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Etudiez efficacement : réutilisez la matière

Quatrième étape de notre méthode « Etudier efficacement en 5 étapes » : réutilisez la matière apprise en variant les méthodes et les outils, en vous exerçant avec plaisir et créativité.

Une étape essentielle pour mémoriser à long terme.

Comment retenir à long terme ?  Comment être sûr de pouvoir répondre aux questions posées lors d’un examen ?  Comment être certain de retrouver la bonne information au bon moment ?

Quatrième étape de notre méthode « Etudier efficacement en 5 étapes » : réutilisez la nouvelle matière apprise.

C’est essentiel.  La plupart d’entre vous utilise une bonne méthode d’approche de l’étude : vous relisez attentivement vos cours, surlignant et en prenant des notes.   C’est très bien.  C’est une première étape vers la compréhension et la mémorisation.

Relire ne suffit pas !

Mais la relecture,  cela ne suffit pas !

Cette relecture correspond à la deuxième étape de notre méthode : prendre contact avec le cours.  Autrement dit, vous stockez quelque part dans votre mémoire, des éléments de ce cours.

Mais serez-vous capable de les retrouver et de les réutiliser selon ce que le prof demande lors de l’examen ?

Rien n’est moins sûr.  « Pour beaucoup d’étudiants, ce n’est pas comme s’ils ne se souvenaient pas de la matière, mais c’est comme s’ils ne l’avaient jamais vue auparavant » affirme Henry L. Roediger III, professeur de psychologie à l’université de Washington, dans un article du New York Time.

L’oubli : un passage obligé de la mémorisation à long terme

Cela peut paraître bizarre.  Contradictoire ou paradoxal, sans doute.  Mais notre cerveau retient bien ce qu’il revisite.  Ce qu’il a d’abord oublié.  Et qu’il redécouvre ensuite.  Et de préférence, sous des formes différentes.

Personne ne sait exactement pourquoi, affirme encore l’article du NYT.  Mais il semble que le processus d’oubli et de redécouverte soit un moyen efficace du cerveau pour renforcer l’apprentissage.

Un exemple : combien de fois avez-vous demandé à vos enfants d’éteindre la lumière de la salle de bain avant qu’ils l’aient fait ?  Mais une fois cet apprentissage ancré dans leur mémoire profonde, il devient une sorte de conditionnement.

C’est pareil pour l’apprentissage scolaire.

Et donc, il vaut mieux consacrer plusieurs séances de courte durée à l’apprentissage de la même matière.  Des séances espacées dans le temps.  Pour que le cerveau puisse « oublier » ce que vous avez étudié.  Pour mieux le redécouvrir ensuite.

Oubliez donc – et pour toujours, de préférence – ces interminables sessions la veille de l’interrogation.  Elles conduisent surtout à l’épuisement physique et à la perte de concentration due à la lassitude !

Un outil peut vous aider à programmer ces séances d’apprentissage de manière efficace : Focus Booster, que vous pouvez télécharger gratuitement sur votre Mac ou PC ou bien utiliser en tant qu’application en ligne.  C’est un système de  minuterie inspirée de la méthode Pomodoro et qui vous aide à rester concentré(e) sur votre tâche.

Variez les méthodes et les outils d’apprentissage

L’autre secret de la mémorisation à long terme est tout aussi simple : variez les méthodes d’apprentissage et utilisez des outils différents, qui font appel à des compétences diverses et à des zones complémentaires de votre cerveau.

Cela vous évitera l’ennui de la relecture inlassable des mêmes textes ou des mêmes formules pendant de longues heures.  Cela vous donnera davantage de plaisir.  Cela mobilisera des parties différentes de votre cerveau.  Ce qui est la meilleure garantie de mémorisation à long terme.

