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Communication Community management

Faux départ pour une vraie nouvelle !

Une fausse manoeuvre sur WordPress a fait partir prématurément un article destiné au 3 janvier 2013 !

WordPress possède – entre autres – une fonctionnalité intéressante : la publication différée.  On peut donc rédiger un article tranquillement aujourd’hui et en programmer la publication pour le 3 janvier, par exemple.

Oui, mais voilà, cette fonctionnalité, comme les autres, n’est pas à l’abri des erreurs de manipulations.

C’est ce qui s’est passé avec un billet intitulé « Un nouveau projet d’entreprise » daté du 2 janvier 2012.  En réalité, ce billet était programmé pour le 2 janvier 2013…

Mais une faute de frappe a sans doute fait qu’il a été publié immédiatement avec effet rétroactif en janvier dernier… et qu’il a été envoyé à tous les abonnés du site.  Et puis, republié ailleurs sur Twitter, etc.

Il y a donc bien un nouveau projet d’entreprise.  Mais celle-ci – bien qu’elle soit déjà enregistrée auprès de la chambre de commerce – ne débutera ses activités qu’au 1er janvier 2013.  Et le nouveau site sera en ligne le 7 janvier prochain, finalement…

C’est donc bien une vraie nouvelle – nous ne sommes plus en avril, mais en décembre… – mais un faux départ de l’info dont je vous prie de m’excuser 🙁

Je remercie par ailleurs mon ami Bernard Lamailloux – dont la fidélité n’a d’égale que sa perspicacité – de m’avoir averti du problème.

Et donc, rendez-vous en 2013 pour de nouvelles aventures avec un vrai nouveau projet d’entreprise !  Bonne année à tous 😉

Marco.

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Entretien d'embauche Recherche d'emploi Salon de l'emploi

SOS emploi : c’est demain !

A la recherche du job de votre vie ? Après le virtual job fair de Monster qui commençait aujourd’hui (cliquez ici pour accéder à mon billet sur cet évènement, si vous l’avez loupé, il est encore temps, jusqu’au 29 septembre) voici à présent SOS emploi !

SOS Emploi 2011 : c’est ici !

SOS emploi, c’est une initiative du journal Le Soir, du site Références et de BEL RTL.  Toute la journée, vous aurez accès à des spécialistes du recrutement du Selor, du Forem, d’Actiris.  Des juristes des secrétariats sociaux, des directeurs des ressources humaines de grandes entreprises privées ou des consultants en intérim répondront à vos questions.

Toutes ces personnes seront accessibles via Internet sur le site SOS emploi dès 8 h du matin.  Le Soir publie un cahier spécial de Références « truffé d’offres d’emploi et de conseils » tandis que Bel RTL vous propose de converser au téléphone avec des spécialistes de l’emploi,  de 8h30 à 17 h00, au numéro 070/344/050.

Dès aujourd’hui, vous pouvez lire les résultats d’une enquête du Soir sur vous et votre emploi : c’est ici.

Ne laissez pas s’échapper une telle opportunité de contacts : et puis, bonne chance !

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Jeunes Recherche d'emploi Salon de l'emploi Stratégie

Salon de l’Emploi Virtuel : Monster repart en septembre !

Si vous êtes de ceux qui rêvent de voyager sans quitter leur chambre, ce salon est fait pour vous !

Le slogan de ce salon de l’emploi virtuel unique en Belgique est d’ailleurs : Monster Virtual Job Fair – Le seul salon emploi et carrière que vous pouvez visiter en pyjama‏.   Tout un programme !   

  

Des offres d'emploi ce matin ?

 Monster porte bien son nom puisque le site est le numéro un mondial des Job Boards – ces sites spécialisés dans la recherche d’emploi où vous pouvez laisser un CV –  avec des sites déclinés selon le pays du visiteur.      

Le Virtual Job Fair – Salon Virtuel de l’Emploi vous permet donc, depuis votre fauteuil:   

  •   de visiter des stands virtuels,
  • de découvrir des informations détaillées sur les entreprises présentes et les jobs qu’elles proposent,
  • de chatter avec des employeurs ou des recruteurs professionnels,
  • de laisser votre CV au « stand » de l’entreprise qui vous intéresse,
  • de postuler en ligne pour une fonction qui vous attire.

Tout cela gratuitement et pendant trois jours, du 27 au 29 septembre prochain !   

En cliquant ici, vous pouvez non seulement visionner une démo (un peu lente à mon goût) mais vous inscrire à cet évènement unique en son genre ! 

Bonne chance, je croise les doigts pour vous…

  

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Mind Mapping Outils Projets

Mind Mapping aux REWICS : changements de dernière minute !

