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Comment concevoir un cours en ligne ? ADDIE, une méthode efficace !

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Comment concevoir une formation à distance via Internet ?  Voici ADDIE : une méthode efficace en 4 étapes : analyse, développement, implémentation et évaluation.

ADDIE, méthode de conception de cours

Article mis à jour le 27 juilet 2021.

Beaucoup d’entreprises hésitent encore à créer un cours en ligne ou une formation mixe (blended learning : qui allie cours en présentiel et formation à distance).  Comment s’y prendre ?  Quelles sont les étapes à respecter ?  Et surtout, comment retenir l’attention des apprenants, sachant que les abandons sont très nombreux dans ce type d’apprentissage ?

Je suis moi-même confronté au problème en tant que formateur, concepteur de formation, mais aussi en tant que participant à de nombreux MOOCs (Massive Online Open Courses – cours massifs en ligne et gratuits).  Je suis donc toujours à la recherche d’outils et de méthodes qui me permettent d’améliorer la qualité de mes cours, de les rendre plus attractifs pour les étudiants et donc d’abaisser le taux d’abandon.

Et, tout au long de mes recherches, j’ai glané quelques trouvailles intéressantes que j’ai envie de partager avec vous.  Que ce soit en matière de conception des cours  eux-mêmes ou de méthodes pour rendre les formations à distance plus conviviales et attrayantes, plus « user friendly » comme le dit joliment l’expression anglaise.

Aujourd’hui, je vous propose ADDIE, une méthode de conception de formation à distance en quatre étapes.  Je n’ai rien inventé, c’est une méthode proposée par Debbie Morrison sur son blog Online Learning Insights.  Mais je la trouve suffisamment intéressante et bien structurée.  C’est en fait la formalisation de beaucoup de nos efforts empiriques de concepteurs de formation.

Le « Course design » inspiré du « design éducatif« 

Debbie Morrison s’est inspirée d’un ouvrage de Klaus Krippendorf, sur le design, ses origines philosophiques et ses relations avec le langage.  J’aime beaucoup cette conception que Debbie Morrison appelle « course design » : « Design ou conception de cours« .   Le « course design » s’inspire de « l’instructional design » qu’on peut traduire par « design éducatif« .  Le design éducatif a déjà une longue vie derrière lui puisque, si l’on en croit cet article de Wikipedia, les premières tentatives remontent à la seconde guerre mondiale et à la formation des officiers.

Le « course design » est une conception de la formation centrée non sur les méthodes d’enseignement, mais sur les méthodes d’apprentissage.  Sur la façon dont les étudiants apprennent et non pas sur la manière dont les professeurs ou formateurs enseignent.

Il ne s’agit pas de jouer sur les mots, mais de changer de point de vue.  Et ce changement de perspective entraîne aussi des modifications de pratiques pédagogiques.

Les cours sont centrés sur l’apprenant et non sur l’enseignant.  Et sur les meilleurs outils et méthodes pour susciter l’envie d’apprendre en ligne…

Debbie Morrison propose un  « processus de développement de cours » basé sur les éléments suivants :

  1. un plan éducatif : qui détaille la façon dont les contenus seront proposés aux apprenants
  2. du matériel d’apprentissage : pour les étudiants; du contenu original ou acheté ailleurs
  3. des activités variées: qui incitent les étudiants à réutiliser et à appliquer les nouvelles connaissances
  4. des méthodes d’évaluation : utilisées selon le contexte et les objectifs de la formation

Le processus de conception de cours se déroule selon quatre étapes que je détaille ci-après :

  1. l’analyse du problème et des besoins
  2. le développement
  3. l’implémentation
  4. l’évaluation et la révision

Première étape d’ADDIE : l’analyse des besoins et des objectifs

J’ai illustré ces quatre étapes en détail dans la mindmap ci-dessous, dessinée avec iMindMap 7.

Les quatres étapes de la conception

La première étape consiste à analyser les besoins et les problèmes du public visé.  Cela vous aide à fixer les objectifs du cours.  Et surtout, à vous assurer qu’ils répondent bien au besoin identifié.

Ensuite, analysez le public-cible :

  • quel est son background – Est-il encore étudiant ou bien est-ce un professionnel qui désire se perfectionner ?  C’est tout-à-fait différent !
  • quelles sont ses motivations ?  S’améliorer ?  Obtenir une certification ?
  • quel est son niveau de compétences ?  Est-il débutant ou expert ?
  • quel est son accès à Internet ?  Du haut-débit ou une connexion téléphonique archaïque ?  Apprend-t-il via un PC de bureau, un portable, une tablette ou un smartphone ?

