignement à distance pour toujours, c’était Internet !

Dès 1999, la toile proposait des cours à distance avec des outils tels que BlackBoard, e-College ou encore SmartThinking.

Dès 2001, la plateforme constructiviste MOODLE faisait son apparition et proposait des interactions entre les apprenants en ligne.

Selon le Sloan Consortium, en 2009, 4,9 millions de personnes s’étaient inscrites à au moins un cours en ligne.

Et puis, un nouveau venu a fait son apparition il y a quelques années : le MOOC.  Le Massive Online Open Course – cours en ligne, massif et ouvert.   C’est Dave Cormier qui, le premier, a utilisé le mot MOOC pour parler du cours Connectivism and Connective Knowledge (également connu sous l’appellation CCK08).  Ce cours était développé par George Siemens et Steven Downes pour l’Université du Manitoba.

S’agissait-il vraiment du premier MOOC ?  Sa première place est contestée par divers opérateurs, mais l’important est le principe de ces MOOCs : des cours ouverts, gratuits, en ligne et auxquels chacun peut s’inscrire pour obtenir un certificat, par pure curiosité, pour s’améliorer en vue d’une promotion, etc.

Les MOOCs connaissent un engouement sans précédent et contribueront sans doute, dans les années toutes proches, à la naissance d’autres formes de formation en ligne encore plus participatives et interactives.

En France, Remi Bachelet a créé un MOOC de Gestion de projet  pour l’Ecole centrale de Lilles en 2013.  Il est le premier à offrir une certification. Mais  le premier MOOC français serait celui d’ITyPA, acronyme de « Internet, Tout y est Pour apprendre« .

En 2014, Coursera entame une série de spécialisations :  des cours certifiés  qui se succèdent pour former une véritable filière de formation.

Le web 2.0, avec sa philosophie d’échanges et de participation générera sans doute de nouvelles formes d’apprentissage et de formation en ligne.

Restez à l’écoute, je vous donnerai d’autres informations sur la formation à distance et l’e-learning très bientôt…

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à notre newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

 

50.9686775.824968
Catégories
Logiciels Mindmaple Projets Test

Tutoriel Mindmaple : gérez les tâches et projets

Mindmaple offre des fonctions de gestion des tâches, et par extension, de projets.

J’ai testé ces fonctionnalités.  Voici le resultat de mes expérimentations.

De plus en plus de logiciels de mindmapping offrent des fonctions de gestion des tâches.  Et par conséquent, de gérer des projets.  Que ce soit Mindjet, Freeplane, XMind, Novamind ou iMindmap, les grands standards déclinent tous la gestion de projet avec leurs spécificités.

J’ai voulu tester ces fonctionnalités dans MindMaple, le logiciel américain qui vient de faire le buzz avec sa plateforme collaborative en temps réel.

J’ai donc créé une mindmap que j’ai baptisée « Test Projet » et dans laquelle j’ai inséré des fonctions de gestion de tâches et une carte secondaire avec le détail des actions d’un projet.   (J’utilise le vocabulaire de GTDGetting Things Done – de David Allen : une action qui comporte plusieurs tâches est un projet).

Carte principale : Test Projet

Premier constat : pour ces fonctions comme pour les autres, MindMaple est très intuitif.  Les commandes sont claires.  Pour ajouter des informations de tâches à votre carte, il suffit de cliquer sur le menu du haut « Task information » dont l’icone représente une horloge accompagnée du pictogramme « Check« .

Le menu Définir les informations des tâches

Menu Définir les infos des tâches

Ce menu vous offre l’ensemble des commandes pour gérer les informations des tâches.

Tout d’abord, le niveau de priorité : il y en a cinq.  Il suffit de cliquer sur l’onglet du haut pour sélectionner le niveau désiré.

Ensuite, les dates : vous cochez la boîte « Start Date » pour la date de départ de votre action.  Ensuite, vous avez le choix entre cocher « Due date » pour entrer une date-limite ou choisir une durée avec l’onglet « Duration » plus bas.  Celui-ci vous permet d’afficher la durée des tâches en jours ou en heures.

