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Curation : et si on parlait un peu stratégie ?

Trop de curateurs amateurs se jettent sur Scoop it ou Paper.li.  Et ils oublient le ba-ba de la curation : d’abord déterminer votre stratégie !

La curation est très en vogue en ce moment.  Tout le monde en fait ou presque.

Mais la curation, qu’est-ce que c’est ?

La curation, un métier vieux comme les musées !

A force de parler « curation » en association avec Internet, on en oublie qu’il s’agit en fait d’un vieux mot latin qui signifie « celui qui prend soin de« .

La curation, c’est le métier d’un « curateur » : en Belgique, on l’utilise souvent pour désigner une personne qui prend soin des actifs et passifs d’une société en faillite.  Mais aussi pour qualifier une personne qui, dans les musées ou les institutions culturelles, organise les expositions.

Dans ce cas, le curateur, c’est la personne qui :

  1. détermine le thème d’une exposition,
  2. cible les oeuvres qui méritent d’être vues
  3. les contextualise en les reliant entre elle mais aussi à leur auteur, à leur époque, etc.
  4. les partage avec le public en les mettant en scène

La curation sur Internet : c’est la même chose !

Trop d’articles sur la curation ne parlent que des outils, des plateformes : de l’aspect purement technique.

Or, l’essentiel dans la curation comme dans toute veille, se trouve ailleurs.  L’essentiel, c’est votre stratégie.  Trop de curateurs l’oublient.  Et donc, ils attirent peu d’abonnés.  Car ils ne remplissent pas leur fonction qui est de :

  1. déterminer le thème de leur veille
  2. cibler les informations qui valent la peine d’être lues ou vues
  3. les contextualiser en ajoutant leur point de vue et/ou en ajoutant des liens vers d’autres ressources
  4. les partager avec leur public, leur communauté, en les mettant en forme

Et donc, la curation, ce n’est pas glâner des trucs sur le Net au petit bonheur la chance et les rassembler dans l’espoir que des foules vont se déplacer pour visiter votre cabinet de curiosités.

La curation : l’arme mortelle de l’infobésité

La curation répond à un besoin crucial : la lutte contre l’infobésité.

Nous sommes tous submergés par un flux ininterrompu d’informations qui croît de jour en jour.  Vous croyez que j’exagère ?  Examinons un peu les chiffres.

Regardez  les premières minutes de cette vidéo de Brad Frost sur Youtube.  Elle est en anglais, mais les graphiques sont suffisamment éloquents.

Texte :

En 2012, 15 millions de livres ont été publiés aux Etats-Unis, soit 10 % des livres jamais publiés.

Photos :

  • 10 % de toutes les photos qui ont été prises depuis la création de la photographie, il y a 200 ans ont été prises en 2012.
  • 300 millions de photos postées sur Facebook chaque jour.

 Vidéos :

  • Sur Youtube, 72 heures de vidéo sont téléchargées chaque minute.
  • Les internautes y regardent l’équivalent de 4 milliards d’heures de vidéo chaque mois.
  • Netflix utilise 32,7 % de la bande passante totale d’Internet…

Blogs, sites et médias sociaux :

  • 571 sites web sont créés chaque minute
  • 347 blogs WordPress sont créés chaque minute
  • 27.778 posts sont créés sur Tumblr chaque minute
  • 500 millions de tweets sont envoyés chaque jour
  • 2,5 milliards de contenus (images, texte, liens) sont partagés chaque jour sur Facebook

Tout ceci contribue à la production de 667.000.000.000.000.000.000 hexabytes de contenus !

Mais ce déluge ne menace qu’une portion de l’humanité : seuls 2,5 milliards d’humains ont accès à Internet sur 7 milliards.  Cela veut dire que la grosse majorité, 4,5 milliards, n’ont pas accès à cette information du tout…

Partage inégal de l’accès à Internet

Etablir une stratégie pour échapper à l’infobésité

Le rôle de la curation, c’est justement de vous aider à échapper à tout ce bruit et à trouver l’info que vous cherchez et pas dix milliards d’autres.

Et donc, avant de vous ruer sur les outils, prenez le temps de la réflexion.  Et peut-être un crayon ou une feuille.

Dans le cas d’une veille, la première étape, c’est le ciblage de l’information.  Mais nous parlons de curation.  C’est-à-dire de partage de votre veille.

Si nous partions plutôt de votre public ?

Parce qu’après tout, l’objectif premier de la curation, c’est d’aider les membres de votre communauté à s’y retrouver dans le déluge de l’infobésité et de trouver LA bonne info qui les intéresse…

Qui est votre public ?  A quoi s’intéresse-t-il ?  Quels sont les thèmes, les secteurs de l’information qui l’intéressent ?  Quel sont les éléments susceptible de l’aider dans son travail, dans ses études, dans sa vie quotidienne ?  Ou tout simplement, quelle passion partage-t-il avec vous ?

Utilisez une carte d’empathie pour identifier les besoins de votre public

Au besoin aidez-vous d’une carte d’empathie.  En voici un modèle que j’ai réalisé avec Mindomo et que vous pouvez également voir en ligne en cliquant sur ce lien.

 

Carte d’empathie

De cette manière, vous pouvez mieux ressentir ce que fait votre public, ce qu’il pense,  la manière dont il s’exprime, etc.

Vous avez plus de chance d’identifier les bons thèmes.

Ensuite, cibler votre veille.  Quelles sont les bonnes sources d’informations ?  Les sites fiables, les blogs qui ne racontent pas n’importe quoi, les forums ou les groupes Linkedins où les professionnels s’expriment ?

Enfin, choisissez un outil de curation.

Mais attention !

Gardez à l’esprit votre objectif initial : éviter le bruit pour vos abonnés !

Je vois trop de Scoop it du type « trucs glânés sur le Web« , « ma collection de trucs« , etc.

Si vous procédez de cette façon-là, vous reproduisez à votre échelle ce que le web fait déjà à l’échelle planétaire : vous entretenez le bruit, vous noyez les informations intéressantes dans un brouhaha qui assourdit vos visiteurs.

Premier conseil : ciblez un ou deux mots-clés par topic

Déterminez un thème, un ou deux mots-clés, pas plus par « topic » comme on les appelle sur Scoop it.  Et consacrez-y les 99 % de votre curation.  Laissez un petit pourcent pour la sérendipité.  Il n’est pas mauvais de surprendre quelquefois ses visiteurs par un écart, par un coup de coeur qui n’est pas directement lié à votre topic.  Mais n’abusez pas de cette surprise, et surtout, n’ajoutez pas un article sur la nouvelle voiture de sport dans un Scoop it qui parle d’écologie et de développement durable.  Si vous pensez que j’exagère, faites un tour sur Scoop it et vous verrez que les surprises de ce genre ne manquent pas.

Deuxième conseil : évitez absolument le clic automatique sur tout ce qui bouge !

Je vois aussi trop de curateurs sur Scoop it qui cliquent systématiquement sur tout ce qui concerne leur discipline.  Encore une fois, le rôle de la curation, c’est bien d’orienter l’information pertinente vers vos abonnés.  Pas tout et n’importe quoi !

J’ai refusé des tonnes de suggestions de la part d’autres scoopiteurs parce que, désolé les gars, leurs articles n’étaient pas à la hauteur : syntaxe aproximative, orthographe inexistante, sujet mal compris, article inachevé ou d’une superficialité qui ferait passer Nabilla pour la fille d’Einstein…  et j’en passe, c’est un jour de bonté aujourd’hui, vous avez remarqué ?

Ce qu’attendent de vous vos abonnés, c’est une information de qualité.  Et donc,

Troisième conseil : lisez avant de partager !

 Je vois aussi des scoopiteurs qui cliquent sur tout ce qui concerne leur discipline sans avoir lu le contenu de ce qu’ils ont diffusé.  C’est manifeste.

Je me suis dit que j’allais un jour faire l’expérience : je publierai un titre hyper-sérieux avec un texte débile, constitué d’insultes et de phrases collées au hasard.  Et bien, je suis certain qu’un nombre non-négligeable de « curateurs » relaieront joyeusement « l’information« .

