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Ecriture Logiciels Test

Scapple : brainstormez avant d’écrire sur Scrivener !

Literature and Latte, le producteur de Scrivener, vient d’adapter pour Windows son nouveau logiciel de prise de notes et de brainstorming : Scapple.  Ce n’est pas du mindmapping, ni encore du concept mapping.  C’est autre chose.  Tentons de découvrir ensemble cet ovni de l’écriture.

Mardi dernier, il était tard lorsque je me suis mis au lit. Je me suis dit, je vais jeter un dernier coup d’oeil à mes emails et aux statistiques de mes blogs. J’en ai profité pour ouvrir Facebook pour voir s’il y avait un message d’une personne avec qui j’avais convenu de faire le voyage vers Utrecht (pour la journée internationale du mindmapping Biggerplate Unplugged).

 Le piège.

 Car sur FB, j’ai vu cette annonce irrésistible : Scapple pour Windows est désormais disponible

 Il fallait que je l’essaie tout de suite !

 Et donc, je l’ai téléchargé et j’ai commencé à jouer avec la version d’essai gratuite.

 Et j’ai été immédiatement séduit.

 Le lendemain, dans le train entre Maastricht et Utrecht, j’ai écrit cet article en utilisant Scapple pour prendre des notes. Et ensuite les exporter dans Scrivener, dans Word, au format PDF, etc.   Et puis exporter le tout vers WordPress pour publier ce qui était devenu l’article que vous lisez en ce moment…

Une prise en main ultra-simple

Ma méthode pour rédiger cet article : j’ai tapé les notes au fur et à mesure de mes impressions, au hasard.

Premier essai avec Scapple

J’ai ensuite réorganisé le tout pour obtenir un texte cohérent.

Vous pouvez taper n’importe où : la limite est delle de la mémoire de l’ordinateur.  Il suffit de double-cliquer ailleurs sur le fond pour en créer une autre…

L’utilisation des formes et des couleurs de notes permet aussi de travailler par catégories.

Et puis ensuite, on peut structurer le tout en déplaçant et en liant les notes… ou non !

Pour connecter deux notes, il suffit d’en déplacer une par un glisser coller sur l’autre note.  Quand vous relâchez votre souris, les deux notes sont liées, elles ne s’insèrent pas l’une dans l’autre…  Pour les déconnecter, il suffit d’un clic droit ou d’aller dans le menu Notes et sélectionner la commande “Déconnecter”.

Quand vous avez tapé quelques notes de cette façon, vous découvrez que votre texte est déjà très loin : pas encore terminé, bien entendu, mais déjà bien avancé.

Réorganisez votre texte en quelques clics

On peut alors revoir l’ensemble et décider dans quelles catégories entrent les différentes notes et réorganiser son texte.  C’est ce que j’ai fait pour cet article : je l’ai d’abord tapé note par note, comme “ça me venait”.  Ensuite, j’ai réorganisé le tout en trois grandes parties : contexte, techniques et impressions / sujectivité.

Article réorganisé en catégories

Les notes peuvent aussi se chevaucher : c’est intéressant pour ne pas se laisser distraire au moment où on tape, mais ça peut être source de confusion si l’on a de nombreuses notes : certaines peuvent en recouvrir totalement ou partiellement d’autres.

Dommage, par contre, qu’on ne puisse faire bouger le fond du document avec la souris : il faut absolument utiliser les ascenseurs verticaux et horizontaux…

Pour ceux qui, comme moi, aiment les menus contextuels, un clic droit ouvre un menu qui gère un ensemble de propriétés…

Tout a été pensé pour faciliter la vie de l’utilisateur.

Donc, pas de fioritures inutiles ni de fonctions extravagantes, mais des outils concrets, utiles, directement exploitables.

Quelques réflexions et impressions

Première impression : ultra-simple d’utilisation : tout est terriblement intuitif.  Il suffit de double-cliquer sur le fond pour créer une note.

C’est un outil qui, bien utilisé, va bien dans la philosophie des trois R : Réfléchir, Rédiger, Réviser. Voir à ce sujet, Rédaction claire le blog d’Anne Vervier.  Et qui facilite donc la rédaction de documents tels que rapport, article, mémoire, thèse de doctorat ou encore proposition commerciale.

Mais il faut organiser ses notes avec soin.  Et avant de les exporter, les hiérarchiser de façon à avoir un texte cohérent.  Sinon, vous obtenez un plat de spaghetti à l’arrivée…  C’est-à-dire exactement l’inverse de ce Scapple est sensé faire : vous aider à structurer votre texte avant de rédiger.

Umberto Eco disait quelque part que les traitements de texte avaient modifié notre façon d’écrire : désormais, nous n’écrivons plus les documents d’une traite, nous écrivons surtout par paragraphes que nous pouvons copier, couper, coller, glisser-déplacer.  Je crois que cet outil va encore renforcer cette tendance.

Mais, je me demande tout de  même, si, quand on a un énorme paquet de notes, il est encore possible de structurer le tout de manière cohérente.  Cela doit exiger beaucoup de discipline personnelle.

C’est là que l’utilisation des flèches, des lignes, des couleurs intervient pour clarifier le tout et les parties.

L’export vers PDF, un fichier d’image ou de texte à tout moment, permet aussi de garder des traces de l’évolution de la pensée et de l’organisation.  On prend des clichés sucessifs des étapes de l’élaboration du texte.  L’exportation vers Scrivener, le studio d’écriture également produit par Literature & Latte, est extrêmement simple : il suffit d’ouvrir Scapple et Scrivener et de glisser les notes vers la page Scrivener où on veut insérer le texte.

Les exports vers Word – via le Rich Text RTF – ou vers le PDF sont l’affaire de deux clics et tout est  exporté sans bavure ni erreur.

On reconnaît bien la qualité des concepteurs de Scrivener.  Mais l’outil sans idée centrale, ni image risque de déconcerter fortement les adeptes du mind mapping !

Vous pouvez télécharger Scapple et l’essayer gratuitement.

Formez-vous à Scrivener, le studio d’écriture, à Paris en novembre !

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Logiciels Mind Mapping Outils Test XMind

XMind 2013: les 10 nouvelles fonctions du logiciel de mindmapping !

Elle était annoncée depuis plusieurs semaines : la version beta 2013 de XMind, le logiciel de mind mapping le plus populaire, est disponible.  Elle rassemble dix nouvelles fonctions et 11 améliorations très attendues des afficionados.

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Disons-le d’emblée, ce n’est pas la révolution…

Lorsque vous ouvrez votre écran d’accueil, c’est à peine si quelques détails trahissent quelques changements à l’oeil averti.  Mais, comme pour certaines voitures, c’est sous le capot qu’il faut regarder pour apprécier, en amateur – au sens authentique du mot – les améliorations techniques.  Et leur potentiel.

Et ces améliorations techniques sont nombreuses : pas moins de 10 nouvelles fonctions et 11 améliorations.

Les 10 nouvelles fonctions de XMind

Ces nouvelles fonctions ne sont pas toutes du même niveau : si certaines touchent au coeur du logiciel, certaines, comme les nouveaux marqueurs, paraissent plutôt périphériques.

Mais passons-les donc en revue.  Rien de tel qu’une mindmap pour les visualiser toutes d’un seul coup d’oeil !  Double-cliquez sur la carte pour l’agrandir au maximum ou cliquez ici pour la télécharger sur Biggerplate (gratuitement !)

10 nouvelles fonctions et 11 améliorations

Toujours pas de travail collaboratif en ligne et en temps réel : c’est pourtant une fonction de plus en plus demandée par les utilisateurs, surtout les professionnels.

Par contre, XMind 2013 autorise le partage automatique des cartes via un réseau local : c’est une grande percée !  Et c’est la dernière version de la carte qui est partagée et mise à jour automatiquement.  Plus besoin d’échanger d’emails avec vos collaborateurs ou même de télécharger vos cartes sur la plateforme XMind.