Et donc :

  • prenez des notes en surlignant, si vous le souhaitez, mais ne surlignez que les mots importants pour disposer de mots-clés pour vos mindmaps
  • Dessinez des cartes heuristiques – ou mindmaps qui vous aideront à prendre des notes efficaces et à bien résumer votre cours
  •   Dessinez des cartes conceptuelles, qui sont le meilleur moyen de comprendre l’articulation entre les concepts principaux d’un cours, leurs relations entre eux, etc.
  • Construisez vos propres questionnaires.  Utilisez la méthode CQQCOQP pour vous faciliter la tâche.
  • Utilisez les flashcards pour mémoriser du vocabulaire anglais ou des formules mathématiques.
  • Inventez des histoires dans lesquels vous insérez les concepts ou les personnages que vous devez retenir. La scénarisation est une excellente méthode à la fois pour comprendre et pour mémoriser quelque chose.
  • Expliquez à votre petit frère la théorie de la relativité : pour ce faire, vous devez avoir compris la matière et la reformuler de façon compréhensible pour quelqu’un qui ne connaît pas le sujet.   En outre, les personnes qui n’y connaissent rien sont susceptibles de vous poser des questions auxquelles vous ne vous attendez pas, et donc de revisiter le cours sous un angle inattendu.
  • Créez une bande-dessinée qui raconte la bataille de Lépante : si vous êtes bon en dessin, utilisez ce don pour visualiser le contenu de votre cours.
  • Dessinez des lignes du temps. Rien de tel pour visualiser des actions dans le temps, les étapes d’un projet, l’évolution d’une situation.
  • Utilisez les serious games pour réviser votre français ou votre des applications pour revoir votre conjugaison anglaise. Le jeu a un pouvoir quasi-magique : il vous permet de rester concentrer sur la même tâche pendant très longtemps sans vous lasser.
  • Visitez les sites Internet qui proposent des exercices.
  • Composez votre propre feuille de questions d’examen comme si vous étiez le prof et répondez-y quelques jours plus tard. De cette façon, vous avez déjà reformulé la matière selon la logique du professeur et vous avez déjà pu vérifier si vos réponses sont bonnes et complètes.
  • Etudiez avec vos copains/copines.  Organisez des tournois entre vous.  Etudier seul, ce n’est pas toujours drôle.  Mais étudier à plusieurs demande de la méthode si on veut arriver à quelque chose.  L’arrivée des médias sociaux et des outils collaboratifs change aussi la donne.

Les maîtres-mots : créativité et plaisir

Tout ça constitue énormément de travail ?  Nous sommes bien d’accord.

Cette méthode ne prétend pas vous faire apprendre de manière accélérée.  Bien que l’utilisation des outils que je préconise favorise l’étude rapide.  On retient mieux et plus vite en créant des mindmaps ou des cartes conceptuelles, par exemple.

C’est pourquoi je vous offre 15 outils gratuits pour mieux étudier sur cette page de mon site web.

Mais les maîtres-mots de vos études devraient être : créativité et plaisir.

  • Créativité : parce qu’il faut être créatif pour choisir la bonne méthode, le bon exercice par rapport au cours qu’on veut étudier.  Mais aussi pour dessiner une carte mentale ou conceptuelle efficace, pour créer un bon scénario pour mettre en scène des événements qu’on veut mémoriser, etc.
  • Plaisir : parce que tout ce travail, selon les méthodes que je vous propose, doit être amusant !  Jamais on n’a dit qu’étudier devait être une souffrance.  Les neurosciences confirment de plus en plus qu’on apprend mieux dans le plaisir et la bonne humeur.  Personnellement, j’utilise énormément l’humour dans mes ateliers et je vois que la majorité des participants apprécient.  Mais même l’effort est un plaisir : quand vous avez étudié un cours et que vous sentez que vous le maîtrisez, c’est un réel plaisir.  C’est une sensation de plénitude, de bien-être et d’accomplissement personnel.   Réussir, y compris dans l’effort, ça fait du bien !

Bonne chance et bon courage à tous les étudiants en bloque 😉

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Etudiez efficacement : réactivez votre mémoire

Troisième étape de notre méthode pour étudier efficacement : la réactivation.

