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Un nouveau site Marco Bertolini

Non, ce n’est pas la grosse tête, ni la fièvre multiplicatrice des sites Internet.  Simplement, mon activité de journaliste indépendant  prend une place de plus en plus grande dans mon volume de travail et donc, j’ai ressenti la necessité de rassembler toutes les infos sur cette dimension professionnelle au même endroit : un site spécifique.

J’ai donc créé www.marcobertolini.org.  Même si ça me fait un peu bizarre d’avoir mon nom comme nom de domaine, je pense que c’était la meilleure façon de faire.  C’est un peu comme un boucher qui a son nom sur une enseigne.  J’espère être un bon artisan de l’info…

Que trouverez-vous sur ce nouveau site ?  Quelques informations à propos de moi, bien sûr : qui je suis.  Ma conception de l’info – une information citoyenne, dans laquelle de plus en plus, le lecteur-surfeur intervient à tous les stades : avant, pendant, après.  En informant, en critiquant, en commentant, en apportant sa vision, son expérience, son histoire, des compléments d’information glânés ailleurs…

J’ai posté aussi quelques-une de mes publications récentes, publiées sur plusieurs sites d’information francophones.

Mes autres activités, de formateur et de traducteur, sont également présentes.  Un formulaire de contact et des liens permettent d’aller plus loin dans la rencontre et la connaissance mutuelle.

Un nouveau blog

Et enfin, un nouveau blog : Zones grises.  Pourquoi un nouveau blog ?

Parce que Trouve ta voie est un espace dédié au mindmapping, à la recherche d’emploi et à la création d’entreprise.  Et que j’ai aussi envie de commenter l’actualité sociale, politique, culturelle, etc.

Et que mon travail de journaliste ne me permet pas toujours d’aborder comme un blog permet de le faire.  Quand je travaille en tant que journaliste –  et j’adore ça ! – je suis la ligne éditoriale du média pour lequel j’écris.  Autrement dit, j’écris avec un public spécifique en tête et selon les directive du/de la rédac’ chef…

Et puis, il y a la limite de temps et d’espace : l’article doit être livré pour une certaine date (voire une certaine heure) et comporter un certain nombre de signes.

Sur un blog, vous êtes libre : libre de raconter ce que vous voulez, à l’échéance que vous voulez…  Combien de signes comporte ce billet ?  Je n’en sais rien, je m’en contrefiche, et vous aussi, certainement…

L’essentiel est le dialogue.  La possibilité de poster, d’échanger, de réagir, de réagir aux réactions, jusqu’à l’infini.

Pourquoi Zones grises ?  Parce que bien souvent dans les médias, le manque de temps et d’espace, les impératifs économiques vous obligent à aller au plus court, au plus violent, au plus contrasté…  Et donc à une vision parfois un peu trop Noir/Blanc.

Je veux profiter de Zones grises pour prendre mon temps, pour explorer des chemins de traverse, pour donner un éclairage à ces zones grises où, souvent, se tissent et se rompent les liens qui forment la trame de notre actualité.

A bientôt,

Marco.

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Formation en ligne : Je crée mon entreprise avec le Mindmapping et les outils visuels

Vous voulez créer votre entreprise ?  Mais vous ne savez pas par où commencer ?  Vous avez besoin d’aide pour monter votre projet ?

Nous avons LA solution !

Notre formation en ligne « Je crée mon entreprise avec le Mindmapping et les outils visuels » !

(Cliquez sur la carte pour la voir en taille réelle  dans notre espace XMind)

Boostez la création de votre entreprise avec notre méthode unique, basée sur le Mindmapping et les outils visuels !

Avec notre formation, vous allez :

  • Gagner du temps : nos modèles et nos outils sont conçus pour aller directement à l’essentiel !
  • Créer un projet d’entreprise solide et durable
  • Limiter les risques liés à la création d’entreprise
  • Profiter des conseils de vrais professionnels
  • Echanger avec d’autres créateurs d’entreprises

Au terme de la formation :

  • Vous connaîtrez toutes les dimensions de votre projet
  • Vous prendrez votre décision de vous lancer ou pas en toute connaissance de cause : pas de peur inutile, ni de regret !
  • Vous disposerez de la structure de votre business plan
  • Vous serez prêt à créer votre entreprise !

Votre formateur :

Je suis formateur d’adultes depuis 1989 et business-coach depuis 1998.  J’ai accompagné des dizaines de candidats entrepreneurs pour diverses institutions ou en tant qu’indépendant.  Comme je suis également formateur en mindmapping, j’ai adapté ces outils pour rendre mon accompagnement plus plus rapide, plus performant et plus efficace.   A présent, je mets ce savoir-faire à votre disposition à distance et à votre rythme.

