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Palais de mémoire : comment l’utiliser ?

Qu’est-ce que le « palais de mémoire » ?  D’où vient-il ?  Et comment fonctionne-t-il ? Comment l’intégrer dans une stratégie d’apprentissage ? Je vous donne ici le fruit de mes lectures et de mes expériences personnelles avec cette méthode âgée de plus de 2800 ans…

Article mis à jour le 15 mai 2021.

Je lis parfois sur Internet des articles sur le « palais de mémoire » ou j’entends des personnes en parler.  Et je suis souvent choqué par le caractère incomplet, incompris, voire carrément erroné des informations que je découvre.

Il existe pourtant une vaste littérature sur le sujet.  Et dont les auteurs ne sont pas des moindres puisque le premier d’entre eux n’est autre que Cicéron.  Un des auteurs qui ont le plus influencé la totalité de la culture occidentale depuis 2.000 ans…

Une légende vivante : Simonide de Céos

Cicéron, dans son ouvrage « De l’Orateur« ,  nous rapporte que l’inventeur de cette méthode est le poète lyrique Simonide de Céos, une des nombreuses îles grecques.  Nous n’avons aucun portrait de cet homme qui fut une véritable star à son époque : il a remporté des prix face au tragédien Eurypide ou  encore contre Pindare, son principal rival.  Mais, comme à toutes les stars, on lui a attribué bon nombre de légendes.  Il aurait été l’inventeur, entre autres, de 4 lettres du nouvel alphabet grec (voir l’illustration sur le vase ci-dessous).

Vase grec représentant Persée et Andromède

Mais surtout, selon Cicéron, il serait l’inventeur de la méthode des « loci » – lieux, en latin – encore appelée « mémoire locale« .

Simonide de Céos aurait été le premier poète rémunéré.  Il écrivait des poèmes pour les dirigeants de son temps.  Un jour, il en écrit un pour le tyran Scopas.  Mais, celui-ci est aussi avare que vaniteux.  Il reproche à Simonide d’avoir loué autant les jumeaux Castor et Pollux que lui dans son ode.  Et donc, il ne paiera que la moitié de la somme prévue.  Simonide n’a qu’a demander l’autre moitié aux demi-dieux…

Simonide n’a d’autre choix que de s’incliner.  Il participe au banquet donné par son maître et au cours duquel il devra sans doute réciter son poème.  Un serviteur vient le prévenir que deux jeunes hommes l’attendent à la porte du palais et le réclament avec insistance.  Intrigué, Simonide va à la rencontre des deux étrangers.  Au moment où il sort du palais, celui-ci s’effondre, écrasant tous les convives.  Les deux visiteurs, qui ne sont autres que Castor et Pollux, ont donc sauvé la vie de celui qui leur a dédié la moitié d’un poème.

Le Palais de mémoire : une des méthodes de mémorisation les plus anciennes

Mais les familles des victimes sont en détresse : elles ne reconnaissent pas leurs proches, défigurés sous les débris.  Simonide déclare alors qu’il est capable de dire qui est qui : il était assis avec eux.  Et peut donc localiser chacun des corps et lui rendre son identité.  Cette circonstance lui aurait donné l’idée du « palais de mémoire« .  Un des procédés les plus anciens et les plus efficaces pour mémoriser de longues séquences.

L’historienne Frances Yates a remis à l’honneur les études sur les arts de la mémoire, notamment dans son livre The Art of Memory, dont il existe une traduction française.  Elle voit dans cette légende l’illustration d’une période de transition.  Car, pendant des siècles, les poètes ont récité leurs oeuvres sans les écrire.  Or, au moment où naît cette légende, l’écrit prend le pas sur la tradition orale.  Socrate méprisera l’écrit toute sa vie.  Platon, dans Phèdre, fait dire à  l’un de ses personnages que l’invention de l’écriture rendra les hommes bêtes, paresseux, qu’ils n’utiliseront plus leur mémoire et qu’ils oublieront qui ils sont…   Des arguments qui ressemblent étrangement à ceux qui accusent Internet et les livres numériques de tous les maux.   Mais ne sommes-nous pas, nous aussi, dans une période de transition similaire ?

Comment utiliser efficacement le Palais de Mémoire ?