La commande « Complete » vous offre la possibilité d’évaluer la quantité de travail déjà entamée sur ce projet : pas encore commencé, terminé à 25 % ou à 75 % ou encore « Task Done » lorsque la tâche est accomplie.  Si vous êtes pressé(e), vous n’êtes pas obligé(e) de revenir chaque fois dans le menu pour modifier cette donnée.  Il vous suffit de cliquer sur l’icône qui s’affiche dans le sujet de votre carte pour la modifier.  Pareil pour les niveaux de priorité.

La commande « Resource » est intéressante : elle vous permet d’allouer une ressource à cette tâche.  Par exemple, ici, j’ai ajouté « cahier des charges » et « modèle offre de formation » : deux ressources dont j’aurai besoin pour rédiger une offre de formation qui rencontre les exigences du cahier des charges de mon client.

La commande « Clear » au bas à gauche du cadre « Resources » efface l’ensemble des ressources allouées à cette tâche.

Si vous cochez la boîte « Show Task Information », les informations relatives à cette tâche s’afficheront en-dessous du sujet concerné, dans un encadré rectangulaire jaune.  Vous pouvez également préciser, en cochant la dernière boîte, si vous souhaitez afficher l’année en cours ou non.

Affichage des infos de tâches dans la carte

J’ai coché la case « Show Task information » et voici ce que ça donne dans ma carte :

Affichage des informations de tâche dans le sujet

Dans le sujet, s’affichent les icones de priorité et d’achèvement de la tâche : ici priorité 1 et 25 % de la tâche accomplie.

Dans le rectangle jaune, s’affichent la date de fin – je n’ai pas entré de date de début – la durée (3 jours) et les ressources utilisées : le cahier des charges et le modèle d’offre de formation pour institutions.

Très bien.  Mais si je suis hors-délai, que se passe-t-il ?  Aurai-je un message de rappel ?  Ou un signal qui me prévient que la date-limite a été dépassée ?

C’est ce que j’ai voulu vérifier dans mon test suivant.  J’ai donc entré une date antérieure à la date de rédaction de la carte.  Ensuite, j’ai sauvegardé la carte et je l’ai fermée.  Je l’ai rouverte pour voir si quelque chose avait été modifié.

Affichage d’une tâche hors-délai

Eh bien, il ne se passe rien !  L’affichage n’a pas été modifié.  Le logiciel ne me prévient donc pas que ma tâche est hors-délai.  Contrairement à ce qui se passe dans la version 2012 de XMind qui me prévient par une icone en forme de signal de danger qu’une tâche n’a pas été réalisée à temps et met mon projet en péril.  Il n’y a pas moyen non plus de lier deux tâches l’une à l’autre, dans le cas où une tâche ne peut commencer sans que la précédente soit terminée.  Et enfin, il n’y a pas non plus de diagramme de Gantt pour visualiser l’avancée de chaque élément du projet. (Mise à jour du 14 juillet 2013 : il existe à présent une possibilité d’exporter un diagramme de Gantt de Mindmaple vers Excel).

En résumé, je dirais que les fonctionnalités de gestion des tâches de MindMaple sont simples et intuitives, comme le reste du logiciel d’ailleurs.  L’affichage des tâches dans la carte est clair.

Dommage qu’il n’y ait ni rappel, ni liaison avec une application calendrier comme Outlook ou Google Calendar, ni avec un logiciel de gestion de projet.  Mais, Mindmaple reste un logiciel « light » comparé à certains logiciels « usines à gaz » et s’adresse donc plutôt à un public d’étudiants, de PME, etc. qui se concentrent surtout sur les fonctions essentielles du mindmapping.  Par contre, la possibilité d’allouer des ressources via le menu des tâches est une excellente idée.

Dans mon prochain billet, je vous parlerai de mon expérimentation des cartes secondaires et des tâches dans un projet.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

50.9686775.824968
Catégories
Ateliers E-learning formation Internet Logiciels Outils Projets

E-learning : pourquoi nous avons choisi Moodle et Moostic !

Apprendre à distance, est-ce forcément être seul devant son écran ?  Sans assistance ?  Sans conseil ?  Sans possibilité d’échanger avec d’autres participants ?  Sans rien connaître du formateur ou professeur ?

Non, ceci est un modèle dépassé.  Mais ce n’est pas une fatalité.

La preuve ? Moodle et Moostic !

Nous avons choisi la plateforme Moodle pour ce type de raisons.  Parce que nous ne voulions pas reproduire un modèle scolaire du type : « le professeur sait tout et il va vous dispenser son savoir.  Et vous allez l’avaler sans broncher ».

