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Blog d’entreprise : 12 comportements à éviter à tout prix !

Vous avez un blog d’entreprise, mais les lecteurs vous boudent.  Vos statistiques de fréquentation ne décollent pas.  Peut-être adoptez-vous inconsciemment un de ces comportements nuisibles qui réduisent la popularité de votre blog.  Passons-en une douzaine en revue.

Dans un billet précédent, j’ai passé en revue les dix bonnes raisons de créer votre blog d’entreprise.   Aujourd’hui, je vous propose d’explorer ensemble le côté obscur de la Force et d’examiner 12 comportements toxiques pour la popularité de votre blog !  Bien sûr, il y en a d’autres (et je vous invite à les signaler en commentaires) mais ceux-ci me paraissent vraiment négatifs.  Et susceptibles de tirer la notoriété de votre blog vers le bas.

Heureusement, tous ces comportements peuvent être corrigés !  Je vous donne à la suite de chacun d’entre eux quelques conseils pour y remédier et adopter une attitude plus positive.

12 comportements nocifs pour votre blog

Des objectifs ?  Pour quoi faire ?

Des objectifs, cela sert à savoir où vous voulez aller.  Et à vérifier si vous êtes toujours sur la bonne voie.

Quel est le but de votre blog ?  Acquérir de la notoriété ?  Attirer du trafic vers votre site ?

Prenons ce dernier cas.  Combien de visiteurs voulez-vous attirer d’ici la fin de l’année ?  Combien sont-ils à présent ?  Quelle progression mensuelle devez-vous assurer pour atteindre cet objectif ?  Est-ce possible ?  Avez-vous tenu compte des variations saisonnières ?  Dans certains secteurs – formation, tourisme, etc. – elles peuvent être très importantes.

Donnez-vous des objectifs clairs, de type SMAART : cela vous aidera à avancer !  Fixez à l’avance des critères de réussite : cela vous permettra de savoir à tout moment où vous en êtes par rapport à vos objectifs.  Vous pourrez ainsi vous féliciter si vous les dépassez.  Ou corriger le tir si vous êtes en-dessous…

Un calendrier éditorial, c’est inutile !

Ah oui ?

Pourtant, par expérience, je peux vous dire qu’un bon calendrier éditorial est une aide précieuse : pour vous et vos lecteurs.

Au début de votre blog, vous serez tout feu, tout flamme : vous déborderez d’idées, d’énergie et d’enthousiasme.  Mais au bout de quelques semaines, vous sentirez le poids du travail que cela représente.  Vos idées risquent de se tarir.  Vous pourriez alors abandonner, comme tant d’autres avant vous (et probablement après…)  Il n’y a qu’à voir le nombre de blogs abandonnés après moins d’un an de fonctionnement, c’est assez édifiant.

Un calendrier éditorial vous permet d’étaler votre travail, de respecter un rythme.  De prendre de l’avance quand vous avez un peu de temps.  D’anticiper sur les publications à venir.   C’est un bon moyen d’évaluer votre charge de travail.  C’est un gage de pérennité.

Ayez toujours quelques brouillons d’articles d’avance : cela vous permettra de souffler un peu quand vous êtes très occupé par ailleurs.

Vos lecteurs vous seront reconnaissants de publier régulièrement.  C’est aussi un bon moyen de les fidéliser.

Je n’ai pas besoin de plan

La principale erreur des débutants…

J’ai une idée ; je me rue sur le clavier et je tape mes idées au kilomètre.  Lorsque j’ai fini, je presse le bouton « Publier » et c’est parti !

C’est parti et c’est mal parti dans la plupart des cas…

Lorsque vous écrivez, respectez toujours la règle des 3 R : elle vous évitera bien des déboires.  Et, bonne nouvelle : elle facilitera la lecture tant par les humains que par les robots de Google !  Pour une raison toute simple : un texte bien structuré guide le lecteur sur le cheminement de votre pensée.

R comme Réflexion

Réfléchissez à ce que vous allez écrire.  Quel est mon objectif en écrivant ce texte ?  Quel est le message que je veux faire passer ?  Qui sont les destinataires de ce texte : des experts, des professionnels ou des personnes qui n’ont jamais entendu parler de ce sujet ?

Comment structurer mon document ?  Une mindmap peut vous y aider.  Cet article a été écrit à partir de la mindmap MindMeister en illustration ci-dessus.

Lors que vos idées principales sont dégagées et que la structure de votre texte est bien claire, passez à l’étape suivante.

R comme Rédaction

Commencez à rédiger.  Le titre et les sous-titres vont vous y aider.  Ecrivez le plus naturellement possible.  Soyez-vous même.  Laissez vos idées couler sur le papier ou sur l’écran.

R comme Révision

Et relisez-vous !  Ou mieux encore, faites-vous relire par une personne bienveillante.  Traquez les répétitions, les fautes d’orthographes, les contre-sens, les phrases incomplètes, les formulations, maladroites, etc.

Rien n’est plus énervant et plus agaçant qu’un article d’expert truffé de fautes d’orthographe, d’erreurs de syntaxe et d’expressions presque françaises mais pas tout à fait…

Je m’occuperai des médias sociaux plus tard

Grosse erreur !  Colossale erreur !

Vous avez l’intention de lancer un blog ?  Commencez donc par une campagne à travers les médias sociaux !

Annoncez la parution de votre nouveau blog quelques semaines avant que le premier billet ne paraisse.  Donnez déjà envie à vos lecteurs potentiels de venir vous découvrir.

Envoyez un tweet, postez un message sur Facebook.  Postez un premier billet de présentation sur Facebook et dans les groupes Linked In : suscitez l’envie de vous lire !

Et puis, n’arrêtez plus : utilisez les systèmes d’automatisation de partage.  Liez votre blog avec vos comptes Facebook, Twitter, Linked In afin que chaque billet soit partagé dès qu’il est publié.  Utilisez un outil comme HootSuite qui vous permet de programmer la publication sur différents médias sociaux à des moments différents.

Mais aussi, réagissez aux commentaires, suscitez-les, engagez le débat dans des groupes Linked In ou des communautés Google+.  Faites le buzz autour de vos articles.  Diffusez vos articles avec un outil de curation comme Scoop it !

Les médias sociaux vont générer un trafic non-négligeable vers votre blog et votre site.  Et ils sont excellents pour votre référencement !

Pensez donc à les intégrer dans votre plan marketing dès que l’idée de votre blog a germé !

Le SEO ? Jamais entendu parler !

Le référencement naturel ?  Les mots-clés ?  Les moteurs de recherche ?  Très peu pour moi !

Une autre grosse erreur !  Vous écrivez pour être lu, non ?  Alors, il faut que vos lecteurs puissent vous trouver.

Informez-vous : il existe suffisamment de pages web, de forums et de groupes sur Internet que pour se tenir au courant des dernières évolutions en la matière.

Optimisez vos pages, rendez-les lisibles pour les robots de Google mais aussi accessibles pour vos lecteurs.

On ne vous demande pas d’ouvrir une agence de référencement dès demain : mais au moins de maîtriser les bases du SEO pour booster votre blog dans les pages de résultats des moteurs de recherche.

Si les médias sociaux sont importants, sachez que les moteurs de recherche restent une porte d’entrée essentielle vers vos contenus.  Tenez-en compte !

Les statistiques, très peu pour moi !

Si vous voulez prendre le pouls de votre communauté, savoir ce qui intéresse vos lecteurs, gardez un œil sur vos statistiques en permanence !

Quels sont les mots-clés les plus populaires  ?  Quels sont les articles les plus lus ?  Quels jours de la semaine sont les plus fréquentés ?  Quels créneaux horaires présentent le plus grand nombre de visites ?  Quels articles ont le plus intéressé vos lecteurs ?