Il n’est pas toujours nécessaire de lire tout l’article avant de le relayer, mais une lecture en diagonale des titres, intertitres et mots principaux des paragraphes s’impose.  Au pire, lisez au moins le chapô.  Mais lisez, bon dieu !

Quatrième conseil : contextualisez, commentez, ajoutez de la valeur

Vous avez trouvé l’info du siècle qui va passionner vos abonnés ?  C’est très bien.

Mais allez-vous leur transmettre cette information brute ?  Ce serait dommage.

Ajoutez donc votre grain de sel : donnez votre point de vue sur cet article, sur le contenu de cette vidéo, sur la pertinence de cette infographie.  Commentez-la.  Replacez-la dans son contexte.  Ajoutez-y des liens pertinents.

C’est cela votre valeur ajoutée en tant que curateur : la bonne information avec le regard d’un professionnel.  Sinon, un agrégateur de flux RSS fera tout aussi bien l’affaire…

Non seulement vos abonnés apprécieront votre point de vue, mais vous gagnerez en notoriété : vous serez considéré comme un expert, capable de repérer la bonne information pour le bon public ; capable de la commenter, de la relativiser, de la contextualiser.

Et croyez-moi, des curateurs de cette qualité-là, ça ne court pas les avenues de l’information !

Conclusion : la curation c’est difficile et ça prend du temps

Eh non, on n’a rien sans rien.  Si vous voulez des followers ou des abonnés sur Scoop it ou Paper.li, il faut faire des efforts.  Il faut cibler son public, cibler son info, lire, parcourir des sites web, des médias sociaux, bouffer des kilomètres de texte et des dédales d’images pour publier, in fine, une portion infime de tout cela.  La partie qui en vaut la peine, la perle de l’information dans le fumier d’Internet.

Il faut y consacrer du temps, de l’énergie, de la passion.  Mais vos abonnés vous en seront reconnaissants 😉

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Mind Mapping MOOCs Outils

ITyPA saison 3 : MOOC connectiviste et mindmapping collaboratif

Vous connaissez ITyPA ?  Le MOOC connectiviste entame bientôt sa troisième saison.   Et j’y proposerai une activité de mindmapping chaque semaine, du 26 septembre au 11 décembre 2014.

ITyPA a été le premier MOOC francophone.  Un MOOC, c’est un Massive Open Online Course.  Ou, en français, un « Cours Massif, Ouvert et en Ligne« .

Un MOOC connectiviste en français

C’est un cours où chacun peut s’inscrire gratuitement.  Et participer à ce qu’il veut.  Et apprendre ce qu’il veut.  Avec les autres.  Comme ITyPA est un MOOC « connectiviste« , il s’attend à ce que vous vous « connectiez » avec les autres.  Et à ce que vous appreniez ensemble.  La dimension collective, collaborative est donc très importante dans ce MOOC où chacun peut apporter un peu de ses compétences ou de ses connaissances aux autres.

Les inscriptions sont ouvertes depuis le 1er septembre, sur une plateforme SpeachMe : une particularité de cette troisième saison dont j’aurai encore l’occasion de vous reparler…

Le programme est intense mais progressif comme vous pouvez le constater sur cette mindmap Mindomo.

Programme d’ITyPA 3

Cliquez sur ce lien pour voir une présentation interactive du programme.

Lorsque la carte est ouverte en ligne, attendez un peu qu’elle se charge complètement : cliquez sur l’image du centre, c’est une vidéo Youtube qui vous en dira plus sur le MOOC.  Vous pouvez la diffuser en plein écran en cliquant sur le petit carré en bas à droite de la vidéo.  Quand vous avez visionné la vidéo, vous pouvez animer la présentation interactive en utilisant les flèches gauche et droite qui s’affichent dans la barre de menu, au bas de votre écran.

Flèches de contrôle

 De cette façon, vous pouvez découvrir toute la carte élément par élément, façon Prezi 😉

Mais vous n’êtes pas obligé(e) de suivre la présentation dans l’ordre : vous pouvez aussi zoomer et vous promener dans cette mindmap comme bon vous semble en utilisant les boutons de droite, en cliquant partout…  C’est aussi l’esprit du MOOC : on se forme, en suivant le tronc commun ou à la carte, comme on en a envie…

Vous  y êtes ?

Programme d’ITyPA : Internet, Tout y est Pour Apprendre

ITyPA saison 3 se déroulera sur 10 semaines.  Mais des semaines parfois un peu particulières, comme vous allez le découvrir :

Semaine 0 : Pre-MOOC, on découvre l’environnement

Première particularité : cette semaine dure 14 jours !

Vous vouliez du « pas banal », qui sorte de l’ordinaire ?  Avouez que ça commence fort!

Cette semaine « zéro », ce n’est pas pour autant une semaine pour rien : c’est pour vous donner le temps de vous installer, de faire le tour du propriétaire, de vous dire « tiens, t’es là aussi, toi ? » quand vous reconnaissez votre voisine ou votre ami Facebook.  Une semaine pour découvrir l’environnement du MOOC, ses spécificités.

Semaine 1 : S’approprier, définir ses envies, ses objectifs

Lors de cette première semaine, vous allez déterminer ce que vous voulez apprendre.  Quels sont vos objectifs.  Qu’est-ce que vous voulez retirer de cette expérience ?

En termes d’apprentissage, bien sûr, mais aussi en matière d’expérience humaine, et de relations : qu’est-ce que j’ai envie de vivre lors de ce MOOC ?

Je vous y aiderai avec une mindmap et une première activité.  Je ne vous en dis pas plus pour le moment…

Semaine 2 : S’identifier, définir son Espace Personnel d’Apprentissage

Ouille, de grands mots tout de suite !  Ne vous inquiêtez pas.  Nous allons explorer ensemble ces notions.

Cette deuxième semaine, avec mon complice Simon Carolan – le coordinateur d’ITyPA3 – nous allons diffuser un « hangout » sur ces fameux EPA (Espace Personnel d’Apprentissage).

Vous ne savez pas ce qu’est un « hangout » ?  Pas grave.  Tranquille.  On est là pour apprendre ensemble.  C’est l’esprit du MOOC, encore une fois.  Laissez-vous aller.  Vous verrez : se perdre, c’est amusant et très formateur à la fois !

Semaine 3 : Rechercher, trouver ce dont j’ai besoin sur Internet

Une fois de plus nous allons revenir à vos objectifs.  En effet, comment chercher si vous ne savez pas ce que vous voulez ?

Ensuite, nous verrons quelle est la meilleure méthodologie à mettre en place, quels outils utiliser.

Je vous concocterai une petite mindmap pour vous y aider.  Vous en doutiez ?

Semaine 4 : Veiller, mettre en place des outils pour ne rien rater

Cette semaine, nous allons découvrir ensemble quelles sont les bonnes pratiques en matière de veille sur Internet.

Voir quels sont les outils et les techniques à utiliser pour une veille efficace.

Je vous montrerai aussi comment utiliser les liens trouvés sur le Net pour créer une carte mentale thématique.

Semaine 5 : Publier et partager

Comment nourrir votre réseau, votre communauté avec ce que vous avez trouvé sur le Net ?

Vous avez fait des découvertes extraordinaires, mais comment les partager avec les autres étudiants du MOOC ?

Utilisez les réseaux sociaux, un blog, un wiki… ou une mindmap de présentation.  Ou encore, une carte mentale insérée dans un blog ou un site web.

 Semaine 6 : collaborer

Collaborer, c’est-à-dire, engager des relations avec certains des participants, sur un thème précis, une question que vous vous posez.

C’est-à-dire, trouver le moyen de partager le fruit de votre veille, de mettre en place des procédures pour travailler ensemble.

Sur quels thèmes allez-vous travailler ?  Avec quelles personnes ? En utilisant quels outils ?

Cette semaine, à mi-parcours, sera aussi l’occasion d’une pause, d’un temps de réflexion, de maturation.  Le temps de vous poser quelques questions :

  • qu’est-ce que j’ai appris ?
  • ai-je dévié de mes objectifs  de départ ?
  • si oui, en quoi est-ce que ça a été bénéfique ?  ou pas ?
  • qu’est-ce que j’ai envie de faire de tout ça ?
  • etc.