Lorsque vous connaissez votre public, attachez-vous à définir votre approche pédagogique :

  • plutôt connectiviste ?
  • plutôt constructiviste ?
  • plutôt instructiviste ?

Définissez les objectifs d’apprentissage pour chaque séquence pédagogique.

Analysez les modes de distribution de vos contenus : synchrone ou asynchrone ?  Uniquement en ligne ou en apprentissage mixte (blended learning) ?

Quels sont les outils Internet qui correspondent le mieux à vos besoins et à ceux de vos apprenants ?

Enfin, déterminez vos sources de contenus en fonction de vos objectifs pédagogiques.

Deuxième étape d’ADDIE : le développement de votre cours

C’est à présent le moment de développer une stratégie d’apprentissage !

Mélangez les contenus d’apprentissage : ceux que vous développez vous-même, ceux que vous réadapter de formations antérieures, que vous empruntez à d’autres formations, voire à des productions de vos étudiants.

C’est le moment aussi de mettre en place vos méthodes d’évaluation : quiz, évaluation par les pairs, forums, etc.  Déterminez les critères de réussite pour chaque type de méthode.

Créez et décrivez des activités variées afin d’inciter vos apprenants à utiliser les nouvelles notions et/ou compétences acquises lors de votre formation : travaux pratiques, projets, travaux de groupes, etc.

Identifiez aussi les critères et méthodes d’évaluation de votre cours : que les participants puissent vous aider à l’améliorer via un feedback intéressant.

Troisième étape d’ADDIE : l’implémentation de votre formation en ligne

Afin de vérifier que tout fonctionne et que votre méthodologie rencontre les besoins de votre public, lancez un cours-pilote à destination d’un petit groupe d’apprenants issus de votre public.

Procédez à une évaluation formative : qu’ont réellement appris ces personnes qui ont passé le premier test de votre formation ?

Sur base de ce feedback, révisez votre formation : adaptez certains contenus, supprimez-en certains autres (pas d’état d’âme !  ils pourront peut-être être réutilisés pour d’autres modules).  Et ajoutez certaines choses qui pourraient manquer…

Procédez à des évaluations formative et sommative avec votre groupe-pilote.  Et tirez-en les conclusions en passant à l’étape 4 :

Quatrième étape d’ADDIE : l’évaluation et la mise à jour

Rassemblez le feedback que vous avez obtenu de diverses sources, que ce soit au niveau qualitatif ou quantitatif.

Analysez ce feedback.  Tenez compte aussi de facteurs externes à votre formation.  Il suffit que vous ayez programmé le lancement de votre cours à un moment où les personnes prennent leurs congés pour diminuer significativement les taux de participation…

Comparez vos résultats avec ceux d’institutions d’éducation comparables : analysez leurs mesures quantitatives et qualitatives.  Que vous disent les résultats ?  Etes-vous dans la moyenne ?  Au-dessus ?  En-dessous ?

Et au besoin, révisez vos phases d’analyse (quelque chose vous a peut-être échappé) et/ou de développement (la progression pédagogique est peut-être à revoir : j’ai changé la méthode de langue que j’utilisais avec mes étudiants à Maastricht.  Et j’en ai pris une qui respecte mieux la progression attendue de mes étudiants.  Résultats : moins de découragement, plus de plaisir, plus de résultats positifs…).

Ensuite, démarrez tout le processus en gardant à l’esprit que tout peut être améliorer à tout instant…

Conclusion

Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas d’une méthode miraculeuse, mais de la mise en place d’une méthodologie  structurée.  Cela demande du travail et aussi beaucoup d’humilité face à ce que le feedback de vos apprenants vous renvoie.

Je continuerai à vous faire part de mes investigations dans ce domaine, notamment de la méthode Pensée Design qui est celle que j’utilise personnellement pour la conception de mes formations.

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Blog d’entreprise : 12 comportements à éviter à tout prix !

Vous avez un blog d’entreprise, mais les lecteurs vous boudent.  Vos statistiques de fréquentation ne décollent pas.  Peut-être adoptez-vous inconsciemment un de ces comportements nuisibles qui réduisent la popularité de votre blog.  Passons-en une douzaine en revue.

Dans un billet précédent, j’ai passé en revue les dix bonnes raisons de créer votre blog d’entreprise.   Aujourd’hui, je vous propose d’explorer ensemble le côté obscur de la Force et d’examiner 12 comportements toxiques pour la popularité de votre blog !  Bien sûr, il y en a d’autres (et je vous invite à les signaler en commentaires) mais ceux-ci me paraissent vraiment négatifs.  Et susceptibles de tirer la notoriété de votre blog vers le bas.