Je vous annonçais il y a quelques jours un atelier de gestion de projet avec iMindMap que j’animerai aux Rencontres Wallonnes de l’Internet Citoyen le 17  mars prochain.

C’est toujours d’actualité, mais il y a quelques changements au programme :

  • je serai présent tout au long de la journée dans le stand de la Lingua Franca Foundation, de 9 à 17h30.
  • Quant à l’atelier Mind Mapping et gestion de projet, il est désormais programmé à 16h20.

Ici aussi quelques changements, puisque je présenterai d’abord les concepts et le fonctionnement du Mind Mapping et ensuite, un petit exposé sur la gestion de projet avec iMind Map.

Un co-animateur me rejoindra ensuite, Monsieur Frédéric Taes, de la société Strategy and go, qui présentera d’autres logiciels de Mind Mapping ainsi que la nouvelle extension de ConceptDraw pour Google Wave, la nouvelle application Internet de Google.

Au plaisir de vous y retrouver nombreux !

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Chomage formation Jeunes Projets Recherche d'emploi

Jeunes, informatique et entreprise : un décalage croissant entre offre et demande des compétences (3)

Après avoir passé en revue le statut des jeunes 16-25 ans et leurs pratiques Internet;  aprés avoir comparé leurs compétences informatiques avec les attentes des écoles, des entreprises et de la société en général;  après avoir constaté qu’un décalage important existe entre ces compétences et ces attentes, quelles mesures peut-on proposer afin d’aider ces jeunes à combler ce fossé qui sépare les pratiques ludiques ou sociales du Net des exigences du monde du travail ?

Les jeunes exclus des programmes…

d’inclusion informatique !

Il existe en Belgique, un plan d’action national de lutte contre la fracture  numérique. Ce plan, prévu pour la période 2005-2010, a fait l’objet d’une évaluation intermédiaire en juillet 2007

Il se divise en trois axes qui, tous, s’adressent aux jeunes scolarisés.  Le rapport d’évaluation souligne l’effort vers les publics scolaires défavorisés, mais met aussi en exergue le manque d’outils pédagogiques des enseignants.  Il souligne également “les manques structurels importants souvent constatés en matière d’inscription des ces apprentissages dans les programmes de formation des écoliers et des élèves”.

Ces mesures sont les seules qui s’adressent au public jeune en Belgique.

En Grande-Bretagne, le gouvernement a mis sur pied en 2008 un programme intitulé Delivering Digital Inclusion.  C’est le seul en Europe qui tienne  compte des jeunes en e-exclusion…

Ce plan considère que les groupes à risques sont les jeunes qui ne sont ni à l’emploi, ni en formation scolaire ou qui suivent un enseignement spécial.  Il estime que, sans mesures particulières, ces jeunes seront en difficultés pour communiquer avec leurs pairs, qu’ils manqueront des opportunités de communication et rencontreront des obstacles sur un marché du travail de plus en plus dépendant des nouvelles technologies.

Il recommande donc :

De mieux exploiter les TIC pour les travailleurs sociaux et les éducateurs qui travaillent avec les jeunes.

De renforcer le programme Home Access qui permet l’acquisition de matériel et de connexion à des conditions avantageuses, avec priorité pour les familles comprenant des enfants de moins de 18 ans.  Avec, en complément, un programme d’assistance aux parents.

D’encourager les entreprises à créer davantage de postes d’apprentis afin de donner l’occasion aux jeunes de se familiariser avec l’informatique des entreprises.  De développer en parallèle les industries créatives qui peuvent mieux tirer parti du potentiel créatif de ces jeunes.

Promouvoir un accompagnement individualisé des jeunes qui veulent développer leurs capacités informatiques.

Les autres rapports nationaux mettent surtout l’accent sur les dangers d’Internet (France) ou sur les difficultés d’accès, mais pas d’usage (Suisse, Pays-Bas).

En Belgique, certains rapports préconisent des mesures comme une meilleure utilisation des TICS par les organisations de jeunesse et la promotion par les fournisseurs d’accès de sites de qualité pour la jeunesse.

Un rapport pour le Conseil de l’Europe propose de mieux définir les rôles respectifs des états et des fournisseurs d’accès .  Il suggère aussi d’impliquer les jeunes dans le reformatage de données à destination des jeunes et de leur offrir un soutien spécifique afin de mieux maitriser l’information et les usages TIC de l’école et de l’entreprise.

