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Exemple de concept map : les biocarburants

Comment illustrer les différentes facettes d’un sujet?

Et comment illustrer les relations entre les différentes dimensions d’un problème ?

Une concept map ou carte conceptuelle peut vous aider.

J’ai examiné un sujet qui préoccupe les Français en ce moment : celui des biocarburants.

Comment représenter visuellement les relations entre les différentes dimensions d’un problèmes ?  Ou entre les différents concepts d’une même théorie ?

Si la mindmap constitue un excellent outil d’exploration des concepts, de leur hiérarchie, la carte conceptuelle ou concept map présente une solution élégante à la visualisation des relations entre concepts.

Une solution facilitée par XMind comme nous avons déjà eu l’occasion de le voir dans plusieurs articles de ce blog.

Le biocarburant : LA solution énergétique ?

Le gouvernement français étudie la possibilité d’interdire le diesel dans les centres-ville.  Et encourage la consommation de biodiésel.

Il est clair que les biocarburants sont une énergie renouvelable et donc nous libéreraient en partie tout au moins de notre dépendance aux énergies fossiles.  C’est une bonne nouvelle !

Vous pouvez télécharger la carte gratuitement depuis le site de Biggerplate.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Concept map « Biocarburants »

 

Des inconvénients très nombreux

Une production énergivore

Ses partisans mettent en avant une réduction des effets de serre.  Mais des études viennent contredire ces affirmations : l’énergie dépensée pour produire ces carburants seraient nettement supérieure au gain pendant la combustion.  En outre, les engrais et la motorisation des cultures, le transport, la transformation seraient plus producteurs de gaz à effet de serre que le CO2 dégagé par les carburants fossiles.

Une déforestation massive

Les écologistes mettent aussi en avant la déforestation – comme celle des forêts du Brésil, détruites pour produire toujours plus de soja, ou celles d’Indonésie et de Malaisie, mises en danger pour la production d’huile de palme…   Les monocultures d’exportation comportent des risques : destinées à l’exportation, elles profitent aux grands groupes, mais ne nourrissent pas les populations locales.  Elles présentent une faiblesse face aux maladies : on se souvient du mildiou qui a ravagé les pommes de terre irlandaise au 19e siècle, contribuant ainsi à la famine et l’exode de milliers de familles vers les Etats-Unis.

Une spéculation hasardeuse

Et enfin, risque non négligeables pour des populations toujours au bord de la disette, la production de ces carburants dits « verts » engendre une spéculation qui affecte le prix des denrées alimentaires de base : la hausse actuelle des prix de base ne serait pas due uniquement à la sécheresse sévissant aux Etats-Unis, mais surtout à la spéculation de Wall Street sur le prix des denrées et le succès des biocarburants

Une pompe à subsides

Enfin, une fois de plus, tout ceci ne serait pas viable sans les subsides que versent les institutions européennes aux producteurs sous la pression des lobbies énergétiques et agroalimentaires.  Seule solution que ces institutions nombreuses – on compte sept lobbyistes pour un parlementaire européen – ont trouvée à la surproduction européenne.   Mais les Américains ne sont pas en reste : pour les dix prochaines années, ils paieront 10 milliards par an de subsides directs à leurs agriculeurs.  Non pas à tous : 62 % d’entre eux ne percevront rien.  Tandis que les 10 % les plus riches percevront 74 % de la manne céleste !

Tout n’est donc pas rose au pays des carburants verts ?

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L’enseignement en Europe : que nous apprend le rapport 2012 ?

Un rapport de la Commission Européenne évalue l’enseignement en Europe.  Il s’agit des grandes tendances générales de l’évolution récente de l’enseignement au sein des pays-membres.   Une amélioration globale des systèmes d’éducation, mais aussi quelques risques : celui de moins investir face à la crise économique, un danger de pénurie dans plusieurs pays du continent et des jeunes surqualifiés par rapport à l’emploi qu’ils occupent…

Ce vendredi 10 février, la Commission européenne présentait à Bruxelles son dernier rapport sur l’état de l’enseignement en Europe : Chiffres clés de l’éducation en Europe 2012.  Les grandes tendances qui s’en dégagent peuvent se résumer en 5 points :