Heureusement, tous ces comportements peuvent être corrigés !  Je vous donne à la suite de chacun d’entre eux quelques conseils pour y remédier et adopter une attitude plus positive.

12 comportements nocifs pour votre blog

Des objectifs ?  Pour quoi faire ?

Des objectifs, cela sert à savoir où vous voulez aller.  Et à vérifier si vous êtes toujours sur la bonne voie.

Quel est le but de votre blog ?  Acquérir de la notoriété ?  Attirer du trafic vers votre site ?

Prenons ce dernier cas.  Combien de visiteurs voulez-vous attirer d’ici la fin de l’année ?  Combien sont-ils à présent ?  Quelle progression mensuelle devez-vous assurer pour atteindre cet objectif ?  Est-ce possible ?  Avez-vous tenu compte des variations saisonnières ?  Dans certains secteurs – formation, tourisme, etc. – elles peuvent être très importantes.

Donnez-vous des objectifs clairs, de type SMAART : cela vous aidera à avancer !  Fixez à l’avance des critères de réussite : cela vous permettra de savoir à tout moment où vous en êtes par rapport à vos objectifs.  Vous pourrez ainsi vous féliciter si vous les dépassez.  Ou corriger le tir si vous êtes en-dessous…

Un calendrier éditorial, c’est inutile !

Ah oui ?

Pourtant, par expérience, je peux vous dire qu’un bon calendrier éditorial est une aide précieuse : pour vous et vos lecteurs.

Au début de votre blog, vous serez tout feu, tout flamme : vous déborderez d’idées, d’énergie et d’enthousiasme.  Mais au bout de quelques semaines, vous sentirez le poids du travail que cela représente.  Vos idées risquent de se tarir.  Vous pourriez alors abandonner, comme tant d’autres avant vous (et probablement après…)  Il n’y a qu’à voir le nombre de blogs abandonnés après moins d’un an de fonctionnement, c’est assez édifiant.

Un calendrier éditorial vous permet d’étaler votre travail, de respecter un rythme.  De prendre de l’avance quand vous avez un peu de temps.  D’anticiper sur les publications à venir.   C’est un bon moyen d’évaluer votre charge de travail.  C’est un gage de pérennité.

Ayez toujours quelques brouillons d’articles d’avance : cela vous permettra de souffler un peu quand vous êtes très occupé par ailleurs.

Vos lecteurs vous seront reconnaissants de publier régulièrement.  C’est aussi un bon moyen de les fidéliser.

Je n’ai pas besoin de plan

La principale erreur des débutants…

J’ai une idée ; je me rue sur le clavier et je tape mes idées au kilomètre.  Lorsque j’ai fini, je presse le bouton « Publier » et c’est parti !

C’est parti et c’est mal parti dans la plupart des cas…

Lorsque vous écrivez, respectez toujours la règle des 3 R : elle vous évitera bien des déboires.  Et, bonne nouvelle : elle facilitera la lecture tant par les humains que par les robots de Google !  Pour une raison toute simple : un texte bien structuré guide le lecteur sur le cheminement de votre pensée.

R comme Réflexion

Réfléchissez à ce que vous allez écrire.  Quel est mon objectif en écrivant ce texte ?  Quel est le message que je veux faire passer ?  Qui sont les destinataires de ce texte : des experts, des professionnels ou des personnes qui n’ont jamais entendu parler de ce sujet ?

Comment structurer mon document ?  Une mindmap peut vous y aider.  Cet article a été écrit à partir de la mindmap MindMeister en illustration ci-dessus.

Lors que vos idées principales sont dégagées et que la structure de votre texte est bien claire, passez à l’étape suivante.

R comme Rédaction

Commencez à rédiger.  Le titre et les sous-titres vont vous y aider.  Ecrivez le plus naturellement possible.  Soyez-vous même.  Laissez vos idées couler sur le papier ou sur l’écran.

R comme Révision

Et relisez-vous !  Ou mieux encore, faites-vous relire par une personne bienveillante.  Traquez les répétitions, les fautes d’orthographes, les contre-sens, les phrases incomplètes, les formulations, maladroites, etc.

Rien n’est plus énervant et plus agaçant qu’un article d’expert truffé de fautes d’orthographe, d’erreurs de syntaxe et d’expressions presque françaises mais pas tout à fait…

Je m’occuperai des médias sociaux plus tard

Grosse erreur !  Colossale erreur !