Les attentes spécifiques des acteurs de terrain

Il faut conscientiser le secteur de l’aide à la jeunesse du besoin d’accompagnement des jeunes afin qu’ils puissent s’approprier les usages informatiques en vigueur dans le monde scolaire et économique.

Les travailleurs sociaux insistent sur la nécessité d’organiser une vaste campagne de sensibilisation auprès des instances responsables de l’éducation et du bien-être des jeunes sur les thèmes suivants :

  • Les déficiences des jeunes en matière d’informatique
  • Les conséquences sur leur développement personnel et social
  • La nécessité d’incorporer la formation des jeunes aux TIC aux missions dévolues à ces instances.

Il faudrait également intégrer ces TIC à la formation professionnelle des intervenants sociaux en contact avec les jeunes.

Lors de la construction de ces modules de formation à destination des jeunes, il faut tenir compte de la dimension sociale et identitaire des usages internet des 16-25 ans afin de remporter leur adhésion et d’y amener un contenu susceptible de les former aux usages plus techniques de l’école et de l’entreprise.

Les infrastructures TIC devraient être incorporées à un environnement qui met les jeunes en confiance et respecte leur vie privée, ce qui ne semble pas être le cas dans les structures classiques. Ces espaces numériques devraient être à même d’offrir un accompagnement personnalisé aux jeunes.

Les médias et les institutions devraient également adopter un discours plus équilibré sur Internet, ses risques et opportunités.

“La valeur ajoutée des TIC pour le développement personnel et les opportunités professionnelles des jeunes doit être mieux mise en avant.”

Les concepteurs de sites web devraient également adapter leur communication aux jeunes (simplification des formulaires, en ligne par exemple).

Mesures et recommandations

Cette étude a démontré que, loin d’être une population homogène, cette classe d’âge 16-25 ans présente une physionomie très diversifiée.

Les mesures proposées seront donc aussi très variées et très spécifiques.

La notion d’off line doit être élargie.  Il y a peu de jeunes vraiment non-connectés, mais les usages et les compétences sont de qualité très variables. Il s’agit de situations individuelles problématiques dans lesquels les structures familiales et les obstacles culturels et/ou cognitifs pèsent davantage que les inégalités socio-économiques.

S’il existe un décalage général entre les compétences informatiques des jeunes et les attentes de l’école et de l’entreprise, c’est d’autant plus vrai pour les jeunes en situation de quasi-déconnexion.

Pour aller au-delà des compétences de base, il faut de la pratique ; pratique qui manque à ses jeunes du fait de la quasi-déconnexion.

Les auteurs de l’étude recommandent donc :


Aux autorités fédérales ou régionales :

D’accorder une place plus importante aux jeunes dans les programmes d’inclusion numérique.

De lancer une vaste étude sur les pratiques numériques des jeunes afin de disposer d’une analyse quantitative suffisamment fine pour développer des actions pertinentes.

De mettre davantage l’accent sur ce qui peut favoriser l’intégration des jeunes dans les espaces numériques.

De ne pas fournir de matériel recyclé aux jeunes dont les usages TIC nécessitent des ordinateurs multimédia.

De promouvoir de vrais « tarifs jeunes », notamment pour ceux qui sont à l’école ou en recherche d’emploi.

Aux responsables de campagnes de sensibilisation à Internet :

D’adopter un langage plus équilibré, mettant en avant les opportunités d’apprentissage et d’intégration pour les jeunes et non seulement les dangers de la connexion.

Aux institutions d’enseignement et de formation

D’intégrer une formation aux TIC dans la formation professionnelle des intervenants sociaux afin qu’ils utilisent de façon pertinente ces ressources technologiques dans leur travail auprès des jeunes.

De promouvoir dans l’enseignement secondaire, les pratiques qui permettront aux jeunes de dépasser les usages exclusivement sociaux et identitaires des jeunes afin de leur ouvrir l’accès au monde du travail.

De faciliter une meilleure convergence entre l’éducation aux médias et la formation informatique dispensée dans les écoles.

Aux services d’aide à la jeunesse :

Utiliser davantage les nouveaux médias dans le travail avec les jeunes.

Sensibiliser les travailleurs sociaux aux usages TIC des jeunes.

Donner aux intervenants sociaux les outils nécessaires afin d’établir avec les jeunes une relation d’échange de connaissances et de savoir-faire et non de tutorat.

Aux organisations de jeunes :

De sensibiliser leurs animateurs aux pratiques de l’internet par les jeunes afin de comprendre leurs usages et de leur permettre d’aller au-delà.

De tirer opportunité de leurs sites web pour encourager les jeunes à produire leur propre information.