Là aussi, je vous préparerai une activité avec une ou plusieurs mindmaps pour vous aider dans vos démarches.  Comme le dit souvent mon amie Fabienne De Broeck, le mindmapping, avec son idée centrale, est une « technique idéale pour se recentrer« .

Semaine 7 : Co-construire

Vous avez choisi les personnes avec qui travailler, les thèmes que vous souhaitez explorer, les outils que vous comptez utiliser.

C’est bien.

Maintenant, c’est le moment de passer à la vitesse supérieure, d’optimiser vos production en tenant compte des meilleures pratiques collaboratives.  Ce sera le rôle de Michel Briand de vous aiguiller vers ces pratiques collaborative optimales.

Je vous inviterai aussi à pratiquer quelques séances de mindmapping collaboratif en ligne.

Semaine 8 : Se former

Quoi ?  Se former ?  En semaine 8 seulement ?????

Du calme.  Oui, cette semaine, nous allons formaliser vos apprentissages.  Vous allez faire le point non seulement sur ce que vous avez appris, mais sur la façon dont ça s’est fait.  Vous allez en tirer un bilan.  Mettre les choses en perspective.   Evaluer comment vous avez utilisé les temps et les espaces d’apprentissage dont vous disposiez.

Tout cela va vous permettre non seulement de capitaliser sur les acquis de ce MOOC, mais surtout : cela va vous donner des bases inestimables pour le futur.  Grâce à cette démarche, vous n’apprendrez plus jamais de la même manière à l’avenir.

Ici aussi, je vous proposerai des outils visuels pour vous aider à faire le point.

Semaine 9 : Et la fête continue !

Préparez vos mouchoirs : c’est ici qu’on boucle les valises et qu’on se dit au revoir.  Mais pas adieu : en effet, tout au long de ce parcours, vous vous serez créé un réseau, une communauté de gens qui partagent vos goûts, vos intérêts, vos affinités…

Et vous aurez sans doute plaisir à échanger avec eux à l’avenir, à concevoir de nouveaux projets avec eux.  Qui sait : à participer à de nouveaux MOOCs avec eux !

Et pourquoi pas vous ?

Tenté(e) par l’aventure ?  N’hésitez pas une seconde : venez vous amuser et apprendre avec nous !

Vous verrez qu’à tout âge on peut éprouver le plaisir de la découverte.  Surtout quand ce plaisir est partagé avec des gens qui ont les mêmes envies que vous.

Inscrivez-vous à ITyPA3 et vous aussi, vous serez convaincu(e) qu’Internet, Tout y est Pour Apprendre !

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Internet Logiciels Outils Sécurité informatique

Vie privée : 10 mythes à propos de la sécurité informatique

Pour beaucoup d’entre nous, avoir un antivirus est suffisant pour protéger nos ordinateurs, nos données, notre vie privée.  C’est l’un des dix mythes sur la sécurité informatique dont il est question aujourd’hui.

Mis à jour le 20-06-2013 à 12h53 : remplacement de « destruction pure et simple de vos données » par « l’impossibilité de décriffer les données… et donc leur perte tant pour vous que pour les pirates potentiels. »  Cette formulation est plus correcte.

Les autorités néerlandaises ont été l’objet de cyber-attaques nombreuses ces dernières années.  Alors que l’informatisation des administrations est quasi-totale, la sécurité n’est vraiment pas à la hauteur, comme je l’ai déjà écrit dans plusieurs articles dont un sur la cyber-guerre aux Pays-Bas et en Belgique.

L’excellent site Gemeente.nu – un site d’information destiné aux administrations locales – publiait aujourd’hui un article sur le thème « 10 mythes à propos de la sécurité informatique ».  Je l’ai trouvé bien fait, intéressant et je l’ai donc synthétisé sous forme d’une carte mentale que voici.  Vous pouvez la télécharger gratuitement depuis le site de Biggerplate.  Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Dix mythes sécuritaires

1. Ca n’arrive qu’aux autres !

J’aimerais bien.  Mais j’ai moi-même été la cible de plusieurs attaques.  J’en ai raconté une ici : celle d’un magicien viennois qui a tenté de m’extorquer mes données via un faux mail Linked In.

La cause de ce mythe est une trop grande confiance : trop grande confiance dans les mots-clés, dans les appareils ou dans les outils de protection, comme les antivirus.   Nous verrons plus loin ce qu’il en est.

La solution tient en trois mots :

  1. Informez
  2. Formez
  3. Responsabilisez

Qui ?  Tous les membres de votre personnel !  La sécurité, c’est l’affaire de tous, y compris en informatique !  Ne laissez pas vos collaborateurs s’endormir et revenir aux mauvaises habitudes…

Définissez un cadre clair et répétez régulièrement les consignes.

2. Nous consacrons 10 % de notre budget informatique à la sécurité

Les études montrent qu’en réalité rares sont les entreprises ou les services qui y consacrent plus de 5 % !

Et encore, sans une réelle politique de sécurité…

La cause de cette illusion ?  Les voeux pieux, les bonnes intentions : on aimerait bien qu’il en soit ainsi et on finit par le croire…

La solution : adaptez vos budgets à la réalité ?  De quoi avez-vous réellement besoin ?  Combien cela coûte-t-il ?  Allouez les ressources nécessaires.

3. Nous pouvons quantifier le risque

Quel risque ?  Certains risques peuvent être quantifiés, d’autres non.  Cette impression relève de ce que les Anglo-Saxons qualifient d’Excel Management.  Parce que vous disposez de chiffres, vous croyez tout maîtriser.

Faites la part des choses.  Quelles sont les données que vous ne maîtrisez pas ?  Le danger, c’est l’imprévu.  C’est un pirate qui entre par une « porte de derrière » : une faiblesse de votre système.  C’est une personne mal intentionnée qui subtilise un mot de passe dans les tiroirs de vos collaborateurs.

4. Nous avons une protection physique

Ah oui ?  Grand bien vous fasse !

« Nous avons un pare-feu ».  « Nous avons un antivirus ».  « Nous avons un Mac, c’est moins sensible aux virus ».

La cause de ce mythe, c’est clairement une mauvaise compréhension du risque.   Le risque pour une entreprise ou un journaliste, c’est moins une attaque par un virus – les antivirus s’en occupent très bien – que par une personne ou un groupe malintentionné.

Et ces personnes et ces groupes disposent d’outils et de méthodes très sophistiqués.   Je vous donne un exemple tout simple.

Vous avez un PC avec une carte Phoenix ?  Votre BIOS – l’épine dorsale de votre système – est protégé par un mot de passe.  Vous vous sentez donc en sécurité.

Voici ce que j’ai trouvé en 0,013 secondes avec Google :

PHOENIX BIOS backdoor passwords:

phoenix, PHOENIX, CMOS, BIOS

S’il m’a fallu une fraction de seconde pour les trouver, combien de temps croyez-vous qu’il faudra à un vrai pirate pour faire la même chose ?  Et vous avez vu la complexité des mots de passe de cette marque ?  Vous vous sentez toujours protégé ?

Encore une fois, diversifiez vos mesures de protection : sondez votre système à fond pour évaluer ses forces et surtout ses faiblesses pour y remédier d’urgence !

5. Nos mots de passe sont complexes et modifiés régulièrement

C’est déjà une première démarche intéressante.  Mais elle ne suffit pas.