Le suivi de vos statistiques vous permet de brosser le portrait de votre lecteur.  De corriger le tir si vous avez commis des erreurs de paramétrage ou de communication.

Vous saurez quels sont les meilleurs jours pour publier.  Les meilleures heures. Quels médias sociaux vous rapportent vraiment du trafic.  Quels sites soutiennent votre positionnement (link juice).

C’est l’équivalent de votre tableau de bord.  Ne le quittez pas des yeux sans pour autant oublier la route : vous le faites bien avec votre voiture, non ?

Le HTML, c’est pour les techniciens

Moi, je suis un littéraire : je m’occupe du texte, du côté « écriture ».  Le reste c’est de l’intendance, c’est pour les techniciens !

Erreur !  Qu’est-ce qu’une balise H1 et quelle est son importance pour votre référencement ?  Quelle est l’influence du fichier robots.txt sur votre présence dans les résultats de Google ou de Bing ?  Que faites-vous si les méta-descriptions de votre site ne correspondent pas au contenu ?

Une fois de plus, on ne vous demande pas de devenir LE spécialiste du HTML.  Mais au moins, sachez-en un minimum.   Ne fut-ce que pour comprendre ce qui se passe et comment fonctionne votre site.  Et aussi pourquoi subitement, des dysfonctionnements apparaissent sur votre blog.

Vous serez d’autant plus performant en SEO que vous comprendrez la cuisine interne de votre blog.

J’écris pour moi

J’ai une vocation littéraire.  Depuis toujours, sommeille en moi un écrivain qui ne demande qu’à s’exprimer !  Mon blog d’entreprise me donne enfin l’opportunité de me faire plaisir : écrire.

Vous vous êtes trompé d’endroit !

Le blog d’entreprise est un lieu d’échanges.  Un lieu de communication.  Cela veut dire que vous écrivez d’abord pour les autres :

  • Pour leur venir en aide.
  • Pour leur prodiguer des conseils judicieux, des solutions astucieuses.
  • Pour leur signaler une nouveauté qui leur sera utile.
  • Pour les mettre en garde contre les mauvaises pratiques.
  • Pour leur apporter un éclairage unique sur un problème qui les préoccupe.

Pas pour exposer vos états d’âme !  Et encore moins pour vous essayer à la virtuosité linguistique et littéraire (voir la partie Le jargon il n’y a que ça de vrai !).

Bien sûr, si écrire ne vous procure aucun plaisir, laissez tomber l’idée du blog.  Car il va vous falloir de la persévérance pour tenir le coup à long terme.  Écrire régulièrement sur les mêmes thématique exige de l’endurance.  C’est la passion pour votre activité conjuguée au plaisir d’écrire qui vous donnera la force de continuer pendant des années.

Mais ce plaisir d’écrire doit être tourné vers les autres.  Quelqu’un a dit que les Français s’expriment tandis que les Anglo-Saxons communiquent.  Sur un blog d’entreprise, vous devez être anglo-saxon !

Je sais tout !

Ou le syndrome de l’auteur.

Fini le temps où l’auteur vénéré tonnait du haut de sa chaire !  L’heure est au web 2.0 où chacun peut s’exprimer, commenter, rebloguer, liker, googler ou curater à tout va !

Si le blog est LE lieu où vous pouvez faire état de votre expertise, il est aussi et surtout LE lieu privilégié pour échanger avec les membres de votre communauté.  C’est-à-dire avec des experts comme vous, des clients existants, des prospects, des gens intéressés par le même domaine, des étudiants qui seront de futurs professionnels – et pas les moins critiques !

Autrement dit, une foule de gens qui partagent au moins une fraction de votre expertise, une expérience différente, des pratiques divergentes, des besoins non-encore satisfaits.

Des gens qui ne demandent pas mieux que vous donner leur point de vue, un conseil ou une astuce pour gagner du temps, une correction lorsque vous vous trompez !

Et quand vous vous trompez, ayez l’élégance de le reconnaitre et de remercier celui ou celle qui vous a corrigé.   Les gens élégants ne sont pas si nombreux : démarquez-vous par votre attitude de gentleman ou de lady !

Je prends le lecteur pour un crétin

Mon lecteur n’y connait rien, donc, je peux lui raconter n’importe quoi.  Mon lecteur est paresseux, donc je simplifie.  Mon lecteur est pressé, donc je fais court, voire télégraphique.  Mon lecteur est illettré, donc si je collectionne les fautes d’orthographe, ce n’est pas grave.

Autant d’erreurs, voire de fautes…

Votre lecteur est celui qui fait vivre votre blog et votre entreprise.  La moindre des choses est de le respecter.

En outre, il est très probable que les lecteurs de votre blog soient – au moins en partie – des collègues, des clients potentiels, des donneurs d’ordre potentiels, des prescripteurs, etc.  Donc, des personnes intéressées par le sujet, et intéressantes – sinon vitales ! – pour la vie de votre entreprise.

Votre blog est une pièce maitresse de votre stratégie de marketing et de communication.  Ne gâchez vos chances de réussite en présentant une vitrine de mauvaise qualité…

Le jargon, il n’y a que ça de vrai !

Ah, le jargon !  Ce langage inaccessible au commun des mortels, mais qui vous fait sentir que vous êtes unique.  Que vous seul maitrisez tous les aspects les plus techniques ou les plus subtils de la chose.

Ce comportement-ci est lié au précédent : vous vous faites plaisir.  Vous oubliez votre lecteur.  Vous oubliez l’intérêt du lecteur.

Certains blogs sont tout simplement illisibles parce que les auteurs prennent un malin plaisir à jargonner ; à utiliser des mots rares et précieux ; à se gargariser de termes alambiqués…

Entre deux mots, choisissez toujours le plus simple, le plus concret.  Celui qui aidera votre lecteur à voir, à entendre, à sentir ce dont il s’agit.  N’oubliez pas : vous êtes à son service, pas l’inverse !

Les ingénieurs parlent aux ingénieurs

Une variante particulièrement insupportable du jargon : le jargon technique.

Vous avez sans doute déjà assisté à la scène. Vous êtes au rayon « PC et accessoires » d’une grande surface. Un monsieur d’une quarantaine d’années écoute un vendeur.

« Et donc, vous disposez d’une mémoire ram de 4 gigas que vous pouvez upgrader à 8 gigas moyennant un supplément.  Le hard disk a une capacité totale de 1 térabyte et vous avez 4 clés USB 3.0 plus deux USB 2.0 et la possibilité de connecter une série de périphériques avec le BlueTooth ».

Le monsieur en question veut savoir si son garçon pourra faire ses devoirs avec cette machine et si lui, ou sa femme, pourra travailler sa comptabilité le soir, quand il aura fermé la boucherie.  C’est tout.

Et le vendeur continue de le bombarder de termes techniques incompréhensibles.

S’il réussit à vendre son PC à ce monsieur, il a beaucoup de chances.

Certains blogs ressemblent à ce vendeur : ils vous bombardent de jargon professionnel.  Il faudrait un dictionnaire encyclopédique pour comprendre le sens général de ce qu’on vous raconte.

L’auteur, souvent, ne le fait pas exprès.  Il est pris dans son « trip » : un domaine qui le passionne, dans lequel il excelle.  Et il oublie que le commun des mortels ne maitrise pas le 10e de ce qu’il connait sur le bout des doigts.

Ne tombez pas dans cette erreur : ou en tout cas, essayez de ne  pas tomber dans cette erreur.  Ce n’est pas évident : j’y ai succombé, moi aussi, comme tout le monde.  Mais je m’entraine 😉

Sur mon blog, de la pub à mort !