Il est possible d’importer directement du texte depuis Word dans une note : auparavant, il fallait jouer avec le copier-coller : une fonction qui permet un gain de temps sensible lors de l’assemblage de documents, par exemple !

Pour moi, une des plus belles réussite de cette nouvelle version XMind 2013, c’est l’export vers Excel !  C’est quelque chose qui manquait cruellement à XMind, et ça fonctionne très bien.

L’exportation vers Excel, une vraie réussite !

J’ai procédé à un essai avec une carte souvent publiée sur mon blog ou ailleurs : la mindmap sur la méthode du CQQCOQP.  Pour rappel, je vous la repropose ici (vous pouvez aussi l’acquérir gratuitement en la téléchargeant sur ma page Biggerplate).

Questions CQQCOQP avec le mindmapping

Et voici ce que donne la même information une fois exportée vers une feuille Excel : tout est ordonné selon la position des sujets.  Le sujet central est devenu le titre de ma feuille Excel, les niveaux sont les titres de mes colonnes, et les questions sont devenues les cellules A, tandis que les autres sujets viennent se placer derrière en ordre logique.

Feuille Excel après exportation

J’ai effectué d’autres tests sur les modes d’exportation de XMind 2013 vers Excel et il me donne entière satisfaction.

Je ne dispose pas d’un ordinateur Mac OS et je n’ai donc pas pu tester les nouveautés par rapport à ce système, notamment l’export direct vers PowerPoint, Word et Excel.

Xmind 2013 exporte aussi vers SVG, le dessin vectoriel redimensionnable.

Au niveau des classeurs, il est désormais possible de les fusionner et de les imprimer dans leur intégralité et non plus carte par carte.  Ici aussi, un gain de temps sensible.

Maintenant, il est possible de réduire la taille des fichiers XMind 2013 : fini les fichiers lourds impossibles à envoyer par email.

J’ai également testé le nouvel éditeur de styles : très intuitif, très complet.  Il vous permet de modifier la forme, la couleur, la taille, la police, etc.  Il fonctionne non seulement avec les sujets, mais aussi avec les accolades, les limites, etc.  Un bel outil pour ceux qui aiment les cartes mentales esthétiques.

Je termine cette liste des nouvelles fonctions par les marqueurs : une nouvelle série de marqueurs plus lisibles, plus jolis complète les nouveautés de cette version beta.

11 améliorations sensibles du logiciel de mindmapping

L’équipe de XMind 2013 a bien travaillé au niveau des exportations : meilleure exportation PDF avec du dessin vectoriel SVG, Word, PowerPoint.

La gallery est renommée Clip Arts : personnellement, j’aurais préféré qu’on remplace certaines images vieillotes ou rudimentaires par de nouvelles illustrations à la hauteur des nouveaux marqueurs, particulièrement bien réussis…

L’attachement de fichiers et  l’hyperlien relatifs ont également été améliorés – quoi que ce ne soit pas directement perceptible.  Il faudra tester ici aussi.

Des raccourcis claviers ont été ajoutés pour les utilisateurs de Mac OS, notamment pour l’ajout de nouvelles feuilles.

On peut aussi se concentrer simultanément sur un sujet et voir ses tâches dans le diagramme de Gant : un avantage certain pour les gestionnaires de projets.

Une amélioration que XMind ne signale pourtant pas sur son blog : le nouveau zoom au bas de l’écran, pour régler l’affichage de la carte.  Ca n’a l’air de rien, mais ce petit changement qui permet d’afficher la carte à 50, 100, 150 %, etc. ajoute au confort d’utilisation.  A l’usage, vous verrez que c’est bien pratique !

Enfin, les marqueurs connaissent eux aussi plusieurs améliorations : leur taille est désormais proportionnelle à la police de caractère du sujet dans lequel ils sont inclus.  Ce qui les rend nettement plus visibles dans certains cas.

Les groupes de marqueurs dans le menu deviennent des plages extensibles, ce qui évite de faire défiler une interminables suite de marqueurs sur son écran lorsqu’on cherche un groupe particulier…

Et enfin, l’ordre des marqueurs est le même dans un sujet que dans le menu « vue » : en cas de sujets multiples, il pouvait y avoir confusion avec les versions précédentes.

Conclusions

Si ce n’est pas la révolution, et si le changement de version n’a pas entraîné de modification spectaculaire de l’apparence du logiciel, les améliorations sont réelles.

Certaines des nouvelles fonctions, comme l’export vers Excel, la fusion et l’impression de classeurs entiers vont évidemment faciliter la vie des utilisateurs, leur faire gagner du temps et rendre le logiciel encore plus compatibles avec de nouveaux logiciels standards.

Une version à ne pas bouder, mais à utiliser au mieux… en attendant le XMind collaboratif en ligne en temps réel (je sais, je me répète, mais c’est une demande croissante du marché…   Aux producteurs de logiciels de nous entendre et de s’adapter…).

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iMindMap Logiciels Mémoire Mind Mapping Outils

Wine Mapping : dégustez votre vin avec une mindmap !

Dans un article de son blog, Hervé Bizeul propose une nouvelle méthode de dégustation : le Wine Mapping !

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Dans un tout récent article de son blog Clos des fées, du nom de son domaine, Hervé Bizeul évoque la possibilité d’une « dégustation non-linéaire » et propose de lancer une nouvelle discipline : le Wine Mapping !

Il déplore aussi que les logiciels de mindmapping ne soient pas à la hauteur au niveau graphique.

Je l’ai donc pris au mot, et j’ai tenté l’expérience avec le logiciel iMindMap, créé par l’équipe de choc Tony Buzan et Chris Griffiths.

Voici le résultat de ma première expérience que je livre à votre jugement 😉  Vous pouvez aussi la télécharger gratuitement sur le site Biggerplate.

Ma première expérience de Wine Mapping

J’ai essayé de rendre le souvenir et les impressions de ce Lalande de Pomerol de 1982 et que j’ai bu dans le milieu des années 1990.  J’ai tracé cette carte sans aucune note.

Une description non-linéaire de la dégustation

Il s’agit ici de mémoire olfactive, qui est une mémoire prodigieusement longue.  Ce qui qui éveille les souvenirs chez Marcel Proust, ce n’est pas le goût de la madeleine, ce sont ses arômes, bien plus nombreux et plus riches.

Je retiens après toute ces années des impressions de chaleur, de nature intense, à la fois sauvage et tendre, et des arômes de pins des landes qui me laissent encore rêveur après tant de temps écoulé.

J’ai décrit aussi le lieu – un restaurant chinois – et le mariage du vin et des plats à la fois épicés et aigres-doux.  Le patron de ce restaurant avait été élu meilleur sommelier de Belgique.

Et enfin, je décris la finale en n’utilisant pas d’image, mais la longueur d’une branche et le caractère gras du texte d’une autre pour signifier la longueur en bouche et la puissance.

Et vous ?  Qu’en pensez-vous ?  Allez-vous aussi tenter la « dégustation non-linéaire » ?

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concept map Critique livre Gestion du temps GTD Mind Mapping Modèles Outils

Organisez votre temps avec le Mind Mapping

Xavier Delengaigne et Luis Garcia signent un petit livre-ressource qui devrait figurer en bonne place dans la bibliothèque de chacun d’entre nous.

Couverture

Les livres qui tiennent plus que la promesse de leur titre sont rarissimes.  « Organisez votre temps avec le Mind Mapping« , de Xavier Delengaigne et Luis Garcia, constitue une heureuse exception à cette règle.

Car ce petit livre – petit par le nombre de pages uniquement – contient bien plus qu’une méthode de gestion du temps.  Je m’attendais à y trouver une méthode du type GTD ou Getting Things Done – elle y figure bien – mais j’y ai découvert bien plus.

D’abord, en expert de la carte mentale, Xavier Delengaigne nous rappelle l’historique de la pensée visuelle et du mindmapping.  Ils nous en détaille ensuite les principes et les utilisations possibles.

Et puis, il nous emmène, avec son complice Luis Garcia, dont les cartes sont un vrai régal visuel, dans une véritable galerie de méthodes, astuces, conseils pour gagner en productivité dans pratiquement tous les domaines.