Le problème des mots de passe, c’est moins le « crackage » que l’ingénierie sociale.  Derrière ces mots barbares se cachent des réalités toutes simples.  Le crackage, c’est le fait de trouver votre mot de passe à l’aide d’un logiciel spécialisé qui va forcer, casser votre mot de passe.  Il en existe des centaines, téléchargeables gratuitement sur Internet.  Tapez « password crackers » dans Google et vous me direz combien vous en avez trouvés !  Bien entendu, ils servent à retrouver votre propre mot de passe en cas d’oubli.  Mais d’autres peuvent s’en servir à des fins moins positives…

Pourtant, il existe une technique bien plus perverse et souvent bien plus efficace pour obtenir un mot de passe : l’ingénierie sociale.  Dans son livre The Art of Deception, le célèbre hacker Kevin Mitnick rappelle l’histoire de Stanley Mark Rifkin.  Rifkin a volé 100 millions de dollars.  Ce hacker n’a même pas touché un clavier pour réaliser son exploit.  Il a simplement mémorisé un code qu’un collaborateur imprudent avait laissé sur un post it collé sur son bureau.  Il a passé deux coups de fil.  Et s’est envolé pour la Suisse pour retirer l’argent…

Combien de collaborateurs scribouillent les mots de passe trop compliqués sur un post it dans votre entreprise ?  Posez la question, vous serez étonné…  Combien ont pour mot de passe le prénom du petit dernier ?  Et combien publient 50 photos dudit bébé avec son prénom sur leur page Facebook ?   Les pirates vous disent « merci ! »

6. Nous confions la responsabilité de la sécurité à quelqu’un de l’extérieur

La cause de ce mythe est la croyance que « quand on réorganise, souvent, les problèmes se règlent d’eux-mêmes ».

En réalité, on essaie de ne pas voir la réalité ou on la passe à quelqu’un d’autre.  Le risque, c’est que la sécurité vous échappe vraiment et que vous ne maîtrisiez plus rien.

La solution : analysez votre système en profondeur, ses forces, ses points faibles et agissez en conséquence !

7. C’est le rôle du CIO

Ce  mythe est apparenté au précédent : on refile la patate chaude.  Mais en même temps, si le CIO impose sa méthode, on rechigne en se plaignant qu’on n’a plus de marge de manoeuvre, qu’on ne peut plus travailler à sa façon.

En réalité, la sécurité est l’affaire de tous !

La solution ?  Faites de la sécurité informatique une partie de la culture d’entreprise.  Favorisez les comportements sûrs et bannissez les comportements à risques : pas de transmission de mots de passe par mail ou par téléphone.  Pas non plus de post it collé sur le bureau ou dans un tiroir.  Pas de mot de passe transformé en faux numéro de téléphone : avec Internet il suffira de quelques secondes à un hacker pour vérifier l’existence de ce numéro…

Définissez une politique de sécurité et partagez-la avec vos collaborateurs.  Associez-les à vos démarches.  Formez les nouveaux dès leur premier jour…

8. Confier la sécurité à un outil déterminé

Nous avons le meilleur antivirus.  Nous disposons du système de défense professionnelle Machin qui est le meilleur du marché.

La cause de ce mythe est la recherche d’outils « magiques » pour régler des problèmes complexes.  Le danger, c’est de s’endormir sur ses lauriers une fois le produit acquis et de ne plus prendre de mesures efficaces.

Encore une fois, il n’existe pas de produit-miracle en matière de sécurité informatique.   Et le maillon le plus faible d’une chaîne de sécurité, c‘est toujours l’humain !

La solution : analysez de fond en comble votre système, établissez les priorités, prévoyez un plan pluriannuel de sécurité.

9. Nous avons implémenté une politique de sécurité.  Nous sommes prêts !

Bravo !  Vous êtes en train de vous endormir…

La cause de ce mythe, c’est le manque de réalisme.   Une politique de sécurité, ce n’est pas une chose acquise : c’est une culture, une série d’attitudes.   C’est une vigilance de tous les instants.  A ne pas confondre avec la paranoïa.   Mais une culture qui vous fait comprendre que le risque est permanent et que vous pouvez le réduire de façon drastique grâce à quelques bonnes pratiques…

10. La cryptographie est la meilleure protection

Le scandale PRISM est en train de renforcer ce mythe.  Encore une fois, la méconnaissance du risque et la perception du hacker en tant que surdoué de l’informatique vous fait perdre contact avec la réalité.

La cryptographie est nécessaire dans certains cas.  Je  pense notamment aux journalistes qui doivent protéger certaines données vitales.  Ou aux ingénieurs à qui sont confiés des secrets industriels.

Mais la cryptographie est assez compliquée à manipuler.  Et elle peut être très dangereuse : dans  des mains inexpertes, elle peut aboutir à l’impossibilité de décriffer les données… et donc leur perte tant pour vous que pour les pirates potentiels. (Merci à Jean-Marc Manach pour la suggestion de correction 😉 )

Si vous devez recourir à ce type de méthode, soyez certain d’avoir dans vos collaborateurs au moins une personne experte dans ce domaine.  Faites former vos collaborateurs motivés.

En conclusion

Le risque informatique existe.  Il est multiple.  Il concerne chacun d’entre nous.  Mais chacun d’entre nous peut s’en prémunir en prenant les précautions qui s’imposent.  En gardant à l’esprit les bonnes pratiques en la matière.

J’y reviendrai dans d’autres articles, sur des problèmes ciblés et des solutions spécifiques.

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Que faire du jeu à l’école, en formation et en entreprise ?

Le jeu est la forme d’apprentissage la plus naturelle.  Faut-il pour autant l’intégrer à l’école ?  Et dans la formation des adultes ?  Et quid du jeu en entreprise ?

Comment faire ?  Et pourquoi ?  Quelles en sont les limites ?

Quelques éléments de réponse, basés sur mon expérience personnelle en la matière.  Premier article d’une nouvelle série.

J’ai lu récemment plusieurs articles sur le jeu en formation ou à l’école.

Partisans et détracteurs s’opposent joyeusement, voire violemment.

Pourtant, le jeu a toute sa place dans notre  à l’école, en formation, en entreprise.  C’est ce que je voudrais explorer avec vous en plusieurs articles.

Le jeu est la façon la plus naturelle d’apprendre pour les humains.  Et pas seulement : chez les primates aussi, le jeu est en vogue.

L’enfant apprend par le jeu

Les enfants apprennent les règles sociales grâce à celles du jeu.  On ne triche pas : on respecte les limites.  On exerce un certain rôle de genre – le papa et la maman – ou professionnel – les jeux de magasin, la fameuse classe où les élèves sont des nounours, etc.

Soit.  Mais pourquoi utiliser le jeu en formation, à l’école ou en entreprise ?  Est-ce vraiment sérieux ?  Est-ce efficace ?

Intégrer le jeu dans une stratégie d’apprentissage

Le piège du jeu en formation est celui de toute méthode et de toute technologie : c’est de se focaliser sur le jeu plutôt que sur les objectifs pédagogiques !

C’est pareil avec Internet, avec les tablettes, avec les iPhones : tous ces instruments sont de merveilleux auxiliaires pédagogiques.  Et doivent le rester.  Ils ne doivent devenir ni l’objectif de la formation, ni la justification de leur emploi !

Le jeu doit, comme tous les autres outils et méthodes, s’intégrer dans une stratégie pédagogique et rester au service de cette dernière.  Il ne doit pas non plus constituer la seule forme d’apprentissage.  Ce qui fonctionne le mieux en formation, c’est l’alternance et la variété des techniques et des méthodes : un jeu, puis un exposé magistral, puis une carte heuristique, puis un debriefing en groupe ou une séance de brainstorming, une présentation, un débat, etc.

Le jeu : une façon unique d’engager les humains

Lorsqu’on joue, on oublie vite tout le reste.  Et surtout : on oublie vite qu’on joue !  On se donne à fond.  Sinon, ce n’est pas du jeu (comme le dit la si belle expression qui dénonce ceux qui ne respectent pas la règle).

C’est donc une excellente façon d’obtenir un engagement maximum de vos participants.  Qu’ils soient étudiants à l’école, employés dans votre entreprise ou encore participants à votre module de formation.

C’est donc un moyen particulièrement efficace d’amener les participants à penser le changement, à adopter des comportements inhabituels ou à découvrir de  nouvelles pratiques.

J’utilise le jeu pour faire découvrir aux participants les  joies de la communication non-verbale.  Après le jeu, on debriefe : en général, les participants perçoivent très bien et ce, de manière intuitive, les objectifs du jeu, ses modalités, ses apports.  La discussion est enrichissante pour tout le monde : les différents points de vue s’éclairent mutuellement.  C’est une occasion unique de formation par les pairs.