Vous avez l’intention de lancer un blog ?  Commencez donc par une campagne à travers les médias sociaux !

Annoncez la parution de votre nouveau blog quelques semaines avant que le premier billet ne paraisse.  Donnez déjà envie à vos lecteurs potentiels de venir vous découvrir.

Envoyez un tweet, postez un message sur Facebook.  Postez un premier billet de présentation sur Facebook et dans les groupes Linked In : suscitez l’envie de vous lire !

Et puis, n’arrêtez plus : utilisez les systèmes d’automatisation de partage.  Liez votre blog avec vos comptes Facebook, Twitter, Linked In afin que chaque billet soit partagé dès qu’il est publié.  Utilisez un outil comme HootSuite qui vous permet de programmer la publication sur différents médias sociaux à des moments différents.

Mais aussi, réagissez aux commentaires, suscitez-les, engagez le débat dans des groupes Linked In ou des communautés Google+.  Faites le buzz autour de vos articles.  Diffusez vos articles avec un outil de curation comme Scoop it !

Les médias sociaux vont générer un trafic non-négligeable vers votre blog et votre site.  Et ils sont excellents pour votre référencement !

Pensez donc à les intégrer dans votre plan marketing dès que l’idée de votre blog a germé !

Le SEO ? Jamais entendu parler !

Le référencement naturel ?  Les mots-clés ?  Les moteurs de recherche ?  Très peu pour moi !

Une autre grosse erreur !  Vous écrivez pour être lu, non ?  Alors, il faut que vos lecteurs puissent vous trouver.

Informez-vous : il existe suffisamment de pages web, de forums et de groupes sur Internet que pour se tenir au courant des dernières évolutions en la matière.

Optimisez vos pages, rendez-les lisibles pour les robots de Google mais aussi accessibles pour vos lecteurs.

On ne vous demande pas d’ouvrir une agence de référencement dès demain : mais au moins de maîtriser les bases du SEO pour booster votre blog dans les pages de résultats des moteurs de recherche.

Si les médias sociaux sont importants, sachez que les moteurs de recherche restent une porte d’entrée essentielle vers vos contenus.  Tenez-en compte !

Les statistiques, très peu pour moi !

Si vous voulez prendre le pouls de votre communauté, savoir ce qui intéresse vos lecteurs, gardez un œil sur vos statistiques en permanence !

Quels sont les mots-clés les plus populaires  ?  Quels sont les articles les plus lus ?  Quels jours de la semaine sont les plus fréquentés ?  Quels créneaux horaires présentent le plus grand nombre de visites ?  Quels articles ont le plus intéressé vos lecteurs ?

Le suivi de vos statistiques vous permet de brosser le portrait de votre lecteur.  De corriger le tir si vous avez commis des erreurs de paramétrage ou de communication.

Vous saurez quels sont les meilleurs jours pour publier.  Les meilleures heures. Quels médias sociaux vous rapportent vraiment du trafic.  Quels sites soutiennent votre positionnement (link juice).

C’est l’équivalent de votre tableau de bord.  Ne le quittez pas des yeux sans pour autant oublier la route : vous le faites bien avec votre voiture, non ?

Le HTML, c’est pour les techniciens

Moi, je suis un littéraire : je m’occupe du texte, du côté « écriture ».  Le reste c’est de l’intendance, c’est pour les techniciens !

Erreur !  Qu’est-ce qu’une balise H1 et quelle est son importance pour votre référencement ?  Quelle est l’influence du fichier robots.txt sur votre présence dans les résultats de Google ou de Bing ?  Que faites-vous si les méta-descriptions de votre site ne correspondent pas au contenu ?

Une fois de plus, on ne vous demande pas de devenir LE spécialiste du HTML.  Mais au moins, sachez-en un minimum.   Ne fut-ce que pour comprendre ce qui se passe et comment fonctionne votre site.  Et aussi pourquoi subitement, des dysfonctionnements apparaissent sur votre blog.

Vous serez d’autant plus performant en SEO que vous comprendrez la cuisine interne de votre blog.

J’écris pour moi

J’ai une vocation littéraire.  Depuis toujours, sommeille en moi un écrivain qui ne demande qu’à s’exprimer !  Mon blog d’entreprise me donne enfin l’opportunité de me faire plaisir : écrire.

Vous vous êtes trompé d’endroit !