La mémoire a besoin de répétition.  Mais pas seulement.  Lire et relire ses notes ou ses manuels ne suffit pas.  Il faut « réactiver » la mémoire et la préparer à restituer.

Après la « mise en projet » et « la prise de contact avec le cours« , voici la troisième étape de notre méthode pour étudier efficacement : la réactivation.

Retenir et restituer sont deux activités cérébrales différentes.  Elles font appel à des groupes de neurones différents.  Et donc à des techniques différentes si l’on veut être efficace.

Dans cette 3e étape de notre parcours, nous allons surtout nous attacher à la première notion : retenir.  Mais certaines des techniques dont je vais vous parler aujourd’hui abordent déjà la seconde.

(Cliquez sur la mindmap pour l’agrandir ou téléchargez-la gratuitement sur Biggerplate).

Techniques de réactivation de votre mémoire

1. Le mindmapping

a) Prendre des notes rapides et efficaces

Prendre des notes sous forme de mindmapping est une excellente façon de réactiver votre mémoire.  Je ne vais pas m’étendre sur ce sujet puisque je l’ai déjà fait abondamment dans d’autres articles, notamment dans « Pourquoi le mindmapping est-il si efficace pour étudier« .  Mais l’association des mots-clés, des images, des liens, des couleurs, de la disposition spatiale favorise la compréhension et la mémorisation, par la synesthésie et l’utilisation des émotions aussi bien que de nos facultés rationnelles : tout cela favorise une rétention plus efficace à court et à long terme.

Oubliez le surlignage qui n’apporte rien en terme de rétention : vous retenez moins de 1 % des éléments soulignés après une semaine…

Aidez-vous plutôt des index et des tables de matières.  Des titres, des intertitres et du chapeau,  s’il s’agit de résumer un article.  Convertissez les mots-clés surlignés en mots-clés pour vos mindmaps.  Créez des relations entre les différentes parties du cours.  L’idéal est de dessiner cette carte à la main.  C’est ce qui sollicite le mieux nos différentes mémoires : visuelle, kynétique, etc.

b) Réactivez votre mémoire de manière régulière

Le mindmapping permet également une réactivation régulière : lorsque votre carte est terminée, posez-la, aller vous promener, vous oxygéner, buvez un verre d’eau, lisez une BD, etc.  Bref : relaxez-vous.  Une heure plus tard, reprenez votre mindmap en main : relisez-la – de préférence à voix haute, afin de solliciter votre mémoire auditive – parcourez-en les branches avec vos doigts.  Comparez-la avec vos notes de cours.  Il y a de grandes chances pour que vous y ajoutiez quelques petites-choses : un mot-clé oublié, un nouveau lien que vous venez d’apercevoir, un petit dessin parlant,  etc.

Ensuite, oubliez votre carte ! Revenez-y le lendemain.  Et ensuite, la semaine suivante.  Et puis, à votre rythme, revenez-y.   En pratiquant un peu ce genre d’exercice, vous trouverez votre propre rythme : une fois par semaine, deux fois par mois, etc.  Je reviendrai sur la notion de temps dans les études lors d’un autre billet.

c) Révisez juste avant les examens

Un peu avant les examens, lors de la révision finale, retravaillez votre carte.  Au besoin, redessinez-la.  Entretemps, vous avez appris de nouvelles choses, vous pouvez peut-être les y intégrer et/ou créer du lien entre les notions qui figurent sur la carte originale et la nouvelle…

Un autre avantage que mes étudiants et moi-même avons expérimenté en utilisant les mindmaps de cette façon : cela développe votre mémoire visuelle.

Cela fait beaucoup de travail ? Oui.  Je vous ai parlé d’une méthode efficace, pas d’une méthode sans travail…  Mais le travail peut-être amusant : voyez le paragraphe suivant !