Dans ce cas, c’est votre blog qui risque de mourir.

En effet, vos visiteurs, comme la plupart d’entre nous, sont déjà assaillis de pub un peu partout : dans notre boîte aux lettres, à la télé, à la radio.  Sans parler d’Internet.

Alors ne commettez pas l’erreur de prendre votre blog pour une annexe de votre vitrine ou de votre agence de pub.

Bien sûr que votre blog est là pour vous faire connaître : mais pas juste pour vendre !  Pour cela, utilisez les pages commerciales de votre site, les annonces Adwords ou  d’autres canaux.

Le lecteur ne vient pas sur votre blog pour être bombardé de messages publicitaires ou autres popups envahissants.  Il vous consacre son temps pour lire votre avis d’expert, pour trouver une solution à son problème.  Donnez lui ce qu’il cherche.

J’attends d’avoir du trafic pour gagner de l’argent

Ne vous attendez pas à gagner des fortunes avec votre blog.  Mais si vous voulez  le monétiser, n’attendez pas d’avoir 100.000 visiteurs par mois.  Faites-le dès le début.  Intégrez des bannières – pas trop, voir titre précédent…  Intégrez des annonces ou des liens payants.

Si vous monétisez votre blog, faites-le dès le premier jour : d’abord, vous configurerez votre blog en conséquence.  C’est toujours mieux que de coller des parties commerciales sur quelque chose qui n’était pas prévu pour : ça fait vraiment pièce rapportée !

Et puis, votre lecteur ne sera pas surpris de voir un jour débarquer tout un arsenal de pubs ou de messages marketing sur un blog où, jusque-là, il pouvait très bien s’en passer…

N’en faites pas trop non plus :  votre lecteur vient pour trouver ce qu’il cherche, pas pour faire son marché.  Si vous l’agressez avec une pub envahissante, il risque fort de ne pas s’attarder et de ne jamais revenir.

A bon entendeur…

En guise de conclusion

La meilleure façon d’éviter toutes ces erreurs, c’est d’avoir toujours votre lecteur présent à l’esprit.  Qu’est-ce qu’il cherche ?  De quoi a-t-il besoin ?  Comment puis-je l’aider ?

De cette façon, vous serez toujours dans le bon axe.  Et vos lecteurs vous récompenseront non seulement en vous lisant, mais en échangeant avec vous.  Et en vous recommandant auprès de leurs amis.  Et ça, en termes de marketing, ça n’a pas de prix !

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10 (excellentes) raisons de créer votre blog d’entreprise !

Les entreprises ont souvent un site et affirment plus ou moins leur présence sur les réseaux sociaux.  Mais elles ne perçoivent pas bien quel est l’intérêt d’ajouter un blog d’entreprise à leur stratégie de marketing en ligne.  Le blog devrait pourtant y occuper une place centrale.  Voici dix excellentes raisons de créer votre propre blog d’entreprise !

Vous avez un site web et vous assurez une certaine présence sur les réseaux sociaux. Très bien.

Mais savez-vous quels avantages vous pourriez tirer d’un blog d’entreprise ?   J’en ai trouvé 10, que j’ai tirés de mon expérience de blogueur et des échanges avec des collègues qui, comme moi, passent des heures à chercher des sujets, à les rédiger, les corriger, les illustrer, les mettre en ligne, etc.

Car – ne vous y trompez pas ! – un blog, c’est exigeant : cela demande de la régularité, de la créativité et beaucoup de temps !  Mais les récompenses sont à la hauteur des efforts. Voici donc :  10 bonnes raisons de créer votre blog d’entreprise !

(Carte réalisée avec MindMeister.  Cliquez sur l’image pour l’agrandir)

10 excellentes raisons !

1. Rapprochez-vous de vos clients

C’est un des avantages inestimables d’un blog. Un avantage difficile à chiffrer, à quantifier. Mais alors que les clients se font chaque jour plus volatiles, passant rapidement d’une marque à l’autre, le blog vous offre une occasion unique de vous rapprocher de vos clients existants ou potentiels. S’ils se sentent proches de vous, ils auront tendance à être plus fidèles.

Ecoutez votre communauté

Un blog n’est pas un site web. Dans un site, vous donnez de l’information, vous envoyez des messages à vos clients, à vos prospects. Fort bien.

Un blog, c’est autre chose. Un (bon) blog est avant tout un lieu d’échanges. Si vous fournissez du contenu intéressant à vos lecteurs, ils réagiront. Vous allez attirer des commentaires, des questions, des suggestions. Ecoutez-les ! Mes meilleures idées d’articles ou de formations viennent de mes échanges avec mes lecteurs ! Je les en remercie en les citant dans les billets de blog qu’ils m’ont inspirés.

Ecoutez votre communauté. Avec votre blog, vous allez rayonner au sein de votre communauté. Vous allez la construire. Les lecteurs qui se reconnaîtront dans ce que vous écrivez viendront naturellement à vous. Ils auront plaisir à dialoguer avec vous. A vous corriger si vous commettez des erreurs. A vous proposer des solutions si vous identifiez des problèmes. A vous suggérer de nouveaux contenus, de nouveaux produits et services. A identifier des besoins non couverts, des marchés potentiels.  A vous dénoncer les mauvaises pratiques dans votre secteur. Pratiques à éviter soigneusement pour vous démarquer de vos concurrents.

Adoptez une attitude modeste et attentive, écoutez vos lecteurs ! Evitez à tout prix l’attitude arrogante du « Monsieur Je Sais Tout« . Même si vous êtes LE spécialiste dans votre secteur. Vos lecteurs constituent une mine d’or d’idées. Le blog vous donne les moyens d’en découvrir les veines les plus riches. Le dialogue que vous construirez avec vos lecteurs sera plus porteur que n’importe quelle campagne de marketing. Et nettement moins coûteux en argent !

Faites passer des messages

Le blog vous offre aussi une tribune unique. Le journaliste est tenu à des contraintes professionnelles : il a une rédaction qui lui impose une ligne éditoriale, des limites de formats (de 1.000 à 5.000 signes), des sujets, etc. Le blog vous offre une totale liberté. Profitez-en pour surprendre vos lecteurs, pour leur offrir un angle inattendu, une information unique. Vous êtes un professionnel. Cela vous donne un avantage considérable : qui connaît votre métier mieux que vous ? Parlez-en avec votre passion d’entrepreneur : c’est contagieux ! Faites passer des messages qui vous tiennent à cœur : votre amour du métier ; votre respect pour les choses bien faites ; votre passion pour votre domaine ; votre parcours d’entrepreneur. Faites rêver votre lecteur, racontez-lui des histoires. Mais respectez-le. Ne le prenez jamais pour un imbécile. Il vous en sera éternellement reconnaissant.

2. Transformez vos lecteurs en ambassadeurs

Quelle est la meilleure publicité ? Celle qui est faite par vos clients ou lecteurs auprès de prospects.  Or, si votre blog est intéressant, vos lecteurs en parleront autour d’eux : ils vous recommanderont via les médias sociaux – Twitter, Facebook, Linked In, etc. Ils enverront le lien d’un article particulièrement intéressant à un ami via e-mail. Ils vous placeront dans leurs sujets favoris s’ils pratiquent la curation de contenu. Ils vous reblogueront – généralement avec un commentaire positif – ou posteront le liens vers votre site dans un billet. Au pire, ils vous plagieront ! Mais en tout cas, ils parleront de vous ! N’est-ce pas l’essentiel ?