Le blog d’entreprise est un lieu d’échanges.  Un lieu de communication.  Cela veut dire que vous écrivez d’abord pour les autres :

  • Pour leur venir en aide.
  • Pour leur prodiguer des conseils judicieux, des solutions astucieuses.
  • Pour leur signaler une nouveauté qui leur sera utile.
  • Pour les mettre en garde contre les mauvaises pratiques.
  • Pour leur apporter un éclairage unique sur un problème qui les préoccupe.

Pas pour exposer vos états d’âme !  Et encore moins pour vous essayer à la virtuosité linguistique et littéraire (voir la partie Le jargon il n’y a que ça de vrai !).

Bien sûr, si écrire ne vous procure aucun plaisir, laissez tomber l’idée du blog.  Car il va vous falloir de la persévérance pour tenir le coup à long terme.  Écrire régulièrement sur les mêmes thématique exige de l’endurance.  C’est la passion pour votre activité conjuguée au plaisir d’écrire qui vous donnera la force de continuer pendant des années.

Mais ce plaisir d’écrire doit être tourné vers les autres.  Quelqu’un a dit que les Français s’expriment tandis que les Anglo-Saxons communiquent.  Sur un blog d’entreprise, vous devez être anglo-saxon !

Je sais tout !

Ou le syndrome de l’auteur.

Fini le temps où l’auteur vénéré tonnait du haut de sa chaire !  L’heure est au web 2.0 où chacun peut s’exprimer, commenter, rebloguer, liker, googler ou curater à tout va !

Si le blog est LE lieu où vous pouvez faire état de votre expertise, il est aussi et surtout LE lieu privilégié pour échanger avec les membres de votre communauté.  C’est-à-dire avec des experts comme vous, des clients existants, des prospects, des gens intéressés par le même domaine, des étudiants qui seront de futurs professionnels – et pas les moins critiques !

Autrement dit, une foule de gens qui partagent au moins une fraction de votre expertise, une expérience différente, des pratiques divergentes, des besoins non-encore satisfaits.

Des gens qui ne demandent pas mieux que vous donner leur point de vue, un conseil ou une astuce pour gagner du temps, une correction lorsque vous vous trompez !

Et quand vous vous trompez, ayez l’élégance de le reconnaitre et de remercier celui ou celle qui vous a corrigé.   Les gens élégants ne sont pas si nombreux : démarquez-vous par votre attitude de gentleman ou de lady !

Je prends le lecteur pour un crétin

Mon lecteur n’y connait rien, donc, je peux lui raconter n’importe quoi.  Mon lecteur est paresseux, donc je simplifie.  Mon lecteur est pressé, donc je fais court, voire télégraphique.  Mon lecteur est illettré, donc si je collectionne les fautes d’orthographe, ce n’est pas grave.

Autant d’erreurs, voire de fautes…

Votre lecteur est celui qui fait vivre votre blog et votre entreprise.  La moindre des choses est de le respecter.

En outre, il est très probable que les lecteurs de votre blog soient – au moins en partie – des collègues, des clients potentiels, des donneurs d’ordre potentiels, des prescripteurs, etc.  Donc, des personnes intéressées par le sujet, et intéressantes – sinon vitales ! – pour la vie de votre entreprise.

Votre blog est une pièce maitresse de votre stratégie de marketing et de communication.  Ne gâchez vos chances de réussite en présentant une vitrine de mauvaise qualité…

Le jargon, il n’y a que ça de vrai !

Ah, le jargon !  Ce langage inaccessible au commun des mortels, mais qui vous fait sentir que vous êtes unique.  Que vous seul maitrisez tous les aspects les plus techniques ou les plus subtils de la chose.

Ce comportement-ci est lié au précédent : vous vous faites plaisir.  Vous oubliez votre lecteur.  Vous oubliez l’intérêt du lecteur.

Certains blogs sont tout simplement illisibles parce que les auteurs prennent un malin plaisir à jargonner ; à utiliser des mots rares et précieux ; à se gargariser de termes alambiqués…

Entre deux mots, choisissez toujours le plus simple, le plus concret.  Celui qui aidera votre lecteur à voir, à entendre, à sentir ce dont il s’agit.  N’oubliez pas : vous êtes à son service, pas l’inverse !

Les ingénieurs parlent aux ingénieurs

Une variante particulièrement insupportable du jargon : le jargon technique.

Vous avez sans doute déjà assisté à la scène. Vous êtes au rayon « PC et accessoires » d’une grande surface. Un monsieur d’une quarantaine d’années écoute un vendeur.

