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Ecrire pour la presse web : les portes d’entrée de votre article

Les articles sont lus – on peut l’espérer – sur une grande diversité de supports.  Et le lecteur y entre par de multiples portes.  Quelles en sont les conséquences pour le journaliste ?

Voici une première série de réponses.

Qu’est-ce qui fait la différence entre écrire pour la presse web ou la presse papier ?

L’actualité est la même et le lecteur reste la même personne.

Oui, mais les supports changent et ça change tout !

Une multiplicité de supports différents

Avant, le lecteur achetait SON journal.  Un journal auquel il était fidèle.  Les lecteurs du Figaro se distinguaient nettement de ceux de Libération.   Ceux du Soir de Bruxelles ne voulaient pas être confondus avec ceux de la Libre Belgique.  Le titre, la mise en page, le ton, les convictions politiques plus ou moins affichées, le format du papier…  tout concourrait à une  distinction tant physique qu’intellectuelle des divers titres.   La distinction était aussi claire entre presse régionale et nationale.

Avec l’avènement du numérique, le nombre de supports se multiplie.  Leur nature aussi.  A côté du papier, format journal, apparaissent une kyrielles de formats sur supports numériques : le lecteur dévore maintenant l’actualité depuis son PC, portable ou de bureau, sur sa tablette ou via son smartphone.  Les sites adoptent le « responsive design » : le même contenu doit apparaître et être lisible de la même manière sur tous les écrans.  Tandis que les éditeurs font pression sur les journalistes pour écrire toujours plus court…

Presse : papier, papier et web et pure players

Les journaux papiers seuls tendent à disparaître.  Aujourd’hui, la presse se décline soit sur papier ET Internet, soit sur Internet seul avec les pure players comme MyEurop, Rue89 ou encore le regretté Owni.

Je n’aborderai pas ici la question du modèle économique de la presse en ligne qui se cherche encore.  Ni de la probable disparition d’une majorité de titres existants.

Je veux dans cette série d’articles considérer le point de vue du journaliste et voir comment écrire efficacement pour le web.  Efficacement signifie : écrire pour être lu et compris.

Une multiplicité de portes d’entrée pour votre article

Le web – et ses différents supports : PC, tablettes, smartphones – constitue un changement radical par rapport au journal papier.

Avec le journal – ou le périodique papier – vous entrez dans votre article par une seule porte :  la une, la première page.  Vous y trouvez déjà une introduction des principaux articles, avec leur titre, une photo, un chapô, quelques lignes.    Et l’indication de la page où trouver la suite de l’article.  La page Une constituait donc une sorte de table des matières illustrée, en même temps qu’un résumé et une introduction aux articles.

Si vous aviez entendu évoquer un article à la radio ou si quelqu’un vous avait parlé d’un événement qui vous touche particulièrement, vous vous précipitiez vers la page en question.  Mais c’était l’exception à la règle.

Les différentes portes d’entrée vers votre article

Avec Internet, le nombre de portes d’entrée vers votre article s’est multiplié de façon exponentielle !

Bien sûr, il y a toujours la page d’accueil du site, qui est l’équivalent de la une d’un journal.   Ici, vous ne feuilletez plus – à moins que vous consultiez une édition en PDF – mais vous cliquez sur des liens pour vous rendre sur la page de l’article.

Mais cette façon de faire ne représente qu’une infime partie de vos lecteurs : les lecteurs réguliers qui consultent la page d’accueil de leur journal préféré.

Mais la majorité d’entre eux ne lisent plus la presse de cette façon.

Bon nombre d’entre vos lecteurs trouveront votre article grâce à des mots-clés qu’ils ont tapé dans Google.

Exemple : votre article traite de l’abdication de la reine Beatrix des Pays-Bas.  Vos mots-clés comprendront au minimum « reine », « Pays-Bas », « Beatrix », « abdication », etc.

D’autres viendront via la newsletter du journal, à laquelle ils sont abonnés.  Certains auront eu – par e-mail, via un ami, par exemple – un lien qui renvoie directement vers votre article.