3. Attirez de nouveaux leads

Comme tout le monde, j’ai essayé les annonces payantes en ligne. Et ma boîte de Réception Gmail s’est rapidement transformée en boîte de Déception : rien ! Ou presque. En tout cas, les résultats n’étaient pas du tout à la hauteur de l’investissement. Et encore moins de mes attentes ! Par contre, le blog Formation 3.0 m’a valu l’attention de nombreuses personnes : certaines m’ont demandé si je ne pouvais pas organiser telle formation à tel endroit. D’autres se sont inscrites à ma lettre d’infos suite à un article qui leur a plu. Et je les ai rencontrées dans une de mes formations ou une conférence.

L’étude de Hubspot sur les blogs d’entreprises montrent que les boîtes B2C (vente directe aux particuliers) qui bloguent régulièrement comptent 88 % de leads en plus que les autres. Pour les B2B (vente aux entreprises), ces chiffres atteignent 67 % de leads en plus.

Le blog, par sa profondeur et sa permanence, est un gage de sérieux, de contacts durables. Un excellent moyen de convaincre votre  lecteur de devenir un de vos prospects, un très bon lead. Ne vous en privez pas !

4. Développez des partenariats

Un billet professionnel intéressant attirera immanquablement des spécialistes de votre domaine.  Des concurrents ? Peut-être. Mais aussi, peut-être de futurs partenaires pour votre blog : pour une interview, un article écrit par cette personne ou un billet à quatre mains. Du type de contenu dont les moteurs de recherche sont friands, Google en particulier. Vous saisissez l’intérêt immédiat de la chose ?

Cela peut aussi déboucher sur de véritables partenariats commerciaux : une formation à donner ensemble. Un nouveau produit à développer. Ou un nouveau canal de distribution pour vos produits et services. The sky is the limit.  Ou plutôt votre imagination et votre capacité d’ouverture !

5. Trouvez de nouveaux débouchés

Vous savez comment je suis devenu journaliste ?  Un jour, un rédacteur en chef a aimé mes billets de blog et m’a proposé d’écrire pour un magazine en ligne qui démarrerait quelques semaines plus tard.

Depuis, j’ai quitté cette équipe et j’écris pour d’autres médias.  Alors que des gens qui sortent d’une prestigieuse école de journalisme sont au chômage…

Je ne dis pas que tout le monde doit devenir journaliste.  Je dis que l’exposition que vous donne un blog professionnel attire forcément l’attention sur vous et vos capacités.  Et que l’on vous proposera des choses.  Je n’ai pas accepté toutes les propositions qu’on m’a faites.   Certaines ne m’intéressent pas.   Mais je préfère avoir le choix entre plusieurs propositions suite à la publicité que me donne le blog à… rien du tout !

6. Attirez du trafic vers votre site d’entreprise

Que votre blog soit intégré ou non à votre site web, il vous attirera du trafic. Quelques liens bien placés renverront vos lecteurs – ou prospects – vers des pages spéficiques de votre blog. Un nouveau produit ? Un nouveau service ? Une réactualisation de page sur votre site web ? Un lien adéquat dans un article sur le même thème augmentera mathématiquement le trafic vers votre site web. Et améliorera du même coup votre page rank : autrement dit, les chances seront plus grandes pour vous d’occuper une bonne place dans les résultats Google !

Le blog sur lequel vous lisez cet article est le plus grand pourvoyeur de trafic sur mon site web Marco-Bertolini.com.  Je ne suis pas le seul à constater ce phénomène. Selon l’étude menée par le site Hubspot,  les sites d’entreprises qui disposent d’un blog ont un taux de visite de 55 % supérieur à celles qui n’en ont pas… Vous connaissez un système qui génère autant de trafic sans bourse délier ? Moi pas !

7. Démontrez votre expertise

Vous êtes un expert dans votre domaine ?  Montrez-le ! Dites-le au monde entier.

Encore une fois, il ne s’agit pas de vous vanter.  Mais bien de prouver vos connaissances, votre savoir-faire et votre expérience.

Comment ?  En écrivant des billets qui seront utiles à vos lecteurs.  Vous êtes expert en mécanique ?  Décrivez les pannes les plus courantes de tel modèle et donnez aux propriétaires de ces véhicules des conseils pour les éviter ou les réparer.  Vous êtes comptable ?  Donnez aux chefs d’entreprise les tuyaux pour regagner un peu plus d’argent sur leurs dépenses professionnelles.  Vous êtes décoratrice ?  Expliquez aux futurs mariées comment réaliser une décoration somptueuse à moindre frais pour le jour J.

N’oubliez jamais que vous écrivez pour quelqu’un d’autre : pas pour vous !  Vous n’êtes pas là pour flatter votre égo, mais pour démontrer, à travers vos conseils concrets, à quel point vous connaissez votre domaine.  A quel point on peut vous faire confiance si on a besoin d’un expert…

8. Elargissez votre notoriété

Dans le même ordre d’idée, si vous publiez régulièrement sur votre blog d’entreprise, vous élargirez votre notoriété.

Qu’est-ce que j’enteds par là ?  Tout simplement qu’on parlera de vous !  Vos lecteurs sont vos clients, vos concurrents, vos partenaires, des gens qui ont une expertise comparable ou complémentaire à la vôtre.   Si la production de votre blog d’entreprise est de qualité, vous deviendrez une référence incontournable.   Votre démonstration d’expertise, conjuguée à la fréquence – publiez régulièrement ! – et à la durée – ne laissez pas tomber votre blog après deux mois ! – ne peut qu’amplifier votre notoriété.

Vous deviendrez forcément une autorité reconnue dans votre domaine d’expertise.  On commencera par vous citer sur d’autres blogs, d’autres sites web, dans des conférences, dans des ouvrages professionnels, etc.   Une notoriété qui ne s’achète pas, mais qui se construit billet après billet…

Bien sûr, le blog seul ne suffit pas : montrez-vous, fréquentez les salons, les foires, les événements de networking !  Mais vous serez étonnés, lorsque vous participerez à ces événements, à quel point le blog a accru votre notoriété.  Vous rencontrerez quelques jaloux et quelques tristes figures aussi…  Ignorez-les !  Concentrez-vous sur les personnes positives !

9. Investissez dans la durée

Le temps des médias sociaux, c’est l’immédiat, ou en tout cas, l’extrême-court terme.  Avec un blog, vous investissez dans la durée, dans le long terme.

En effet, alors que la durée de vie d’un statut de Facebook ou d’un tweet est de quelques heures – mais avec un pic de notoriété de quelques minutes – un billet de blog est présent pour des années.  J’ai retrouvé récemment des billets de mon premier blog, postés il y a bientôt dix ans !

C’est intéressant.  Alors que les médias sociaux attireront l’attention sur votre entreprise pendant quelques heures, voire quelques minutes, votre blog vous offre une visibilité permanente pendant des années.  Raison de plus pour en soigner la qualité…

Certains billets sont comme le Monstre du Loch Ness : ils ressortent de l’eau régulièrement.  C’est le cas de billets saisonniers comme Comment étudier efficacement en 5 étapes qui connaît des pics de lecture à l’approche de chaque période d’examens.  Il a été vu par près de 15.000 Internautes à ce jour.   Combien de billets de médias sociaux m’aurait-il fallu pour obtenir la même visibilité ?

10. Gagnez de l’argent !

Eh oui, un blog peut vous faire gagner de l’argent.  Vous ne deviendrez pas millionnaire.  Mais un blog bien conçu augmente aussi vos ventes.  Toujours selon l’étude Hubspot citée plus haut, 71 % des clients déclarent que les blogs influencent leur décision d’achat !