« Et donc, vous disposez d’une mémoire ram de 4 gigas que vous pouvez upgrader à 8 gigas moyennant un supplément.  Le hard disk a une capacité totale de 1 térabyte et vous avez 4 clés USB 3.0 plus deux USB 2.0 et la possibilité de connecter une série de périphériques avec le BlueTooth ».

Le monsieur en question veut savoir si son garçon pourra faire ses devoirs avec cette machine et si lui, ou sa femme, pourra travailler sa comptabilité le soir, quand il aura fermé la boucherie.  C’est tout.

Et le vendeur continue de le bombarder de termes techniques incompréhensibles.

S’il réussit à vendre son PC à ce monsieur, il a beaucoup de chances.

Certains blogs ressemblent à ce vendeur : ils vous bombardent de jargon professionnel.  Il faudrait un dictionnaire encyclopédique pour comprendre le sens général de ce qu’on vous raconte.

L’auteur, souvent, ne le fait pas exprès.  Il est pris dans son « trip » : un domaine qui le passionne, dans lequel il excelle.  Et il oublie que le commun des mortels ne maitrise pas le 10e de ce qu’il connait sur le bout des doigts.

Ne tombez pas dans cette erreur : ou en tout cas, essayez de ne  pas tomber dans cette erreur.  Ce n’est pas évident : j’y ai succombé, moi aussi, comme tout le monde.  Mais je m’entraine 😉

Sur mon blog, de la pub à mort !

Dans ce cas, c’est votre blog qui risque de mourir.

En effet, vos visiteurs, comme la plupart d’entre nous, sont déjà assaillis de pub un peu partout : dans notre boîte aux lettres, à la télé, à la radio.  Sans parler d’Internet.

Alors ne commettez pas l’erreur de prendre votre blog pour une annexe de votre vitrine ou de votre agence de pub.

Bien sûr que votre blog est là pour vous faire connaître : mais pas juste pour vendre !  Pour cela, utilisez les pages commerciales de votre site, les annonces Adwords ou  d’autres canaux.

Le lecteur ne vient pas sur votre blog pour être bombardé de messages publicitaires ou autres popups envahissants.  Il vous consacre son temps pour lire votre avis d’expert, pour trouver une solution à son problème.  Donnez lui ce qu’il cherche.

J’attends d’avoir du trafic pour gagner de l’argent

Ne vous attendez pas à gagner des fortunes avec votre blog.  Mais si vous voulez  le monétiser, n’attendez pas d’avoir 100.000 visiteurs par mois.  Faites-le dès le début.  Intégrez des bannières – pas trop, voir titre précédent…  Intégrez des annonces ou des liens payants.

Si vous monétisez votre blog, faites-le dès le premier jour : d’abord, vous configurerez votre blog en conséquence.  C’est toujours mieux que de coller des parties commerciales sur quelque chose qui n’était pas prévu pour : ça fait vraiment pièce rapportée !

Et puis, votre lecteur ne sera pas surpris de voir un jour débarquer tout un arsenal de pubs ou de messages marketing sur un blog où, jusque-là, il pouvait très bien s’en passer…

N’en faites pas trop non plus :  votre lecteur vient pour trouver ce qu’il cherche, pas pour faire son marché.  Si vous l’agressez avec une pub envahissante, il risque fort de ne pas s’attarder et de ne jamais revenir.

A bon entendeur…

En guise de conclusion

La meilleure façon d’éviter toutes ces erreurs, c’est d’avoir toujours votre lecteur présent à l’esprit.  Qu’est-ce qu’il cherche ?  De quoi a-t-il besoin ?  Comment puis-je l’aider ?

De cette façon, vous serez toujours dans le bon axe.  Et vos lecteurs vous récompenseront non seulement en vous lisant, mais en échangeant avec vous.  Et en vous recommandant auprès de leurs amis.  Et ça, en termes de marketing, ça n’a pas de prix !

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Applications Logiciels Mind Mapping MindMeister Outils Test

Test: Mindmeister, mindmapping multiplateforme et collaboratif

Dans la série de tests d’outils de mindmapping que je suis en train de conduire, j’ai essayé MindMeister.

Et j’ai été agréablement surpris : voici un logiciel vraiment multiplateforme, collaboratif en temps réel, qui intègre bon nombre de fonctionnalités intéressantes.

Jusque-là, je ne m’étais jamais beaucoup intéressé au logiciel de mindmapping MindMeister.  Son graphisme aux branches un peu squelettique ne me séduisait pas vraiment.  Et puis, j’ai vu ce que d’autres parvenaient à en tirer.  Et, lors de l’événement Biggerplate Unplugged de Paris, je dois reconnaître que j’ai été impressionné par la performance de Sir Thomas Thornton, le représentant de MindMeister.