Au concepteurs de services en ligne :

De concevoir des liens entre les médias sociaux et les services en ligne afin que l’expérience multitâches des jeunes se transforme en multi-univers.

Aux dirigeants d’entreprises et aux recruteurs :

De tenir compte du décalage entre les usages des jeunes et des attentes des entreprises ; de fournir aux jeunes des formations qui leur permettent de passer de l’un à l’autre.

De mettre en place des dispositifs de communication qui prennent mieux en compte les compétences numériques des jeunes.

Aux journalistes et médias :

D’adopter une position critique face au mythe de la génération des « natifs numériques » qui ne peut qu’accroitre les difficultés, voire le sentiment de marginalisation de certains jeunes.

De participer à la mission d’éducation permanente des médias en travaillant sur la capacité de décryptage de l’information des jeunes et de leurs parents.

Article précédent de la série : cliquez ici.

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Jeunes

Jeunes, informatique et entreprise : un décalage croissant entre offre et demande des compétences

Les jeunes de la génération Y sont-ils tous « branchés Internet » ?  Sont-ils mieux préparés aux exigences technologiques croissantes des entreprises que leurs aînés ?

La réponse est beaucoup plus complexe et nuancée qu’on ne pourrait le croire.  C’est l’objet d’une étude que vient de publier la Fondation Travail Université pour le compte du SPP Intégration.

Les auteurs – Périne Brotcorne, Luc Mertens et Gérard Valenduc – y démontrent que, non seulement  tous les jeunes ne sont pas connectés, mais surtout que leurs pratiques d’Internet diffèrent du tout au tout et ne les préparent pas forcément aux exigences des entreprises en matière de compétences informatiques.

1. Ces jeunes, qui sont-ils ?

Les jeunes de 16-25 ans représentent 12 % de la population belge. 62,5 % d’entre eux sont étudiants, 27,5 % travaillent, 6,4 % sont au chômage et 3,6 % sont inactifs non-étudiants.

Du point de vue du statut, on peut distinguer 2 sous-groupes : les 15-19 ans, dont une majorité (90%) est encore aux études – et les 20-24 ans, dont seulement un tiers fréquente les bancs de l’université ou des hautes écoles.

Les disparités régionales sont importantes puisque sur 100 jeunes qui sortent de l’école entre 15 et 19 ans, 63 % de jeunes wallons n’ont pas le diplôme d’études secondaires pour 49 % de jeunes flamands… Pour les jeunes 20-24 ans, la proportion de jeunes ayant un niveau de qualification faible est de 40% à Bruxelles, 26% en Wallonie et 18% en Flandre.

On estime à 10 % les jeunes de 16-25 ans souffrant d’illettrisme. En Communauté française, les 16-25 ans représentent 14% du public des formations en alphabétisation de Lire et Ecrire !

Je trouve cela interpellant : tous ces jeunes sont à peine sortis de l’école et ils ne savent déjà plus lire (ou pas encore !).  Et ce n’est pas par manque de motivation,  puisqu’ils s’inscrivent dans une asbl d’alphabétisation, malgré la difficulté que doit représenter le fait de se dire illettré et d’apprendre avec des adultes qui, pour certains, n’ont jamais été scolarisés ou à peine !  Cela signifie donc que le désir d’apprendre existe, mais qu’il n’a trouvé aucun écho tout au long de la vie scolaire.  Il y a là de quoi se poser de sérieuses questions sur la qualité de notre enseignement et, en particulier, sur l’adéquation entre les pratiques scolaires et l’appétence des jeunes pour l’étude…

2. Quelle est la pratique Internet des jeunes ?

On estime à 4% les 16-24 ans qui n’ont jamais utilisé (2% en Flandre, 7% en Wallonie et 9% à Bruxelles) un ordinateur et à 5% ceux qui n’ont jamais touché à Internet (2% en flandre, 8% en Wallonie et 10% à Bruxelles).

Mais le niveau d’études modifie sensiblement la donne, puisque chez les moins diplômés (pas le secondaire supérieur) ils sont 8% à n’avoir jamais surfé.

Si on examine l’assiduité à Internet, on constate que 75% des jeunes sont des utilisateurs réguliers (presque tous les jours) 16% l’utilisent de manière épisodique (pas dans les derniers trois mois) et 9% ne l’ont pas utilisé dans l’année précédente.

Selon une enquête Statbel (2007), 4 motifs principaux sont invoqués par les jeunes non-utilisateurs sont les suivants :

  • matériel trop cher (51%)
  • Internet pas nécessaire (31%)
  • frais de connexion trop élevés (27%)
  • manque de compétences informatiques (30%).