 2. Des jeux pour étudier : jeux-cadres et flashcards

a) Les jeux-cadres

Les jeux-cadres – comme leur nom l’indique – offrent un cadre : à vous d’y ajouter du contenu.  Inventés par Thiagi, ils ont été popularisés en France par Bruno Hourst.

Réactivez votre mémoire avec les jeux-cadres !

Les jeux-cadres sont utilisés en entreprise, en formation, etc.  Mais vous pouvez aussi en tirer parti pour apprendre mieux et plus vite.

Les jeux-cadres peuvent aussi se pratiquer en groupe : utilisez la notion de « coopétition » : coopérez pour certaines phases et organisez des tournois à d’autres moments…

Etudier à plusieurs est plus amusant et donne l’occasion de confronter les points de vue, d’utiliser vos propres mots pour expliquer, etc.  Lorsque vous créez vos jeux, vous devez impérativement connaître la matière, la reformuler sous forme de questions et de réponses,  vérifier si la réponse donnée est correcte ou non, réexpliquer pourquoi ce n’est pas correct, ce que vous attendiez, etc.

Formuler des questions et des réponses vous prépare en outre à répondre à celles du professeur

b) Les flashcards

La théorie des répétitions espacées

Un jeu classique et abondamment utilisé dans les pays anglo-saxons est celui des « flashcards« .  Ce sont des cartes sur lesquelles figure généralement une question ou un mot d’un côté et la réponse ou la traduction du mot de l’autre.  Ces flashcards se basent sur la théorie des répétitions espacées : en révisant juste avant le moment où vous allez commencer à oublier, vous réactivez votre mémoire et vous renforcez la mémorisation à long terme.

Etudier du vocabulaire

Les flashcards sont très utiles pour étudier du vocabulaire par exemple.  Vous voulez réviser votre anglais ?  Achetez un paquet de fiches en carton.  Ecrivez le mot anglais d’un côté de la carte.  De l’autre, écrivez la traduction en français.  Dessinez une image, un croquis, parlant pour vous.  N’hésitez pas à utiliser l’humour ou le double-sens :  la mémoire aime ce qui sort de l’ordinaire.  Ici, vous pouvez consulter un article plus complet sur la fabrication et l’utilisation des flashcards pour étudier du vocabulaire.

Si vous utilisez vos flashcards pour d’autres matières, utilisez aussi des couleurs différentes selon le type de concepts : rouge pour l’algèbre, bleu pour la trigo, etc.

Des logiciels et des applications pour réactiver votre mémoire

Il existe également des flashcards numériques. Cerego est une application en ligne et sur iPhone : entièrement gratuite, elle applique la théorie des Studyblue est une application en ligne qui vous permet d’utiliser vos flashcards y compris sur votre smartphone : pratique pour réviser dans les transports en commun, par exemple.  Anki est une autre application en ligne.  Elle est très peu conviviale au départ, mais elle présente de nombreux avantages : une communauté intéressante en ligne avec laquelle vous pouvez partager et échanger vos flashcards.  Mais aussi, grâce à mon ami Bruno Martin et son application XMind2Anki, vous pouvez transformer une mindmap XMind en un jeu de flashcards Anki.

Je reviendrai aussi sur l’utilisation des jeux-cadres en formation et en étude individuelle ou de groupe.  Et notamment, sur les sérious games ou le concept de « gamification » d’un cours en présentiel ou en ligne.

3. La visualisation

La visualisation est un outil extrêmement puissant.  Utilisée par les coaches pour stimuler les champions, elle peut aussi vous aider dans votre motivation.  C’est un excellent moyen de préparer la réussite !

La visualisation pour se voir réussir !

Choisissez un endroit calme, un moment de la journée ou vous êtes détendu.  Imaginez-vous à l’examen.  Voyez-vous à l’endroit où cela se passe.  Ressentez toutes les sensations : température de la pièce, bruits, lumière.  Les voix des autres élèves, la dureté du bois de la chaise, le froid de la surface de la table, l’odeur de crayon, le bruit des radiateurs.

