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Identité, authorship et référencement Google de votre site ou blog

S’identifier sur la page About ou À propos de votre blog, site web ou page Facebook renforce la confiance des internautes.  Et par conséquent, la qualité de la relation que vous entretenez avec eux.  Une notion que le moteur de recherche Google a bien comprise.  Et qu’il a traduite dans le concept d’authorship.

Une dame que je ne connais pas personnellement, mais qui est l’amie d’un ami Facebook me demande de liker d’aimer une nouvelle page Facebook.  C’est une page qui concerne un sujet qui m’intéresse, à la fois personnellement et  professionnellement.  Mais avant de liker d’aimer, je clique sur le lien « A propos » de la page.  Et tout ce que je trouve, c’est un slogan très sympa, mais pas très informatif 🙁

Par contre, pas de nom d’administrateur, ni de groupe ou d’auteur.  Je clique sur le lien qui renvoie vers le blog WordPress du projet.  Pareil : dans la page « About« , un autre slogan un peu plus explicite, mais rien d’autre.

J’ai donc envoyé un message à cette page en leur conseillant gentiment de dire un peu plus ouvertement qui en sont les promoteurs…  Qui m’ont répondu et modifié la page en conséquence.

L’identité, facteur essentiel de la confiance sur Internet

Dans mon message à cette page, je disais que « sur Internet comme dans la vraie vie, les gens aiment savoir à qui ils ont affaire.  Personne n’aime négocier avec quelqu’un qui porte une cagoule. »

En réalité, c’est sans doute encore plus vrai sur Internet.  Puisque nous n’avons pas de présence physique, nous avons besoin d’autres repères pour savoir si nous devons accorder notre confiance ou non à une personne, un groupe ou une marque.

Quelques mots d’introduction sont donc les bienvenus pour savoir :

  • qui je suis : une personne, un groupe plus ou moins formel, une institution, une marque ?
  • quel est mon projet : vendre, informer, rassembler, former, mobiliser, etc. ?
  • qui est mon public-cible : spécialistes, professionnels, ou néophytes ?

De cette façon, vous rassurez vos visiteurs et vous vous assurez d’attirer les bonnes personnes sur votre page Facebook, votre site ou votre blog.  Car, encore une fois, l’important, ce n’est pas (uniquement) le nombre de personnes qui visitent vos médias en ligne.  L’important, c’est surtout la qualité de la relation que vous allez établir avec elles.  Et une relation de qualité ne peut se baser que sur la confiance

Votre identitée renforcée sur Google : l’authorship

Ce besoin de confiance et de relation interpersonnelle, Google l’a bien compris.  A tel point que le célèbre moteur de recherche est en train de changer complètement de modèle.

Google a introduit un nouveau concept, celui d’authorship, qu’on peut traduire par « autorité« , le fait d’être l’auteur d’une page web.  Avec l’authorship, l’internaute peut voir dans les pages de résultats Google qui est l’auteur de la page référencée.  Avec la photo de l’auteur.  Voici un exemple tiré de ce blog : l’article Comment étudier efficacement en 5 étapes, qui est l’article le plus lu de Formation 3.0. (plus de 22.000 visites à ce jour…).  Si vous tapez les mots « comment étudier » dans le moteur de recherche Google, voici ce que vous obtenez :

Affichage de la photo dans les résultats Google

Je ne vous propose pas cette image (uniquement) pour le plaisir de vous montrer ma tronche, mais pour vous expliquer comment ça fonctionne.

En utilisant cette méthode de l’authorship, vous modifiez l’affichage des liens dans les pages de résultats Google.  Vous remarquerez la photo sur mon lien, alors qu’il n’y en a pas sur le lien suivant.  Ensuite, le résultat mentionne « De Marco Bertolini » et « – Dans 212 cercles Google+« .  La date de publication de l’article et le début du chapô de ce dernier.  Les mots « Comment étudier » sont repris en gras car ce sont les mots-clés utilisés pour effectuer cette recherche.

Cet affichage est l’un des rich snippets ou extraits enrichis de Google : ce sont des données qui aident le moteur de recherche à comprendre le contenu de vos pages et à les afficher de manière à aider l’internaute à trouver exactement ce qu’il cherche.

Le profil Google+ et votre identité numérique

Pour obtenir cet affichage particulier dans les SERP (nom donné aux pages de résultats Google par les professionnels du référencement) j’ai lié mon blog avec mon profil Google+.

Dans le profil, il y a une page About.  Dans cette page, j’ai listé toutes les publications auxquelles je participe.  Notamment, ce blog, Formation 3.0.