De plus en plus de lecteurs vous arrivent via les médias sociaux : Facebook, Twitter, Linked In, Stumble Upon… pour n’en citer que quelques-uns…  Les outils de curation – comme Scoop it, Paper.ly ou encore Hootsuite – sont aussi responsables d’une bonne part du trafic en relayant les liens publiés dans les médias sociaux…

Les sites des journaux concurrents ou les blogs dirigent aussi un nombre important de lecteurs vers l’article original dont ils se sont au mieux inspirés, au pire qu’ils ont plagié sans scrupule…

Vos lecteurs les plus assidus sont peut-être abonnés au flux RSS de votre publication.  Ou ils suivent ces flux via un agrégateur comme Google Reader.  C’est souvent le cas des professionnels qui veulent concentrer en un même lieu toute l’information qui les intéresse.

Enfin, les professionnels – journalistes, mais aussi cadres ou experts – lancent des alertes pour organiser une veille sur l’évolution de leur secteur ou pour soigner leur personal branding.  Des outils comme Google Alert ou Mention permettent de sélectionner les mots-clés relatifs à l’actualité que vous suivez.

Un article autosuffisant

Vous aurez compris qu’une écrasante majorité de lecteurs arriveront directement sur votre article.  Par une multiplicité de portes d’entrée.  Et avec une énorme variété d’outils et des attentes différentes.

Afin de répondre à cette nouvelle donne, votre article doit être autosuffisant.  Il n’y a plus de « page Une » pour expliquer au lecteur à quoi s’attendre.  C’est l’article lui-même qui doit s’en charger.

Cela signifie qu’il va falloir baliser le terrain et faciliter la lecture de votre visiteur.   Pour cela, vous disposez d’une série d’outils et de méthodes.  L’habillage – mise en page, titraille – va vous y aider.

Par contre, contrairement au papier, l’écriture web est hypertexte et les liens peuvent constituer un fil rouge qui guide votre lecteur.  A condition de les choisir avec soin : ils doivent renforcer la cohérence de votre article et non pas la diluer dans une dispersion inutile.

Ce sont tous ces éléments que je vous propose d’explorer dans une série d’articles à venir.  N’hésitez pas à me faire des suggestions : tous les avis sont les bienvenus 😉

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Internet Médias sociaux

Dossier : Curation, l’organisation du web par les humains.

See on Scoop.itGoing social

Be Geek était cette fois en envoyé spécial au petit déjeuner « Usages de la curation en

Marco Bertolini‘s insight:

La curation : la reprise en main d’une partie du web par les humains.

La synthèse d’une matinée sur la curation avec des représentants de différents outils de curation (Pearltrees, Scoop it et Knowledge Plaza).

Et ensuite, une présentation de ces trois outils.

See on www.begeek.fr

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CV Recherche d'emploi Stratégie

CV sous forme d’infographie : quatre exemples retenus par les recruteurs… et 49 autres qui valent le détour !

Faut-il envoyer son CV sous forme d’infographie ?  Ou bien se limiter au CV classique ?

Dans des articles précédents, j’ai déjà indiqué quand et  pourquoi envoyer son CV sous forme de Mindmap.  Ou pas.

Si vous êtes graphiste ou artiste ou bien encore journaliste, faut-il démontrer votre savoir-faire en envoyant un CV sous forme d’infographie ?

Encore une fois, je vous ferai le même type de réponse : connaissez d’abord l’entreprise auprès de laquelle vous postulez, ainsi que le poste que vous convoitez et – dans la mesure du possible – la personne qui recrute.

Si vous avez affaire à une entreprise à la culture ouverte et dynamique, que vous convoitez un poste à forte dimension artistique : foncez !  Montrez ce que vous savez faire.   Envoyez une magnifique infographie qui montrera mieux que mille mots votre talent et votre expertise.

C’est ce qu’on fait les quatre candidats dont le site cadremploi.fr a montré les infographies retenues par des recruteurs.