Exactement comme si vous y étiez.  Et ensuite, voyez-vous en train de réussir votre examen.  Vous êtes calme, détendu. Vous prenez connaissance des questions.  Vous commencez à y répondre.  Visualisez-vous en vainqueur.  Vous répondez tranquillement, vous êtes maître de la matière et de vos émotions.   Tout se passe bien.  Vous avez réussi.

La visualisation est une excellente façon de diminuer le stress, donc d’augmenter vos performances.  Il faut se voir dans une situation confortable, de réussite.  Le fait de vous voir répondre aux questions constitue aussi un ancrage de la matière à laquelle vous répondez.  Imaginez de vraies questions et de vraies (bonnes) réponses.  Cela augmentera la qualité de votre mémorisation.

4. Les associations : localisation, etc.

Nous avons généralement une très mauvaise mémoire des noms et des chiffres.  Pas de chance !  C’est généralement ce que l’école nous demande de retenir !

Associez images, sensations et souvenirs !

Par contre, depuis l’Antiquité au moins, on sait que nous retenons merveilleusement bien les visages et les lieux dans l’espace.  Ces deux éléments sont probablement liés à la survie lorsque nos ancêtres étaient des chasseurs-cueilleurs.

L’idée est donc d’associer le mot ou le nombre à un visage ou un lieu.  La technique des « Palais de mémoire » en est un exemple.  Associez chaque mot à une image qui le représente.  Et puis placez cette image dans un endroit connu.

Cela permet de retenir de longues listes de noms, de mots nouveaux, etc.  Je reviendrai aussi bientôt sur ces techniques et principes de mémorisation  dans une autre série d’articles.  Ces techniques sont parfois méprisées par les enseignants, comme du « par coeur », de vieilles techniques dépassées.  Tout comme d’autres techniques mnémotechniques.  Pourtant, elles sont très efficaces dans certains cas.  Le tout est de ne pas s’y limiter, mais au contraire, de les intégrer dans une stratégie d’apprentissage plus générale.

Le mindmapping participe aussi de cette méthode : il localise sur une feuille des concepts représentés par des associations de mots-clés et d’images, disposés à un endroit précis sur la page.

Cette carte a été réalisée avec le logiciel XMind.  Vous pouvez en télécharger la version gratuite.  Choisissez la version qui correspond à votre système d’exploitation, cliquez, le tour est joué !

Vous pouvez aussi rejoindre notre groupe « Mindmaps francophones » sur Biggerplate : vous y retrouverez d’autres cartes dessinées par des mindmappeurs francophones.  Et pourquoi pas, y apporter vos propres contributions ?

Vous pouvez également suivre nos formations pour maîtriser le mindmapping, assister à nos conférences ou apprendre à apprendre grâce à nos méthodes innovantes : rendez-vous sur notre page Agenda.

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Les 7 clés de la mémoire

Quelles sont les clés de la mémoire ? Comment retenir ?  Comment mémoriser son cours en vue des examens  ?  Comment retenir des listes de chiffres ou de noms ? Au-delà des techniques mnémotechniques – que j’aborderai dans d’autres billets – il y a quelques principes à pratiquer d’urgence pour favoriser une bonne mémoire.  

Article mis à jour le 15 mai 2021.

J’ai illustré 7 clés de la mémoire sur cette carte heuristique.   Ils ne feront pas de vous des champions de la mémoire.  Mais ils prépareront le terrain d’une bonne mémorisation pour l’ensemble de vos cours.  Et pour le reste de votre vie.  Ce n’est déjà pas si mal !

Quelles sont les clés de la mémoire ?

Comment entretenir sa mémoire ?  Comment mémoriser ses cours avant les examens (qui approchent dangereusement) ?  Comment être sûr de retenir un maximum ?

En parallèle à la méthode en 5 étapes pour étudier, que je décris dans d’autres articles, il y a quelques principes généraux que vous devez respecter si vous voulez développer et entretenir votre mémoire.  Les voici résumés sous forme des « 7 clés de la mémoire » dans cette mindmap :

Vous pouvez télécharger cette carte mentale depuis notre page Mémoires – cartes mentales gratuites).