A distance, à votre rythme :

Vous vous connectez quand vous le souhaitez et vous développez VOTRE projet à votre rythme.  Vous m’envoyez les projets intermédiaires (résultats des exercices que je vous propose) en les déposant à l’endroit indiqué dans la plate-forme d’apprentissage à distance.  Je vous les renvoie avec mes commentaires Une fois par semaine, j’organise un chat avec l’ensemble des participants.  Il y a un forum où vous pouvez échanger avec les autres participants et avec moi, quand vous le souhaitez.  En cas de besoin, vous pouvez aussi demander des périodes d’e-coaching, à un tarif avantageux.

Pourquoi utiliser le Mindmapping et les outils visuels ?

Au lieu de remplir d’interminables grilles de chiffres ou de données, tracez intuitivement le schéma de votre entreprise.   Vous voyez littéralement votre projet grandir.   Vous développez un projet en adéquation avec vos objectifs, vos compétence et votre personnalité.  Avec les couleurs et les mots-clés, c’est une méthode complète, rapide et terriblement efficace !

Contenu de la formation :

Introduction : l’art de se poser les bonnes questions !

Mon idée : je n’en ai pas encore – j’en ai une, mais je me demande si… –  comment protéger mon idée ?  Est-ce possible ?  Etc.

De l’idée au projet : comment passer de l’un à l’autre ?  – Explorer les différentes dimensions de mon projet – qui fait quoi ?  – combien je veux gagner  – qui sont mes clients ? mes concurrents ? mes fournisseurs ? mes partenaires éventuels ?  – de combien ai-je besoin pour monter mon projet ? – où aller chercher l’argent ? – Personne physique ou société ? –  Etc.

Mon business plan : définitions : business plan et plan financier – objectifs de mon business plan – quelles rubriques sont pertinentes pour mon projet ? – où chercher l’information ? – mon étude de marché – présenter mes solutions à mon  banquier, à mes clients, à mes futurs fournisseurs – Etc.

Fiche technique de la formation:

Type de formation : à distance (e-learning) avec autoformation, exercices commentés, forum et chat.

Durée de la formation : de huit semaines à trois mois maximum.

Extensions possibles : e-coaching sur demande.

Prix : voir ci-dessous.

Encore des questions ?

Posez-les moi ici : marco.bertolini@linguafrancaacademy.org ! J’y répondrai avec plaisir 😉

Pour 2011, Offrez-vous votre entreprise !

Prix de lancement :

Jusqu’au 30 janvier, bénéficiez de 20 euros de réduction sur nos deux formules d’inscription !

Je m’inscris à la formation « Je crée mon entreprise avec le Mindmapping et les outils visuels » seule et je paie 99 € au lieu de 119 € (prix normal) !


Dès réception de votre paiement, je vous ferai parvenir votre login personnel et votre code pour accéder à votre plateforme individuelle.  A bientôt !

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Jeunes Recherche d'emploi Salon de l'emploi Stratégie

Salon de l’Emploi Virtuel : Monster repart en septembre !

Si vous êtes de ceux qui rêvent de voyager sans quitter leur chambre, ce salon est fait pour vous !

Le slogan de ce salon de l’emploi virtuel unique en Belgique est d’ailleurs : Monster Virtual Job Fair – Le seul salon emploi et carrière que vous pouvez visiter en pyjama‏.   Tout un programme !   

  

Des offres d'emploi ce matin ?

 Monster porte bien son nom puisque le site est le numéro un mondial des Job Boards – ces sites spécialisés dans la recherche d’emploi où vous pouvez laisser un CV –  avec des sites déclinés selon le pays du visiteur.      

Le Virtual Job Fair – Salon Virtuel de l’Emploi vous permet donc, depuis votre fauteuil:   

  •   de visiter des stands virtuels,
  • de découvrir des informations détaillées sur les entreprises présentes et les jobs qu’elles proposent,
  • de chatter avec des employeurs ou des recruteurs professionnels,
  • de laisser votre CV au « stand » de l’entreprise qui vous intéresse,
  • de postuler en ligne pour une fonction qui vous attire.

Tout cela gratuitement et pendant trois jours, du 27 au 29 septembre prochain !   

En cliquant ici, vous pouvez non seulement visionner une démo (un peu lente à mon goût) mais vous inscrire à cet évènement unique en son genre ! 

Bonne chance, je croise les doigts pour vous…

  

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Projets Société

Clay Shirky parle des institutions et de la collaboration

Comment parvient-on à accomplir les choses en groupe  ?

Clay Shirky, dans ce brillant exposé –  publié par TED en 2005 et que je viens de traduire en français sous la supervision d’Anna Cristiana Minoli – Clay Shirky développe les deux réponses possibles :

  • la réponse classique : l’institution, mais qui présente deux inconvénients majeurs : des coûts de production élevés et une impossibililé structurelle de se procurer 100% de la productivité d’un groupe
  • la réponse alternative, rendue possible par l’émergence d’Internet et du Web 2.0 : la coopération : celle-ci permet d’acquérir 100% de la production d’un groupe avec des coûts de coordination réduit.