Mais toujours sans blabla ou théorie inutile : toujours avec un objectif pratique.

Une collection d’outils hyper-pratiques

Personnellement, j’ai adoré la carte cockpit, poste de pilotage de vos actions qui vous offre une vue d’ensemble – macroscopique – de vos activités.

J’ai beaucoup aimé, aussi l’explication limpide de la méthode GTD : l’explication la plus simple et la plus claire que j’ai lue à ce jour !

Avec le kanban personnel – méthode d’organisation inspirée de l’industrie japonaise – et les cartes conceptuelles, on sort du mindmapping pur et dur pour aborder d’autres techniques : ce décloisonnement me plaît bien aussi.  Trop d’auteurs s’enferment dans une spécialité et la défendent comme une chapelle.  Alors que nous avons tous à apprendre des disciplines voisines !

Ce livre est donc une boîte à outils, une panoplie dans laquelle chacun peut puiser ce qui lui convient.  Et je doute que vous ne trouviez pas au moins une technique ou un instrument qui ne vous aide dans votre vie personnelle ou professionnelle.

J’ai beaucoup aimé aussi le recours à des témoins, qui en deux ou trois pages, vous expliquent leur parcours, leur conception de la pensée visuelle ou de la gestion de projet : c’est stimulant de s’inspirer de la vision des autres.

Parfois, les cartes illustrées dans l’ouvrage sont un peu petites, format oblige, par contre le cahier couleur à l’intérieur est un vrai bonheur pour les amateurs de cartes mentales !

Enfin, comme dans toute cette collection, chaque fin de chapitre permet de prendre ses propres notes, sous format linéaire ou sous forme de mindmap.

Bref, vous l’aurez compris, un ouvrage qui m’a vraiment séduit et qui fait partie désormais de mes incontournables.

Organisez vos idées avec le mindmapping, par Xavier Delengaigne et illustré par Luis Garcia, aux éditions Dunod.

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Logiciels Mindmaple Projets Tutoriel

Mindmaple : gestion de projet, export Excel et diagramme de Gantt

Vous avez besoin de gérer des projets ?  Et vous recherchez une solution simple et bon marché ?

La nouvelle version – 1.6 – de MindMaple propose désormais un diagramme de Gantt dans son export vers Excel !

Je l’ai testé pour vous et voici les résultats.

MindMaple, ce logiciel de mindmapping originaire de Californie, continue d’évoluer à un rythme étonnant.  Après avoir proposé un logiciel complet et très bon marché, avoir développé une version très pratique pour iPhone et une plateforme collaborative en temps réel.  Après avoir développé la gestion des tâches et de projets via des cartes secondaires.   Voici à présent une toute nouvelle version qui offre des fonctionnalités vraiment intéressantes.

Des fonctionnalités pratiques

La version 1.6 propose, entre autres, d’afficher le contenu des notes sous le sujet qui les contient : il suffit de cliquer sur l’icone en forme de page, à droite du sujet, pour en développer le contenu.   Pratique pour consulter un manuel sous forme de carte cognitive, par exemple.

Les sujets frères – du même niveau – sont formatés automatiquement.  Si vous colorez votre premier sujet de ce niveau, après un même sujet principal, en bleu avec du texte Calibri 12 gras et italique, tous les sujets du même niveau se formatent automatiquement de la même manière.  Ca représente un gain de temps non-négligeable.  En outre, MindMaple vous offre à présent une pré-visualisation des formats avant de les appliquer.  De quoi éviter les mauvaises surprises.

Certains bugs ont été réparés et la qualité des PDF a été améliorée.  La collaboration en ligne est plus stable que dans la version précédente.

Mais surtout, MindMaple intègre désormais dans son export vers Excel, une traduction automatique des tâches en diagramme de Gantt : du miel pour les gestionnaires de projet qui utilisent Excel !

Une carte de gestion de projet

Pour tester cette nouvelle fonctionnalité, j’ai créé une carte de gestion de projet.  Il s’agit d’un projet fictif de création de brochure.  J’ai donc inventé une équipe fictive qui allait intervenir dans les différentes phases, avec des ressources appropriées.

Carte de gestion de projet : brochure

Le chemin de fer est la maquette de la brochure : il montre l’emplacement des textes et des photos sur la page.  On confie la rédaction à trois personnes et les illustrations à trois autres.  Ensuite, un éditeur intervient : il relit, corrige les fautes d’orthographes et les erreurs de syntaxe.  On imprime une première épreuve.  L’ensemble de l’équipe effectue les modifications – retouches photos éventuelles, reformulation de certains passages, changement de titre, etc.  Et enfin, la brochure est confiée à l’imprimeur pour impression. L’ensemble du projet s’étale sur deux mois, juin et juillet.

Je veux à présent exporter vers Excel et voir ce que ça donne au niveau du diagramme de Gantt.

L’export vers Excel

Pour exporter vers Excel, je clique sur le menu « File » de mon tableau de bord et et ensuite, sur la commande « Export« .   Dans la liste des exports possibles, je choisis « Export as Microsoft Excel« .  Je choisis le répertoire où je veux sauvegarder mon fichier Excel et je confirme.

Une nouvelle fenêtre de dialogue apparaît.  Je choisis dans cette fenêtre l’onglet « Advanced« , pour choisir les commandes avancées.

Commandes avancées pour l’export Excel

Dans cette fenêtre, « Export tasks as Gantt chart » est coché par défaut.  Cela signifie que les tâches de ma carte seront exportées directement sous forme de diagramme de Gantt dans mon tableau Excel.  Mais, par défaut, MindMaple me propose une vue annuelle.  Or, mon projet s’étale sur deux mois seulement et je veux voir le détail du projet.  Je coche donc l’option « Daily view« .  Ensuite, je confirme.

Mes données sont exportées et MindMaple me demande si je souhaite ouvrir le fichier Excel : je dis « oui ».  Et mes données s’affichent.  Il s’agit d’un tableau unique qui contient à la fois les données texte et le diagramme de Gantt.  Mais pour plus de clarté, j’ai scindé les deux.

Voici donc les données dans le tableau Excel :

Données de tâches dans mon tableau Excel

Tout est ordonné, bien entendu : an niveau 0, mon sujet central « Projet Brochure« .  Ensuite au niveau 1, les étapes du projet.  En niveau 2, l’ensemble des tâches à réaliser.  Ensuite, les priorités, dates de début et de fin des tâches, le niveau d’achèvement et enfin, les personnes et les ressources.

Tout est parfaitement clair !

La vue « Diagramme de Gantt »

Passons à présent à la vue de mes tâches sous forme de diagramme de Gantt.

Pour que les données soient facilement interprétables, j’ai repris à gauche la colonne « Resources » qui donne le nom de la personne responsable de la tâche et les ressources qu’elle va utiliser.

Diagramme de Gantt

Le diagramme affiche les tâches depuis le 5 juin – date de départ de mon projet – jusqu’au 13 juillet – date prévue pour la fin de la réalisation de notre brochure.

A gauche, je peux voir qui est responsable de la tâche et en regard, les carrés bleus me signalent la date de départ et la durée de chaque tâche.  Je peux voir ainsi que Martin va créer le chemin de fer les 5, 6 et 7 juin avec un studio de maquettiste.  Frédéric et Nicolas rédigeront une partie du texte avec Scrivener les 11 et 12 juin.  Etc.

Le diagramme de Gantt, n’est pas dynamique : si je modifie les dates de mes tâches dans la colonne de mon tableau, il ne se passe rien au niveau du diagramme de Gantt : je dois le modifier manuellement.  On est donc loin du diagramme dynamique de XMind, par exemple.  Mais il est indéniable que l’exportation vers Excel des données et du diagramme représente un intérêt considérable pour les gestionnaires de projet.

Si je veux modifier quelque chose dans l’ensemble des données, il vaut donc mieux le faire directement sur ma carte et réexporter le tout : il est vrai que cela ne prend que quelques secondes…

A vous d’essayer  : bon travail !