Les 7 clés de la mémoire

1. Désirer retenir, vouloir mémoriser

Eh oui : comme dans la phase « projet » de notre étude efficace en 5 étapes, vous devez d’abord vous motiver.  La mémoire est un processus complexe qui fait appel non seulement à notre faculté de compréhension mais aussi à nos émotions.  Elle dépend aussi de notre degré d’attention au moment où nous avons étudié.  Or, on ne fait attention que si l’on est motivé… et conscient.

Pourquoi étudier cette matière ?  Pourquoi retenir ce cours ?  Pourquoi mémoriser cette liste de dates ?

Les motivations pour apprendre sont personnelles.  Elles dépendent uniquement de vous.  Vous seuls pouvez décider de « pourquoi je veux étudier, mémoriser ».  Ou non.  Si vous avez des difficultés à trouver vos motivations, vous pouvez vous faire aider d’un coach.  Une ou deux séances suffisent généralement à éclaircir vos motivations, vos objectifs.  Un vrai coach ne prendra pas les décisions à votre place, mais vous aidera à vous poser les bonnes questions.  Or, tout savoir est une réponse à une question.  Toute motivation aussi : pourquoi est-ce que je veux faire cela ?  Ou, pourquoi est-ce que je refuse de faire cela ?  Pour moi ?  Parce que cela correspond à mes valeurs, à mes aspirations ?  Ou pour faire plaisir à mes parents ?  Parce que j’aime bien le prof ?

Souvent, on a plusieurs motivations à faire quelque chose.  Jouez sur la complémentarité.

2. Comprendre l’information

La véritable mémoire, celle qui vous servira non seulement dans vos études, mais tout au long de votre vie, ne consiste pas à apprendre par coeur des listes de noms, de chiffres ou  d’événements.  Même si ce type de mémoire vous aidera, elle ne suffit pas.  Ce qu’il faut, c’est d’abord comprendre la matière.  « Comprendre » vient du latin « cum prehendere » : prendre ensemble.  C’est-à-dire prendre plusieurs choses et les mettre ensemble.  Pour les comparer, les distinguer, créer du lien entre elles.  Comprendre la matière, c’est cela : c’est en distinguer les parties, mais aussi trouver les articulations entre elles.  Trouver ce qui correspond à ce qu’on connaît déjà.  Voir comment on peut lier les nouvelles connaissances avec celles que l’on a déjà.  Relier un cours avec un autre.  Par exemple, savoir que le courant réaliste en littérature française correspond à une phase d’industrialisation et de développement du capitalisme, de la lutte des classes, de l’avancement de la science, etc.  Cela permet de mobiliser des savoirs différents et donc des neurones différents.  Un excellent moyen de mémoriser !

Pour créer ces liens, la meilleure méthode est de poser des questions.  Pour cela, la technique CQQCOQP est excellente.  J’y reviendrai dans un prochain billet.

3. Structurer l’information

Pour bien comprendre une information, se l’approprier pour la transformer en « connaissance », il faut lui donner une forme.  Pas n’importe laquelle : une forme claire, compréhensible, lisible.  Il faut structurer l’information, la hiérarchiser.  Pouvoir faire la différence entre l’essentiel et l’accessoire, les causes et les effets, les idées principales et les concepts secondaires.

Rien de tels que de mettre l’information sous forme de cartes :  heuristiques (mindmaps) ou conceptuelles.  Vous trouverez les explications sur ces deux types de cartes ici et quelques exemples d’applications aux langues des deux techniques ici.

Ce type de techniques – et d’autres – vous permettent de créer du lien entre les concepts, de les distinguer et d’ancrer les nouvelles connaissances dans les plus anciennes : raccrocher ce que je découvre à ce que je connais déjà.