Le blog m’a aussi apporté quelques bons contacts commerciaux en plus de participants à mes formations ou au coaching.  Lorsque vos lecteurs vous font confiance, qu’ils reconnaissent votre expertise, ils deviennent des clients.

Vous pouvez aussi monétiser votre blog : acceptez des liens publicitaires, publiez des annonces Googles ou vendez des livres en ligne…  Autant de moyens d’augmenter vos revenus.  Mais n’exagérez pas : le lecteur revient s’il a vécu une expérience intéressante, une lecture confortable.  Si vous le bombardez de publicité ou de liens payants, il ne reviendra pas.  Et un blog qui marche, c’est un blog qui peut compter sur une base solide de lecteurs fidèles…

Offrez-leur ce qu’ils cherchent et vous serez gagnant !

Et vous ?  Avez-vous un blog d’entreprise ?  Quelles sont les raisons qui vous ont poussé(e) à le créer ?  En êtes-vous satisfait(e) ?

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Réseaux sociaux : nouveau look et statistiques pour Pinterest

Pinterest est la nouvelle coqueluche des médias sociaux.  C’est celui qui grimpe le plus vite derrière Twitter et Facebook.   Mais, s’il se vantait de statistiques spectaculaires, l’utilisateur devait passer par d’autres applications pour connaître le trafic vers sa page.  Aujourd’hui, Pinterest s’offre non seulement un nouveau look, mais surtout des statistiques d’analyse de trafic, exportables vers Excel.

Pinterest, le média social féminin par excellence, veut visiblement rester dans la course et renforcer sa crédibilité.   Il y a quelques semaine, le média avait ajouté la possibilité de créer des « tableaux secrets« , partagés uniquement avec des personnes de son choix.

Aujourd’hui, il pallie un manque important : il ajoute des statistiques de trafic vers votre page business.  Jusque-là, il fallait passer par d’autres applications externes.

Un nouveau look plus ergonomique

Pour bénéficier de ce nouveau look, vous devrez cependant transformer votre page personnelle en page business, liée à votre site web professionnel.  Nous verrons plus loin comment faire.

Pour ma part, je me réjouis de ce nouveau look.  Il est un peu plus carré que le précédent, plus clair et plus lisible.

Mais surtout, il est plus ergonomique !  Dans l’ancien look, lorsque vous affichiez les « tableaux« , les boards, la commande « Add » pour ajouter une image, se confondait avec le nom Pinterest en rouge, en haut de la page.  Comme ceci :

La commande Add presque invisible

 

En regroupant toutes les commandes à droite de la page, dans un menu unique, le nouveau look rend le tout plus ergonomique.  Tout est sous la main au même endroit.  Et le texte du menu est particulièrement lisible.

Nouveau menu avec statistiques

Pour l’instant, il est toujours possible de revenir à l’ancien look, en cliquant la commande « switch to the Old Look » dans le bas du menu.  Mais dans ce cas, vous n’aurez plus accès à vos statistiques !  Pinterest force donc les utilisateurs à choisir le nouveau look.

Ce n’est pas la seule chose qui change.  Avant, le menu « ajouter un nouveau tableau » se situait en fin de liste des « boards« .  A présent, il est le premier en haut à gauche de la liste des « boards« .

Et constitue donc, de ce fait, une invitation très nette à créer de nouveaux ensembles d’images.

La fonction « Add a pin » bénéficie d’une nouvelle commande : un cadre vide pour accueillir votre nouvelle image, en haut à gauche de votre page « Pins« .

Pour accéder à vos statistiques, un nouveau-venu a fait son apparition dans le nouveau menu de commandes : la commande « Analytics« .

Mais avant de pouvoir l’activer, vous devez encore réaliser une action : transformer votre page personnelle en page professionnelle (Business Page).  Pour pouvoir faire cela, il y a encore une étape préalable : faire vérifier votre site par Pinterest.

C’est une précaution supplémentaire pour vérifier que le domaine du site que vous voulez analyser vous appartient.  En d’autres termes, que vous n’êtes pas en train d’espionner les statistiques de la concurrence.  Bien qu’il existe une panoplie entière de sites dédiés au « bench marking« …

Si comme moi, vous avez transformé déjà votre page personnelle en page « business », vous avez déjà dû effectuer cette opération.  Sinon, voici la procédure à suivre.

Faire vérifier votre site par Pinterest

Pour valider votre compte, cliquez sur le petit crayon qui se trouve juste au-dessous à droite de votre nom, en haut de la page.

Lorsque vous avez cliqué sur ce crayon, une nouvelle petite fenêtre de dialogue apparaît.  Entrez l’adresse URL de votre site dans le champ Website.

Champ « véfiez votre site »

Ensuite, cliquez sur « Verify Website« .  Cette commande génère un petit fichier HTML que vous allez télécharger.  Et ensuite, ajouter au codage de votre site pour que Pinterest le reconnaisse et le valide.

Si comme moi, vous n’êtes pas très familier avec ce langage, choisissez l’option « Verify with a metatag« .  Vous obtenez alors une simple ligne de code que vous pouvez placer dans l’en-tête de votre site.  Si vous utilisez Weebly, cette option se trouve dans le menu Optimisation du moteur de recherche (SEO).  Vous collez ensuite la ligne de code – meta-tag – dans le champs « Code d’en-tête« .  Et le tour est joué !

Metatag

Il ne vous reste plus qu’à cliquer sur le bouton « Complete Verification » et quelques secondes plus tard, Pinterest affiche un message pour vous annoncer que votre site a été vérifié.

Vous pouvez aussi le vérifier autrement : sous votre nom, à gauche du petit crayon, doit se trouver maintenant le nom de votre site avec à sa droite une icone de type « check« .   Cela confirme aux visiteurs de votre page que le site en question est bien le vôtre et a bien été vérifié par Pinterest.

Statistiques : quatre graphes pour analyser votre trafic

Vous avez bien mérité vos statistiques, à présent, vous ne croyez pas ?

Pinterest vous offre une page complète avec quatre graphes pour analyser le trafic généré par vos images.

Graphes Pinterest

Un calendrier vous permet également de filtrer les données et d’afficher celles-ci pour les 7 derniers jours, les deux dernières semaines ou le mois écoulé.

Le premier graphe mesure les « pins » : c’est-à-dire le nombre de visites sur chaque image.  Pour chaque graphe, la ligne bleue vous donne le nombre d’événements mesurés et la ligne orange, le nombre de visiteurs.

Le deuxième graphe vous donne le nombre de « repins« , c’est-à-dire le nombre de fois que les visiteurs ont recopié votre image dans leur propre board.

Le troisième concerne le nombre d’impressions et le quatrième celui de clics, ce qui vous donne le trafic généré par Pinterest vers votre site web.  Vous pouvez en savoir plus sur ces graphes en visitant la page Pinterest Web Analytics.

Les marketeurs  américains sont très enthousiastes quant au trafic généré par Pinterest vers les sites commerciaux.  Mais jusqu’à présent, l’utilisateur moyen était frustré de ne pas disposer d’un outil interne pour mesurer ce trafic.

A présent, cette lacune est réparée et chacun peut mesurer le trafic draîné vers son site par ce nouveau réseau social particulièrement élégant au niveau graphique.

Et vous ?  Avez-vous essayé ?  Pinterest est-il un canal intéressant pour vos actions de marketing ?

Mise à jour : 15 mars 2013 à 8h09.  Précisions sur la page Business.  Merci à mon ami Bernard Lamailloux pour la précision sur la transformation préalable en page Business 😉

« Author: Marco Bertolini »

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Une sitemap interactive pour mon site web avec XMind et Thinglink

Comment créer une sitemap – ou carte de navigation dans votre site – à partir d’une mindmap XMind ?