Mes publications sur Google+

En réalité, ceci n’est pas qu’une simple liste de liens.  C’est surtout un outil qui me permet de lier mon identité – en l’occurence mon profil Google+ – à toutes les publications auxquelles je participe.

Derrière chaque ligne affichée, il y a un lien qui renvoie vers la page A propos ou About de chaque site web auquel je collabore.

Voici, par exemple, celui de la page About de Formation 3.0 :

Lien vers ma page About

Dans la page About de mon blog, j’ai ajouté un lien qui renvoie vers mon profil Google+.  J’ai également fait vérifier mon adresse par Google pour certifier que je suis bien le propriétaire de ce blog et de son nom de domaine.

Le moteur de recherche sait à présent que je suis bien l’auteur des articles de ce blog.

Je n’entre pas dans les détails de la procédure, car c’est un peu technique et cela mériterait un billet entier.

L’authorship, la confiance et le référencement

Cet authorship influence-t-il positivement le référencement ?  Suis-je premier dans les résultats Google avec cet article parce que j’ai utilisé cette technique ?

Le débat est vif en ce moment entre les spécialistes du référencement.   Certains effectuent des tests pour vérifier si le fait d’utiliser Google+ et l’authorship influence les résultats de Google ou non.

Le déclarations contradictoires de Matt Cutts, le porte-parole chouchou de Google n’aident pas non plus à se faire une idée claire de cette problématique.  Mais il faut se rappeler que Google est tout sauf un observateur désintéressé du référencement : c’est une entreprise qui vend des annonces payantes et qui restructure visiblement tous ces services pour en vendre encore plus…

Et donc, je ne peux pas affirmer que l’utilisation de l’authorship influence directement ma première position dans les résultats du moteur de recherche pour cet article.  Par contre, je suis convaincu que la présence de la photo et de l’identification de l’auteur renforcent le sentiment de confiance de l’Internaute.  Et que, même en deuxième position, il aura tendance à cliquer sur ce lien plutôt que sur un lien qui ne dispose pas d’une identification claire.

Et donc, je vous encourage non seulement à vous identifier clairement sur vos pages Facebook, sur votre blog ou sur votre site web, mais à utiliser l’authorship pour authentifier votre production.  Et surtout pour améliorer la qualité de la relation que vous entretenez avec les internautes, en leur donnant un meilleur sentiment de confiance.

Bon travail 😉

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Faux départ pour une vraie nouvelle !

Une fausse manoeuvre sur WordPress a fait partir prématurément un article destiné au 3 janvier 2013 !

WordPress possède – entre autres – une fonctionnalité intéressante : la publication différée.  On peut donc rédiger un article tranquillement aujourd’hui et en programmer la publication pour le 3 janvier, par exemple.

Oui, mais voilà, cette fonctionnalité, comme les autres, n’est pas à l’abri des erreurs de manipulations.

C’est ce qui s’est passé avec un billet intitulé « Un nouveau projet d’entreprise » daté du 2 janvier 2012.  En réalité, ce billet était programmé pour le 2 janvier 2013…

Mais une faute de frappe a sans doute fait qu’il a été publié immédiatement avec effet rétroactif en janvier dernier… et qu’il a été envoyé à tous les abonnés du site.  Et puis, republié ailleurs sur Twitter, etc.

Il y a donc bien un nouveau projet d’entreprise.  Mais celle-ci – bien qu’elle soit déjà enregistrée auprès de la chambre de commerce – ne débutera ses activités qu’au 1er janvier 2013.  Et le nouveau site sera en ligne le 7 janvier prochain, finalement…

C’est donc bien une vraie nouvelle – nous ne sommes plus en avril, mais en décembre… – mais un faux départ de l’info dont je vous prie de m’excuser 🙁

Je remercie par ailleurs mon ami Bernard Lamailloux – dont la fidélité n’a d’égale que sa perspicacité – de m’avoir averti du problème.

Et donc, rendez-vous en 2013 pour de nouvelles aventures avec un vrai nouveau projet d’entreprise !  Bonne année à tous 😉

Marco.

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La malédiction du chiffre 1 en entreprise (2)

Continuons notre inventaire des nuisances du chiffre 1 dans l’entreprise !

(Si vous avez raté le premier article de la série, cliquez ici).