Voici le cv du journaliste web Stephen Clay Duda : nul doute qu’il maîtrise à fond la technique.  De plus son CV très clair illustre parfaitement les étapes de son parcours et est très agréable à lire.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Un cv de journaliste

Découvrez d’autres CV sous forme d’infographies et commentaires de recruteurs sur le site de cadremploi.fr !  Et pour voir l’article original, rendez-vous sur Design your way où vous trouverez pas moins de 53 modèles !   Merci à Bernard Lamailloux de m’avoir signalé cette perle  😉

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Ateliers concept map formation Logiciels Mind Mapping Outils Pédagogie XMind

Mindmapping pour Formateurs : des outils visuels pour les professionnels de la formation !

Une formation en deux jours pour maîtriser les outils visuels (cartes mentales, cartes conceptuelles et organisateurs graphiques)  et les intégrer dans votre pratique pédagogique.

Une formation en deux jours pour maîtriser les outils visuels et les intégrer dans votre pratique formative. Cette formation est réservée aux formateurs et employés d’entreprises d’insertion et/ou de formation !

A. Une journée pour acquérir les bases du mindmapping et du logiciel XMind :

Une initiation en 4 phases aux principes du Mindmapping et du logiciel XMind :

  1. Construire ma carte : un sujet central, des sous-sujets, des branches, etc.
  2. Habiller ma carte : y ajouter de la couleur, de l’épaisseur, des enrichissements graphiques…
  3. Intégrer des éléments dans ma carte : fichiers Word, Excel, PDF, liens vers sites web ou adresses email, etc.
  4. Partager ma carte sur le Net : travail collaboratif avec mes collègues, mes stagiaires, mes partenaires…
Quatres phases de la première journée de formation

B. Une journée pour intégrer ces nouveaux outils dans votre pratique formative

Une journée pour créer vos propres outils visuels – cartes heuristiques ou conceptuelles, etc. – et pour les intégrer dans vos formations depuis la conception jusqu’à l’évaluation en passant par l’entretien individuel, la présentation avec écran, l’explication de règles, etc.

Découvrez comment enrichir vos formations avec des outils de communication simples et performants.

Tous les exercices sont des cas pratiques : la formation se fait sous forme d’atelier.  Chaque participant peut partir de ses propres projets, de ses propres besoins.  Vous rentrez donc chez vous avec des outils prêts à être utilisés dans votre propre pratique professionnelle !

Cette formation de deux jours est complétée d’un e-coaching d’un mois via notre plateforme Moodle.  Vous pourrez donc continuer à échanger avec votre formateur et les autres participants, recevoir des exercices corrigés avec commentaires, des modèles gratuits, de la documentation en ligne, etc.

Un atelier en partenariat avec CALIF, ASBL pluraliste liégeoise qui regroupe et coordonne une trentaine d’organismes d’insertion sociale et professionnelle.

En savoir plus ? Ecrivez-nous via la page Contact pour obtenir toutes les informations sur cette formation et les possibilités de l’adapter aux besoins de VOTRE équipe éducative !

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Internet Orientation professionnelle Projets Société

Un nouveau site Marco Bertolini

Non, ce n’est pas la grosse tête, ni la fièvre multiplicatrice des sites Internet.  Simplement, mon activité de journaliste indépendant  prend une place de plus en plus grande dans mon volume de travail et donc, j’ai ressenti la necessité de rassembler toutes les infos sur cette dimension professionnelle au même endroit : un site spécifique.

J’ai donc créé www.marcobertolini.org.  Même si ça me fait un peu bizarre d’avoir mon nom comme nom de domaine, je pense que c’était la meilleure façon de faire.  C’est un peu comme un boucher qui a son nom sur une enseigne.  J’espère être un bon artisan de l’info…

Que trouverez-vous sur ce nouveau site ?  Quelques informations à propos de moi, bien sûr : qui je suis.  Ma conception de l’info – une information citoyenne, dans laquelle de plus en plus, le lecteur-surfeur intervient à tous les stades : avant, pendant, après.  En informant, en critiquant, en commentant, en apportant sa vision, son expérience, son histoire, des compléments d’information glânés ailleurs…

J’ai posté aussi quelques-une de mes publications récentes, publiées sur plusieurs sites d’information francophones.