Associez des lieux et des images

La méthode qu’aurait inventée Simonide de Céos – et qui existait sans doute depuis des siècles à son époque – consiste à associer lieux et images.  Dans mon article sur les principes de la mémorisation, je rappelais que ceux-ci sont au nombre de trois :

  1. L’ordre
  2. L’association
  3. La répétition

Le « palais de mémoire » ne fait pas exception à la règle.  Ici, l’ordre est donné par le trajet et les emplacements dans un bâtiment. ou dans une partie de ville : un quartier, une place, etc.

Lors de mes formations sur la mémoire, je demande aux participants d’utiliser le lieu qu’ils connaissent le mieux : leur propre maison.

Maison – rez-de-chaussée

Utilisez un lieu connu pour mémoriser rapidement et à long terme

Le principe de la « mémoire locale » ou « palais de mémoire » est de placer une image qui représente la chose ou le mot dont on doit se souvenir dans une partie de l’immeuble, ici, le rez-de-chaussée de la maison.  Plus l’image est éloignée de la routine, mieux elle fonctionne : donc, on utilise :

  • le grotesque
  • le monstrueux
  • l’humour
  • les allusions sexuelles (qui sont sans doute un des facteurs d’exclusion du palais de mémoire de l’école)
  • les sentiments à l’égard d’une personne : amour ou haine
  • etc.

Toute image mentale qui déclenche une émotion – votre petit ami, votre vedette de cinéma préférée, l’animal qui vous dégoûte le plus (une araignée, un rat, etc.)…

Quand je pratique cette méthode pour la première fois avec des participants de mes ateliers, je leur demande de dresser une liste de 20 mots : vingt choses dont ils auront besoin pour organiser la fête de leur anniversaire.  Selon la littérature scientifique, la mémoire de travail moyenne permet de retenir 7 mots, avec un écart-type de 2, soit de 5 à 9 mots.   Mais je rencontre de nombreux jeunes qui présentent une rétention de 11 ou 12 mots…

Mais (pratiquement) personne n’est capable de retenir 20 mots sans erreurs ni de les répéter dans un sens ou dans l’autre, depuis le premier vers le dernier ou vice-versa.

Associez image, sensations et localisation

Premier ingrédient pour notre fête : un saumon.  Nous allons le placer dans la boîte aux lettres, juste à côté de la porte.  Un beau saumon vivant, qui sent fort la marée et qui s’agite dans tous les sens.  Il mouille tout le contenu de sa boîte aux lettres et sa queue rose frappe la porte en cadence : boum ! boum ! boum !

Vous aurez compris à la lecture de ce premier item le fonctionnement de l’association :

  1. on place le saumon dans un endroit inattendu – on sort de la routine
  2. on associe un maximum de représentations sensorielles à chaque image : l’odeur de la marée, le mouvement de la queue, le boum-boum de celle-ci contre la porte, la sensation tactile du poisson mouillé… 

Tous ces éléments servent à renforcer la mémorisation.

Deuxième item : deux bouteilles de vin.   Celles-ci sont en réalité deux personnages à taille humaine, dont la silhouette est en forme de bouteilles, qui sont complètements saoules et qui titubent sur les marches du perron.  Elles rotent et chantent des chansons à boire.

Le troisième item : des couverts en plastique.  L’acteur préféré de notre participant est Johnny Depp.  Nous le déguisons en Chapelier fou, son rôle dans le film Alice de Tim Burton.  Johnny Depp est debout sur la table basse du salon, entre le sofa et les fauteuils.  Il jongle avec les couverts et danse une sorte de gigue tout en proférant des sons incongrus et en grimaçant comme dans le film.

Le quatrième item : de la musique.  Où allons-nous la placer ?  Dans l’installation hi-fi au salon ?  Certainement pas !  Nous allons louer les services d’un orchestre de Schtroumpfs que nous allons placer dans le four, à la cuisine.  A la moindre fausse note, on allume le four !

L’émotion favorise la rétention à long terme

Etc, etc. jusqu’à vingt mots, vingt images grotesques, monstrueuses, sexy ou amusantes, associées à vingt emplacement de l’endroit que nous connaissons le mieux au monde.

Les plus sophistiqués ajouteront un scénario à leur trajet.

Vous aurez compris le principe : nous nous souvenons mieux de ce qui sort de l’ordinaire.   De ce qui tranche avec la vie de tous les jours.  De ce qui nous touche.   Car la mémoire est très fortement liée à l’émotion.