4. Repérer les habitudes de mon cerveau

Cela veut dire repérer entre autres les moments de la journée où je suis le plus productif.  Certains « sont du matin », d’autres « du soir ».  Cela peut dépendre des activités : personnellement, je préfère les activités productives le matin et la lecture le soir.  Mais c’est à vous de découvrir vos propres habitudes.

Chacun découvre le monde selon des canaux sensoriels de préférence.  Certains sont plutôt visuels, d’autres plutôt auditifs.  Certains ont un odorat très développé ou un besoin de bouger pour apprendre.  Repérez vos habitudes et vous déterminerez plus facilement les méthodes d’apprentissage qui vous conviennent.

Lorsque vous étudiez, multiplier les registres – oral, auditif, visuel, kynétique – et variez les exercices.  Cela mobilise différentes parties de votre cerveau, différents canaux sensoriels et cela renforce à la fois votre compréhension et votre mémorisation.

Ici, aussi, un coach ou une formation peuvent vous aider à gagner du temps.

5. Entrainer votre mémoire

La mémoire n’est pas un muscle, mais elle a besoin de répétition. Entrainez-la !  Faites régulièrement des exercices, des jeux de l’esprit.  Étudiez des matières différentes.  Dessinez des cartes mentales.  Faites des flash-cards pour apprendre du vocabulaire.  De nombreux systèmes de flashcards utilisent la théorie des répétitions espacées. C’est le cas de Wooflash, par exemple, que j’utilise souvent avec les enseignants que je forme. Pratiquez la méthode de la localisation, appelée aussi Palais de mémoire.  Etc.  Ne perdez pas une occasion d’entrainer cette faculté précieuse qu’est votre mémoire.  N’abandonnez pas tous vos numéros de téléphone à la mémoire de votre smartphone…

Utilisez les flashcards pour entrainer votre mémoire

6. Prendre soin de votre cerveau

On ne le répétera jamais assez : votre cerveau est l’organe le plus complexe de l’univers.  C’est un cadeau des dieux, un vrai miracle !

Prenez-en soin !  Chouchoutez-le !  Dormez !  Le sommeil n’est pas un luxe, c’est un besoin physiologique essentiel.  De plus, pendant que vous dormez, votre cerveau réorganise l’info de la journée.  Il restructure vos souvenirs.   Ménagez-vous donc toujours une période de sommeil entre la dernière révision et l’examen.

Mangez sain : votre cerveau a besoin d’un tiers de votre énergie pendant la journée.  Mais il a besoin d’une nourriture saine, d’un apport suffisant en oxygène.  Il faut donc bouger !  Vous aérez !

Fuyez les drogues, l’alcool, le tabac.  Ne vous gavez pas de café.

Par contre, cultivez vos sens :

  • écoutez de la musique
  • allez voir des expos
  • voyez de bons films
  • mangez de bonnes choses…

Autant d’occasions pour vos neurones de créer de nouvelles associations agréables.  Et pour vous, de vous relaxer et donc d’être plus performant lorsqu’il le faut !

7. Visualiser, vous mettre en situation d’examen

Lorsque vous étudiez quelque chose ou lorsque vous entreprenez un nouveau projet, ne négligez jamais cette étape essentielle : la visualisation !

Voyez-vous, sentez-vous dans la situation de l’examen, de l’épreuve, de l’interrogation.  Voyez comment vous allez vous y prendre.  Voyez comment vous réussissez.

Se voir en situation permet de programmer votre cerveau vers la réussite.  De mettre en place les bons mécanismes qui vous permettront de « restituer ».  Car, retenir est une chose.  Se servir de ce qu’on a retenu en est une autre.  Ces deux activités mobilisent deux zones du cerveaux entièrement différentes.

Vous avez retenu votre matière ?  Bon, OK.  Votre cerveau est comme une vaste bibliothèque.  Mais un lecteur vient vous demander un ouvrage rare et précieux.  Malheureusement, vous n’avez pas de catalogue et il n’y a pas de bibliothécaire disponible.  Comment allez-vous retrouver cet ouvrage parmi les millions de volumes que contient votre bibliothèque ?