Tuer l’ennui avant qu’il ne vous tue

Le jeu a un autre avantage énorme : il ne lasse pas.  Alors que l’étude par lecture, recopiage ou écoute d’un exposé peut ennuyer très rapidement, étudier en jouant peut se poursuivre pendant des heures sans aucune lassitude.

-« Oh, je n’ai pas vu le temps passer ! »

Combien de fois avez-vous entendu votre petit dernier vous affirmer cela alors qu’il jouait sur sa console depuis trois heures voire plus ?

Formateurs, enseignants, responsables de formation peuvent exploiter cette propriété du jeu dans leur activité professionnelle.  Pour inciter les étudiants à réviser plus longtemps et en profondeur.  Pour donner une dimension plus agréable à une formation qui risque de sombrer dans l’ennui ou la lassitude.

Par ses possibilités de répétitions infinies sans lasser, le jeu permet d’approfondir certains réflexes ou d’ancrer les connaissances de façon plus profonde et durable que d’autres méthodes d’apparence plus sérieuse.

De nouvelles aptitudes apparaissent

On voit se développer par le jeu de nouvelles aptitudes chez les adeptes.  Les jeunes gamers ont une capacité unique à percevoir la plus légère modification dans leur environnement : ils ont l’habitude de repérer le vaisseau alien qu’il faut désintégrer avant qu’il ne vous atomise !  Leur réactivité se situe bien au-dessus – j’allais dire à des galaxies – de la moyenne.

Le pouce est parfois bien plus développé chez les utilisateurs de manette que chez leurs parents, par exemple.  Et on voit apparaître chez d’autres une habileté manuelle très fine qui est très utile aux chirurgiens.

Des jeux pour toutes les situations

Un autre avantage du jeu est qu’il est multiforme et donc, adaptable à toutes les situations.

Il existe des jeux de stratégie, de langues, de grammaire française, de rapidité, etc.

On peut donc les utiliser dans de très nombreuses situations d’apprentissage.

C’est ce qu’a bien compris quelqu’un comme Thiagi, l’inventeur des jeux-cadres : ces derniers, comme leur nom l’indique, sont des « cadres », un ensemble de règles, dont le contenu varie en fonction des besoins.   Ils peuvent donc être utilisés tant à l’école, qu’en entreprise ou en dispositif de formation pour adultes.

Personnellement, je les emploie régulièrement.  En alternance avec d’autres dispositifs, bien entendu.  J’y reviendrai bientôt.

Je reviendrai aussi sur d’autres types de jeu, comme la vidéo et les serious games, dont le succès grandissant en formation ne doit pas nous faire oublier qu’il s’agit d’outils.  D’outils au service de la pédagogie et non pas l’inverse.

Et vous ?  Utilisez-vous aussi le jeu en formation ou à l’école ?  De quels types ?  Etes-vous satisfait des résultats obtenus ?

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Communication Community management Médias sociaux

Gestion de crise: des exemples de « community management » réussis

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Le « community management » est à la mode. Mais les marques ont tendance à privilégier la com’ de crise et les cas d’échec font la une des médias. Pourtant, des expériences réussies existent.

Marco Bertolini‘s insight:

A rebours des « fails » qui abondent dans le « community management » des marques, voici quelques exemples particulièrement réussis : le Coca-Cola rose n’est pas pour demain, et non, les règles ne sont pas une « période heureuse pour les femmes ».  Et la Redoute a profité de son « homme nu » sur les photos de vêtements pour enfants pour lancer un défi aux internautes.

Des exemples qui montrent, preuves à l’appui, comment des marques se sont non seulement sorties de situations difficiles, mais ont marqué des points en marketing.

Dans tous les cas : en instaurant un véritable dialogue avec l’internaute.

Mais c’est la base du « community management », non ?

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E-learning Entreprise formation Ingénierie de la formation Mind Mapping

Ingénierie de la formation : les trois niveaux d’intervention

Qu’est-ce que l’ingénierie de la formation ? Qui en sont les acteurs ?

Quelles en sont les différentes étapes ?

Dans une nouvelle série d’articles, dont voici le premier, j’explorerai ce domaine qui gagnerait à être mieux connu.

Aujourd’hui, je découvre avec vous les trois niveaux d’intervention de cette discipline.

Je relis avec bonheur le livre de Thierry Ardouin « Ingénierie de la formation pour l’entreprise« , publié en 2003 aux éditions Dunod et qui reste pour moi un des ouvrages majeurs dans ce domaine.

Bien sûr, c’est mon métier depuis des années, de concevoir et d’organiser des formations – la première remonte à 1989 – mais je ressens le besoin de revenir régulièrement aux sources, ne fut-ce que pour reformaliser mes pratiques professionnelles.   L’expérience est importante, bien entendu, mais elle ne suffit pas : une réflexion professionnelle, une prise de distance par rapport à votre « praxis » s’impose de temps en temps.   J’ai besoin de redonner une ossature plus intellectuelle, plus rationaliste à mes pratiques intuitives : l’usage des deux cerveaux, une fois de plus !

Une méthodologie actuelle

Le livre date de 2003 et n’aborde donc pas des méthodes pédagogiques nouvelles comme l’e-learning ou les MOOC‘s très en vogue en ce moment, mais il insiste sur une méthodologie qui me paraît toujours d’actualité.  Pour moi, une intervention de formation en entreprise doit toujours comprendre les 4 phases qui forment le sous-titre de l’ouvrage : analyser, concevoir, réaliser, évaluer.

Selon le contexte et les besoins de l’entreprise, les 4 phases n’auront pas toujours un poids égal dans notre intervention en tant que spécialiste, mais elles doivent au moins figurer au cahier des charges et le professionnel doit au moins savoir dans laquelle il intervient et comment elle s’insère dans le système général.

Thiery Ardouin mettait déjà en garde contre ce qui aujourd’hui est devenu l’un des pièges les plus meurtriers en matière de formation :  l’excès technologique – se focaliser sur nos merveilleux outils (ordinateurs, Internet, iPads, réseaux, etc.) – au lieu de les mettre au service de l’objectif pédagogique.  Does that ring a bell ?

L’autre piège mortel est l’hyper-rationalisation : une conception et une mise en oeuvre qui se concentrent sur les systèmes et en oublient complètement l’humain, la personne à former, qui devrait pourtant constituer le coeur de l’ensemble…

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir avec vous les trois niveaux d’intervention de l’ingénierie de la formation.  (Cliquez sur la carte pour l’agrandir ou téléchargez-la gratuitement depuis Biggerplate, la plus grande communauté de mindmappeurs au monde).

Les trois niveaux de l’ingénierie de la formation

La politique de la formation

C’est le niveau de la stratégie.  C’est là qu’est décidée la politique de formation de l’entreprise.  Cela nécessite une vision à long terme, une connaissance du portefeuille de compétences disponibles en interne, une définition des objectifs généraux, de la position générale de l’entreprise face à l’apprentissage et à l’évolution des personnels, etc.

Les acteurs externes sont bien entendu les autorités – Etat, Régions, Communautés (en Belgique), etc. – qui fixent le cadre législatif.   Mais aussi les partenaires sociaux, les branches professionnelles ou commissions paritaires, etc. qui fixent le cadre professionnel : conditions de travail, organisation de la formation par secteur ou par entreprises, etc.

L’organisation de ce niveau appartient à  la direction générale – qui porte la vision de l’entreprise, qui définit ses missions et ses objectifs généraux, dont la formation – et à la direction des ressources humaines (DRH) qui bien entendu gère tout ce qui touche aux carrières et à leur évolution.  Et donc, des besoins en formation, en mobilité interne, etc.  Les acteurs internes sont des directions opérationnelles et/ou administratives et le comité d’entreprise.

La formation et le niveau des systèmes

Le deuxième niveau, la formation, est celui des systèmes de formation.  C’est le niveau de la coordination.  L’organisation en est généralement confiée à un responsable ou ingénieur de la formation, entouré de collaborateurs et d’assistants administratifs.