Mes autres activités, de formateur et de traducteur, sont également présentes.  Un formulaire de contact et des liens permettent d’aller plus loin dans la rencontre et la connaissance mutuelle.

Un nouveau blog

Et enfin, un nouveau blog : Zones grises.  Pourquoi un nouveau blog ?

Parce que Trouve ta voie est un espace dédié au mindmapping, à la recherche d’emploi et à la création d’entreprise.  Et que j’ai aussi envie de commenter l’actualité sociale, politique, culturelle, etc.

Et que mon travail de journaliste ne me permet pas toujours d’aborder comme un blog permet de le faire.  Quand je travaille en tant que journaliste –  et j’adore ça ! – je suis la ligne éditoriale du média pour lequel j’écris.  Autrement dit, j’écris avec un public spécifique en tête et selon les directive du/de la rédac’ chef…

Et puis, il y a la limite de temps et d’espace : l’article doit être livré pour une certaine date (voire une certaine heure) et comporter un certain nombre de signes.

Sur un blog, vous êtes libre : libre de raconter ce que vous voulez, à l’échéance que vous voulez…  Combien de signes comporte ce billet ?  Je n’en sais rien, je m’en contrefiche, et vous aussi, certainement…

L’essentiel est le dialogue.  La possibilité de poster, d’échanger, de réagir, de réagir aux réactions, jusqu’à l’infini.

Pourquoi Zones grises ?  Parce que bien souvent dans les médias, le manque de temps et d’espace, les impératifs économiques vous obligent à aller au plus court, au plus violent, au plus contrasté…  Et donc à une vision parfois un peu trop Noir/Blanc.

Je veux profiter de Zones grises pour prendre mon temps, pour explorer des chemins de traverse, pour donner un éclairage à ces zones grises où, souvent, se tissent et se rompent les liens qui forment la trame de notre actualité.

A bientôt,

Marco.

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Mind Mapping Outils Pédagogie Société

Une carte pour comprendre le mouvement des « Indignés »

Comment est né le mouvement des Indignés ?  Qui est-il ?  Quels sont ses objectifs ?  Où trouver de l’information à ce sujet ?

Voilà autant de questions auxquelles on peut répondre de deux façons différentes (au moins).

La première, est la façon la plus classique : poster une série de questions et y lister une série de réponses.

La seconde, que je considère à la fois plus élégante et plus efficace, est de dessiner une carte heuristique ou mindmap.

Je l’ai fait avec XMind 3.2.1. en français.  Et j’y ai inclus des liens hypertextes qui renvoient vers des articles en français et en espagnol expliquant les différentes facettes de ce mouvement : son origine, son évolution, ses objectifs, etc.

Tout cela est synthétisé sur différentes branches qui répondent chacune à une question spécifique.

Pour que vous puissiez vraiment tirer tous les bénéfices de cette carte, je vous propose :

1. une reproduction en PDF (cliquez sur l’image ci-dessous pour y accéder)

2. un lien vers le site de XMind.net où j’ai stocké la carte

Si vous désirez télécharger cette carte, la placer sur votre blog ou site , l’imprimer, la partager avec d’autres, cliquez ici.

Vous pouvez télécharger gratuitement les deux cartes et les utiliser comme bon vous semble.  Vous pouvez les partager avec vos amis, le imprimer, etc.

Une fois que vous avez téléchargé la carte XMInd (si vous disposez du logiciel) vous pouvez aller plus loin : la mettre à jour, la modifier, etc.

Si vous ne disposez pas de XMind 3.2.1 en français, téléchargez-le ici.

Amusez-vous bien !

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creation d'entreprise Droit Droit des entreprises Entreprise Propriété intellectuelle

La malédiction du chiffre 1 en entreprise (2)

Continuons notre inventaire des nuisances du chiffre 1 dans l’entreprise !

(Si vous avez raté le premier article de la série, cliquez ici).