Lien vers le site de MindMaple.

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Gestion du temps GTD Logiciels Mind Mapping MindMeister Outils Tutoriel

MindMeister et GTD : gérez les projets avec le planning

Comment gérer un projet dans le répertoire planning de GTD avec MindMeister ?

En utilisant une carte secondaire : une opération extrêmement facile avec MindMeister !

Dans mon article précédent, je testais les capacités du logiciel de mindmapping MindMeister à servir de support à la méthode GTD ou Getting Things Done. Et je vous disais à quel point j’étais satisfait de la flexibilité du logiciel et de sa parfaite adaptabilité à cette méthode de gestion des tâches.

Aujourd’hui, je voudrais entrer davantage dans le détail d’un des fichiers importants de la méthode GTD : le planning.

Dans l’article précédent, je vous expliquais que, dans le jargon de Getting Things Done, une action comportant plus d’une tâche était un projet.  Et que tout projet trouvait sa place non dans l’agenda – espace strictement réservé aux tâches avec une deadline – mais dans le planning.

Une carte secondaire

Sur la branche Planning de ma carte mentale GTD, j’ai deux projets : Entreprise X et Entreprise Y.  J’ai limité volontairement le nombre pour la clarté de l’illustration.

Le sujet Planning de ma carte GTD

Pour le sujet « Entreprise X« , j’avais déjà une action planifiée dans ma carte GTD MindMeister : relire les notes prises lors du premier contact avec l’entreprise.  Avec ces notes, je vais pouvoir réaliser les actions suivantes.  J’ai donc ajouté cette première action « Relire notes » dans l’agenda, avec une deadline : le 4 avril 2013.  Et j’ai sauvegardé les prochaines actions dans mon répertoire planning.

Afin de ne pas encombrer ma branche « Planning« , j’ai créé une « carte secondaire » ou « carte fille« .  Vous pouvez voir sur le sous-sujet « Entreprise X », à droite du texte, une flèche dirigée vers la droite : c’est un hyperlien qui renvoie vers cette carte secondaire.

Créer une carte secondaire est extrêmement simple dans MindMeister.

Menu d’insertion d’une carte secondaire

Cliquez sur le sujet à partir duquel vous voulez créer votre mindmap secondaire.  Il est entouré d’un périmètre rouge : il est activé.

Faites un clic droit sur le sujet : un premier menu apparaît.  Dans ce premier menu, cliquez sur « Outils« .  Un sous-menu s’affiche : cliquez sur « Créer comme map…« .

Une nouvelle fenêtre de dialogue apparaît alors : « Créer comme map ».

Cette fenêtre vous propose trois options, que vous choisissez en cliquant sur la boîte à gauche :

Fenêtre Créer comme Map

Passons ces options en revue :

  • Ajouter le lien à une nouvelle map : indispensable !  C’est l’hyperlien qui va vous permettre de vous rendre immédiatement à votre carte secondaire en cliquant simplement sur la flèche affichée dans votre sujet « Planning » !
  • Add link back to this map : ajouter un lien de retour vers cette carte principale : je vous conseille de cocher cette option, elle vous permettra de revenir vers votre carte principale en cliquant simplement sur l’hyperlien sous forme de flèche;
  • Conserver les permissions de partage : soyez prudent(e) !  Il se peut que vous vouliez partager les informations de la carte principales mais que vous vouliez conserver les informations de la carte secondaires à votre usage exclusif : dans ce cas, ne cochez pas cette case.  Lorsque vous travaillez avec des cartes principales et secondaires, si vous modifiez vos conditions de partage, n’oubliez pas de vérifier le niveau de confidentialité de chaque carte.  Ou vous pourriez avoir des surprises !

A présent, vous avez créé une nouvelle carte mentale avec comme centre le sujet de départ et ses sous-sujets comme premières branches !

Une carte mentale « projet » dans le planning

Voici celle que j’ai créée à partir du sous-sujet « Entreprise X » du planning de ma carte principale :

Carte secondaire Entreprise X GTD

Examinons cette carte plus en détail selon l’optique GTD.

Le premier sujet principal de cette carte-projet « Entreprise X » est « Proposition« .  En effet, je dois rédiger et envoyer une proposition à cette entreprise.  La date-limite de cette proposition est le 18 avril.  Mais j’ai décidé de l’envoyer un jour plus tôt, le 17.  J’ai donc repris ces données de tâches dans mon sujet « Proposition« .  Mais il ne figure pas dans le sujet « Agenda » de ma carte principale.  Parce que selon les principes de Getting Things Done, je dois mettre dans mon agenda, uniquement les « tâches » qui ont une date limite.  « Proposition » est un ensemble de tâches, donc un « projet » au sens de GTD.  Ce sont donc les différentes tâches qui le composent qui figureront dans cet agenda au fur et à mesure que les tâches précédentes seront accomplies.

Les dates que j’ai insérées ici sont indicatives : elles me servent à définir les étapes de mon projet.  Mais pas à remplir mon agenda.

Dans le sujet suivant « Supports-communication« , j’ai aussi inséré une note qui explique en quoi consistent ces supports : ils doivent aider Madame XZ à communiquer sur ce module aux cadres qui y participeront.

Le suivi ne sera possible qu’après que la proposition sera envoyée : il s’agira de renvoyer un rappel si l’entreprise tarde à répondre à la proposition.  Ensuite, de définir le calendrier de la formation pour chaque groupe et d’établir la liste des participants.

Pour la mise en oeuvre, je dois acheter un certain nombre de clés USB et des carnets individuels, car il ne m’en reste pas assez ; réserver le logement et le transport, car il s’agit d’une formation à l’étranger ; et enfin de vérifier quel système d’e-coaching est compatible avec les installations existantes de vidéo-conférence de l’entreprise.

Grâce à mon système de cartes mentales MindMeister et la méthode Getting Things Done, je sais toujours où j’en suis dans mes tâches et mes projets.  Et je ne confonds pas les deux !

Dans un prochain billet, j’examinerai comment lier mes cartes avec mon calendrier Google et comment utiliser certaines fonctions de MindMeister pour me faciliter la vie !

Et vous ?  Quelle méthode utilisez-vous pour gérer vos actions et vos projets  ?  En êtes-vous satisfaits ?

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Apprendre à apprendre Ateliers Etudier efficacement formation Jeunes Logiciels Mémoire Mind Mapping Neurosciences Outils Pédagogie XMind

Comment hacker son Phd : faire partager ses connaissances et sa passion! Atelier HackYourPhd Mindmap

See on Scoop.itRevolution in Education

Des jeunes qui partagent leurs connaissances lors de soirées à thème : c’est Hack your PhD.

Timothée raconte les mémoires

Et si hacker son Phd, c’était aussi partager ses connaissances et ses recherches à un public plus large que ses collègues de labo…   C’est ce que Bruno et Timothée ont fait le 21 mars 2013  lors d’u…

Marco Bertolini‘s insight:

Un groupe d’étudiants à l’université qui organise des ateliers d’échange de savoir sur le mindmapping et la mémoire locale.  C’est Hack you PhD qui m’accueillait à Paris comme invité à l’atelier de Bruno Martin et Thimotée Behra.  Un groupe qui croit au renouvellement de la recherche et de l’éducation et qui propose des alternatives concrètes.  Bravo !

Je reviendrai sur les membres et les activités de ce groupe d’étudiants.  J’ai trouvé dans ces ateliers une belle envie d’apprendre, de progresser, de bousculer les habitudes.   Un cocktail qui mérite qu’on s’y attarde et qu’on en fasse la promotion.

J’espère que nous aurons encore des collaborations concrètes à l’avenir.

Bruno Martin fait une démonstration de XMind

See on hackyourphd.wordpress.com

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Logiciels Mind Mapping Outils Test

Comment choisir mon logiciel de mindmapping ?

Il y a en ce moment (mars 2013) plus de 200 logiciels de mindmapping sur le marché.   Comment m’y retrouver dans ce foisonnement ?