C’est là que se décident la sélection des opérateurs et des intervenants : le niveau externe.  C’est-à-dire des organismes de formation ou des prestataires de services, comme des rédacteurs de manuels d’instruction, des concepteurs d’e-learning ou de jeux sérieux, etc.

Les acteurs internes y sont les cadres de l’entreprise, les employés, et le public-cible de notre formation.

L’ingénierie pédagogique

C’est le niveau de la pédagogie, c’est là qu’on applique les méthodes choisies, qu’on réalise les différents scénarios pédagogiques, etc.

C’est le niveau des formateurs et conseillers pédagogiques, internes ou externes.  Tandis qu’en interne, les apprenants ou stagiaires sont à la fois la cible et les acteurs de la formation – dans les formations réussies…

C’est le fameux « terrain », le seul niveau dont les apprenants auront vraiment conscience car c’est le seul avec lequel ils seront en contact direct.

Le point de vue pratique

D’un point de vue plus pratique, on peut schématiser l’ensemble comme ceci (cliquez sur l’image pour l’agrandir ou sur ce lien pour la télécharger gratuitement depuis Biggerplate)

Niveaux d’intervention de l’ingénierie de la formation

Dans une entreprise de taille modeste, il se peut que plusieurs – voire tous les niveaux – soient effectués par une seule personne.  Ou que le maître d’ouvrage et le maître d’oeuvre soit la même personne.

Ce n’est pas un problème si cette personne est consciente des différents niveaux de son intervention et des rôles et responsabilités que cela implique.  Par exemple, dans des associations petites ou moyennes, le rôle de formateur et de coordinateur – ou maître d’oeuvre – est souvent joué par la ou les mêmes personnes.

Dans ce cas, ces formateurs-coordinateurs devront bien faire la part des choses entre leurs différentes fonctions afin d’éviter les confusions malheureuses mais aussi pour gérer leur temps de manière efficace.  On ne peut pas être tout le temps sur le pont et à la barre : au risque de faire naufrage…

Ces cartes ont été réalisées avec le logiciel de mindmapping XMind dont vous pouvez télécharger la version gratuite ici.

Si vous voulez vous former à l’usage des outils visuels, consultez notre agenda pour savoir quand et où nous organisons des formations et ateliers.

Bon travail 😉

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Apprendre à apprendre creativité enseignement secondaire Etudier efficacement Pédagogie

Apprentissage et créativité : adoptez la bonne stratégie !

Apprentissage et créativité ?  Oui.  Pour adopter une stratégie efficace qui VOUS convient !

Et pour créer vos propres outils et adopter des tactiques réalistes.

Et, cerise sur le gâteau : pour entretenir votre motivation à apprendre !

Quand à pense à « école » ou à « apprentissage » le premier mot qui vous vient à l’esprit n’est pas forcément « créativité« .

C’est que – pour paraphraser Montaigne – nous sommes souvent plus préoccupés par une « tête bien pleine » plutôt que par une « tête bien faite« .

Et donc, pour beaucoup, apprendre, cela se résume à se remplir la tête en vue de l’examen.  Quitte à oublier pour toujours ce qu’on a appris.

Se remplir la tête, ce n’est pas très efficace.  L’information stockée dans la mémoire ne sera pas forcément retrouvée au moment voulu.  Et si le professeur pose une question pointue, il n’est pas certain que nous pourrons réutiliser l’information dans le sens demandé.  Et encore moins que nous pourrons inventer de nouveaux concepts à partir de ceux que nous avons mémorisés.

J’ai déjà évoqué toutes ces questions ailleurs  : c’est la base de la méthode Etudier efficacement en 5 étapes que je préconise et que j’enseigne dans les Ateliers Apprendre A Apprendre.

Que vient faire la créativité là-dedans ?

Apprendre de manière créative c’est beaucoup plus efficace !  Et je vais peut-être vous étonner, mais la créativité intervient – ou devrait intervenir – à tous les stades de l’apprentissage.

D’abord, pour élaborer une stratégie d’apprentissage : quels sont mes objectifs ?  Qu’est-ce que je veux apprendre ?  Pourquoi ?  Comment bien répartir mon travail ?  Comment bien doser mes effort ?  Quelles sont les méthodes qui me conviennent bien ?  Avec lesquelles je me sens à l’aise ?

Combien d’étudiants se sont jamais posés ces questions ?  Et pourtant, elles sont essentielles si vous visez la réussite !  Car, comme l’ont démontré de récentes études, c’est moins le QI que des qualités comme la persévérance, l’enthousiasme, la capacité à se motiver qui font la différence entre élèves qui réussissent et ceux qui échouent.   Et pas seulement à l’école, mais aussi dans la vie privée et professionnelle.   Nous connaissons tous des esprits brillants mais toujours enclins à se plaindre et qui n’arrivent à se fixer nulle part, qui gaspillent leur intelligence à inventer des excuses pour ne pas avancer…

La carte ci-dessous répertorie quelques moments où l’étudiant devrait faire appel à sa créativité (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Les différentes étapes de votre stratégie d’apprentissage

Répartir son volume de travail, prévoir des pauses, concilier ses périodes d’études et de loisirs demande aussi une certaine créativité.   Pour des adolescents dont le cortex frontal n’est pas encore entièrement développé, planifier des tâches et des loisirs n’est pas facile et une aide des parents sera sans doute la bienvenue.

Quelles méthodes d’apprentissage ?

C’est la mode aujourd’hui de tronçonner les apprentissages selon que vous soyez visuel, auditif, etc.  Certains partisans des intelligences multiples vous inciteront peut-être à enfermer votre enfant ou votre adolescent dans une case prédéterminée.

Je suis convaincu qu’il est intéressant de se connaître et je suis un des premiers à apprécier les apports de Howard Gardner et à prôner la reconnaissance de toutes les formes d’intelligences… je suis aussi convaincu qu’il est dommage de se limiter et de s’interdire des méthodes d’étude efficace sous prétexte que l’on est plutôt visuel ou plutôt kinétique.

Les recherches récentes en neurosciences prouvent que le cerveau comprend et retient mieux quand on mobilise différents groupes de neurones à la fois.  La théorie des répétitions espacées nous apprend que l’oubli fait partie de la mémorisation.  Et les anciens arts de la mémoire nous enseignent ce que confirment les scanners aujourd’hui : l’association est un puissant moyen de ne rien oublier !  Ou presque…

Donc, il vaut mieux avoir à sa disposition une vaste boîte à outils dans laquelle puiser celui dont on a besoin au bon moment.

Vous viendrait-il à l’idée d’avoir dans votre boîte à outils un seul et unique marteau ?  Et de l’utiliser pour tenter de réparer votre lave-vaisselle, de remplacer une ampoule, de bêcher votre jardin ou de repeindre la façade de votre maison ?  Evidemment non.  Vous enverriez directement chez le psy toute personne qui se comporterait de cette façon !

Et pourtant, c’est ce que des millions d’étudiants de par le monde font chaque jour !  Une leçon de maths ?  On lit et relit la matière.  Un test de français ? On lit et relit la matière.  Une interrogation de géographie ? On lit et relit la matière.  Un partiel de vocabulaire anglais ?  On lit et relit la matière.

L’étudiant se fatigue et les résultats sont décevants par rapport à l’effort fourni.

Une boîte à outil adaptée à toutes les circonstances

Il faut donc étoffer votre boîte à outils : en acquérir de nouveaux pour traiter chacune des matières ou des parties de matières selon :

Si vous voulez être efficace, vous devez impérativement :

  • avoir en tête votre objectif
  • tenir compte du temps dont vous disposez
  • déterminer exactement la matière à étudier
  • adopter l’outil le plus adéquat pour atteindre votre objectif en tenant compte des facteurs précédents
  • varier les techniques au maximum pour mobiliser les différentes parties de votre cerveau

Quels sont ces outils qui devraient être présents dans la boîte de chaque étudiant ?  Ce sont ces outils que j’offrea aux participants de mes ateliers Apprendre à Apprendre.