La coopération n’en est qu’à ces débuts et Shirky prévoit 50 ans de « chaos » avant que de nouvelles formes stables apparaissent, de même que la presse d’imprimerie, lors de son apparition, a contribué à 200 ans de trouble, « en passant d’un monde où l’Eglise catholique était une force politique organisatrice au Traité de Westphalie, où nous savions finalement ce qu’était la nouvelle unité : l’Etat-nation. »

Un exposé visionnaire qui n’a pas pris une ride en cinq ans, mais, au contraire, nous ouvre des perspectives inédites en matière d’organisation des groupes et des projets.

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Chomage Recherche d'emploi Société

Le quai de Ouistreham – Florence Aubenas réussit son pari : nous plonger jusqu’au cou dans le quotidien des précaires

Pourquoi un livre « réalité » sur le quotidien des précaires devient-il un best-seller ?  Réponse, plus que convaincante, dans le dernier ouvrage de Florence Aubenas.

Phot. Kenji-Baptiste OIKAWA

Journaliste à Libération puis au Nouvel Observateur, la journaliste française née à Bruxelles en 1961 a connu une notoriété dont elle se serait bien passée en devenant l’otage, de janvier à juin 2005, de ravisseurs irakiens.

Elle était déjà l’auteur d’un livre aussi touchant que documenté sur l’affaire d’Outreau (La méprise – l’affaire d’Outreau, éditions du Seuil, 2005) et elle vient de signer un nouvel ouvrage unanimement salué par la critique : Quai de Ouistreham.

L’observatoire des médias ACRIMED, dans un de ces articles aussi sagaces que fouillés dont il est coutumier, analyse d’ailleurs ce succès médiatique, centré davantage sur la personne et le parcours de la journaliste que sur les vies anonymes qu’elle met au jour dans son enquête…

Mais précisément, quelles sont ces vies ?  Et que nous révèlent-elles de la situation des travailleurs précaires en 2009, en plein déploiement d’une crise économique sans précédent ?

Pour écrire ce livre, Florence Aubenas a pris un congé sans solde auprès de sa rédaction et a loué une chambre meublée à Caen.  Elle s’est mise  – comme elle le dit elle-même – non dans la peau, mais dans la situation de ces hommes et de ces femmes à la situation fragile, à l’avenir toujours plus incertain. Elle a livré, pendant ces six mois une enquête digne de celles conduites inlassablement par un autre journaliste d’investigation célèbre : Günter Walraff.

Elle décide de mener la vie d’une de ces femmes sans qualification, ni atouts professionnels et de s’arrêter le jour où on lui proposera un CDI.  Contrairement à Walraff, elle ne change pas de nom.  Elle se teint en blonde et s’invente une biographie banale : femme d’un garagiste qui l’a « entretenue » pendant 20 ans, elle se retrouve sans ressource au lendemain de la rupture et doit trouver rapidement une source de revenus.  Lorsqu’on s’étonne devant ce nom célèbre, elle prétexte l’homonymie et cela passe, personne – sauf une femme qui gardera le secret jusqu’au bout – ne s’empresse de reconnaître dans cette femme éprouvée une journaliste vedette d’un grand hebdomadaire français.

Ce que Florence Aubenas nous raconte dans cette enquête, ce ne sont pas des drames épouvantables, des ruptures grandioses ou des aventures grandguignolesques dignes de figurer chez un Zola du XXIe siècle.  Non.  C’est sans doute plus terrible encore.  Car ce qu’elle nous dévoile au long de ces pages prenantes, captivantes, ce sont des vies en miettes, des bouts d’existence qui s’effilochent et se racomodent au gré des petits boulots, de la débrouille et de l’espoir sans cesse contrarié d’un lendemain plus stable.

C’est d’abord la confrontation avec les agences d’interim, qui n’ont rien à proposer à quelqu’un qui ne peut prouver ni formation ni expérience.  C’est Pôle Emploi – la nouvelle dénomination des services du chômage en France suite à la Fusion de l’ANPE et des ASSEDIC – et son cortège de formalités, sa bureaucratie labyrinthique, ses conseillers dépassés par les exigences du chiffre, les obligations vides de sens faites aux demandeurs d’emploi de participer à des stages ou  des formations au contenu plus creux que leurs intitulés, aux séances d’information sans information, aux imprimantes systématiquement en panne…  Ce sont ces chômeurs désespérés qui s’abandonnent de plus en plus souvent à la violence envers le personnel.