Si vous avez lu le premier article et que vous êtes un tantinet observateur, vous constaterez que la mindmap a un peu gonflé.  Eh oui, j’ai ajouté deux dangers supplémentaires.  Je ne prétends pas à l’exhaustivité, mais j’essaie quand même d’attirer votre attention sur un maximum de points qui peuvent s’avérer dangereux.  J’ai commis certaines de ces erreurs dans le passé et je vous fais donc profiter de mon expérience. (Cliquez dessus pour visualiser ou obtenir une copie PDF gratuite) :

Quatrième danger : un seul fournisseur

Vos affaires se développent bien, vous avez une multitudes de clients, vous vendez énormément et vous avez un fournisseur en or qui vous livre en un temps record et vous accorde de généreux délais de paiement.

Magnifique.

Pour corser le tout, vous venez d’obtenir LA grosse commande qui va donner un nouvel élan à votre business.  Superbe, non ?

Seulement voilà, votre fournisseur unique, si généreux dans ses délais de paiement, qui vous accorde de si plantureuses ristournes, vient d’être déclaré en faillite, tout son stock est saisi…  Vous ne savez pas livrer votre nouveau client…

Ou bien encore, le camion de votre unique fournisseur italien est bloqué quelque part entre le Saint-Gothard et Paris, par une de ces grèves générales brutales dont les Français ont le secret.

Ou bien votre unique  fournisseur haïtien est enseveli sous les décombres du dernier tremblement de terre.

Ou bien, il est tout simplement occupé lui aussi avec de grosses commandes et pour la première fois depuis le début de vos relations, il ne peut vous livrer à temps.

Dans tous les cas, bye bye business !

Ayez plusieurs fournisseursMettez-les en concurrence pour obtenir de  meilleurs prix ou des délais plus confortables (que ce soit pour la livraison ou le paiement).  Ne soyez jamais à la merci du bon vouloir ou de la disponibilité d’une seule personne ou d’une seule entreprise.  Vos clients ne comprendront pas pourquoi, subitement, vous ne pouvez livrer à temps alors que jusque-là ils pouvaient compter sur vous.  C’est encore pire dans le business to business : votre client attend votre produit ou service pour livrer son propre client.  Si vous rompez la chaîne, vous le ferez une fois.  Pas deux.

De plus, si vous avez un seul fournisseur, votre gamme de produits sera forcément réduite.  En ayant plusieurs fournisseurs, vous assurez un plus grand choix à vos clients qui vous en seront reconnaissants.

Dernière précision qui vaut son pesant d’or : ne signez  jamais une clause d’exclusivité qui vous lie à un seul fournisseur.  Vous vous livrez poings et pieds liés aux caprices d’une entreprise qui va vous coûter plus cher qu’une maîtresse…

Cinquième danger : une seule tête pensante à bord

Vous êtes indépendant, vous aimez prendre les décisions seul et assumer pleinement la responsabilité de vos choix.  Et vous ne supportez pas que Pierre, Paul ou Jacques viennent mettre leur grand nez dans vos affaires et vous disent comment vous devez exercer votre métier.

Je ne peux vous donner tort : c’est exactement mon profil !

Mais cette position peut s’avérer dangereuse si elle est poussée dans ses derniers retranchements : car à un moment donné, nous sommes tellement plongés dans notre business que nous n’avons plus de recul.  Nous avançons au jour le jour, en tentant de répondre au mieux aux exigeances – parfois pas piquées des vers ! – de nos clients.

Et nous perdons de vue non seulement les objectifs que nous nous sommes donnés, mais si nous ne sommes plus attentifs au marché et à ses évolutions, nous allons rater des opportunités.

La solitude du manager, ce n’est pas qu’un magnifique roman de Manuel Vasquez Montalban (que je vous recommande chaudement), c’est aussi une réalité quotidienne parfois difficile à assumer pour qui se trouve à la tête d’une entreprise.  Entourez-vous d’amis sincères qui ne passeront pas leur temps à vous encenser, mais qui pointeront aussi du doigt vos incohérences ou vos erreurs.  Fréquentez d’autres chefs d’entreprises.  Participez à des réseaux où on échange des tuyaux, des idées, des points de vue.