Votre cerveau est composé de 100.000.000.000 de cellules.  Offrez-vous un catalogue et un bibliothécaire à la mesure de cette gigantesque bibliothèque : apprenez à restituer.  Posez-vous les questions que le prof va vous poser.  Habituez-vous à retrouver les réponses.  A en créer de nouvelles en liant les différents éléments du cours.

Bon courage pour les examens 😉

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Gérer son temps : une formation avec GTD et Personal Brain

Il y a quelque temps, je vous avais parlé de la méthode GTD (Getting Things Done), de David Allen.  Cette méthode, aux principes simples mais d’autant plus efficaces, a valu une notoriété mondiale à son auteur, surnommé le « gourou de la productivité« .

Parce que ceux qui l’utilisent gagnent du temps, travaillent mieux et surtout, oublient le stress lié aux choses à moitié faites…

Cela vous tente ?

Alors inscrivez-vous à la formation que j’organise chez Accortise le 28 avril de 9 à 16h30 !

Je gère mon temps avec GTD et Personal Brain

Nous y découvrirons ensemble :

  1. Les principes de la méthode GTD
  2. Le logiciel Personal Brain
  3. La mise en place de votre système personnalisé de gestion du temps

Une formation pratique axée sur :

  • vos besoins
  • votre situation personnelle
  • la maîtrise de vos informations personnelles ET professionnelles
  • la mise en place d’outils concrets de gestion de vos actions
  • le suivi du flux de travail
  • la maîtrise de vos différents projets
  • l’identification des tâches à accomplir
  • l’établissement des priorités
  • la gestion efficace de votre agenda
  • un système de rappel qui ne vous laisse plus rien oublier
  • des outils simples et accessibles partout où vous êtes

Retrouvez la maîtrise de vos actions et de votre temps !

Laissez le syndrome To-Do lists aux autres et confiez la gestion de vos actions à un système simple et fiable !

Le syndrome To-Do list

Nous connaissons tous des personnes atteintes du syndrome To Do lists :

  • Elles se précipitent sur leur ordinateur dès le matin
  • elles s’épuisent à vite effectuer les premières tâches
  • elles reportent les suivantes au lendemain ou au surlendemain
  • elles se découragent devant la quantité ingérable de tâches non-effectuées au bout de la semaine
  • elles gâchent leur week-end à culpabiliser à cause du travail à moitié fait
  • et elles recommencent la saga infernale dès le lundi suivant…

J’ai l’air de me moquer ?  Je sais de quoi je parle : je suis passé par là aussi !

Les tâches qui ne sont pas confiées à un système fiable encombrent votre mémoire et engendrent un stress rapidement insupportable !  A terme, ce type de pression engendre de l’épuisement, voire du burn out, ce stade où vos réserves physiques sont épuisées…

GTD et Personal Brain

Personal Brain est un logiciel de mindmapping dynamique.  Il est l’outil idéal pour centraliser des informations, les gérer, les échanger.  Il gère aussi les calendriers comme personne…

C’est pourquoi David Allen lui-même a choisi Personal Brain comme logiciel principal de gestion des tâches et des informations pour sa méthode GTD.

Personal Brain est unique :  sa simplicité, alliée à sa dimension dynamique et à sa puissance de stockage en font un outil rêvé pour ceux qui veulent gérer leur temps et leurs projets sans entrer dans des programmes habituellement réservés aux ingénieurs.

Si comme moi vous êtes plutôt du genre intuitif, que vous aimez le concret et les applications qui vous facilitent la vie, vous allez adorer Personal Brain !

Les entreprises qui utilisent les logiciels de mindmapping estiment gagner entre 4 et 6 heures par semaine par personnes.  Je vous garantis qu’avec la combinaison GTD + Personal Brain, vous allez gagner beaucoup plus : vous allez gagner en productivité et en confort de vie !