Et comment faire le bon choix parmi ce qu’on me propose ?

Voici quelques critères et conseils qui devraient vous aider.

(Article mis à jour le 23-03-2013 : nombre de logiciels disponibles sur tout support et plateforme collaborative de MindMaple.  Nouvelles politiques de iMindMap et de XMind.)

Pour les traitements de texte ou les tableurs, le choix n’est pas trop compliqué : quelques standards se sont imposés et ils proposent des fonctionnalités presque semblables.

Mais pour les logiciels de mindmapping, la situation se complique : plus de 200 noms s’affichent dans le domaine et vous êtes parfois perplexe devant cette offre pléthorique.

Je remercie Pascal Le Rudulier qui m’a donné l’idée de cet article au cours d’un échange sur Linked’In.

Des critères objectifs

Lorsque vous prévoyez l’achat d’un véhicule, vous tenez compte d’une série de critères objectifs.  Et puis, c’est sans doute une préférence plus subjective, un coup de coeur, qui fera la différence entre les quelques modèles que votre sélection rationnelle aura retenu.  Vous voulez une familiale, qui offre de l’espace et du confort, qui ne consomme pas plus de tant de litres aux cent kilomètres et qui ne dépasse pas votre budget disponible.

Vous pouvez effectuer la même démarche pour les logiciels de mindmapping.  Ils présentent suffisamment de particularités pour qui vous puissiez choisir en fonction de vos besoins, de vos objectifs et de vos moyens.

La carte ci-dessous, vous donne un aperçu des critères que je vais développer plus bas. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir ou cliquez ici pour la télécharger depuis Biggerplate, la plus grande communauté de mindmappeurs au monde).

Critères pour choisir votre logiciel de mindmapping

Vous avez dit « mindmapping » ?

Mettons-nous tout de suite d’accord : le mindmapping est bien cette méthode d’organisation des idées appelée aussi « pensée rayonnante ».  On y dessine des cartes qui partent d’une idée centrale qui rayonne vers les bords, on y associe des mots-clés, des images, des couleurs, les branches sont d’une épaisseur variable, etc.  On illustre des relations secondaires par des nuages ou des flèches qui relient les sujets entre eux.

Si le logiciel proposé ne répond pas au minimum à cette description, pour moi, il ne s’agit pas de mindmapping.   Vous ne le trouverez donc pas ici.  Des logiciels comme mural.ly sont des outils visuels, de qualité prometteuse, mais ce n’est pas du tout du mindmapping, contrairement à ce que j’ai pu lire sur la toile dernièrement.   Tout ce qui est visuel n’est pas du  mindmapping !   Cela ne signifie pas que c’est forcément mauvais – loin de moi l’idée de dénigrer l’infographie, les diagrammes de Venn ou de Gantt – mais cela sort du cadre de cet article.   Et si les logiciels de mindmapping intègrent de plus en plus d’autres fonctions – présentation, cartes conceptuelles, diagrammes divers, feuilles de calculs, etc. – leurs fonctions de base correspondent à la définition du mindmapping.

Attention aussi aux emballements soudains sur le Net : un jour, tout le monde parle du logiciel X comme de la perle rare mais six mois plus tard, plus personne ne se souvient même de son nom !  C’est très gai d’expérimenter – j’en parle en connaissance de cause – mais si vous voulez un minimum de sécurité et de stabilité, privilégiez les programmes qui ont une certaine durée de vie et qui ont déjà fait leurs preuves.

Quel est mon objectif ?

Tout d’abord, quel est mon objectif ?  Est-ce que je dois dessiner des cartes dans le cadre professionnel ou bien le mindmapping est-il mon hobby ?  Dois-je gérer de nombreuses informations ?  Ou bien, je suis étudiant et je veux étudier en résumant mes cours sous forme de mindmaps ?

Si vous devez réaliser souvent des présentation ou si vous êtes conférencier, mettez l’accent sur un logiciel qui propose un module de présentation de qualité, comme Novamind ou iMindmap.  Si vous évoluez dans un une entreprise qui ne jure que par PowerPoint, voyez plutôt du côté de Mindjet MindManager.

Si vous êtes étudiant, avec un budget limité, vous choisirez plutôt un logiciel gratuit mais de grande qualité comme FreePlane.

Est-ce que vous devez collaborer avec des personnes distantes ?  En temps réel, synchrone ou asynchrone ?  Cela va également peser sur votre choix.

Si vous devez gérer de nombreuses informations, Personal Brain et sa vision du mindmapping dynamique peut être un bon choix.  Mais ses particularités graphiques et son centre constamment en mouvement rebutent bon nombre de mindmappeurs qui y reconnaissent difficilement leur discipline !

Quel est mon budget ?

Le budget dont vous disposez sera également un critère de poids.  Certains logiciels sont entièrement gratuits comme FreePlane, qui est particulièrement complet.  XMind propose une version gratuite et des versions payantes, tout comme MindMaple.  Ces deux logiciels proposent des fonctionnalités complètes, sont donc très polyvalents et leur prix les met à la portée tant du particulier que de l’association ou de la petite entreprise.

MindJet MindManager est sans doute l’un des logiciels les plus complets du marché, mais sa gamme de prix le réserve aux entreprises et à l’usage professionnel intensif.  iMindMap pratique une politique de mises à jour payantes très énervante : en 2012, il a sorti deux versions, la 5 et la 6, très attratives au niveau graphique, mais qui se monnaient cash.  Alors que la plupart des logiciels payants vous permettent de mettre à jour gratuitement pendant un à trois ans après votre dernier achat…  Mais dans son discours lors du Biggerplate Unplugged de Londres, Chris Griffith, directeur général de ThinkBuzan annonce un changement radical de politique : une gamme de prix plus variée et une plus grande ouverture vers les autres logiciels.

La plupart des logiciels payants proposent une version gratuite, généralement complète, mais limitée dans le temps.  Profitez de cette option pour tester les programmes, voir s’ils répondent à vos besoins et à votre sensibilité.   Certains proposent des licences « à vie » avec mises à jour gratuite pendant un certain nombre d’années, d’autres des licences annuelles.   XMind propose désormais quatre versions : une gratuite, une version Plus,  une version Pro déclinée en licence annuelle ou « à vie ».  Ces dernières comprennent notamment le module de présentation et le diagramme de Gantt.

Attention

Si vous êtes étudiant ou si vous travaillez dans l’éducation ou le secteur non-lucratif, la plupart des producteurs de logiciels vous proposent des versions « Education » ou « Non Profit Sector » nettement moins chères que les versions courantes.  Pensez-y lors de votre achat !

L’emplacement et le système d’exploitation

Certains logiciels de mindmapping ne fonctionnent qu’en ligne.  C’est le cas de MindMeister.  Il permet la collaboration en ligne et la publication sur le Net de cartes interactives.  Mais si vous habitez ou travaillez dans un zone aux connexions plus qu’aléatoires, il vaut mieux utiliser un logiciel sur votre disque dur.  Mindomo, propose désormais une version en ligne et une version « desktop« .

Le système d’exploitation que vous utilisez sera aussi déterminant : si XMind tourne sur Mac, Windows et Linux, il n’en va pas de même pour MindMaple, disponible uniquement sous Windows et iPad.  Xmind ne tourne pas sur iPad, mais propose une véritable compatibilité avec iThoughts, probablement le meilleur programme de mindmapping pour iPad et iPhone.

MindJet propose également une version pour iPad et iPhone tandis que vous trouverez iMindMap tant sur  iPad que sur Android.  Novamind tourne sur Windows et Mac.  Mindomo travaille avec toutes les plateformes.

L’interopérabilité : pouvoir échanger avec les autres

Certains logiciels, comme Freeplane, Mindjet Mindmanager ou Novamind offrent des échanges avec de nombreux autres programmes de mindmapping.   Mais dans ce domaine, il y a encore du chemin à faire, car si vous pouvez transférer une carte d’un logiciel à l’autre sans trop perdre au niveau graphique, il n’en est généralement pas de même des données du type gestion de tâches, par exemple…

Ces logiciels permettent aussi de travailler avec la suite Microsoft.  La plupart intégrent au sein de votre carte des documents au format Word, PDF, Excel, vidéo, etc.