Une fois de plus, j’ai fait appel à Thinglink pour résoudre ce problème : l’absence de carte interactive en ligne chez XMind.

Et j’ai créé la sitemap de mon nouveau site web avec cette solution : une carte heuristique XMind contenant des liens et une description de contenu avec Thinglink!

J’avais déjà utilisé Thinglink avec le logiciel de mindmapping Novamind pour réaliser une carte interactive sur mes ateliers Apprendre A Apprendre ainsi que pour un cycle de formations sur le mindmapping pour l’entreprise.

Mais j’avais envie d’aller plus loin et de donner à mon nouveau site web – marco-bertolini.com – une sitemap interactive basée sur XMind et sur Thinglink.

Chacun des sujets de ma mindmap représenterait une page : les visiteurs pourraient promener leur souris sur la carte pour voir apparaître les liens, ainsi qu’une brève description du contenu de la page.  Il leur suffirait de cliquer sur ces liens pour atterrir sur la bonne page.

Une sitemap claire et ludique

En outre, une mindmap est un outil visuel particulièrement clair  et ludique : le visiteur pourrait avoir une vision globale du contenu du site d’un seul coup d’oeil.

Et l’utilisation des images et des couleurs transformerait un document « obligatoire » en une image attractive !

Je m’y suis donc attelé.  J’ai d’abord créé une mindmap ou carte heuristique avec XMind, reprenant chaque page du site web.  Ensuite, j’ai exporté cette carte au format d’image PNG.    Puis, j’ai téléchargé cette image sur le site de Thinglink.  Et j’y ai édité les liens et les descriptions de page.

Edition des liens et des description de pages de la sitemap dans Thinglink

Ensuite, j’ai sauvegardé l’image sur Thinglink.   Et enfin, j’ai choisi l’option « embed » – ou intégrer dans un site web – et j’ai recopié le code HTML de mon image.

Il m’a suffit de l’intégrer dans la page Sitemap de mon site web pour pouvoir l’afficher.  Il n’y a donc pas besoin d’être programmeur ou de connaître le code HTML pour éditer une sitemap sous forme de carte interactive avec Thinglink, contrairement à d’autres solutions.  J’ai créé mon site avec Weebly : une solution qui me permet de concevoir et de mettre à jour mes sites web de manière très simple.

Voici la sitemap terminée : cliquez sur l’image pour voir l’original avec les liens et la description du contenu des pages.

Sitemap interactive du site Marco Bertolini – Conseil et Formation

Cela veut dire aussi qu’à chaque mise à jour du site, je vais devoir modifier la map et y inclure tous les liens à nouveau.

Mais je crois que le résultat en vaut la peine.

Cette carte a été entièrement réalisée avec la version gratuite d’XMind !

Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà utilisé ce type de carte interactive pour votre site web ?  Quelle solution avez-vous adoptée ?  Et quels logiciels ou applications avez-vous utilisé ?

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Logiciels Mind Mapping Novamind XMind

Une carte heuristique interactive avec Novamind et Thinglink

Comment créer simplement une carte interactive à intégrer dans un site ?

Une solution simple : combiner une carte Novamind avec l’application en ligne Thinglink.

Peu de logiciels de mindmapping proposent des cartes interactives en ligne.  Mindmeister et Mindomo sont deux rares exemples.

Cela veut-il dire que ceux qui travaillent avec les autres logiciels sont définitivement privés de ce type d’outils ?

Avec Thinglink, vous pouvez désormais intégrer une image – et donc une carte heuristique ou conceptuelle – interactive à votre blog ou site web.

Un essai avec Novamind

Je suis en train de tester le logiciel Novamind – dont je pense le plus grand bien ! – et j’ai donc fait l’essai.

J’ai recréé une carte très simple pour présenter nos ateliers Apprendre A Apprendre : une carte interactive qui renvoie vers une série d’articles sur ce blog à propos de ma méthode Comment étudier efficacement en 5 étapes.  (Cliquez sur l’image pour voir la version interactive sur le site).

Cinq étapes pour étudier efficacement

Téléchargement dans Thinkglink

J’ai ensuite téléchargé l’image sur Thinglink et puis, j’y ai ajouté des liens : c’est extrêmement simple.  Dès qu’ l’image est chargée, Thinglink vous propose de « tagger » les emplacements où vous souhaitez placer l’hyperlien.

Vous pouvez ajouter une courte description de la cible du lien.  Et bien sûr, n’oubliez pas de coller l’adresse de la cible.

Carte XMind taggée avec Thinglink

 Vous appuyez sur « save » lorsque vous avez terminé et votre image est prête !

Intégration dans le site web

Vous pouvez ensuite la partager avec vos amis ou l’intégrer dans un site web.

Pour cela, un clic droit sur l’image et vous choisissez l’option « embed » : Thinglink vous propose alors un code à recopier et à coller à l’emplacement voulu sur votre site.  Pas plus compliqué que ça et le résultat est bluffant!

Insérer la carte mentale dans un site web

Envie d’essayer ?  Rendez-vous sur Thinglink !

Cette minmap a été réalisée avec la version d’essai de Novamind que vous pouvez télécharger ici !

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Entreprise Internet Logiciels Mind Mapping Outils

Structurer un site web avec XMind

Tous les spécialistes vous le diront : le principal problème lors de la création d’un site web, c’est la structure.

Difficile, en effet, de visualiser la place de chaque page et les liens entre elles.  Le mindmapping peut vous y aider.  Et XMind, avec ses différents formats, peut vous amener un pas plus loin.  Démonstration.

Le cauchemar des webdesigners, c’est le client qui a une idée floue de ce qu’il veut.  Ou qui change d’avis sur la structure de son site plus souvent que de chemise.

C’est un peu normal, pourtant.  N’étant pas tous des spécialistes de l’écriture web, nous avons parfois du mal à nous représenter la structure finale de notre site.  Une mindmap, avec sa structure fortement hiérarchisée peut nous y aider.  Et si nous utilisons XMind, nous pouvons non seulement effectuer des modifications en cours de travail, mais nous pouvons en présenter les résultats sous différents formats d’un seul clic.

Une mindmap pour commencer

Prenons un exemple simple : le site d’une boutique de produits provençaux. Nous savons déjà que nous aurons une page d’accueil, un page contacts, une page liens et que nous la loi nous oblige à publier des « mentions légales » sur notre site.  Nous pouvons donc commencer la structure de notre site de cette façon.  Nous enrichirons notre carte au fur et à mesure.

Première étape : les 4 premières pages

La « Provençale » est une boutique.  Nous supposons donc qu’elle vend des produits.  Nous ajoutons une page Produits à notre structure.  Nous la remplirons ensuite.  Nous pouvons aussi présenter l’entreprise sur une autre page.

Complétez les pages de votre site web

Nous commençons à compléter les pages de notre site web :

Etape 2 : les pages Entreprise et Produits

A la page Entreprise, nous pouvons ajouter une page Boutique, qui présente la boutique matérielle, le point de vente.

Sur notre page d’accueil, nous pouvons ajouter :

  • un message de bienvenue
  • un lien vers la boutique
  • un lien vers les produits

Ajoutez une page « Blog » à votre site web

Nous pouvons aussi ajouter une page Blog sur laquelle nous publierons
  • les actualités des produits,
  • des points de vue des marques,
  • des conseils pour nos clients,
  • etc.
3e étape : l’ajout d’un message à la page d’accueil, d’un blog, de liens vers les pages

N’oubliez pas les mentions légales de votre site web !