J’ai effectué une recherche sur l’Elfstedentocht : cette course en patins à glace qui traverse 11 villes de Frise, dans le nord-ouest des Pays-Bas.   Tous les habitants me disent que les hivers là-bas sont extrêmement rigoureux, qu’il neige et qu’il gèle à pierre fendre chaque année.

Pourtant, ma recherche personnelle montre que la course a eu lieu 15 fois en 112 ans.  Les autres années, il ne gelait pas suffisamment pour organiser la course sur les cours d’eau de Frise…   Il a donc gelé dur 15 fois en plus d’un siècle, malgré ce que les habitants m’affirmaient.  Ils étaient pourtant sincères : mais leur mémoire n’avait gardé le souvenir que des hivers exceptionnels.  Ceux où ils s’étaient calfeutrés chez eux en attendant le jour de la course, où ils avaient traversé péniblement les champs couverts de neige.  Quinze hivers sur 112 !

C’est sur cette confrontation avec l’ordinaire que jouent les techniques d’association dans les arts de la mémoire.   La publicité aussi le sait bien : elle nous présente des endroits paradisiaques où la plupart d’entre nous n’iront jamais, des modèles dont la beauté surhumaine doit plus à Photoshop qu’à la sélection génétique, des produits fabuleux qui ne fonctionnent miraculeusement que sur le petit écran.   Nous le savons, dans le fond.   Mais nous achetons.   Parce que ces images surnaturelles ont trouvé leur chemin dans nos mémoires et nos émotions.  Et que nous ne demandons qu’à les revivre dans le réel.

Troisième principe : les répétitions

Cette méthode, très efficace, ne fonctionne que si on respecte le troisième principe : la répétition.  Il faut visiter et revisiter mentalement la maison et revoir régulièrement chacune des images dans son emplacement.  Parcourez le trajet dans un sens puis dans l’autre.  Ou depuis le milieu.

Les répétitions espacées sont aussi le principe de base des applications de flashcards, telles Anki ou Cerego. C’est aussi le principe utilisé pour la conception de parcours d’apprentissage sous forme de microlearning. C’est également le principe mis en œuvre par Wooflash, une application qui permet aux apprenants de s’exercer et de mesurer leur taux d’ancrage mémoriel.

Le « palais de mémoire » est utile pour retenir une liste d’objets.  Ou les éléments d’un discours ou d’une conférence.   Les avocats romains, comme Cicéron, étaient célébrés pour tenir des discours de plusieurs heures sans aucune note.   Mais le préalable de toute étude réellement efficace à long terme est la compréhension.  N’étudiez pas quelque chose que vous n’avez pas compris d’abord…

Bon travail et amusez-vous bien 😉

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Mindmapping : l’importance de la connectivité

Pourquoi utiliser des mots-clés en mindmapping ?  Pourquoi pas des phrases entières ?

Parmi les principes de base du mindmapping, la connectivité occupe une position centrale.

Petit rappel avec trois mindmaps.

Le mindmapping est une méthode d’organisation des idées.  Et l’un des principes fondamentaux de cette méthode, est la connectivité.

C’est-à-dire la possibilité de connecter entre eux un maximum de concepts.  Et d’illustrer ensuite leurs relations les uns aux autres, par leur position sur la branche et dans l’espace de la feuille.

Hier, pendant une formation de formateurs, une participante m’a posé la question : « pourquoi scindez-vous l’expression « bilan de compétences » ?  Pour moi, c’est une expression cohérente.   C’est quelque chose de bien défini« .

C’est vrai qu’il y a des expressions toutes faites qu’il ne nous viendrait pas à l’idée de scinder, parce qu’elle forment un tout cohérent.  Mais dans un cas comme celui-ci, ça se discute pour le moins.

Le mot-clé, base de la connexion

Voici une illustration (cliquez sur la carte pour l’agrandir)

Un mot-clé pour un maximum de connectivité

Sur cet exemple, la différence saute aux yeux : dans le premier cas, la connectivité est fermée, difficile de connecter un nouveau terme à cette expression.

Dans le second, la connectivité est ouverte et donne plus de possibilité de créativité, d’exploration des types de bilan à notre disposition.

Les paragraphes

Une chose qui énerve par-dessus tout les mindmappeurs confirmés, ce sont ces mindmaps si courantes sur Internet ou des paragraphes entiers sont insérés dans un sujet, quand ce n’est pas le contenu d’une page A4 !