L’interopérabilité sera sans doute une des conditions de survie des logiciels au cours des prochaines années : seuls ceux qui permettront d’échanger avec de nombreuses applications existeront encore dans cinq ans.

Le graphisme : entre cerveau droit et conventions d’entreprise

La qualité du graphisme est importante en mindmapping : les images, les couleurs, les formes des sujets et des branches, etc. autant d’éléments qui font appel à votre cerveau droit, la partie créative de votre « ordinateur personnel« .

Mais toutes les entreprises ne sont pas prêtes à travailler avec des cartes en couleurs avec des branches organiques et envahies de « petits Mickeys« …   A vous de vérifier quelle est la sensibilité de votre entreprise à ce niveau et de vous adapter en conséquence.

iMindMap propose un graphisme très proche du dessin à la main.  Son système de dessin très intuitif le rend particulièrement agréable sur les tablettes : on dessine avec son doigt et on renoue avec des sensations tactiles proches de l’enfance.

XMind, Novamind, Mindgenius, Mindjet MindManager, et une foule d’autres logiciels proposent une qualité graphique très intéressante.  Je suis moins sensible à celui de MindMeister ou de Mindomo, mais ici, la subjectivité joue à plein.  Testez-les et adoptez celui ou ceux qui vous « parlent« .

Enfin, si votre entreprise fait appel à de nombreux graphiques – pour le business, la formation ou dans le domaine scientifique, cela vaut sans doute la peine de jeter un coup d’oeil du côté de la suite SmartDraw.  Je suis en train de la tester et je vous en reparlerai prochainement.

La collaboration : rencontre avec le web du 3e type

La collaboration n’est pas le point fort des logiciels de mindmapping.  Jusqu’à très récemment, seul Mindjet MindManager proposait une vraie plateforme collaborative en temps réel.   Les autres logiciels proposent de plus en plus souvent des solutions basées sur le transfert des cartes via un serveur – c’est le cas de XMind, par exemple – ou via échanges par mail.  Les logiciels en ligne – MindMeister, Mindomo – vous permettent d’inviter des amis à éditer votre carte.

Mais ici aussi, les éditeurs de logiciels devront s’adapter rapidement ou mourir : à l’heure du cloud computing, il est inconcevable de pouvoir travailler ensemble sur une feuille de calcul mais pas sur une mindmap qui reprend l’intégralité d’un projet d’équipe !

C’est ce qu’a bien compris l’équipe de MindMaple qui vient de sortir une version Beta Pro gratuite et collaborative : le logiciel se connecte à Google Drive et profite des fonctions de partage et de sauvegarde du cloud.  Une très belle réalisation de ce logiciel tout récent et qui permet de dessiner des cartes très élégantes.  Il offre à présent une version iPhone en plus de celles pour Windows et iPad et promet une version Mac OS pour bientôt.

Logiciel propriétaire ou open source ?

Si vous êtes du genre geek ou que votre entreprise veut personnaliser le logiciel de mindmapping pour répondre à ses besoins techniques ou à des impératifs de marque, il faut peut-être envisager l’acquisition d’un logiciel open source plutôt qu’un logiciel propriétaire.

XMind est open source, même s’il n’est pas entièrement gratuit.  Freeplane est gratuit et open source.   Vous pouvez donc travailler avec le code source de ces logiciels et créer votre propre programme.

Mais ceci est sans doute réservé à quelques happy fews.   Certaines associations préfèrent recourir systématiquement à l’open source pour des raisons idéologiques.  Je pense personnellement qu’il y a de la place pour toutes les solutions.   Du moment qu’elles répondent à vos besoins et à vos préférences.

Et après l’achat ?

Dernier critère et pas le moindre : les services après-vente. Ce n’est pas toujours le point fort des logiciels de mindmapping.  Certains proposent des services complets et très performants, comme iMindMap ou Novamind.  L’équipe de XMind est toujours prête à vous aider et répond à vos emails en un temps record.  D’autres vous ignorent superbement… ou sont injoignables !

FreePlane n’a pas de service après-vente, par définition, puisqu’il est gratuit : par contre, il dispose d’une communauté d’utilisateurs très large et très réactive où vous pouvez trouver de l’aide au moment voulu.

Et vous ?  Quel logiciel utilisez-vous ?  Et quels sont les critères qui déterminent vos choix ?

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concept map Logiciels Mind Mapping Outils Test

MindMaple : un logiciel de mindmapping complet pour un prix dérisoire

Envie d’un logiciel de Mindmapping complet et pas cher ?  Au graphisme élégant et aux possibilités innombrables ?

Et qui évolue constamment pour offrir à ses clients de nouvelles fonctions intéressantes ?  Le tout pour un prix dérisoire ?

Alors, jetez un coup d’oeil du côté de MindMaple !

Article mis à jour le 23-03-2013 : précisions sur la plateforme collaborative de Mindmaple. Version pour iPhone.

S’il apparaît de nouveaux logiciels de mindmapping – ou qui se prétendent tels – quasiment toutes les semaines, on ne peut malheureusement pas dire qu’ils se valent tous.  Certains peuvent à peine afficher 4 mots, 3 images et deux flèches.  Le tout non-paramétrable, bien entendu.  Et c’est vendu comme du mindmapping…

Avec MindMaple, vous êtes dans un tout autre univers.

Lorsque je l’ai vu et essayé, il y a environ un an et demi, c’était un logiciel au graphisme intéressant mais aux fonctions limitées.   Quelque part entre une version beta d’XMind et une période d’essai d’iMindMap…

Aujourd’hui, le logiciel a évolué de façon spectaculaire !  Mais pas son prix…  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Essai du logiciel de mindmapping MindMaple

Un logiciel extrêmement complet…

La prise en main de ce programme est extrêmement aisée : cliquez sur le sujet central, glissez et votre premier sujet principal est créé.  Répétez l’opération et vous créez un sous-sujet.  Une pression sur la touche Enter et vous obtenez un autre sujet de même niveau.

Tout est paramétrable : la couleur, la taille, le style du texte, mais aussi la forme, le contour, le contenu des sujets, la forme des images, leur contraste, leur luminosité, leurs couleurs, etc.  Vous pouvez inclure des limites – ou nuages – et des relations de façon aussi simple.

Les menus sont très lisibles : vous êtes dans un environnement MS Office 2007-2012.

Le logiciel gère aussi les tâches et les ressources pour la gestion de projet.  Il est multicartes : vous pouvez ouvrir plusieurs cartes dans un classeur.

Les imports-exports sont très nombreux avec la plupart des programmes standards : Word, Excell, PowerPoint, mais aussi PDF, Freemind, Mindjet MindManager…

Les sujets flottants s’introduisent d’un double clic sur le fond de la carte comme dans XMind.  Les sujets sont déplacés en cliquant sur une croix comme dans Novamind.

Et enfin, le prix est plus qu’attractif : il existe une version gratuite, MapleMind Lite, qui permet de faire énormément de choses.  La version Pro coûte 9,99 dollars en version annuelle et 49,99 dollars en licence à vie…

Des possibilités de structures impressionnantes

MindMaple est bon en mindmapping, vous l’aurez compris.  Mais ce logiciel est aussi très plastique.   J’entends par là qu’il peut s’adapter à d’autres structures.

J’ai voulu tester le programme en matière d’organigramme et voir à quel point on peut y intégrer d’autres structures secondaires.

Il passe le test avec élégance : jugez plutôt !

Essai de structure « organigramme »

J’ai imaginé la présentation d’activités parascolaires pour une école primaire.  J’ai donc créé une structure en organigramme et essayé d’y inclure des structures en arbre logique gauche, organigramme bas, classe droite.

Le résultat est plutôt convaincant.