De cette façon, vous enrichirez votre palette de talents et vous gagnerez en notoriété dans les cercles de professionnels.  Vous pourrez aussi glâner à l’occasion l’une ou l’autre bonne idée qui deviendra votre prochain produit phare ou le service qui boostera votre entreprise pour les deux ans à venir…

Vouloir tout assumer, c’est aussi le meilleur moyen d’en arriver au burn out, cet épuisement ultime de vos ressources morales et physique.  Déléguez, sous-traitez, prenez conseil.  Vous aurez d’autant plus de temps pour vous concentrer sur l’essentiel.

Sixième danger : une seule banque

Même situation que pour le client et le fournisseur :  ne vous mettez jamais à la merci d’une institution unique.  Ici aussi, faites jouer la concurrence.  Même si votre banquier est votre partenaire (il devrait l’être en tout cas…) vous n’êtes pas marié(e) avec lui (elle) et donc vous pouvez aller voir ailleurs si on ne vous propose pas un meilleur taux ou une solution bancaire mieux adaptée à votre situationAvoir plusieurs avis financiers peut aussi être un atout.

Ici aussi, mettez-les en concurrence : on vous offre du 5 % chez Truc, mais peut-être Machin est-il prêt à vous offrir le même produit  à du 4,25 %.  Ca ne parait pas grand chose, mais sur 10 ou 15 ans, cela peut se chiffrer en milliers d’euros…

Choisissez aussi des banques ou des agences qui connaissent le monde des affaires : certaines sont très bonnes pour gérer le compte-épargne de Tante Yvonne, mais pratiquent le crédit de caisse du bout des lèvres…  Ici comme ailleurs, faites votre petit marché, comparez les offres et restez maître de vos choix…

Septième danger : un seul concurrent

Ou pire encore : pas de concurrent du tout !

Quoi ?  Mais pas de concurrent, c’est la situation idéale !  On fait ce qu’on veut, on fixe les prix comme on veut, c’est le monopôle !

Détrompez-vous : vous n’êtes ni une multinationale, ni une entreprise nationale récemment privatisée ?  Alors, regardez autour de vous : si vous n’avez pas de concurrent ou un seul, c’est mauvais signe.  Cela veut peut-être dire qu’il n’y a pas de marché du tout et que les concurrents potentiels ont déjà abandonné la partie parce qu’il n’y a rien à gagner : pas de clients, autrement dit…

Ou bien, au contraire, vous arrivez trop tôt sur un marché où il n’y a encore personne.  Ca peut être une opportunité : vous êtes le premier sur la balle !  Mais ça peut-être une situation difficile aussi, surtout si vous êtes une nouvelle entreprise qui débarque sur un nouveau marché avec un nouveau produit…  Vos chances de réussite sont quasiment nulles.   L’histoire économique regorge de gens qui ont eu raison trop tôt : ils sont arrivés avec un produit ou un service à une époque où cela n’intéressait encore personne.  Ou bien personne ne comprenait encore quel était l’intérêt de ce produit.  Apple a connu ce phénomène en 1993 avec un PDA qui s’appelait Newton.  C’était un produit révolutionnaire qui proposait déjà presque tout ce qu’un iPhone peut offrir.  Et ce fut un flop magistral.  Pour Apple, ce n’était pas trop grave : c’était un produit parmi d’autres (vous vous souvenez : pas un seul produit !) et Apple avait les reins suffisamment solides du point de vue financier pour absorber le choc.  Mais vous ?  Si vous êtes une petite entreprise ou une start up, vous ne pourrez pas vous permettre ce genre d’erreur deux fois…

Huitième danger : être le numéro 1 de son secteur

– Quoi ?  Cette fois, vous exagérez : être le leader du marché, c’est un danger ?

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.  C’est évidemment le rêve de tout entrepreneur sérieux que de devenir le numéro un dans son secteur, vous ne croyez pas ?