En procédant de cette manière, les auteurs de ces cartes s’interdisent toute connectivité.  C’est-à-dire qu’on est dans la négation même des principes les plus élémentaires du mindmapping !

Exemple (cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Comment connecter une nouvelle idée ici ?

De plus, une carte composée exclusivement de sujets-paragraphes devient rapidement illisible.  Le surcroît d’information que la connectivité apporte au message est complètement parasité, annulé par cet excès de texte.

Une démarche intellectuelle profonde

Mais il y a pire.  Car, le principe de connectivité du mindmapping est basé sur le mot-clé.  Ce n’est pas anodin.  Outre le fait que le mot-clé ouvre au maximum la connectivité entre les concepts, il oblige à une démarche intellectuelle profonde : la synthétisation.  Vous devez être très synthétique pour ramener une pensée ou un concept à un seul mot-clé.

Et pour pouvoir ramener cette pensée à un seul mot-clé, il y  a un impératif incontournable : vous devez comprendre cette pensée !

Autrement dit, cette démarche de syntétisation représente un effort intellectuel : celui de retrouver l’élément le plus petit, le plus fondamental de la pensée.  Le mot-clé est l’atome de la pensée : c’est-à-dire quelque chose que vous ne pouvez plus réduire, plus couper (a-tome).

C’est la brique Lego de votre pensée : chaque brique reliée aux autres formera un ensemble complexe.  Mais en mindmapping, on vous demande de revenir à la brique pour pouvoir l’insérer dans un système de relations avec les autres.

Offrez-vous donc un luxe rare : celui de penser visuellement !

Et si vraiment vous devez insérer du texte long dans votre carte, comme le passage d’un livre ou d’un discours, utilisez la note, que vous pourrez insérer dans un sujet.  Vous aurez de cette façon l’intégralité du texte sans pour autant diminuer la lisibilité et l’impact visuel de votre carte.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Utilisez une note pour ne pas alourdir votre mindmap !

Bon travail !

Vous pouvez vous former au mindmapping avec nous : consultez notre Page Agenda pour savoir ou se tiendra notre prochaine formation.  N’hésitez pas non plus à utiliser notre page Contacts pour nous demander des informations ou pour organiser une formation pour votre entreprise, votre école ou votre association !

Cliquez ici pour télécharger gratuitement XMind !

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Mémorisez rapidement du vocabulaire avec les flashcards

Vous devez étudier de  nouveaux mots anglais ou néerlandais pour vos examens ?  Et vous ne savez pas par où commencer ?

Les « flashcards » peuvent sans doute vous tirer d’affaire.  Et quelques exercices complémentaires renforceront votre mémorisation.

Les flashcards sont très utilisées dans le monde anglosaxon.  Et très peu chez les francophones.

C’est dommage, car elles constituent une technique très simple et très efficace de retenir du vocabulaire français ou étranger.

Le principe est très simple.  Sur une face de votre carte, vous placez le mot étranger à connaître.  Par exemple : « thoroughfare« .  Et de l’autre, le mot français : « grand route, avenue, artère« .

Jouez à fond les associations pour mieux retenir !

Je vous conseille de ne pas vous limiter à ces deux éléments.  Mais de jouer à fond la « carte » des associations.

Sur le côté anglais, ajoutez un dessin de votre crû : dessinez une route ou une avenue.  De cette façon, vous gagnerez encore en efficacité.

Allons encore plus loin.  Un des cauchemars des francophones lorsqu’ils étudient l’allemand ou le néerlandais, est le genre des mots.  En effet, les langues germaniques ont non pas deux, mais trois genres : masculin, féminin et neutre.

Les trois genres néerlandais : masculin, féminin et neutre.

Même s’il existe des règles, illustrées ci-dessus, il n’est pas évident de retenir le genre de tous les noms.  D’autant que cette règle, comme souvent, comprend de nombreuses exceptions.

Le plus simple est donc de s’inventer un code.  Et de jouer sur les sons.

Des associations visuelles et sonores pour renforcer la mémorisation

Prenons un exemple.  Comment dit-on « lapin » en néerlandais ? Oui, « konijn« , vous avez raison !

De quel genre est l’animal ?  Du genre neutre.

Comment allez-vous retenir le mot, sa sonorité particulière et son genre en une seule carte ?