Pour ce dernier motif, on observe des divergences énormes et inquiétantes : 24% en Flandre, 20% en Wallonie et 68% à Bruxelles !!!

Le domicile reste le lieu essentiel d’utilisation d’Internet pour les jeunes : 92% d’entre eux, avec peu de variation selon l’âge et le statut.

L’utilisation d’Internet sur le lieu de travail varie également selon le niveau d’étude :

  • enseignement supérieur : deux jeunes sur trois
  • secondaire supérieur : un jeune sur trois
  • secondaire inférieur : un jeune sur quatre

L’Internet à domicile est lié à ce que les auteurs appellent une “culture en chambre”, la chambre étant le lieu où de nombreux jeunes passent l’essentiel de leur temps. On compte 61% des jeunes 18-21 ans pour 68 % des jeunes 22-25 ans qui surfent dans leur chambre…

Selon diverses estimations, entre 14 et 22% des jeunes vivent dans des familles non-connectées, les familles monoparentales étant particulièrement défavorisées.

Demain, la suite : les pratiques Internet des jeunes et les exigences des entreprises.

Vous pouvez télécharger le rapport intégral sur le site de la Fondation Travail Université

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Droit Propriété intellectuelle

Cyberplagiat : lettre ouverte aux « emprunteurs de contenu »

Vous vous souvenez ?  Il y a quelques temps, j’ai publié une série d’articles sur la nouvelle forme juridique en Belgique, la SRPL-S ou SPRL Starter.

Celle-ci a connu un certain succès puisqu’à ce jour, environ 400 visiteurs l’ont consultée, sans compter ceux qui l’ont lue sur FaceBook ou qui ont visionné la présentation sur Slideshare.

Certains lecteurs l’ont apprécié au point de s’en approprier le contenu… sans m’en avertir évidemment.  C’est grâce aux statistiques de WordPress que j’ai pu repérer ces indélicats.  J’ai vu que des personnes arrivaient sur le blog par un lien que je ne connaissais pas du tout.  En cliquant sur celui-ci, je suis arrivé sur le site d’une société de conseil, qui vend de l’entreprise clé en main.

Ce n’est pas la première fois que des blogueurs ou des webmasters peu corrects me « piquent » des articles ou des éléments d’articles sans me prévenir.  Passionné d’histoire et de paléoanthropologie (eh oui !) j’avais écrit un article sur le livre de Bryan Sykes « Les Sept Filles d’Eve« .  Je l’ai retrouvé sur un site ésotérique flirtant avec les nouvelles droites, ce qui ne correspond pas vraiment à mes opinions politiques, faut-il le dire ?

Un magazine de généalogie et la chaine de télévision Planète ont également reproduit certains de mes articles, mais en ayant la courtoisie de m’en demander l’autorisation…  Que j’accorde (presque) toujours avec plaisir, Internet pouvant être un merveilleux lieu d’échange d’idées.

Dans le cas qui nous occupe, je trouve la pratique plus grave.  Le contexte et la manière d’opérer sont différents : le plagiaire  n’a pas seulement reproduit mon article.  Il l’a vraisemblablement « aspiré » avec un aspirateur de site du type HTTrack Website Copier.  En effet, à part les photos, tout y est : la typographie (même les couleurs d’origine sont respectées), les liens internes qui renvoient vers le glossaire (c’est comme cela que j’ai repéré l’affaire, les gens venant de ce site inconnu pour consulter un glossaire qui concerne mes articles…).

L‘auteur (appelons-le ainsi) s’est contenté d’ajouter un titre de son crû (plutôt bon d’ailleurs) et un chapeau.

L’ensemble est un montage habile qui laisse croire que le webmaster du site en est l’auteur.

Cette série d’articles m’a demandé quelques heures de recherches et pas mal d’autres heures de rédaction, de mise en forme, etc.

Je l’ai écrite dans le but d’informer les lecteurs des avantages et des risques de ce type de société parce qu’en tant que business coach j’estime important de livrer une information précise, qui relève d’une expertise réelle.

J’ai envoyé un mail à la société en question, qui ne m’a d’abord pas répondu et qui, suite à la publication de ce billet, m’a envoyé une proposition d’intégrer mon nom dans l’article.  J’étais tellement en colère que j’ai d’abord envoyé une longue tartine reprenant point par point leur argumentation.

Puis, finalement, j’ai accepté.  Je me suis dit que ce n’était pas la fin du monde, même si tout cela m’a quand même mis en colère.  Bon, j’ai autre chose à faire, j’ai 3 formations qui démarrent les prochaines semaines et mon agenda qui déborde…

« E aqua passata », comme on dit chez nous…