C’est un bassin industriel sinistré par les crises et les délocalisations sucessives : Moulinex, dont les travailleuses formaient une sorte d’aristocratie ouvrière, la métallurgie dont les autorités locales n’ont de cesse de rayer les vestiges du paysage, Ouistreham dont le canal vers le port n’a jamais tenu les promesses de prospérité qu’il portait dès l’origine…

Ce sont surtout des hommes et des femmes qui déploient une énergie et une vitalité hors du commun pour mettre bout à bout des heures interminables de travail et de déplacements mal payés, sans jamais obtenir le rêve pourtant dérisoire qui les anime : un travail à temps plein.

Florence croise le destin de Victoria, une ancienne syndicaliste qui dévoile au détours de conversations chaleureuses le mépris dans lequel leurs compagnons de lutte masculin considéraient ces femmes de ménage.  Elle rencontre Philippe, dont l’oeil mort vaut quelques points aux employeurs qui souhaiteraient l’embaucher et qui accompagnera Florence tout au long de ses pérégrinations dans le Tracteur, une voiture essoufflée prêtée par une amie de Victoria.  Elle croise aussi Marilou, qui enchaîne chantier sur chantier dans une sarabande infernale de trajets et d’heures supplémentaires non payées.  Il y a Mauricette, qui tient d’une main de fer l’équipe de nettoyage du Ferry de Ouistreham.  Il y a Françoise qui, contre toute attente, sera celle qui lui proposera le CDI qui mettra fin à son enquête…  Et tant d’autres encore, que je ne veux pas dévoiler ici, tant ce livre se dévore comme le roman vrai de toute une classe de nouveaux travailleurs pauvres qui galèrent juste pour ne pas sombrer…

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : de la fragilisation d’une classe entière de travailleurs appauvri par le bouleversement des structures de l’emploi.  Georges Friedmann avait publiéen 1956 un ouvrage intitulé Le travail en miettes, devenu depuis un classique de la sociologie du travail, dans lequel il exposait l’atomisation du travail et la perte de sens qui en résultait pour les travailleurs.  En lisant le livre de Florence Aubenas, j’ai l’impression de découvrir des vies en miettes, dans lesquelles les protagonistes tentent désespérément de tisser en une trame cohérente une vie privée atomisée et une multitude d’expédients : petits boulots plus ou moins déclarés, contrats de quelques heures par semaines voire par jour, interim, remplacements, etc.  Tout cela sous la pression d’entreprises en concurrence féroce, aux exigences de plus en plus aigües face à la crise…  Ce qui nous est décrit là est moins l’épuisement par excès de travail – comme dans les romans du XIXe siècle – que par la recherche de possibilités de survie dans un monde du travail de moins en moins lisible.  Les normes ne sont plus respectées, y compris par les employés de Pôle Emploi, qui craignent une baisse des offres dans leur région et donc des sanctions.  Les évènements se succèdent comme autant d’éléments d’un destin non compris, non maîtrisé : les ouvrières se demandent si elles peuvent vraiment utiliser l’allocation spéciale qui leur a été versée.  Elles ne savent pas qui en est à l’origine : le gouvernement, les ASSEDICS, la caisse d’allocations familiales ?  S’agit-il d’une erreur ?  Va-t-on la leur réclamer ?

De même pour la crise.  Comment interpréter ce tremblement de terre économique ?  Est-ce naturel ?  Est-ce réel ?  Ou s’agit-il d’une Nième ruse des patrons ou du gouvernements pour payer les ouvriers moins chers ?

Au travers du livre de Florence Aubenas, ce qui me frappe, c’est la généralisation ce que Robert Castel appelait la désaffiliation.  On n’est pas totalement exclu de la société, on y survit tant bien que mal.  Mais on n’en comprend plus les mécanismes de base, on ne s’y sent plus partie prenante.  On n’y perçoit plus sa place. Et donc on en subit les mouvements en tentant d’y surnager.

Dans les ouvrage de Robert Castel, ce sont des personnes exclues du monde du travail qui connaissaient ce phénomène.  Ici, c’est une nouvelle classe de travailleurs pauvres qui en fait l’expérience.  Personnellement, je trouve cela plutôt inquiétant.  Car comment continuer à faire société avec des personnes dont la vie atomisée ne se rattache plus que sporadiquement à la vie sociale ?  Bien qu’elles contribuent, par leur travail précaire et socialement non reconnu, à la prospérité de cette même société ?

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Chomage formation Jeunes Projets Recherche d'emploi

Jeunes, informatique et entreprise : un décalage croissant entre offre et demande des compétences (3)

Après avoir passé en revue le statut des jeunes 16-25 ans et leurs pratiques Internet;  aprés avoir comparé leurs compétences informatiques avec les attentes des écoles, des entreprises et de la société en général;  après avoir constaté qu’un décalage important existe entre ces compétences et ces attentes, quelles mesures peut-on proposer afin d’aider ces jeunes à combler ce fossé qui sépare les pratiques ludiques ou sociales du Net des exigences du monde du travail ?