Si vous avez lu le premier article et que vous êtes un tantinet observateur, vous constaterez que la mindmap a un peu gonflé.  Eh oui, j’ai ajouté deux dangers supplémentaires.  Je ne prétends pas à l’exhaustivité, mais j’essaie quand même d’attirer votre attention sur un maximum de points qui peuvent s’avérer dangereux.  J’ai commis certaines de ces erreurs dans le passé et je vous fais donc profiter de mon expérience. (Cliquez dessus pour visualiser ou obtenir une copie PDF gratuite) :

Quatrième danger : un seul fournisseur

Vos affaires se développent bien, vous avez une multitudes de clients, vous vendez énormément et vous avez un fournisseur en or qui vous livre en un temps record et vous accorde de généreux délais de paiement.

Magnifique.

Pour corser le tout, vous venez d’obtenir LA grosse commande qui va donner un nouvel élan à votre business.  Superbe, non ?

Seulement voilà, votre fournisseur unique, si généreux dans ses délais de paiement, qui vous accorde de si plantureuses ristournes, vient d’être déclaré en faillite, tout son stock est saisi…  Vous ne savez pas livrer votre nouveau client…

Ou bien encore, le camion de votre unique fournisseur italien est bloqué quelque part entre le Saint-Gothard et Paris, par une de ces grèves générales brutales dont les Français ont le secret.

Ou bien votre unique  fournisseur haïtien est enseveli sous les décombres du dernier tremblement de terre.

Ou bien, il est tout simplement occupé lui aussi avec de grosses commandes et pour la première fois depuis le début de vos relations, il ne peut vous livrer à temps.

Dans tous les cas, bye bye business !

Ayez plusieurs fournisseursMettez-les en concurrence pour obtenir de  meilleurs prix ou des délais plus confortables (que ce soit pour la livraison ou le paiement).  Ne soyez jamais à la merci du bon vouloir ou de la disponibilité d’une seule personne ou d’une seule entreprise.  Vos clients ne comprendront pas pourquoi, subitement, vous ne pouvez livrer à temps alors que jusque-là ils pouvaient compter sur vous.  C’est encore pire dans le business to business : votre client attend votre produit ou service pour livrer son propre client.  Si vous rompez la chaîne, vous le ferez une fois.  Pas deux.

De plus, si vous avez un seul fournisseur, votre gamme de produits sera forcément réduite.  En ayant plusieurs fournisseurs, vous assurez un plus grand choix à vos clients qui vous en seront reconnaissants.

Dernière précision qui vaut son pesant d’or : ne signez  jamais une clause d’exclusivité qui vous lie à un seul fournisseur.  Vous vous livrez poings et pieds liés aux caprices d’une entreprise qui va vous coûter plus cher qu’une maîtresse…

Cinquième danger : une seule tête pensante à bord

Vous êtes indépendant, vous aimez prendre les décisions seul et assumer pleinement la responsabilité de vos choix.  Et vous ne supportez pas que Pierre, Paul ou Jacques viennent mettre leur grand nez dans vos affaires et vous disent comment vous devez exercer votre métier.

Je ne peux vous donner tort : c’est exactement mon profil !

Mais cette position peut s’avérer dangereuse si elle est poussée dans ses derniers retranchements : car à un moment donné, nous sommes tellement plongés dans notre business que nous n’avons plus de recul.  Nous avançons au jour le jour, en tentant de répondre au mieux aux exigeances – parfois pas piquées des vers ! – de nos clients.

Et nous perdons de vue non seulement les objectifs que nous nous sommes donnés, mais si nous ne sommes plus attentifs au marché et à ses évolutions, nous allons rater des opportunités.

La solitude du manager, ce n’est pas qu’un magnifique roman de Manuel Vasquez Montalban (que je vous recommande chaudement), c’est aussi une réalité quotidienne parfois difficile à assumer pour qui se trouve à la tête d’une entreprise.  Entourez-vous d’amis sincères qui ne passeront pas leur temps à vous encenser, mais qui pointeront aussi du doigt vos incohérences ou vos erreurs.  Fréquentez d’autres chefs d’entreprises.  Participez à des réseaux où on échange des tuyaux, des idées, des points de vue.

De cette façon, vous enrichirez votre palette de talents et vous gagnerez en notoriété dans les cercles de professionnels.  Vous pourrez aussi glâner à l’occasion l’une ou l’autre bonne idée qui deviendra votre prochain produit phare ou le service qui boostera votre entreprise pour les deux ans à venir…

Vouloir tout assumer, c’est aussi le meilleur moyen d’en arriver au burn out, cet épuisement ultime de vos ressources morales et physique.  Déléguez, sous-traitez, prenez conseil.  Vous aurez d’autant plus de temps pour vous concentrer sur l’essentiel.