Nous allons associer tous ces éléments pour construire une carte unique.

Pour le genre neutre, décidons d’utiliser le code « drapeau suisse ».  Tout le monde sait que la suisse est un pays neutre.

Het konijn : j’écris donc le nom et son article sur le recto de la carte.  Et j’écris « lapin » sur le verso.

Pour renforcer la mémorisation par les associations, je vais donc dessiner un lapin.  Mais un lapin dans une situation particulière.

Konijn, en néerlandais, se prononce presque comme « cône nain ».  Je vais donc placer un lapin géant sur un cône nain.  Un de ces cônes utilisés pour la circulation routière, par exemple.

Et pour être certain de ne pas oublier le genre de mon lapin, j’ajoute au dessin un drapeau suisse.

Flashcard vocabulaire néerlandais

La puissance des associations pour apprendre une langue

Vous trouvez ça ridicule ?   Vous avez raison : c’est ridicule !

C’est d’ailleurs pour ça que ça marche !

Que retenons-nous le mieux ?  Ce qui nous étonne, nous effraie, nous fait rire : tout ce qui sort de l’ordinaire, de la routine, du « normal ».   Les anciens le savaient et utilisaient abondamment les associations ridicules.  Plus c’est débile, mieux ça marche !

C’est une des raisons pour lesquelles les écoles ont banni ces méthodes.  Et aussi parce que les associations obscènes sont particulièrement efficaces…  Ce qui choquait profondément certains professeurs, souvent des religieux catholiques ou protestants, ces derniers condamnant aussi l’usage des images comme relevant de l’idolâtrie…

Ce qui fonctionne, ce qui fait qu’on retient des mots difficiles, des sonorités si éloignées de celles de notre langue, c’est l’association d’éléments sensoriels différents : la vue, l’ouïe.  Et les éléments ridicules qui s’ancrent profondément dans notre esprit.

Une fois de plus, c’est la mobilisation de groupes de neurones différents qui renforce la mémorisation.

Quand et comment les utiliser ?

Utilisez cette méthode pour mémoriser des listes de mots ou de faits.  Des mots de vocabulaire étrangers, des notions scientifiques difficiles, des formules de mathématiques.

Mélangez les cartes, tirez-les une à une et tenter de deviner la traduction ou la signification du mot qui se cache sur l’autre face.  Si vous réussissez, mettez les cartes à droite. (Ne l’étudiez plus avant un moment : ménagez vos ressources mentales, inutile de perdre de l’énergie à réétudier ce que vous connaissez déjà !)

Lorsque vous ne trouvez pas la réponse, regardez la carte et posez-là à votre gauche.  Recommencez avec le paquet de gauche jusqu’à ce que vous réussissiez avec toutes les cartes…

Et puis, selon le principe des répétitions espacées, oubliez le tout pendant quelques jours.  Et puis recommencez le processus entier.  Vous serez étonné de vos progrès !

Si vous ne savez pas dessiner ou si vous êtes un fana d’informatique, il existe également des logiciels de création de flashcards, en ligne, sur Androïd ou sur iPhone.  J’ai testé pour vous Studyblue que je trouve extraordinaire de simplicité et d’efficacité !  Il existe aussi une application appelée XMind2Anki, réalisée par mon ami Bruno Martin, et qui transforme les mindmaps XMind en flashcards Anki.  Vous conjuguez ainsi les avantages des deux méthodes !

Utilisez les flashcards pour mémoriser, mais variez les méthodes d’apprentissage

Attention :  ne vous contentez pas de cette méthode, même si elle est très efficace !

Lorsque vous rencontrez un nouveau mot dans un livre, par exemple, notez la phrase entière dans laquelle vous l’avez trouvé.  Cela contextualise le mot.  Ensuite, créez vous-même de nouvelles phrases avec le mot que vous venez de découvrir. 

Créez des textes à trous où vous devrez le replacer.  Cela aussi aide à contextualiser.

Jouez au Pictionary avec quelqu’un d’autre.  Expliquez-lui la signification du mot.  Dessinez-le.  Mimez-le.  Tout cela renforcera votre compréhension.

Une fois de plus, espacez les séances et variez les outils et méthodes.

Bon travail et bonne chance 😉

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Gérer son temps : une formation avec GTD et Personal Brain

Il y a quelque temps, je vous avais parlé de la méthode GTD (Getting Things Done), de David Allen.  Cette méthode, aux principes simples mais d’autant plus efficaces, a valu une notoriété mondiale à son auteur, surnommé le « gourou de la productivité« .