Les jeunes exclus des programmes…

d’inclusion informatique !

Il existe en Belgique, un plan d’action national de lutte contre la fracture  numérique. Ce plan, prévu pour la période 2005-2010, a fait l’objet d’une évaluation intermédiaire en juillet 2007

Il se divise en trois axes qui, tous, s’adressent aux jeunes scolarisés.  Le rapport d’évaluation souligne l’effort vers les publics scolaires défavorisés, mais met aussi en exergue le manque d’outils pédagogiques des enseignants.  Il souligne également “les manques structurels importants souvent constatés en matière d’inscription des ces apprentissages dans les programmes de formation des écoliers et des élèves”.

Ces mesures sont les seules qui s’adressent au public jeune en Belgique.

En Grande-Bretagne, le gouvernement a mis sur pied en 2008 un programme intitulé Delivering Digital Inclusion.  C’est le seul en Europe qui tienne  compte des jeunes en e-exclusion…

Ce plan considère que les groupes à risques sont les jeunes qui ne sont ni à l’emploi, ni en formation scolaire ou qui suivent un enseignement spécial.  Il estime que, sans mesures particulières, ces jeunes seront en difficultés pour communiquer avec leurs pairs, qu’ils manqueront des opportunités de communication et rencontreront des obstacles sur un marché du travail de plus en plus dépendant des nouvelles technologies.

Il recommande donc :

De mieux exploiter les TIC pour les travailleurs sociaux et les éducateurs qui travaillent avec les jeunes.

De renforcer le programme Home Access qui permet l’acquisition de matériel et de connexion à des conditions avantageuses, avec priorité pour les familles comprenant des enfants de moins de 18 ans.  Avec, en complément, un programme d’assistance aux parents.

D’encourager les entreprises à créer davantage de postes d’apprentis afin de donner l’occasion aux jeunes de se familiariser avec l’informatique des entreprises.  De développer en parallèle les industries créatives qui peuvent mieux tirer parti du potentiel créatif de ces jeunes.

Promouvoir un accompagnement individualisé des jeunes qui veulent développer leurs capacités informatiques.

Les autres rapports nationaux mettent surtout l’accent sur les dangers d’Internet (France) ou sur les difficultés d’accès, mais pas d’usage (Suisse, Pays-Bas).

En Belgique, certains rapports préconisent des mesures comme une meilleure utilisation des TICS par les organisations de jeunesse et la promotion par les fournisseurs d’accès de sites de qualité pour la jeunesse.

Un rapport pour le Conseil de l’Europe propose de mieux définir les rôles respectifs des états et des fournisseurs d’accès .  Il suggère aussi d’impliquer les jeunes dans le reformatage de données à destination des jeunes et de leur offrir un soutien spécifique afin de mieux maitriser l’information et les usages TIC de l’école et de l’entreprise.

Les attentes spécifiques des acteurs de terrain

Il faut conscientiser le secteur de l’aide à la jeunesse du besoin d’accompagnement des jeunes afin qu’ils puissent s’approprier les usages informatiques en vigueur dans le monde scolaire et économique.

Les travailleurs sociaux insistent sur la nécessité d’organiser une vaste campagne de sensibilisation auprès des instances responsables de l’éducation et du bien-être des jeunes sur les thèmes suivants :

  • Les déficiences des jeunes en matière d’informatique
  • Les conséquences sur leur développement personnel et social
  • La nécessité d’incorporer la formation des jeunes aux TIC aux missions dévolues à ces instances.

Il faudrait également intégrer ces TIC à la formation professionnelle des intervenants sociaux en contact avec les jeunes.

Lors de la construction de ces modules de formation à destination des jeunes, il faut tenir compte de la dimension sociale et identitaire des usages internet des 16-25 ans afin de remporter leur adhésion et d’y amener un contenu susceptible de les former aux usages plus techniques de l’école et de l’entreprise.

Les infrastructures TIC devraient être incorporées à un environnement qui met les jeunes en confiance et respecte leur vie privée, ce qui ne semble pas être le cas dans les structures classiques. Ces espaces numériques devraient être à même d’offrir un accompagnement personnalisé aux jeunes.

Les médias et les institutions devraient également adopter un discours plus équilibré sur Internet, ses risques et opportunités.

“La valeur ajoutée des TIC pour le développement personnel et les opportunités professionnelles des jeunes doit être mieux mise en avant.”

Les concepteurs de sites web devraient également adapter leur communication aux jeunes (simplification des formulaires, en ligne par exemple).

Mesures et recommandations

Cette étude a démontré que, loin d’être une population homogène, cette classe d’âge 16-25 ans présente une physionomie très diversifiée.