  1. Des réformes qui tendent à offrir une éducation de base pour tous
  2. Une augmentation globale de la qualité de l’enseignement en Europe
  3. Des investissements inchangés dans certains pays mais réduits dans d’autres face à la crise
  4. Une meilleure formation des enseignants mais aussi un risque de pénurie dans certains pays
  5. Une augmentation des jeunes qualifiés, dans le tertiaire, mais aussi des jeunes surqualifiés par rapport aux emplois qu’ils occupent
Cliquez sur la carte pour obtenir le fichier XMind

1. La plupart des pays d’Europe ont entamé des réformes qui étendent l’offre éducative de base pour tous.  Autrement dit, tout le monde ou presque peut bénéficier d’un enseignement de base en Europe.

Partout, les auteurs constatent un allongement de la scolarité obligatoire, généralement aux environs de  18 ans.

La tendance générale est également d’accroître l’autonomie des écoles au niveau local.

2. Les chercheurs constatent également une augmentation globale de la qualité de  l’enseignement en Europe.  De plus en plus de pays font appel à des procédure « d’assurance-qualité » afin d’évaluer leurs systèmes d’enseignement.

3. Les investissements dans l’enseignement sont restés globalement inchangés face à la crise de 2008.  Mais, certains pays ont tendance à revoir les subsides à la baisse en réponse aux difficultés budgétaires.  Or, l’éducation et la formation sont les seuls avantages comparatifs que l’Europe peut encore avoir face aux concurrents extérieurs dans une économie globalisée.  Le danger est donc réel d’un déclin de notre compétitivité dans une économie de plus en plus tournée vers la connaissance.

4. La qualité de formation des enseignants augmente aussi.  Et les chercheurs voient une volonté de continuer à améliorer cette formation.  Mais, la profession est de moins en moins attractive et certains pays, dont la Belgique et Bruxelles en particulier risquent de connaître une grave pénurie d’enseignants dans les toutes prochaines années.   En outre, de nombreux jeunes enseignants changent d’emploi avant 5 ans.  Il faut donc trouver des pistes de valorisation.

5. Il y a une augmentation très nette des jeunes diplomés de troisième cycle, surtout dans les groupes d’âge 20-24 ans et 30-34 ans.  Mais, ils occupent trop souvent des emplois sous-qualifiés par rapport à leur formation.

Les auteurs préconisent donc une meilleure adéquation de l’enseignement aux exigences du marché.  Ils suggèrent deux pistes : anticiper ses besoins par une observation du marché du travail à court terme et adapter la formation par des modules courts de spécialisation qui permettraient de réponde rapidement aux besoins.

Si le paysage général brossé par les auteurs est plutôt positif, certains danger menacent et, à moyen terme, risquent de fragiliser davantage l’économie européenne : la pénurie d’enseignants prévue dans plusieurs pays, la réduction des budgets de l’enseignement face à la crise économique et le manque d’adéquation entre la formation et un marché du travail en évolution rapide et constante.

Encore une fois, la formation est le seul levier que l’Europe puisse encore actionner pour rester compétitive face aux économies émergentes.   Des pays d’Asie investissent énormément dans la formation de leurs jeunes.  Les jeunes des pays du Golfe sont de plus en plus nombreux dans les universités occidentales, mais aussi à Singapour ou à Tokyo.

Si l’Europe n’investit pas massivement dans la formation et l’enseignement, elle se condamne elle-même au déclin économique à moyen terme.  Ce n’est pas dans quelques années qu’il faut agir : c’est maintenant !

Pour visionner la carte ou en créer vous-même, télécharger XMind gratuitement ici !

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Chomage Société

Plus de deux millions de chômeurs pris en ôtage par les Républicains aux USA

Le taux de chômage aux Etats-Unis atteint des sommets jamais vus depuis la Grande Dépression des années 30 du vingtième siècle : 10% de la population active !

 

File de chômeurs en 1928

Soit un doublement en deux ans, puisqu’en 2007, le taux de chômage affichait 5%.   Et encore : les experts s’accordent sur le fait que ce chiffre  de 10% est sans doute sous-évalué, car il ne prend pas en compte les personnes qui ont abandonné toute recherche d’un nouvel emploi et ne se sont donc plus inscrites sur les listes donnant droit à une aide temporaire…