C’est ce que je passerai en revue dans le prochain article de la série  Apprendre avec créativité 😉  A bientôt !

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Apprendre à apprendre concept map creativité enseignement secondaire Etudier efficacement Mind Mapping Outils Pédagogie

Apprentissage et créativité : apprendre, c’est d’abord comprendre

Qu’est-ce qu’apprendre ?  Qu’est-ce que comprendre ?  Qu’est-que retenir ?  Qu’est-ce que mémoriser ?  Qu’est-ce que se souvenir ?

Nous confondons allègrement ces notions.  Le langage de tous les jours entretient ces confusions et nos enfants en pâtissent.

Dans une série d’articles sur l’apprentissage et la créativité, je vous propose de faire le tour de ces notions.  Et de voir comment nous pouvons aider nos enfants et adolescents à mieux apprendre.

« – Tu as appris ta leçon ?

– Oui, maman.

– Tu la sauras pour demain ?

– Oui, maman« .

Apprendre avec plaisir

Céline est sincère : elle a lu et relu le texte sur les écrivains romantiques en prévision de son test le lendemain.  Elle a retenu les noms de Chateaubriand, de Lamartine, de Victor Hugo.  Elle connaît les titres de leurs oeuvres, les dates, etc.

Sa maman est contente : elle a reçu une réponse qui fait baisser considérablement – et très temporairement –  son stress-de-mère-aimante-et-préoccupée-par-la-réussite-scolaire-de-sa-fille !

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !

En est-on si sûr ?

Que signifie « apprendre sa leçon » ?  Qu’est-ce « savoir sa leçon » ?

Est-ce : Mémoriser ? Retenir ? Se souvenir ?  Pouvoir réutiliser ?  Pouvoir replacer les notions dans leur contexte ?  Créer du lien entre elles ?  Les rattacher à se qu’on connaît déjà ?  Pouvoir paraphraser le texte avec son propre vocabulaire ?  Retenir les principales dates ?  Mémoriser les noms des auteurs ?

Evidemment, je caricature le dialogue à l’extrême, parce que je veux souligner le fait que nous véhiculons inconciemment et involontairement des notions confuses et parfois contradictoires de l’apprentissage dans le langage de tous les jours.

Et que cette confusion entretient aussi l’idée d’un apprentissage passif : des têtes qu’on remplit par l’étude et qu’on vide le jour de l’examen.  Nous ne sommes pas encore sortis des métaphores physiques et mécanistes de l’apprentissage…

Apprendre, c’est d’abord comprendre

Retenir par coeur, c’est la meilleure façon d’oublier.

Apprendre, ce n’est pas seulement mémoriser.

Apprendre, c’est d’abord : comprendre !  C’est l’une des bases de la méthode Etudier efficacement en 5 étapes que je préconise.

Comprendre, du latin cumprehendere, veut dire « prendre ensemble« , « prendre avec« .

Et donc, tisser des liensEntre les différents éléments de ce qu’on apprend.   Entre les différentes parties de la matière étudiée : je fais le lien entre le courant romantique, opposition aux valeurs classiques et le courant naturaliste, réaction au sentimentalisme romantique.

Liens entre les différents cours : les cours d’histoire ou de sociologie me permettent de comprendre que le mouvement romantique est né pendant les guerres napoléoniennes, alors qu’une classe bourgeoise commence à remplacer la noblesse dans les postes-clés de la société, que les nations commencent à s’affirmer, que l’individu prend de l’importance par rapport à la communauté, etc.   Et toutes ces nouvelles valeurs s’affirment dans des poèmes et des romans qui exaltent l’individualisme, la valeur personnelle, les sentiments nobles, la patrie, la langue nationale, etc.

Et donc, le romantisme, ce n’est pas que quelques poèmes exaltés sur la mer ou sur les feuilles d’automne : c’est d’abord l’aspiration de toute une jeunesse à bâtir quelque chose de neuf, à trouver sa place sur les ruines d’un vieux monde, à mettre en avant ce qu’elle sent de meilleur en elle-même !

Si ça, ça ne parle pas à vos ados, j’ai bien peur qu’il ne leur reste plus beaucoup d’espoir…

Créez du lien

Créer des liens entre ces différentes parties de cours ou entre les cours eux-mêmes, c’est quelque chose d’actif, de créatif.  On ne vous servira pas ces liens sur un plateau : vous devrez les créer vous-mêmes.

Le mindmapping est l’une des techniques qui vous y aidera.  Les cartes heuristiques ou conceptuelles aident à visualiser les liens et les relations entre les parties et avec le tout.  C’est une des techniques que j’enseigne lors de mes ateliers Apprendre A Apprendre.

Voici un exemple d’organigramme éclaté, avec en haut le classicisme et le « vieux monde » et en bas le romantisme et le « nouveau monde ».  L’organigramme éclaté est une structure intéressante pour illustrer une opposition, une distinction entre deux concepts, deux lieux, deux époques, etc.

Le choix des structures et des outils d’apprentissage au bon moment fait partie de la stratégie dont je reparlerai bientôt. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Une carte mentale pour comprendre

On peut compléter les relations par des flèches et des nuages pour renforcer le côté visuel.  Essayez vous aussi, vous verrez, c’est très efficace.

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Recherche d'emploi Stratégie

Trouver un job : les 7 clés du succès !

Comment décrocher un emploi ?  Comment mettre toutes les chances de mon côté ?

Voici 7 clés qui feront de vous un candidat performant !  Et bientôt un travailleur heureux ?

La concurrence sur le marché de l’emploi est de plus en plus rude, l’atmosphère n’est pas à l’optimisme.

Comment se démarquer des autres candidats ?  Voici sept conseils – sept clés – pour booster votre recherche d’emploi.

Trouvez votre emploi avec les sept clés

1. Elaborez une stratégie

Celui qui ne sait pas où il va n’arrivera jamais, disait Sénèque.  Si vous ne vous fixez pas un cap, un but à atteindre, vous ne trouverez jamais le job dont vous avez besoin.  Et dont vous rêvez.

Définissez vos moyens, vos ressources, le type de job dont vous rêvez, le type d’entreprise dans laquelle vous voulez travailler…

Les points suivants vous y aideront.  Et vous éviterez de vous disperser dans des efforts inutiles.

2. Connaissez-vous

Connaissez-vous vous-même.  Faites le bilan : ce que vous aimez ou pas, ce que vous savez faire – vos compétences – comment vous êtes – vos qualités – votre expérience, vos connaissances, etc.

Faites le tour de vous même.  Demandez à votre famille, à vos amis.

Connaissez aussi vos limites, votre disponibilité, votre mobilité.  Etes-vous capable de travailler à 100 kilomètres de chez vous à partir de 6 heures du matin ?  Quelqu’un peut-il garder les enfants pendant que vous travaillez à temps plein ?   Etes vous prêt à travailler à l’étranger ?

Bien se connaître permet de définir le type d’emploi qui vous convient.  Mais aussi de répondre aux questions des recruteurs.   Pour eux, votre personnalité est au moins aussi importante que vos compétences…

3. Définissez des objectifs SMAART

J’ai déjà expliqué ailleurs ce que j’entends par des objectifs SMAART, je ne vais donc pas m’étendre sur le sujet.

Mais, vous fixer des objectifs précis, mesurables, ambitieux, accessibles, réalistes et limités dans le temps est impératif.  De cette façon, vous vous motivez.  Vous pouvez mesurer vos progrès.  Vous pouvez réajuster le tir si vous sentez que vous vous écartez de ce qui était prévu.  Ou si vos résultats ne sont pas à la hauteur de vos espérances.

4. Connaissez l’entreprise

Je ne le répèterai jamais assez : les candidats qui connaissent l’entreprise marquent des points.  Ceux qui peuvent dire ce qu’ils vont apporter d’unique à cette entreprise sont embauchés !

Parce que le recruteur ne vous engagera pas pour vos beaux yeux, mais uniquement s’il est convaincu que vous correspondez à ce qu’il cherche : une personne qui apportera une valeur ajoutée à l’entreprise.