Parce que ceux qui l’utilisent gagnent du temps, travaillent mieux et surtout, oublient le stress lié aux choses à moitié faites…

Cela vous tente ?

Alors inscrivez-vous à la formation que j’organise chez Accortise le 28 avril de 9 à 16h30 !

Je gère mon temps avec GTD et Personal Brain

Nous y découvrirons ensemble :

  1. Les principes de la méthode GTD
  2. Le logiciel Personal Brain
  3. La mise en place de votre système personnalisé de gestion du temps

Une formation pratique axée sur :

  • vos besoins
  • votre situation personnelle
  • la maîtrise de vos informations personnelles ET professionnelles
  • la mise en place d’outils concrets de gestion de vos actions
  • le suivi du flux de travail
  • la maîtrise de vos différents projets
  • l’identification des tâches à accomplir
  • l’établissement des priorités
  • la gestion efficace de votre agenda
  • un système de rappel qui ne vous laisse plus rien oublier
  • des outils simples et accessibles partout où vous êtes

Retrouvez la maîtrise de vos actions et de votre temps !

Laissez le syndrome To-Do lists aux autres et confiez la gestion de vos actions à un système simple et fiable !

Le syndrome To-Do list

Nous connaissons tous des personnes atteintes du syndrome To Do lists :

  • Elles se précipitent sur leur ordinateur dès le matin
  • elles s’épuisent à vite effectuer les premières tâches
  • elles reportent les suivantes au lendemain ou au surlendemain
  • elles se découragent devant la quantité ingérable de tâches non-effectuées au bout de la semaine
  • elles gâchent leur week-end à culpabiliser à cause du travail à moitié fait
  • et elles recommencent la saga infernale dès le lundi suivant…

J’ai l’air de me moquer ?  Je sais de quoi je parle : je suis passé par là aussi !

Les tâches qui ne sont pas confiées à un système fiable encombrent votre mémoire et engendrent un stress rapidement insupportable !  A terme, ce type de pression engendre de l’épuisement, voire du burn out, ce stade où vos réserves physiques sont épuisées…

GTD et Personal Brain

Personal Brain est un logiciel de mindmapping dynamique.  Il est l’outil idéal pour centraliser des informations, les gérer, les échanger.  Il gère aussi les calendriers comme personne…

C’est pourquoi David Allen lui-même a choisi Personal Brain comme logiciel principal de gestion des tâches et des informations pour sa méthode GTD.

Personal Brain est unique :  sa simplicité, alliée à sa dimension dynamique et à sa puissance de stockage en font un outil rêvé pour ceux qui veulent gérer leur temps et leurs projets sans entrer dans des programmes habituellement réservés aux ingénieurs.

Si comme moi vous êtes plutôt du genre intuitif, que vous aimez le concret et les applications qui vous facilitent la vie, vous allez adorer Personal Brain !

Les entreprises qui utilisent les logiciels de mindmapping estiment gagner entre 4 et 6 heures par semaine par personnes.  Je vous garantis qu’avec la combinaison GTD + Personal Brain, vous allez gagner beaucoup plus : vous allez gagner en productivité et en confort de vie !



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Formation « Initiation au Mindmapping en ligne »

Vous avez envie de vous former au Mindmapping (carte heuristique) ?

Mais vous disposez de peu de temps ?  Vous ne savez pas où vous adresser ? Il n’y a pas de formation près de chez vous ?  Les horaires ne vous conviennent pas ?

Nous avons LA solution ! Apprenez, de chez vous, à votre propre rythme cet outil fabuleuxle Mindmapping !

A partir du 10 janvier, nous ouvrons un cours d’Initiation au Mindmapping en ligne.  Une formation en 5 modules pour maîtriser les bases du Mindmapping ou carte heuristique (cliquez sur la carte pour l’agrandir) :

5 modules pour maîtriser les bases du Mindmapping !