Sixième danger : une seule banque

Même situation que pour le client et le fournisseur :  ne vous mettez jamais à la merci d’une institution unique.  Ici aussi, faites jouer la concurrence.  Même si votre banquier est votre partenaire (il devrait l’être en tout cas…) vous n’êtes pas marié(e) avec lui (elle) et donc vous pouvez aller voir ailleurs si on ne vous propose pas un meilleur taux ou une solution bancaire mieux adaptée à votre situationAvoir plusieurs avis financiers peut aussi être un atout.

Ici aussi, mettez-les en concurrence : on vous offre du 5 % chez Truc, mais peut-être Machin est-il prêt à vous offrir le même produit  à du 4,25 %.  Ca ne parait pas grand chose, mais sur 10 ou 15 ans, cela peut se chiffrer en milliers d’euros…

Choisissez aussi des banques ou des agences qui connaissent le monde des affaires : certaines sont très bonnes pour gérer le compte-épargne de Tante Yvonne, mais pratiquent le crédit de caisse du bout des lèvres…  Ici comme ailleurs, faites votre petit marché, comparez les offres et restez maître de vos choix…

Septième danger : un seul concurrent

Ou pire encore : pas de concurrent du tout !

Quoi ?  Mais pas de concurrent, c’est la situation idéale !  On fait ce qu’on veut, on fixe les prix comme on veut, c’est le monopôle !

Détrompez-vous : vous n’êtes ni une multinationale, ni une entreprise nationale récemment privatisée ?  Alors, regardez autour de vous : si vous n’avez pas de concurrent ou un seul, c’est mauvais signe.  Cela veut peut-être dire qu’il n’y a pas de marché du tout et que les concurrents potentiels ont déjà abandonné la partie parce qu’il n’y a rien à gagner : pas de clients, autrement dit…

Ou bien, au contraire, vous arrivez trop tôt sur un marché où il n’y a encore personne.  Ca peut être une opportunité : vous êtes le premier sur la balle !  Mais ça peut-être une situation difficile aussi, surtout si vous êtes une nouvelle entreprise qui débarque sur un nouveau marché avec un nouveau produit…  Vos chances de réussite sont quasiment nulles.   L’histoire économique regorge de gens qui ont eu raison trop tôt : ils sont arrivés avec un produit ou un service à une époque où cela n’intéressait encore personne.  Ou bien personne ne comprenait encore quel était l’intérêt de ce produit.  Apple a connu ce phénomène en 1993 avec un PDA qui s’appelait Newton.  C’était un produit révolutionnaire qui proposait déjà presque tout ce qu’un iPhone peut offrir.  Et ce fut un flop magistral.  Pour Apple, ce n’était pas trop grave : c’était un produit parmi d’autres (vous vous souvenez : pas un seul produit !) et Apple avait les reins suffisamment solides du point de vue financier pour absorber le choc.  Mais vous ?  Si vous êtes une petite entreprise ou une start up, vous ne pourrez pas vous permettre ce genre d’erreur deux fois…

Huitième danger : être le numéro 1 de son secteur

– Quoi ?  Cette fois, vous exagérez : être le leader du marché, c’est un danger ?

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.  C’est évidemment le rêve de tout entrepreneur sérieux que de devenir le numéro un dans son secteur, vous ne croyez pas ?

Mais cela comporte un certain risque : celui de s’endormir sur ses lauriers.  D’être autosatisfait.  De ne plus être attentif aux évolutions du marché.   De ne plus être aussi créatif ni agressif sur le marché.  Et donc de se faire dépasser par de jeunes loups qui « n’en veulent  » comme disaient les Deschiens…

Prenez Microsoft : ils ont été numéro 1 et Bill Gates est devenu l’homme le plus riche du monde.  Il y a seulement quelques années, la multinationale de Redmont regardait de haut les autorités européennes qui la mettaient en garde pour « abus de position dominante ».

A présent, elle est dépassée sur sa gauche par Google, sur sa droite par Apple et ses iPad, iPod tandis que FaceBook et Twitter se partagent le gâteau des médias sociaux que personne n’a vu venir chez Microsoft.  Aujourd’hui, Microsoft abandonne le blogging et vient de signer un accord avec WordPress (sur lequel le blog que vous lisez en ce moment est publié) : une situation tout simplement impensable il y a seulement 5 ans.

Et une situation qui ne risque pas de s’arranger dans la mesure où les jeunes se dirigent surtout vers les solutions Apple du type smartphone et les médias sociaux… (voir à ce sujet mon article sur les jeunes et Apple)…

Vous voilà prévenus : superstitieux ou non, pragmatiques ou idéalistes, méfiez-vous du chiffre 1 si vous êtes chef d’entreprise ou futur businessman.  Fuyez ce chiffre comme la peste… et portez-vous bien !