N’oubliez pas les mentions légales : ne pas les mentionner peut entraîner des conséquences graves sur le plan légal.  De nombreux sites d’e-commerce semblent ignorer cette obligation, mais la moindre plainte d’un client peut transformer cette omission en désastre judiciaire…  Autant le savoir.

Les mentions légales font partie de l’identité de l’entreprise.

Il vaut peut-être mieux placer cette page sous la page Entreprise dans notre structure :

Etape 4 : replacer « Mentions légales » sour la page « Entreprise »

Ajoutez une « Page Produits« à votre site web

La page Produits peut renvoyer vers des pages de types de produits.

Nous n’envisagerons pas ici le paiement et l’achat en ligne.   L’objectif n’est pas d’avoir la carte la plus complexe possible, mais de montrer comment on peut travailler sur la structure d’un site. 😉

Notions que vous pourrez approfondir lors de nos formations au mindmapping pour starters et entrepreneurs !

Etape 5 : les pages produits

Ajoutez une page de liens à votre site

Nous ajoutons les liens vers les sites A, B et C dans notre page Liens.

La page « Liens » n’est pas toujours obligatoire dans un site, mais elle montre une certaine ouverture de votre site vers les autres, ce qui est toujours une bonne chose.

La structure de notre site est à présent complète.

Etape 5 : les liens vers les sites amis sur la page Liens

Transformez votre mindmap en organigramme

Mais le concepteur de site avec lequel nous travaillons n’est peut-être pas habitué à travailler avec des cartes heuristiques.  Nous pouvons donc d’un clic, dans le menu Propriétés d’XMind, choisir la structure Org Down ou Org Bas, selon la langue de votre logiciel.

Structure organigramme bas

Ensuite, pour chacune des page, j’active le menu Arbre droite.  Afin de placer les pages secondaires en-dessous des pages principales.  Cela évite d’avoir un organigramme démesurément large. Et nous avons un magnifique organigramme de notre site web.

Organigramme de notre site web

Transformez votre mindmap en tableau

Vous pouvez également transformer votre mindmap en tableau, si cela est plus facile à interpréter pour vos collaborateurs.

En utilisant ici aussi le menu Propriétés d’XMind et en choisissant Tableau ou Matrix, selon la langue de votre programme.

La même structure sous forme de tableau

Bonne nouvelle : tout ceci peut être réalisé avec la version gratuite d’XMind que vous pouvez télécharger ici.   Vous voulez vous former au mindmapping ?  Visitez notre agenda pour être tenu(e) au courant des dates de conférences, séminaires et formations !

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Entretien d'embauche Recherche d'emploi Salon de l'emploi

SOS emploi : c’est demain !

A la recherche du job de votre vie ? Après le virtual job fair de Monster qui commençait aujourd’hui (cliquez ici pour accéder à mon billet sur cet évènement, si vous l’avez loupé, il est encore temps, jusqu’au 29 septembre) voici à présent SOS emploi !

SOS Emploi 2011 : c’est ici !

SOS emploi, c’est une initiative du journal Le Soir, du site Références et de BEL RTL.  Toute la journée, vous aurez accès à des spécialistes du recrutement du Selor, du Forem, d’Actiris.  Des juristes des secrétariats sociaux, des directeurs des ressources humaines de grandes entreprises privées ou des consultants en intérim répondront à vos questions.

Toutes ces personnes seront accessibles via Internet sur le site SOS emploi dès 8 h du matin.  Le Soir publie un cahier spécial de Références « truffé d’offres d’emploi et de conseils » tandis que Bel RTL vous propose de converser au téléphone avec des spécialistes de l’emploi,  de 8h30 à 17 h00, au numéro 070/344/050.

Dès aujourd’hui, vous pouvez lire les résultats d’une enquête du Soir sur vous et votre emploi : c’est ici.

Ne laissez pas s’échapper une telle opportunité de contacts : et puis, bonne chance !

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Mind Mapping Outils Projets

Mind Mapping aux REWICS : changements de dernière minute !

Je vous annonçais il y a quelques jours un atelier de gestion de projet avec iMindMap que j’animerai aux Rencontres Wallonnes de l’Internet Citoyen le 17  mars prochain.

C’est toujours d’actualité, mais il y a quelques changements au programme :

  • je serai présent tout au long de la journée dans le stand de la Lingua Franca Foundation, de 9 à 17h30.
  • Quant à l’atelier Mind Mapping et gestion de projet, il est désormais programmé à 16h20.

Ici aussi quelques changements, puisque je présenterai d’abord les concepts et le fonctionnement du Mind Mapping et ensuite, un petit exposé sur la gestion de projet avec iMind Map.

Un co-animateur me rejoindra ensuite, Monsieur Frédéric Taes, de la société Strategy and go, qui présentera d’autres logiciels de Mind Mapping ainsi que la nouvelle extension de ConceptDraw pour Google Wave, la nouvelle application Internet de Google.

Au plaisir de vous y retrouver nombreux !

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creativité formation Mind Mapping Outils

Atelier Mind Mapping aux Rewics !

Les REWICS ?  Qu’est-ce que c’est que ça ?


Ce sont les Rencontres Wallonnes de l’Internet Citoyen.  Un « Forum de l’innovation sociale de l’ère digitale ».  On y présente toute l’informatique et l’Internet  à destination du non-marchand. Et cette année, les REWICS soufflent leurs dix bougies avec plus de 120 intervenants et partenaires, donc votre serviteur.

J’y anime en effet un atelier sur le thème « Organiser ses idées et monter des projets grâce au Mind Mapping« .

Voici le programme de cette animation de 20 minutes :

Je vous y ferai une courte démo : qu’est-ce que le  Mind Mapping  ? (mais les lecteurs de ce blog le savent déjà !).

Ensuite,  je ferai une démo de la gestion de projet avec le logiciel de Tony Buzan, iMindMap, que je vous présenterai plus en détail très bientôt.  Une démo interactive, puisque nous construirons ensemble un projet et nous mettrons en place les outils pour le gérer…

Tout cela en 20 minutes ?  Eh oui, un beau défi en perspective !  Mais avec le Mind Mapping et iMindMap, c’est possible.

Cette année, les REWICS c’est le 17 mars prochain de 9 à 17 heures, à la Géode, Palais des Expos, Avenue de l’Europe, 21 à 6000, CHARLEROI.

Mon atelier commence à 12h20, mais je serai là dès 9 heures pour vous accueillir et vous faire une démo personnelle si vous le souhaitez.

Tout est GRATUIT : l’accès au Forum et aux ateliers ! Profitez-en !

A bientôt ?

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Jeunes, informatique et entreprise : un décalage croissant entre offre et demande des compétences (3)

Après avoir passé en revue le statut des jeunes 16-25 ans et leurs pratiques Internet;  aprés avoir comparé leurs compétences informatiques avec les attentes des écoles, des entreprises et de la société en général;  après avoir constaté qu’un décalage important existe entre ces compétences et ces attentes, quelles mesures peut-on proposer afin d’aider ces jeunes à combler ce fossé qui sépare les pratiques ludiques ou sociales du Net des exigences du monde du travail ?

Les jeunes exclus des programmes…

d’inclusion informatique !

Il existe en Belgique, un plan d’action national de lutte contre la fracture  numérique. Ce plan, prévu pour la période 2005-2010, a fait l’objet d’une évaluation intermédiaire en juillet 2007

Il se divise en trois axes qui, tous, s’adressent aux jeunes scolarisés.  Le rapport d’évaluation souligne l’effort vers les publics scolaires défavorisés, mais met aussi en exergue le manque d’outils pédagogiques des enseignants.  Il souligne également “les manques structurels importants souvent constatés en matière d’inscription des ces apprentissages dans les programmes de formation des écoliers et des élèves”.