Ce qui m’a frappé dans son discours, outre le fait qu’on puisse utiliser MindMeister en mode collaboratif en temps réel, c’est ceci :

 « Nous voulons rester simples.  Nous voulons nous concentrer sur l’essentiel du mindmapping.  Si vous cherchez une usine à gaz, ne venez pas chez nous ! »

 (Je cite de mémoire).  Voilà un discours qui me plaît bien et qui plaît aussi à mes clients, pour l’essentiel des PME ou des associations qui n’ont pas besoin de fonctionnalités chères et superflues.  Mais qui veulent un produit fiable et efficace, à la fois complet et simple à prendre en main.

MindMeister répond-t-il à ces critères ?  C’est ce que j’ai voulu vérifier.

Un contenu largement paramétrable

J’ai donc testé le produit et je vous ai livré mes impressions sur cette carte (double-cliquez sur la carte pour l’agrandir au maximum).

Carte réalisée avec Mindmeister

D’abord, j’ai découvert que, contrairement à ce que je pensais, vous pouvez modifier les branches et les sujets à volonté : taille, couleur, forme, texte, etc.

MindMeister possède aussi sa propre banque d’images et d’icones, mais vous permet aussi d’en chercher d’autres sur Internet et d’utiliser les vôtres.  Mieux, il ajoute vos images à sa bibliothèque, vous permettant de les réutiliser plus rapidement une prochaine fois.

Menu MindMeister

J’ai particulièrement apprécié l’ergonomie : tout est à portée de main : les commandes essentielles sont regroupées dans un menu en haut à droite de votre écran.

Elles vous permettent d’intervenir sur le format du texte, sa couleur, la forme des sujets, leur couleur.   La forme, la couleur et l’épaisseur des limites.

Vous pouvez aussi insérer des icones et des images via ce menu.

Et surtout, vous pouvez intégrer des notes – l’éditeur peut être réduit comme sur l’image pour une note simple, ou agrandi en cliquant sur le lien « avancé… » en bas à droite.   Dans ce cas, la case s’agrandit en une fenêtre qui comporte des outils d’édition : tailles et polices de caractères, couleurs, insertion d’images, copier/coller, etc.

L’onglet « Liens » permet d’intégrer des hyperliens dans vos sujets.  Ces liens peuvent renvoyer vers des sites Web – Mindmeister vous suggère même des sites traitant du sujet ! – vers un autre sujet de la même carte ou d’une carte mentale présente dans votre liste personnelle.  Ou encore, vers une adresse e-mail.

La commande « Fichiers » sert à intégrer des fichiers de différents formats dans votre sujet : Word, Excel, etc.  Vous pouvez choisir de les sélectionner depuis votre disque dur, mais aussi depuis Dropbox, Google Drive ou Evernote.  Vous pouvez aussi glisser-déposer un document dans l’encadré : MindMeister se charge du reste !

Gestion de projet : rappels par e-mail et liaison avec votre agenda !

Le dernier onglet de la série « Tâches » concerne la gestion du temps et de projets.  J’ai particulièrement apprécié cette partie du logiciel.  Car non seulement MindMeister vous permet d’intégrer l’heure de début et de fin, la durée de l’action, la personne responsable, etc.  Mais surtout, vous pouvez demander à recevoir un email de rappel d’une tâche ou lier cette carte à votre calendrier Google Agenda ou iCal sur Apple !

De quoi ne plus rien oublier !

Je suis curieux de tester la méthode Getting Things Done sur une carte MindMeister !

Autre caractéristique intéressante de MindMeister : il est multiplateforme.  C’est un logiciel en ligne qui permet de travailler depuis un PC, un ordinateur Mac, un iPhone ou un iPad ou encore une tablette Androïd.   Je n’ai pas encore testé l’application iPhone, mais je compte le faire dans les tout prochains jours et je vous tiendrai au courant !

La communication avec Google Drive est très fluide, tout comme celle de MindMup dont je vous rendais compte hier.  Je n’ai pas encore vraiment testé la collaboration en ligne non plus.  Ce sera également le sujet d’un prochain post.

Présentation et révisions

Par contre, j’ai pu tester le module de présentation et j’ai été bluffé : le système fonctionne à partir de sélection des sujets qui sont « convertis » en slides.  La transition entre ces slides se fait par déplacements, par zooms ou par floutage.  C’est très fluide, on ne perd pas la vision d’ensemble de la carte.  Cela rappelle assez le module de présentation de Novamind.