  • Une brève introduction pour vous accueillir et vous expliquer le fonctionnement du cours

Module 1 : Introduction au Mindmapping : principes de base

  • Comment utiliser cette section
  • Le Manuel 1 : Introduction
  • Un test pour vérifier votre niveau de compréhension et de mémorisation du manuel
  • La documentation : des cartes heuristiques, une émission de web-télé sur le Mindmapping et bien d’autres choses encore…

Module 2 : Je dessine ma première carte heuristique

  • Comment utiliser cette section
  • Le Manuel 2 : Ma première carte heuristique
  • Exercice commenté : ma première carte heuristique
  • Galerie de cartes heuristiques : reproductions commentées de cartes manuelles ou avec logiciel
  • Documentation

Module 3 : Applications du Mindmapping sur papier

  • Comment utiliser cette section
  • Le Manuel 3 : les applications du Mindmapping sur papier
  • Exercice commenté : une application au choix
  • Galerie de cartes appliquées
  • Documentation

Module 4 : Les logiciels de Mindmapping

  • Comment utiliser cette section
  • Le Manuel 4 : les logiciels de Mindmapping
  • Classement des logiciels de Mindmapping : par site, par prix, par catégorie, collaboratifs O/N, applications smartphones, etc.
  • Comment les entreprises utilisent le Mindmapping
  • Web-télé : le Mindmapping outil mainstream
  • Documentation

Module 5 : Initiation à XMind

  • Comment utiliser cette section
  • Le Manuel 5 : Initiation à XMind
  • Découverte du tableau de bord
  • Ma première carte heuristique avec XMind
  • Quelques applications du logiciel
  • Exercice commenté : une application au choix avec XMind
  • Galerie commentée de cartes réalisées avec XMind
  • Documentation

Vos avantages :

  • vous apprenez chez vous, à votre bureau ou dans votre fauteuil préféré;
  • vous choisissez vous-même les horaires de votre formation;
  • vous apprenez à votre rythme, selon vos disponibilités;
  • vous consacrez le temps que vous voulez à votre formation;
  • vous maîtrisez les techniques de base du Mindmapping tant sur papier qu’avec XMind;
  • vous ameliorez votre productivité et votre créativité;
  • vous prenez de  meilleures notes;
  • vous concevez et animez de meilleures présentations.

(Cliquez sur la carte pour l’agrandir).

Nous vous offrons :

  • une formation de qualité professionnelle de 5 semaine à 3 mois (selon votre rythme);
  • une plateforme de travail conviviale et personnalisée (Moodle );
  • un cours progressif avec des instruments d’autoévaluation;
  • un e-coaching performant : votre formateur unique vous soutient et vous conseille pendant toute la durée de votre formation;
  • des manuels sous format PDF qui vous appartiennent (consultables en ligne, téléchargeables, imprimables);
  • des modèles gratuits et une documentation  multimédia actualisée (vidéo, audio, écrite, cartes heuristiques, sites web, etc.);
  • des exercices corrigés et commentés par un formateur professionnel;
  • un chat hebdomadaire avec le formateur et les autres participants afin d’échanger, de poser des questions, de proposer vos solutions;
  • un forum où échanger avec le formateur et les autres participants quand vous le désirez;
  • la possibilité d’acquérir la licence PRO d’XMind à prix réduit:
  • un accès gratuit pendant toute votre formation à Mindmapping et pensée visuelle, un espace d’échange avec d’autres personnes intéressées par le mindmapping et la pensée visuelle qui vous fournit d’autres modèles gratuits, des actualités exclusives, etc.
  • un certificat de réussite en fin de formation.

Espace de travail Moodle

En Pratique

Comment cela fonctionne-t-il ?

  1. Vous réglez le montant de votre inscription en cliquant sur un des boutons PayPal ci-dessous.
  2. Dès réception de votre paiement, nous vous envoyons les instructions pour accéder à la plateforme (lien et code d’accès)
  3. Vous commencez à vous former !

Fiche technique du cours

  • Niveau : débutant.
  • Type de cours :  exclusivement en ligne avec e-coaching.
  • Ouverture des inscriptions : le 4 janvier 2011.
  • Début du cours : le 10 janvier à 9 heures (heure de Paris, Bruxelles, Amsterdam).  Pour les autres régions, vous pouvez convertir ici.
  • Durée de la formation : 90 jours maximum, mais le tout peut être terminé en 5 semaines (selon votre rythme).
  • Prix :
    • pour le cours seul : 89 € tout compris
    • pour le cours + licence XMind Pro pour un an : 124 € tout compris (licence XMind Pro à 35 € au lieu de 40 €)

Inscrivez-vous maintenant !

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