Les mesures proposées seront donc aussi très variées et très spécifiques.

La notion d’off line doit être élargie.  Il y a peu de jeunes vraiment non-connectés, mais les usages et les compétences sont de qualité très variables. Il s’agit de situations individuelles problématiques dans lesquels les structures familiales et les obstacles culturels et/ou cognitifs pèsent davantage que les inégalités socio-économiques.

S’il existe un décalage général entre les compétences informatiques des jeunes et les attentes de l’école et de l’entreprise, c’est d’autant plus vrai pour les jeunes en situation de quasi-déconnexion.

Pour aller au-delà des compétences de base, il faut de la pratique ; pratique qui manque à ses jeunes du fait de la quasi-déconnexion.

Les auteurs de l’étude recommandent donc :


Aux autorités fédérales ou régionales :

D’accorder une place plus importante aux jeunes dans les programmes d’inclusion numérique.

De lancer une vaste étude sur les pratiques numériques des jeunes afin de disposer d’une analyse quantitative suffisamment fine pour développer des actions pertinentes.

De mettre davantage l’accent sur ce qui peut favoriser l’intégration des jeunes dans les espaces numériques.

De ne pas fournir de matériel recyclé aux jeunes dont les usages TIC nécessitent des ordinateurs multimédia.

De promouvoir de vrais « tarifs jeunes », notamment pour ceux qui sont à l’école ou en recherche d’emploi.

Aux responsables de campagnes de sensibilisation à Internet :

D’adopter un langage plus équilibré, mettant en avant les opportunités d’apprentissage et d’intégration pour les jeunes et non seulement les dangers de la connexion.

Aux institutions d’enseignement et de formation

D’intégrer une formation aux TIC dans la formation professionnelle des intervenants sociaux afin qu’ils utilisent de façon pertinente ces ressources technologiques dans leur travail auprès des jeunes.

De promouvoir dans l’enseignement secondaire, les pratiques qui permettront aux jeunes de dépasser les usages exclusivement sociaux et identitaires des jeunes afin de leur ouvrir l’accès au monde du travail.

De faciliter une meilleure convergence entre l’éducation aux médias et la formation informatique dispensée dans les écoles.

Aux services d’aide à la jeunesse :

Utiliser davantage les nouveaux médias dans le travail avec les jeunes.

Sensibiliser les travailleurs sociaux aux usages TIC des jeunes.

Donner aux intervenants sociaux les outils nécessaires afin d’établir avec les jeunes une relation d’échange de connaissances et de savoir-faire et non de tutorat.

Aux organisations de jeunes :

De sensibiliser leurs animateurs aux pratiques de l’internet par les jeunes afin de comprendre leurs usages et de leur permettre d’aller au-delà.

De tirer opportunité de leurs sites web pour encourager les jeunes à produire leur propre information.

Au concepteurs de services en ligne :

De concevoir des liens entre les médias sociaux et les services en ligne afin que l’expérience multitâches des jeunes se transforme en multi-univers.

Aux dirigeants d’entreprises et aux recruteurs :

De tenir compte du décalage entre les usages des jeunes et des attentes des entreprises ; de fournir aux jeunes des formations qui leur permettent de passer de l’un à l’autre.

De mettre en place des dispositifs de communication qui prennent mieux en compte les compétences numériques des jeunes.

Aux journalistes et médias :

D’adopter une position critique face au mythe de la génération des « natifs numériques » qui ne peut qu’accroitre les difficultés, voire le sentiment de marginalisation de certains jeunes.

De participer à la mission d’éducation permanente des médias en travaillant sur la capacité de décryptage de l’information des jeunes et de leurs parents.

Article précédent de la série : cliquez ici.

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Droit Propriété intellectuelle

Cyberplagiat : lettre ouverte aux « emprunteurs de contenu »

Vous vous souvenez ?  Il y a quelques temps, j’ai publié une série d’articles sur la nouvelle forme juridique en Belgique, la SRPL-S ou SPRL Starter.

Celle-ci a connu un certain succès puisqu’à ce jour, environ 400 visiteurs l’ont consultée, sans compter ceux qui l’ont lue sur FaceBook ou qui ont visionné la présentation sur Slideshare.

Certains lecteurs l’ont apprécié au point de s’en approprier le contenu… sans m’en avertir évidemment.  C’est grâce aux statistiques de WordPress que j’ai pu repérer ces indélicats.  J’ai vu que des personnes arrivaient sur le blog par un lien que je ne connaissais pas du tout.  En cliquant sur celui-ci, je suis arrivé sur le site d’une société de conseil, qui vend de l’entreprise clé en main.

