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Mindmapping : l’importance de la connectivité

Pourquoi utiliser des mots-clés en mindmapping ?  Pourquoi pas des phrases entières ?

Parmi les principes de base du mindmapping, la connectivité occupe une position centrale.

Petit rappel avec trois mindmaps.

Le mindmapping est une méthode d’organisation des idées.  Et l’un des principes fondamentaux de cette méthode, est la connectivité.

C’est-à-dire la possibilité de connecter entre eux un maximum de concepts.  Et d’illustrer ensuite leurs relations les uns aux autres, par leur position sur la branche et dans l’espace de la feuille.

Hier, pendant une formation de formateurs, une participante m’a posé la question : « pourquoi scindez-vous l’expression « bilan de compétences » ?  Pour moi, c’est une expression cohérente.   C’est quelque chose de bien défini« .

C’est vrai qu’il y a des expressions toutes faites qu’il ne nous viendrait pas à l’idée de scinder, parce qu’elle forment un tout cohérent.  Mais dans un cas comme celui-ci, ça se discute pour le moins.

Le mot-clé, base de la connexion

Voici une illustration (cliquez sur la carte pour l’agrandir)

Un mot-clé pour un maximum de connectivité

Sur cet exemple, la différence saute aux yeux : dans le premier cas, la connectivité est fermée, difficile de connecter un nouveau terme à cette expression.

Dans le second, la connectivité est ouverte et donne plus de possibilité de créativité, d’exploration des types de bilan à notre disposition.

Les paragraphes

Une chose qui énerve par-dessus tout les mindmappeurs confirmés, ce sont ces mindmaps si courantes sur Internet ou des paragraphes entiers sont insérés dans un sujet, quand ce n’est pas le contenu d’une page A4 !

En procédant de cette manière, les auteurs de ces cartes s’interdisent toute connectivité.  C’est-à-dire qu’on est dans la négation même des principes les plus élémentaires du mindmapping !

Exemple (cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Comment connecter une nouvelle idée ici ?

De plus, une carte composée exclusivement de sujets-paragraphes devient rapidement illisible.  Le surcroît d’information que la connectivité apporte au message est complètement parasité, annulé par cet excès de texte.

Une démarche intellectuelle profonde

Mais il y a pire.  Car, le principe de connectivité du mindmapping est basé sur le mot-clé.  Ce n’est pas anodin.  Outre le fait que le mot-clé ouvre au maximum la connectivité entre les concepts, il oblige à une démarche intellectuelle profonde : la synthétisation.  Vous devez être très synthétique pour ramener une pensée ou un concept à un seul mot-clé.

Et pour pouvoir ramener cette pensée à un seul mot-clé, il y  a un impératif incontournable : vous devez comprendre cette pensée !

Autrement dit, cette démarche de syntétisation représente un effort intellectuel : celui de retrouver l’élément le plus petit, le plus fondamental de la pensée.  Le mot-clé est l’atome de la pensée : c’est-à-dire quelque chose que vous ne pouvez plus réduire, plus couper (a-tome).

C’est la brique Lego de votre pensée : chaque brique reliée aux autres formera un ensemble complexe.  Mais en mindmapping, on vous demande de revenir à la brique pour pouvoir l’insérer dans un système de relations avec les autres.

Offrez-vous donc un luxe rare : celui de penser visuellement !

Et si vraiment vous devez insérer du texte long dans votre carte, comme le passage d’un livre ou d’un discours, utilisez la note, que vous pourrez insérer dans un sujet.  Vous aurez de cette façon l’intégralité du texte sans pour autant diminuer la lisibilité et l’impact visuel de votre carte.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Utilisez une note pour ne pas alourdir votre mindmap !

Bon travail !

Vous pouvez vous former au mindmapping avec nous : consultez notre Page Agenda pour savoir ou se tiendra notre prochaine formation.  N’hésitez pas non plus à utiliser notre page Contacts pour nous demander des informations ou pour organiser une formation pour votre entreprise, votre école ou votre association !

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Le Mindmapping en 12 dias

Qu’est-ce que le mindmapping ?  Comment cela fonctionne-t-il ?  12 diapositives et une carte mentale pour comprendre.

Je n’ai pas l’ambition de donner toutes les réponses : qui le pourrait, d’ailleurs ?  Simplement, j’ai voulu repréciser – peut-être plus pour moi-même que pour les autres – certaines notions essentielles du Mindmapping.

(Cliquez sur la carte pour la télécharger, l’imprimer, la modifier depuis le groupe francophone de Biggerplate).

Tout d’abord, le mindmapping n’est pas qu’un jouet installé sur certains logiciels apparemment simples à utiliser.  C’est une méthode de pensée.  Une forme de pensée rayonnante.  Probablement la forme de pensée qui reproduit le plus fidèlement le fonctionnement de notre cerveau lorsque nous pensons.