Mais cela comporte un certain risque : celui de s’endormir sur ses lauriers.  D’être autosatisfait.  De ne plus être attentif aux évolutions du marché.   De ne plus être aussi créatif ni agressif sur le marché.  Et donc de se faire dépasser par de jeunes loups qui « n’en veulent  » comme disaient les Deschiens…

Prenez Microsoft : ils ont été numéro 1 et Bill Gates est devenu l’homme le plus riche du monde.  Il y a seulement quelques années, la multinationale de Redmont regardait de haut les autorités européennes qui la mettaient en garde pour « abus de position dominante ».

A présent, elle est dépassée sur sa gauche par Google, sur sa droite par Apple et ses iPad, iPod tandis que FaceBook et Twitter se partagent le gâteau des médias sociaux que personne n’a vu venir chez Microsoft.  Aujourd’hui, Microsoft abandonne le blogging et vient de signer un accord avec WordPress (sur lequel le blog que vous lisez en ce moment est publié) : une situation tout simplement impensable il y a seulement 5 ans.

Et une situation qui ne risque pas de s’arranger dans la mesure où les jeunes se dirigent surtout vers les solutions Apple du type smartphone et les médias sociaux… (voir à ce sujet mon article sur les jeunes et Apple)…

Vous voilà prévenus : superstitieux ou non, pragmatiques ou idéalistes, méfiez-vous du chiffre 1 si vous êtes chef d’entreprise ou futur businessman.  Fuyez ce chiffre comme la peste… et portez-vous bien !

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Mind Mapping Outils Projets

Mind Mapping aux REWICS : changements de dernière minute !

Je vous annonçais il y a quelques jours un atelier de gestion de projet avec iMindMap que j’animerai aux Rencontres Wallonnes de l’Internet Citoyen le 17  mars prochain.

C’est toujours d’actualité, mais il y a quelques changements au programme :

  • je serai présent tout au long de la journée dans le stand de la Lingua Franca Foundation, de 9 à 17h30.
  • Quant à l’atelier Mind Mapping et gestion de projet, il est désormais programmé à 16h20.

Ici aussi quelques changements, puisque je présenterai d’abord les concepts et le fonctionnement du Mind Mapping et ensuite, un petit exposé sur la gestion de projet avec iMind Map.

Un co-animateur me rejoindra ensuite, Monsieur Frédéric Taes, de la société Strategy and go, qui présentera d’autres logiciels de Mind Mapping ainsi que la nouvelle extension de ConceptDraw pour Google Wave, la nouvelle application Internet de Google.

Au plaisir de vous y retrouver nombreux !

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creativité formation Mind Mapping Outils

Atelier Mind Mapping aux Rewics !

Les REWICS ?  Qu’est-ce que c’est que ça ?


Ce sont les Rencontres Wallonnes de l’Internet Citoyen.  Un « Forum de l’innovation sociale de l’ère digitale ».  On y présente toute l’informatique et l’Internet  à destination du non-marchand. Et cette année, les REWICS soufflent leurs dix bougies avec plus de 120 intervenants et partenaires, donc votre serviteur.

J’y anime en effet un atelier sur le thème « Organiser ses idées et monter des projets grâce au Mind Mapping« .

Voici le programme de cette animation de 20 minutes :

Je vous y ferai une courte démo : qu’est-ce que le  Mind Mapping  ? (mais les lecteurs de ce blog le savent déjà !).

Ensuite,  je ferai une démo de la gestion de projet avec le logiciel de Tony Buzan, iMindMap, que je vous présenterai plus en détail très bientôt.  Une démo interactive, puisque nous construirons ensemble un projet et nous mettrons en place les outils pour le gérer…

Tout cela en 20 minutes ?  Eh oui, un beau défi en perspective !  Mais avec le Mind Mapping et iMindMap, c’est possible.

Cette année, les REWICS c’est le 17 mars prochain de 9 à 17 heures, à la Géode, Palais des Expos, Avenue de l’Europe, 21 à 6000, CHARLEROI.

Mon atelier commence à 12h20, mais je serai là dès 9 heures pour vous accueillir et vous faire une démo personnelle si vous le souhaitez.

Tout est GRATUIT : l’accès au Forum et aux ateliers ! Profitez-en !

A bientôt ?