Ce n’est pas la première fois que des blogueurs ou des webmasters peu corrects me « piquent » des articles ou des éléments d’articles sans me prévenir.  Passionné d’histoire et de paléoanthropologie (eh oui !) j’avais écrit un article sur le livre de Bryan Sykes « Les Sept Filles d’Eve« .  Je l’ai retrouvé sur un site ésotérique flirtant avec les nouvelles droites, ce qui ne correspond pas vraiment à mes opinions politiques, faut-il le dire ?

Un magazine de généalogie et la chaine de télévision Planète ont également reproduit certains de mes articles, mais en ayant la courtoisie de m’en demander l’autorisation…  Que j’accorde (presque) toujours avec plaisir, Internet pouvant être un merveilleux lieu d’échange d’idées.

Dans le cas qui nous occupe, je trouve la pratique plus grave.  Le contexte et la manière d’opérer sont différents : le plagiaire  n’a pas seulement reproduit mon article.  Il l’a vraisemblablement « aspiré » avec un aspirateur de site du type HTTrack Website Copier.  En effet, à part les photos, tout y est : la typographie (même les couleurs d’origine sont respectées), les liens internes qui renvoient vers le glossaire (c’est comme cela que j’ai repéré l’affaire, les gens venant de ce site inconnu pour consulter un glossaire qui concerne mes articles…).

L‘auteur (appelons-le ainsi) s’est contenté d’ajouter un titre de son crû (plutôt bon d’ailleurs) et un chapeau.

L’ensemble est un montage habile qui laisse croire que le webmaster du site en est l’auteur.

Cette série d’articles m’a demandé quelques heures de recherches et pas mal d’autres heures de rédaction, de mise en forme, etc.

Je l’ai écrite dans le but d’informer les lecteurs des avantages et des risques de ce type de société parce qu’en tant que business coach j’estime important de livrer une information précise, qui relève d’une expertise réelle.

J’ai envoyé un mail à la société en question, qui ne m’a d’abord pas répondu et qui, suite à la publication de ce billet, m’a envoyé une proposition d’intégrer mon nom dans l’article.  J’étais tellement en colère que j’ai d’abord envoyé une longue tartine reprenant point par point leur argumentation.

Puis, finalement, j’ai accepté.  Je me suis dit que ce n’était pas la fin du monde, même si tout cela m’a quand même mis en colère.  Bon, j’ai autre chose à faire, j’ai 3 formations qui démarrent les prochaines semaines et mon agenda qui déborde…

« E aqua passata », comme on dit chez nous…

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creation d'entreprise Droit Droit des entreprises indépendant Jeunes Société

La SPRL-S : le pour et le contre (suite et fin)

Avez-vous déjà comparé les coûts d’une installation en personne physique et en SPRL-S ?

Je viens de le faire et le résultat est sans appel : la soi-disant SPRL à un euro est chère. Trop chère.  Pour des avantages extrêmement faibles et des risques élevés contrairement à ce que prétendent certains.

Envie de créer votre propre entreprise ?  Cliquez ici et développez votre projet en ligne avec nous !


Histoire de deux entrepreneurs

Paul et Raoul, deux jeunes candidats-entrepreneurs ambitieux créent leur entreprise : tous deux sont des fanatiques de nouvelles technologies et, ne trouvant pas d’emploi, décident de devenir consultants en informatique.

Ils n’ont pas besoin de gros investissements : ils ont chacun un ordinateur portable dernier cri, des logiciels fabuleux, un gsm, une voiture et des tonnes d’enthousiasme et de volonté de réussir.

Paul a entendu parler de la nouvelle SPRL-S ou Starter et décide immédiatement d’en constituer une, tandis que Raoul, peut-être moins sensible au discours des médias, choisit de se lancer en personne physique.

Aucun des d’eux n’a de capital. Mais, théoriquement, Raoul n’a besoin que d’un euro pour créer son entreprise.  Voyons un peu ce qu’il en est réellement.  Vous pouvez agrandir l’image de cette présentation en cliquant sur full dans le bas du cadre.

 

Chiffres à l’appui :

Ce capital d’un euro, je ne l’ai même pas intégré dans mon calcul.  Il est tellement dérisoire – pour ne pas dire risible – que je préfère ne pas en tenir compte…

L’une des obligations de la SPRL-S est de faire établir le plan financier par un professionnel. Coût moyen d’un comptable pour mettre au point un plan financier qui tient la route : 500 €. Paul débourse donc 500 €, tandis que Raoul conserve son argent.

Seconde obligation : faire rédiger et publier les statuts de l’entreprise par un notaire. Paul débourse cette fois environ 1.000 € pour les frais de notaire et de publication, tandis que Raoul garde ses euros en poche…

Trosième obligation : obtenir le numéro d’entreprise auprès d’un guichet européen unique.  Coût : environ 65 €. Cette fois, Raoul n’y échappe pas et débourse lui aussi la même somme.