Utilisez tous les moyens à votre disposition  : Internet, la presse, le téléphone, vos contacts.  Allez faire un tour du côté de l’entreprise pour voir à quoi les employés ressemblent.

5. Mobilisez vos réseaux

Vous connaissez des gens qui peuvent vous ouvrir des portes.  Sur Facebook, Linked’In ou Twitter.  Mais aussi autour de vous : votre voisin, votre cousine, votre meilleur ami, votre ancien copain de classe connaît sûrement quelqu’un dans l’entreprise qui vous intéresse.  Cela fonctionne pour le marché caché, mais aussi pour les emplois publiés.  Un tuyau par ici, une recommandation par là et vous décrochez enfin cet entretien d’embauche !

6. Persévérez !

C’est dur.  Vous avez envoyé plusieurs lettres de candidature, vous étiez sûr d’être le meilleur candidat et vous n’avez qu’une réponse négative.  Ou cet entretien qui vous paraissait avoir été si bon n’a finalement rien rapporté.

Ne vous découragez pas : analysez les raisons de vos échecs.  Tirez-en les leçons.  Dépassez-les : au fur et à mesure des entretiens, vous deviendrez plus performant !  Il y a des erreurs que vous ne commettrez plus jamais.  Vous améliorerez votre CV, votre attitude lors des entretiens.  Et vous serez engagé(e) !

7. Faites-vous coacher

Vous sentez que vous n’y arrivez pas, que vous êtes au bord du découragement.  Ou, tout simplement, vous avez envie de gagnez du temps, d’avoir des outils performants dès le départ.  Faites-vous coacher.  Cela coûte moins cher que vous le croyez et cela vous fera gagner du temps.

Un coach travaillera toujours au départ de vos projet.  Il vous donnera un feedback qui vous aidera à vous poser les bonnes questions.  Et surtout, à trouver VOS solutions, VOS méthodes d’actions.  VOTRE façon de réussir.  Cela vaut bien un petit investissement, non ?

Bonne chance 😉

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Recherche d'emploi Stratégie

Offres d’emploi : explorez le marché caché !

De 70 à 80 % des emplois vacants ne seront jamais publiés !

Où sont ces emplois cachés ?  Comment les dénicher ?  Quelle stratégie adopter pour se faire embaucher ?

Oui, vous avez bien lu : entre 70 et 80 % des emplois ne font pas l’objet d’une publication.  Vous ne verrez ni offre dans le journal, ni description sur Internet, ni n’entendrez d’appel à la radio.

Rien.

Cela signifie que seuls 20 à 30 % des emplois s’affichent dans les publications papier ou sur Internet !

Mais où sont les autres emplois ?  Pourquoi n’en parle-t-on pas ?

C’est simple.

Recruter coûte cher.  Embaucher une personne qu’on ne connaît pas présente toujours un risque.  Il suffit d’une personne inadaptée pour mettre en péril la bonne ambiance et donc la productivité d’une équipe.  Et, en conséquence, les entreprises font d’abord appel à des moyens sûrs et peu coûteux d’embaucher du personnel.

Trois grandes filières d’emplois cachés

Il y a trois grandes filières qui permettent aux entreprises d’embaucher à moindre frais (cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Les offres d’emploi cachées

1. La mobilité interne

C’est celle à laquelle l’entreprise pensera le plus vite.  Souvent, l’entreprise dispose déjà des compétences dont elle a besoin pour un nouveau poste.

Un assistant-comptable peut devenir comptable, un bon vendeur avec des qualités de leader un chef des ventes, etc.

Si l’entreprise possède plusieurs implantations, il suffira peut-être qu’une personne compétente déménage de Bordeaux vers Paris pour remplir ces fonctions.

L’entreprise épargne les coûts de publicité, de recrutement, etc.  Il s’agit de faire circuler l’information en interne.  Si l’entreprise a une bonne connaissance du portefeuille de compétences de ses employés, elle n’aura même pas besoin de lancer un appel en interne : elle pourra contacter directement la personne la plus compétente…

2. Le recrutement familial

Beaucoup d’entreprises permettent aux enfants de leurs employés d’effectuer un stage ou de prester un job d’été ou d’étudiant au sein de leurs équipes.

C’est un excellent moyen de repérer les jeunes talents et de faire appel à eux lorsque le besoin s’en fait sentir.

Même lorsque l’épouse ou les enfants n’ont jamais mis les pieds dans l’entreprise, le management considèrera toujours de bon augure de faire appel à la famille d’un employé.  Surtout si ce dernier a une bonne réputation…

3. Le débauchage

Il est parfois décrié, considéré comme immoral, etc.  Mais il fonctionne.  Un de vos concurrent a repéré votre meilleur vendeur et lui offre un salaire plus attractif et le dernier modèle de voiture que vous lui refusiez depuis des mois…

Un client a apprécié le service de la jolie blonde qui recevait les hôtes avec un si joli sourire.  Un fournisseur s’est aperçu que votre comptable ne commettait jamais d’erreur dans ses comptes.

Dans certaines grandes entreprises, les services se livrent à une âpre concurrence internet et on n’hésite pas à débaucher le meilleur employé du voisin…

Une double stratégie pour les repérer… et se faire embaucher !

Comment repérer ces emplois ?

Adoptez une double stratégie : mobilisez vos réseaux et mettez en place une veille de l’actualité des entreprises qui vous intéressent.   Ensuite, envoyez des candidatures spontanées.

Vous seriez étonnés du nombre de personnes qui sont recrutées par candidatures spontanées alors que l’entreprise n’a plus publié d’annonce depuis des mois, voire des années…

Mobilisez vos réseaux !

Vous avez une famille, des amis, des voisins, des ex-collègues ou des ex-copains-copines de classe ?

Parlez-leur de vos projets.  Racontez-leur vos envies.  Demandez-leur de vous tenir au courant de ce qui se passe dans leur entreprise.   Votre facteur a peut-être une soeur chef de service dans l’imprimerie où vous voudriez tant être graphiste.  Votre belle-soeur a une cousine qui travaille pour la compagnie aérienne où vous rêvez de bosser depuis tout petit.  Votre meilleur copain de classe est vendeur pour cette boîte d’informatique où vous vous voyez bien programmeur !

Parlez autour de vous !  N’ayez pas peur !  Un réseau comme Linked’In fonctionne sur ce principe : tout le monde connaît quelqu’un qui…

Utilisez les réseaux sociaux, mais n’oubliez pas qu’In Real Life, vous connaissez du monde aussi.  Du monde prêt à vous aider, à vous donner le bon tuyau…

Organisez une veille

Vous êtes intéressé par un secteur en particulier ?  ou par une entreprise ?

Veillez l’actualité dans ce secteur !

  • Lisez la presse, y compris la presse spécialisée.
  • Allez en bibliothèque : consultez les annuaires professionnels
  • Regardez les émissions de télé régionale consacrées aux entreprises.
  • Allez sur Internet.
  • Créez des alertes Google avec des mots-clés liés aux secteurs et aux entreprises qui vous intéressent.
  • Likez les pages Facebook des marques et des entreprises du secteur.
  • Suivez-les entreprises sur Twitter.  Vous connaîtrez ainsi leurs nouveaux projets ou leurs extension.
  • Placez des alertes sur Linked In

Envoyez des candidatures spontanées !

Et puis, lancez-vous !

Mais une fois de plus, connaissez l’entreprise sur le bout des doigts.  Essayez de savoir qui est la personne qui recrute.  Appelez la par son nom et son titre exact.  Dites-lui pourquoi vous postulez chez elle et surtout ce que vous pouvez apporter de si particulier à cette entreprise.

N’ayez pas peur de vendre vos qualités et vos compétences, votre âge, votre expérience et votre enthousiasme !

Ne vous désespérez pas non plus si vous ne recevez pas de réponse dans la semaine.  Parfois, une candidature spontanée porte ses fruits après des mois.  Mais alors, vous avez décroché l’emploi dont vous rêviez, celui qui vous convient à vous et à personne d’autre !

Ca valait le coup, non ?

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