Phénomène agravé si l’on est seul derrière son clavier à se débattre face à de telles méthodes qui ne devraient même plus avoir droit de cité dans les écoles.

Dans la plupart de nos ateliers de formation, nous pratiquons l’enseignement mixte, le blended learning : c’est-à-dire que nous dispensons une partie en présentiel et le reste en ligne.

Afin de répondre aux principes de notre Charte pédagogique, nous avions besoin d’un outil qui permette une pédagogie ouverte, participative, basée sur les échanges et la formation entre les pairs.

Nous avons trouvé tout cela chez Moodle.  (Cliquez sur la carte pour la voir en taille réelle dans notre espace XMind).

Moodle et Moostic

Moodle, est la contraction de Modular Object-Oriented Dynamic Learning Environment (environnement d’apprentissage dynamique et modulaire, orienté objet).  C’est une plateforme d’apprentissage en ligne de philosophie constructiviste qui a été conçue par Martin Dougiamas, un formateur et informaticien australien.

Qu’entend-t-on par constructiviste ?

D’après l’article WikiPedia sur Moodle « le constructivisme postule que la connaissance est construite dans l’esprit de l’apprenant et non retransmise de manière statique via des livres ou des formateurs. La fonction du formateur, du point de vue du constructivisme, est de créer un environnement pédagogique permettant aux apprenants de construire leurs connaissances à partir de leurs expériences et compétences. »

Cela se traduit par des outils qui permettent la collaboration en ligne et l’échange des savoirs.  Par exemple, un forum permet à tous les participants de poser une question, de formuler une proposition, partager une expérience… avec tous les autres participants et avec le formateur quand il le désire.  Un candidat entrepreneur peut parler de ses difficultés, faire partager ses expériences ou proposer des solutions à un autre participant à la formation Je crée mon entreprise…

Le formateur peut également organiser un chat de manière régulière.   Tous les participants peuvent donc lui adresser leurs questions, leurs remarques, etc. et intervenir en temps réel avec les autres apprenants.

Espace de travail Moodle

Dans nos formations, nous organisons un chat par semaine, de façon à ne pas perdre le contact avec les participants.

Un système d’email permet d’échanger de manière individuelle avec tous les participants d’une formation ou avec le formateur.

La plateforme est accessible 24 heures sur 24, quand vous le souhaitez.  Vous vous connectez quand vous le désirez et travaillez à votre rythme.

Vous lisez les manuels, effectuez les exercices.  Certains d’entre eux (comme les questionnaires à choix multiples) sont auto-corrigés (le système vous donne immédiatement vos résultats) d’autres sont déposés pour le formateur à une date indiquée.

Les exercices remis sont toujours commentés par le formateur pour vous permettre d’avancer efficacement dans l’acquisition des nouvelles notions.

Nous ajoutons aussi des ressources à chacun de nos cours :

  • bibliographies : des livres accessibles sur le sujet
  • modèles gratuits (mindmaps, questionnaires pour votre projet d’entreprise, etc.)
  • vidéos, fichiers MP3, etc.
  • liens vers des sites Internet de référence
  • Etc.

qui vous permettent d‘aller plus loin dans votre progression personnelle, si vous le désirez.

Moodle peut également vous permettre de créer un espace de travail dans votre entreprise pour le travail à distance.

Nous l’utilisons aussi lors de cours en apprentissage mixte (Blended learning)  pour des entreprises ou institutions qui souhaitent bénéficier des avantages combinés de l’apprentissage en présentiel et en ligne : gain de temps, d’argent, contact avec le formateur, rythme personnel respecté, renforcement des acquis par l’autoformation…

Et Moostic ?

Moostic est une société suisse qui héberge votre plateforme moyennant un abonnement modique.  Nous l’avons choisie pour sa facilité d’utilisation, pour sa dimension multilingue : votre formation en français sera vraiment en français sans avoir la mauvaise surprise de tomber sur des exercices en anglais ou de la documentation en coréen…

Logo Moostic

Nous pouvons donc nous concentrer totalement sur les dimensions pédagogiques de nos formations et confier la tuyauterie (le hardware) à notre hébergeur préféré…

Bon amusement et surtout, bonne progression dans vos formations avec nous !