Frais de fonctionnement : la SPRL-S est une société à responsabilité limitée et, comme telle, elle impose la publication des comptes annuels à la Centrale des bilans de la Banque nationale.  Coût de l’opération : environ 250 €.  Coût que Raoul ne devra pas supporter puisqu’en tant que personne physique, il n’est pas tenu à cette obligation.

Bénéfices et gain d’impôts : une des raisons pour lesquelles les entrepreneurs créent leur entreprise sous forme de société plutôt qu’en personne physique est l’économie d’impôt.  Cela est vrai si on dépasse une certaine limite.

 

 

 

 

 

Imaginons que nos deux compères font tous les deux un bénéfice net de 5.000 € (tous les experts vous diront que c’est exceptionnel pour une première année : vous avez une chance fabuleuse ou un très mauvais comptable…).

Quel impôt nos deux candidats vont-ils payer sur ce bénéfice net de 5.000 € ?  En tant que SPRL-S, la compagnie de Paul paiera l’impôt des  sociétés – 24.98%.  Raoul, lui, paiera l’impôt des personnes physiques, soit 25 %.

Le gain d’impôt, pour un bénéfice de 5.000 euros net, est  donc de 0.2 %, soit…  un euro.  C’est sans doute pour cela qu’on appelle cela la SPRL à 1 euro…

Conclusions

 

Redevenons sérieux une minute : il est clair, d’après cette petite étude que la SPRL est loin d’être la solution miracle annoncée. Pour un jeune qui se lance, le coût en est exorbitant pour un avantage quasi-nul.

Quant au capital d’un euro, il est totalement théorique puisque le propriétaire de l’entreprise doit apporter un capital de 18.600 € dans les 5 ans. La protection des biens de l’entrepreneur est tout aussi illusoire puisque la responsabilité des fondateurs est engagée pendant les 3 premières années.

Il est donc préférable, si les investissements sont faibles et les bénéfices attendus raisonnables, de commencer en personne physique et de constituer une SPRL quand les bénéfices annuels dépassent les 30.000 euros ou que l’on désire faire des investissments et/ou engager du personnel salarié.

Mais pour moi, les deux jeunes entrepreneurs auraient pu choisir une formule beaucoup plus intéressante et avec un risque presque nul : l‘accompagnement par une structure de type couveuse ou coopérative d’activité.  Celles-ci peuvent vous aider à monter votre projet et à trouver l’argent nécessaire au démarrage.  Elles vous encadrent et vous conseillent.  Elles vous aident dans vos démarches administratives.  Et, enfin, elles vous permettent de démarrer votre entreprise de manière progressive, en conservant vos indemnités de chômage ou vos autres revenus.

J’aborde ces formes d’accompagnement dans une série d’articles que vous trouverez ici.

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SPRL-Starter : le pour et le contre (2)

Quelle crédibilité pour la SPRL-S ?

Parmi les problèmes que les professionnels de l’accompagnement des entreprises entrevoient d’ores et déjà dans la nouvelle forme de société proposée par le législateur belge, se pose celui de la crédibilité.  En effet, lorsqu’on crée une société, ce n’est pas seulement pour se protéger des risques inhérents au statut d’indépendant, mais surtout pour rassurer les banquiers et les fournisseurs sur la solvabilité de l’entreprise.

En clair, les banquiers veulent être sûrs d’être remboursés et les fournisseurs veulent être certains d’être payés.   Ils veulent donc prendre des risques mesurés.  Quant aux clients, ils voudraient être rassurés sur le fait que l’entreprise ne sera pas en faillite avant d’avoir livré le produit commandé ou presté le service attendu (si vous croyez que c’est de la science-fiction, interrogez les personnes autour de vous et demandez-leur si elles connnaissent quelqu’un qui a versé un acompte à une entreprise de construction qui a fait faillite avant les travaux.  Vous serez surpris !).

Quel banquier octroiera un crédit à une entreprise qui déclare un capital d’un euro ?  Quel fournisseur accordera un délai de paiement à une société sans argent ?  Or, sans crédit et sans délai de paiement, aucune entreprise n’est viable à long terme…

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La SPRL Starter : le pour et le contre ! (1)

Starter

Une nouvelle forme juridique devrait voir le jour en Belgique en 2010 : la SPRL Starter ou SPRL-S.

Présentée comme une formule magique par certains, elle est totalement dénigrée par d’autres.

Quelle est cette nouvelle forme de société ?  Pourquoi suscite-t-elle tant de débat alors même qu’elle n’existe encore que sur papier ?  Trouve ta voie a mené sa petite enquête et vous en dit plus sur cette nouvelle SPRL.

Envie de créer votre entreprise ? Cliquez ici pour développer votre projet avec nous !