Par contre, MapleMind n’existe pour l’instant que pour la plateforme Windows, l’iPhone et l’iPad.  Dommage.  Une version Mac est annoncée pour bientôt.  Ses cliparts sont plutôt pauvres : dommage aussi pour un logiciel au graphisme si fluide et élégant.

En conclusion 

Voici un logiciel qui a évolué de manière spectaculaire en un peu plus d’un an, passant du stade du protomindmapping à celui de concurrent sérieux de logiciels comme XMind…

Les menus sont ergonomiques, le style graphique entièrement paramétrable est très séduisant et les possibilités de structures, d’import-export et de gestion de projets sont nombreuses et bien conçues.  Le tout pour un prix dérisoire.  Ce qui, à mon avis, en fait un programme de choix pour les communautés éducatives ou les étudiants, par exemple.

Depuis mars 2013, MindMaple offre une plateforme collaborative en temps réel basée sur une connexion avec Google Drive.

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Gestion du temps GTD Logiciels XMind

XMind : calendrier 2012-2013 pour gestion du temps avec GTD ou autre système

Comment réaliser un calendrier avec XMind ?  Peut-on l’utiliser pour la gestion du temps ?

Est-il applicable dans la méthode GTD ?

Quelques réponses avec un calendrier 2012-2013 téléchargeable gratuitement sur Biggerplate !

Il est possible de créer des calendriers avec XMind.

En voici un exemple, que vous pouvez télécharger gratuitement sur Biggerplate, la plus grande communauté de mindmappeurs au monde (cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Calendrier XMind

La structure générale de ce calendrier est une arrête de poisson – ou ishikawa, du nom de son inventeur.   Chaque mois est représenté par une matrice ou tableau le long de cette structure en arrête de poisson.

Voici, par exemple, le mois de novembre de cette année.  Remarquez : j’ai attribué deux couleurs différentes : le bleu pour 2012 et le vert pour 2013.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Les drill down indiquent les dates occupées

Les flèches vertes orientées vers le bas sont des « drill down » : une commande qui permet de recentrer une mindmap sur un sujet.

Ici, cette commande particulière est utilisée pour ouvrir une page correspondant au jour choisi dans le calendrier : soit pour y ajouter de nouveaux événements, soit pour le consulter.

Ci-dessous, vous voyez la page de mon calendrier personnel, à la date d’aujourd’hui.  J’y ai masqué les noms et numéros de téléphone pour des raisons de confidentialité. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

A l’intérieur de l’agenda

Pour atteindre cette page, j’ai simplement cliqué sur la flèche verte du jour, 5 novembre 2012.  Pour revenir au calendrier général, je clique sur la flèche verte vers le haut, « drill up » du sujet central 5.

Pour inscrire les choses à faire ce jour-là – rendez-vous, appels téléphoniques, aide-mémoire, etc. – j’ajoute des sujets flottants.  Cela évite de les attacher au sujet central – le 5 de la date d’aujourd’hui – et d’encombrer mon calendrier général.  Dès que j’aperçois une flèche verte dans mon calendrier, je sais qu’il y a quelque chose d’entré à cette date.

Des hyperliens peuvent aussi être intégrés dans la page du jour : pour renvoyer vers des documents dont j’ai besoin, vers un site que je dois consulter, une adresse e-mail à qui envoyer un message, etc.

Lorsqu’une tâche est accomplie, vous pouvez ajouter une marque – comme ici, « check » ou « okay » – pour indiquer qu’elle est terminée.  De cette manière, vous avez un outil pour vérifier où vous en êtes dans vos tâches de la journée.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Les rendez-vous sont des sujets flottants

Dans de prochains articles, je reviendrai sur la méthode Getting Things Done ou GTD et je vous expliquerai comment créer votre propre système complet : un tableau de bord et des cartes secondaires – ou cartes filles – qui vous permettent de stocker et de retrouver vos listes.  C’est ce système que j’utilise dans mes ateliers Gestion du Temps avec XMind et GTD.

Avez-vous déjà essayé un tel système ?  Quelles sont vos impressions ?

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Logiciels Mind Mapping Novamind Outils Test

Essai de logiciel : Novamind, beau, riche et polyvalent !

J’ai testé le logiciel Novamind pendant le mois d’essai.

Et la conclusion est plus que positive : un logiciel graphiquement beau, riche de fonctions intéressantes et par conséquent, très polyvalent.

Un logiciel de mindmapping dont l’excellent rapport qualité-prix en fait de plus un outil intéressant tant pour le monde associatif que pour les entreprises.

Je teste depuis le début de ce blog différents logiciels et applications.  Que ce soit des programmes de mindmapping pour PC ou pour iPhone, des applications en ligne comme Framindmap.  Des applications pour les blogueurs – comme easel.ly ou encore infogram que j’ai analysés il y a peu.  Ou encore des applications pour faciliter le travail des étudiants, que ce soit pour les flashcards – comme Studyblue – ou des jeux pour améliorer le vocabulaire français ou la maîtrise de l’anglais.

Depuis environ un mois, je teste la version d’essai du logiciel de mindmapping Novamind.  Et je dois dire que j’ai rarement été aussi agréablement impressionné.  J’ai rassemblé dans une mindmap – réalisée avec Novamind, évidemment – les différents points que j’ai testés et qui m’ont donné entière satisfaction.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Essai de Novamind

Tout d’abord, un mot de la convivialité de ce logiciel : les commandes sont accessibles, l’écran d’accueil et les menus très lisibles.  La prise en main est très intuitive et peut se faire très rapidement, surtout si vous avez déjà utilisé d’autres logiciels de mindmapping.

Les possibilités graphiques de ce logiciel sont impressionnantes : tout est paramétrable !  La forme des sujets, la forme des branches, l’écartement entre les branches, entre les sujets, l’orientation générale de la carte, etc.  Pour les mindmappeurs qui, comme moi, considèrent que la dimension esthétique de leurs cartes est importante, Novamind apporte un produit de rêve !

Les options d’impression sont également très complètes et permettent notamment d’imprimer sur plusieurs pages.  C’est particulièrement confortable pour la lecture de cartes de grandes dimensions.

J’ai voulu aussi tester la gestion des tâches de ce logiciel.  J’ai donc repris le modèle de mindmap « tableau de bord » que j’ai élaboré pour la formation Mindmapping pour Formateurs.  Je voulais savoir si je pouvais réaliser l’équivalent avec Novamind.

Gestion de projet

La réponse est clairement Oui.  Voici la carte « tableau de bord » réalisée avec Novamind. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Tableau de bord pour la gestion de projet

Mon objectif n’était pas de reconstituer tous les outils que j’avais créés sur XMind, mais bien de voir si je pouvais créer l’équivalent avec Novamind.

Et donc, j’ai ajouté au sujet « Référence » une note qui explique ce qu’est cette référence dans un projet de formation.  Et ensuite, j’ai ajouté, depuis le sujet « Calendrier » une nouvelle carte dans laquelle j’ai intégré des informations de tâches.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Carte mentale calendrier Novamind

 Remarquez au passage la qualité graphique de ces cartes : effets de relief, d’ombre, réflexion de l’image principale – elle aussi paramétrable !

Gestion des tâches et rapports

L’insertion des tâches est très facile.  Elle se fait via un menu qui s’ouvre à la droite de l’écran.  Non seulement c’est très simple de compléter ce menu, mais en outre, il calcule automatiquement les dates des tâches si vous entrez la durée.  Les tâches peuvent être entrées aux formats jours, heures, ou minutes !

Menu gestion des tâches

Pour une gestion optimale de vos projets, Novamind vous offre aussi des rapports : vous pouvez de cette façon effectuer le suivi du travail pour chacune des tâches ou sous-tâches de vos projets.  Ces données sont exportables vers MS Project.  Et le site de Novamind annonce un nouveau produit qui le rendra bientôt full compatible avec le logiciel de Microsoft.

Fenêtre rapport dans le calendrier

De vraies boîtes à cocher

Une autre caractéristique que j’ai beaucoup appréciée dans ce logiciel est celle des boîtes à cocher (tick box).  Ce sont de vraies boîtes que vous pouvez cocher pour effectuer des choix.  Une fonction très pratique pour des cartes d’évaluation, par exemple ou des sondages.