Une pensée rayonnante : physiquement, elle part du centre de la page, disposée en format paysage.  Cette disposition particulière, qui rompt complètement avec des siècles de tradition d’imprimerie, correspond à notre vision : une vision binoculaire, qui s’étend horizontalement, et non verticalement comme la page d’un journal ou de la majorité des livres.  Apple avait donné au Mac Classic un écran vertical qui correspondait au format d’une page.  La société a vite changé d’avis.  Depuis, tous les écrans respectent la disposition de nos organes visuels.

Une pensée fortement structurée et hiérarchisée

Une pensée rayonnante qui s’éloigne du centre vers les bords : une pensée fortement structurée et hiérarchisée, contrairement à ce qu’un premier coup d’oeil pourrait laisser croire.  En effet, plus on s’éloigne du centre, et plus on entre dans le détail.  Plus ce qu’on rencontre est secondaire, accessoire.

Le contenu est placé sur des branches, organiques, fluides, décroissantes.  Ce sont ces branches qui dessinent – littéralement – la structure hiérarchique de la carte.

Cette pensée fonctionne par associations : associations de nos « deux cerveaux » pour commencer.  C’est une métaphore, on le sait, car notre cerveau fonctionne en réalité de manière plus globale, mais c’est une métaphore puissante et donc je continue à l’utiliser.  Le cerveau gauche, siège de la pensée rationnelle, logique, séquentielle – il a besoin de considérer les éléments un par un – et analytique.  C’est le cerveau du détail, de la logique, des chiffres.  Le cerveau droit, plus intuitif, sensible, global – qui comprend tout en une seconde – et synthétique.

Le mindmapping offre une vue à la fois synthétique – tout est vu en un coup d’oeil – et analytique – chaque détail est à sa place dans une structure hiérarchique.

Il utilise également d’autres associations, telles celles des mots-clés, des images, des couleurs, des branches.  Il permet de créer des liens entre les différents éléments, telles les flèches sur cette carte qui partent d’une branche vers une autre pour montrer le lien entre nos perceptions et nos deux cerveaux.

Des émotions pour penser

Les couleurs, les images, les branches organiques font que le mindmapping sollicite nos émotions : notre sens esthétique, nos souvenirs, notre ressenti face à certaines dimensions du monde qui nous entoure.  Peu de méthodes de pensée font appel de manière aussi profonde à ces deux cerveaux.  Et pourtant, comme l’a démontré le chercheur Antonio Damasio, les émotions sont essentielles dans notre capacité à prendre des décisions.  Coupez un être humain de ces émotions, et sa pensée devient stérile, déconnectée de toute réalité.

Le mindmapping, par son utilisation des mots-clés, de sa structure puissante, stimule également notre rationalité.  Notre besoin de clarté, de structuration.

C’est l’alliance de ces deux formes de pensées utilisées ensembles qui donne au mindmapping sa pleine puissance de créativité.

La recherche de la  connectivité maximale

Les mots-clés plutôt que des phrases : cela perturbe fortement les francophones, pour qui le verbe est quasiment sacralisé.  Nous avons l’habitude des longues phrases, des formules interminables.  Les Anglo-Saxons et les Germains sont beaucoup plus concis et attachés au sens qu’à la forme.  Est-ce cette différence culturelle qui fait que le mindmapping est beaucoup plus implanté dans les pays influencés par ces cultures ?

Le mot-clé est pourtant un élément essentiel de la carte heuristique : environ 10 % des mots que nous utilisons sont réellement significatifs.  Ils constituent le coeur même de nos discours.  Le reste est constitué d’articulations, de conjonctions, de précisions circonstancielles.  Le mindmapping se concentre sur ces 10 %.  Et se charge d’établir de nouvelles connexions.

Si on utilise un mot-clé par branche, ce n’est pas uniquement pour faire joli : c’est pour s’assurer d’un maximum de connexions possibles à partir d’un seul mot.  Si j’écris « pensée innovante » sur une branche, je me coupe de toute une série de connexions possibles.  Si j’écris « pensée » sur une branche et « innovante » sur la suivante, je peux facilement connecter « latérale », « créative », « provocatrice », etc.  sur de nouvelles branches qui se connectent sur la première…

La synesthésie facilite la compréhension et la mémorisation

La synesthésie est un autre mot-clé du mindmapping : c’est l’utilisation de plusieurs sens en même temps.  Cette utilisation de plusieurs canaux sensoriels – la vue, l’ouïe, le mouvement – mobilise différents groupes de neurones dans notre cerveau.  Cela renforce notre compréhension – chaque concept a sa couleur, sa disposition dans l’espace, ses mots-clés, ses images – et la mémorisation.

La puissance des techniques de mémorisation millénaires – comme le palais de la mémoire, par exemple – est confirmée par les découvertes les plus récentes des neurosciences : la sollicitation de divers sens à la fois pour comprendre et mémoriser entraîne une meilleure reconnaissance et une rétention à long terme beaucoup plus efficace.

Pensez-y lorsque vous dessinerez votre prochaine mindmap : utilisez toutes les dimensions que ce fabuleux outils vous offre.  Et tirez-en le maximum.  A la main comme avec votre logiciel préféré !

Cette carte a été dessinée avec le logiciel iMindMap : téléchargez-le gratuitement ici !

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