Ces mesures sont les seules qui s’adressent au public jeune en Belgique.

En Grande-Bretagne, le gouvernement a mis sur pied en 2008 un programme intitulé Delivering Digital Inclusion.  C’est le seul en Europe qui tienne  compte des jeunes en e-exclusion…

Ce plan considère que les groupes à risques sont les jeunes qui ne sont ni à l’emploi, ni en formation scolaire ou qui suivent un enseignement spécial.  Il estime que, sans mesures particulières, ces jeunes seront en difficultés pour communiquer avec leurs pairs, qu’ils manqueront des opportunités de communication et rencontreront des obstacles sur un marché du travail de plus en plus dépendant des nouvelles technologies.

Il recommande donc :

De mieux exploiter les TIC pour les travailleurs sociaux et les éducateurs qui travaillent avec les jeunes.

De renforcer le programme Home Access qui permet l’acquisition de matériel et de connexion à des conditions avantageuses, avec priorité pour les familles comprenant des enfants de moins de 18 ans.  Avec, en complément, un programme d’assistance aux parents.

D’encourager les entreprises à créer davantage de postes d’apprentis afin de donner l’occasion aux jeunes de se familiariser avec l’informatique des entreprises.  De développer en parallèle les industries créatives qui peuvent mieux tirer parti du potentiel créatif de ces jeunes.

Promouvoir un accompagnement individualisé des jeunes qui veulent développer leurs capacités informatiques.

Les autres rapports nationaux mettent surtout l’accent sur les dangers d’Internet (France) ou sur les difficultés d’accès, mais pas d’usage (Suisse, Pays-Bas).

En Belgique, certains rapports préconisent des mesures comme une meilleure utilisation des TICS par les organisations de jeunesse et la promotion par les fournisseurs d’accès de sites de qualité pour la jeunesse.

Un rapport pour le Conseil de l’Europe propose de mieux définir les rôles respectifs des états et des fournisseurs d’accès .  Il suggère aussi d’impliquer les jeunes dans le reformatage de données à destination des jeunes et de leur offrir un soutien spécifique afin de mieux maitriser l’information et les usages TIC de l’école et de l’entreprise.

Les attentes spécifiques des acteurs de terrain

Il faut conscientiser le secteur de l’aide à la jeunesse du besoin d’accompagnement des jeunes afin qu’ils puissent s’approprier les usages informatiques en vigueur dans le monde scolaire et économique.

Les travailleurs sociaux insistent sur la nécessité d’organiser une vaste campagne de sensibilisation auprès des instances responsables de l’éducation et du bien-être des jeunes sur les thèmes suivants :

  • Les déficiences des jeunes en matière d’informatique
  • Les conséquences sur leur développement personnel et social
  • La nécessité d’incorporer la formation des jeunes aux TIC aux missions dévolues à ces instances.

Il faudrait également intégrer ces TIC à la formation professionnelle des intervenants sociaux en contact avec les jeunes.

Lors de la construction de ces modules de formation à destination des jeunes, il faut tenir compte de la dimension sociale et identitaire des usages internet des 16-25 ans afin de remporter leur adhésion et d’y amener un contenu susceptible de les former aux usages plus techniques de l’école et de l’entreprise.

Les infrastructures TIC devraient être incorporées à un environnement qui met les jeunes en confiance et respecte leur vie privée, ce qui ne semble pas être le cas dans les structures classiques. Ces espaces numériques devraient être à même d’offrir un accompagnement personnalisé aux jeunes.

Les médias et les institutions devraient également adopter un discours plus équilibré sur Internet, ses risques et opportunités.

“La valeur ajoutée des TIC pour le développement personnel et les opportunités professionnelles des jeunes doit être mieux mise en avant.”

Les concepteurs de sites web devraient également adapter leur communication aux jeunes (simplification des formulaires, en ligne par exemple).

Mesures et recommandations

Cette étude a démontré que, loin d’être une population homogène, cette classe d’âge 16-25 ans présente une physionomie très diversifiée.

Les mesures proposées seront donc aussi très variées et très spécifiques.

La notion d’off line doit être élargie.  Il y a peu de jeunes vraiment non-connectés, mais les usages et les compétences sont de qualité très variables. Il s’agit de situations individuelles problématiques dans lesquels les structures familiales et les obstacles culturels et/ou cognitifs pèsent davantage que les inégalités socio-économiques.

S’il existe un décalage général entre les compétences informatiques des jeunes et les attentes de l’école et de l’entreprise, c’est d’autant plus vrai pour les jeunes en situation de quasi-déconnexion.

Pour aller au-delà des compétences de base, il faut de la pratique ; pratique qui manque à ses jeunes du fait de la quasi-déconnexion.

Les auteurs de l’étude recommandent donc :


Aux autorités fédérales ou régionales :

D’accorder une place plus importante aux jeunes dans les programmes d’inclusion numérique.

De lancer une vaste étude sur les pratiques numériques des jeunes afin de disposer d’une analyse quantitative suffisamment fine pour développer des actions pertinentes.

De mettre davantage l’accent sur ce qui peut favoriser l’intégration des jeunes dans les espaces numériques.

De ne pas fournir de matériel recyclé aux jeunes dont les usages TIC nécessitent des ordinateurs multimédia.

De promouvoir de vrais « tarifs jeunes », notamment pour ceux qui sont à l’école ou en recherche d’emploi.

Aux responsables de campagnes de sensibilisation à Internet :

D’adopter un langage plus équilibré, mettant en avant les opportunités d’apprentissage et d’intégration pour les jeunes et non seulement les dangers de la connexion.

Aux institutions d’enseignement et de formation

D’intégrer une formation aux TIC dans la formation professionnelle des intervenants sociaux afin qu’ils utilisent de façon pertinente ces ressources technologiques dans leur travail auprès des jeunes.

De promouvoir dans l’enseignement secondaire, les pratiques qui permettront aux jeunes de dépasser les usages exclusivement sociaux et identitaires des jeunes afin de leur ouvrir l’accès au monde du travail.

De faciliter une meilleure convergence entre l’éducation aux médias et la formation informatique dispensée dans les écoles.

Aux services d’aide à la jeunesse :

Utiliser davantage les nouveaux médias dans le travail avec les jeunes.

Sensibiliser les travailleurs sociaux aux usages TIC des jeunes.

Donner aux intervenants sociaux les outils nécessaires afin d’établir avec les jeunes une relation d’échange de connaissances et de savoir-faire et non de tutorat.

Aux organisations de jeunes :

De sensibiliser leurs animateurs aux pratiques de l’internet par les jeunes afin de comprendre leurs usages et de leur permettre d’aller au-delà.

De tirer opportunité de leurs sites web pour encourager les jeunes à produire leur propre information.

Au concepteurs de services en ligne :

De concevoir des liens entre les médias sociaux et les services en ligne afin que l’expérience multitâches des jeunes se transforme en multi-univers.

Aux dirigeants d’entreprises et aux recruteurs :

De tenir compte du décalage entre les usages des jeunes et des attentes des entreprises ; de fournir aux jeunes des formations qui leur permettent de passer de l’un à l’autre.

De mettre en place des dispositifs de communication qui prennent mieux en compte les compétences numériques des jeunes.

Aux journalistes et médias :

D’adopter une position critique face au mythe de la génération des « natifs numériques » qui ne peut qu’accroitre les difficultés, voire le sentiment de marginalisation de certains jeunes.

De participer à la mission d’éducation permanente des médias en travaillant sur la capacité de décryptage de l’information des jeunes et de leurs parents.

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