Ici, j’ai donné aux utilisateurs la possibilité de choisir la méthode pédagogique correspondant à un projet de formation.

Boîtes à cocher

Un des modules les plus impressionnants de Novamind est Presenter, son module de présentation.  Je l’ai utilisé lors de ma conférence sur le mindmapping pour l’entreprise il y a quelques semaines.  C’est un mode de présentation très fluide, très agréable à la fois pour l’orateur et le public.

La carte se déploie à l’écran d’un clic, elle se replie d’un autre clic.  D’un troisième clic vous ouvrez un programme associé ou un site web, etc.

Je reviendrai plus longuement sur cette fonctionnalité dans un autre article, car elle est si complète et si performante que je crois qu’elle mérite un article entier 😉

Dernier point que je voudrais aborder : les importations / exportations.  Novamind importe les cartes de logiciels comme iMindMap, Freemind, XMind, MindManager, MSProject et au format OPML.  Il les importe vraiment : j’ai fait un essai avec des cartes XMind et aussi bien les couleurs que les images sont conservées.  Malheureusement, les tâches ont disparu !

Il exporte aussi vers de nombreux formats comme Word, PDF, PNG, PowerPoint, MSProject, MindManager et en OPML.

En conclusion

Un logiciel très performant !  Graphiquement très beau, des fonctionnalités très riches et variées.

Un seul regret : n’avoir pas retrouvé les structures en arrête de poisson ou en tableau auxquelles je suis habitué avec XMind.  Et qui sont très appréciées, notamment en gestion de projet.

Mais : un rapport qualité / prix très intéressant pour un logiciel très polyvalent.  Jugez-en vous même en téléchargeant vous aussi la version d’essai de Novamind.  Promenez-vous sur le site, il y a des tutoriels, une galerie de mindmaps très intéressante, un blog qui bouge…

Bonne visite  et surtout bon travail 😉

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concept map Logiciels Mind Mapping Outils XMind

Mindmapping pour formateurs : intégrez une carte conceptuelle pour expliquer les procédures

Comment visualiser les procédures parfois compliquées du pilotage d’un projet ?

Une solution simple et rapide : intégrer une carte conceptuelle à son tableau de bord.

Expliquer les procédures de pilotage d’un projet, surtout lorsqu’il implique un partenariat, peut être compliqué.  Disposer d’une représentation visuelle de ces procédures simplifie les choses.

C’et un des outils de la panoplie que je développe avec les participants de la formation Mindmapping pour Formateurs.

J’ai donc intégré dans ma boîte à outils une carte conceptuelle – ou concept map – qui représente visuellement ces procédures.

Une carte intégrée dans le tableau de bord

Cette carte conceptuelle est accessible via mon tableau de bord général que voici (cliquez sur l’image pour agrandir la carte).

Tableau de bord du projet de formation

Vous voyez que dans le sujet Référence, se trouve un petit « c » noir dans un encadré vert.

Hyperlien dans un sujet

Un hyperlien vers la carte fille ou secondaire

Il s’agit d’un hyperlien qui renvoie vers une carte fille, la carte Référence, qui contient donc tous les éléments liés à la référence du projet.  Celle-ci reprend non seulement les objectifs du projets, mais aussi toutes les procédures de pilotage, la documentation relative au  projet, etc.  C’est en quelque sorte la mémoire du projet, qui permet notamment de vérifier à tout moment si on respecte bien les objectifs initiaux.  Lorsque le projet sera terminé, ce seront les éléments de cette référence qui – joints à ceux de l’évaluation finale – serviront de base aux recommandations pour les projets futurs : bonnes pratiques, partenariats intéressants, outils développés pour ce projet et qui pourront resservir dans d’autres, bonnes adresses, etc. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Carte secondaire « Référence »

Cette carte ne contient pas encore beaucoup d’éléments : nous n’en sommes qu’à la conception du projet.  Pour l’instant, y sont intégrés un fichier Word Référence Projet Formation X, à compléter au fur et à mesure de l’avancement du projet.  Et une carte XMind sur les étapes de l’organisation-planification d’un projet.

Dans le sujet Procédures, vous voyez aussi un hyperlien – un petit « c » noir dans un encadré vert – qui renvoie cette fois vers la carte conceptuelle du même nom :

Lien vers la carte conceptuelle procédure

Une carte conceptuelle pour les procédures

Cet hyperlien renvoie donc vers la carte conceptuelle suivante : Procédures (cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Carte conceptuelle « Procédures »

Cette carte illustre les procédures de pilotage du projet.

Une procédure hebdomadaire, réalisée par Jeanne et Marcel, deux membres de l’équipe.

Leurs tâches dans le cadre de ces procédures sont de vérifier l’utilisation du bdget, d’assurer le suivi du travail de l’équipe – notamment le respect des délais.  Mais aussi de garder un oeil sur les relations avec les partenaires.  Et d’alimenter la référence du projet.

Les deux membres de l’équipe rédigent ensuite un rapport qu’ils remettent aux membres du comité de pilotage.

Une autre procédure consiste en une révision trimestrielle, opérée par un comité de pilotage composé des deux membres de l’équipe ainsi que des représentants des partenaires.  Ils reprennent donc les tâches de Jeanne et Marcel, mais aussi vérifient que le projet respecte bien les objectifs initiaux ainsi que le budget et procèdent à des réajustements s’il y a lieu : notamment des aménagement de délais et des réallocations de ressources, matérielles – autres locaux par exemple – ou financières – allonges budgétaires pour la publicité, par exemple.

Couleurs et marqueurs pour une meilleure information

J’ai utilisé deux couleurs différentes : le bleu pour les révisions hebdomadaires et le vert grisé pour la supervision trimestrielle.  C’est tout simplement pour opérer une distinction visuelle supplémentaire entre les deux procédures de pilotage.

Les marqueurs – ces petites icônes qui figurent dans les sujets – remplissent la même fonction.  Mais en plus, ils peuvent servir à filtrer l’information.

Je vous avais déjà montré l’utilité de cette fonction dans un article sur le coaching de compétences.  C’est le même principe ici : je veux voir de quelles tâches Jeanne est responsable.  Je vais donc filtrer l’information et cocher la boîte qui correspond au marqueur de Jeanne.

Et pour cela, je sélectionne dans le menu Voir (ou View) la commande Filtre avancé ou Advanced filter.

Choisir « Filtre avancé »

Et XMind met en surbrillance uniquement les tâches qui relèvent de la responsabilité de Jeanne et uniquement celles-là. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Les tâches de Jeanne en surbrillance

Pour revenir à l ‘affichage normal, il suffit que je clique sur Afficher tout ou Show all ou que je décoche le marqueur.

Pour que ce soit bien clair pour mon lecteur, j’ai ajouté une légende : celle-ci attribue une signification précise à chaque marqueur.  De cette façon, le lecteur connaît mon code et peut lire la carte conceptuelle sans difficulté.  Il sait donc que chaque tâche marquée par un petit personnage vert  relève de la responsabilité de Jeanne.

Utilisez la légende pour expliquer les marqueurs

Cette manière de procéder par hyperliens nous permet de circuler d’une carte à l’autre sur trois niveaux : du tableau de bord vers la carte heuristique Référence et de la carte Référence vers la carte conceptuelle Procédures.  Dans la carte Procédures, il suffit de cliquer sur l’hyperlien pour revenir au tableau de bord.  Je reviendrai sur ces hyperliens dans un autre article sur la façon de gérer de grandes quantités d’informations dans une mindmap.

Lors des formations Mindmapping pour Formateurs, nous élaborons ensemble des cartes qui utilisent au maximum ce type de fonctions afin de gérer un projet, de créer une présentation originale, de mieux communiquer avec ses collaborateurs, etc.

Vous pouvez télécharger la version gratuite de Mindomo et commencer tout de suite à créer vos propres cartes ou mindmaps !

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