Le logiciel comprend aussi un outil de révision qui permet à tout moment de revoir toutes les étapes de construction de la carte mentale : celle-ci peut être visionnée comme une présentation avec les différentes phases qui s’affichent à la vitesse voulue.  C’est une fonctionnalité très intéressante quand on travaille à plusieurs sur une même carte à des moments différents (collaboration asynchrone).

Importations et exportations de et vers de nombreux formats

MindMeister permet également de nombreuses importations et exportations.  Il importe du fichier texte, des cartes mentales XMind, MindManager ou FreeMind.

J’ai effectué un test avec la carte XMind suivante : une mindmap sur les objectifs Smaart que j’avais réalisée en début d’année 2012 (double-cliquez sur l’image pour l’agrandir) :

Carte XMind sur les objectifs Smaart

Et voici ce que ça donne après importation dans le logiciel de mindmapping MindMeister.

La couleur des branche a disparu, mais toutes les images sont présentes, ainsi que la relation entre les deux sujets « durée ».  Le sujet flottant avec mon nom et le logo Lingua Franca Academy est toujours à sa place.  La limite entre Adéquation et les sujets qui en dépendent est toujours présente.

Carte importée dans MindMeister

Dans une autre carte que j’ai importée depuis FreeMind, les hyperliens avaient également été conservés.  Je n’ai pas encore tenté d’importer du texte ou une carte contenant des informations de tâches.

MindMeister exporte aussi vers divers formats.  Selon l’option de prix que vous aurez choisie – gratuite, personal, pro ou business – le nombre de formats varie.

Pour la version la plus complète, il est possible d’exporter vers Word, PowerPoint, du texte RTF, PDF, XMind, FreeMind, MindJet, images PNG et JPEG,  documents en mode plan…

En conclusion

Comme je le disais en introduction, j’ai été agréalement surpris par la dernière version de MindMeister.  Même si je déplore le graphisme un peu basique des branches, le reste du logiciel m’a convaincu.  Un logiciel de mindmapping très complet, permettant d’intégrer de nombreux formats, d’échanger avec de nombreux logiciels, de gérer des projets en lien avec un agenda Google ou iCal, etc.  Et un logiciel collaboratif pour un prix raisonnable puisque les prix vont du gratuit pour la formule basique à 14.95 euros par mois pour la version business.   Le paiement annuel permet une réduction de 17 % sur le prix mensuel.

MindMeister est donc un logiciel de mindmapping très complet, convivial et à l’excellent rapport qualité-prix.  Il n’y a que les ânes qui ne changent pas d’avis…  Un logiciel que je continuerai donc à tester.  Et je vous tiens au courant, bien entendu.

Et vous ?  Avez-vous une expérience MindMeister ?

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Ateliers Gestion du temps GTD

Formation : Gestion du temps et de projets avec la méthode GTD

Comment ne plus rater un rendez-vous ?  Comment ne plus oublier l’anniversaire de Julie ?  Est-ce bien aujourd’hui que je dois rappeler Marc pour le projet « Durand » ?

Autant de questions qui – lorsqu’on ne peut y répondre concrètement – engendre un stress aussi pesant qu’inutile.

Mais dans nos vies surchargées de projets et d’informations, comment s’en sortir ?  Comment se donner l’assurance de ne rien oublier ?  Tout en se libérant du stress négatif ?

C’est ce à quoi la méthode Getting Things Done répond de manière très concrète.

A partir de quelques principes très simples et d’outils très pratiques.

C’est ce que nous allons découvrir ensemble lors de la formation « Gestion du temps et de projets avec la méthode GTD » que j’anime à Liège le 6 novembre prochain.

Des outils puissants et quelques principes simples

  • on ne gère pas son temps, mais ses actions et ses informations
  • on peut se créer un système efficace qui centralise les informations et nous aide à prendre les bonnes décisions
  • une révision régulière des tâches hebdomadaires permet de rester maître de son agenda
  • les actions non-achevées sont génératrices de stress inutile. Un système qui évite ce type d’actions réduit considérablement le stress de celui ou celle qui l’utilise.

Premier temps : le diagnostic

Après une brève présentation, et avec l’aide du formateur, vous allez évaluer votre propre situation :

  • Quelle est ma méthode ?
  • Où en suis-je dans ma gestion du temps ?
  • Quelles sont mes sources d’informations ?
  • Comment centraliser l’information pour la maîtriser ?

La suite sur www.linguafrancaacademy.org

 

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