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Apprentissage et créativité : adoptez la bonne stratégie !

Apprentissage et créativité ?  Oui.  Pour adopter une stratégie efficace qui VOUS convient !

Et pour créer vos propres outils et adopter des tactiques réalistes.

Et, cerise sur le gâteau : pour entretenir votre motivation à apprendre !

Quand à pense à « école » ou à « apprentissage » le premier mot qui vous vient à l’esprit n’est pas forcément « créativité« .

C’est que – pour paraphraser Montaigne – nous sommes souvent plus préoccupés par une « tête bien pleine » plutôt que par une « tête bien faite« .

Et donc, pour beaucoup, apprendre, cela se résume à se remplir la tête en vue de l’examen.  Quitte à oublier pour toujours ce qu’on a appris.

Se remplir la tête, ce n’est pas très efficace.  L’information stockée dans la mémoire ne sera pas forcément retrouvée au moment voulu.  Et si le professeur pose une question pointue, il n’est pas certain que nous pourrons réutiliser l’information dans le sens demandé.  Et encore moins que nous pourrons inventer de nouveaux concepts à partir de ceux que nous avons mémorisés.

J’ai déjà évoqué toutes ces questions ailleurs  : c’est la base de la méthode Etudier efficacement en 5 étapes que je préconise et que j’enseigne dans les Ateliers Apprendre A Apprendre.

Que vient faire la créativité là-dedans ?

Apprendre de manière créative c’est beaucoup plus efficace !  Et je vais peut-être vous étonner, mais la créativité intervient – ou devrait intervenir – à tous les stades de l’apprentissage.

D’abord, pour élaborer une stratégie d’apprentissage : quels sont mes objectifs ?  Qu’est-ce que je veux apprendre ?  Pourquoi ?  Comment bien répartir mon travail ?  Comment bien doser mes effort ?  Quelles sont les méthodes qui me conviennent bien ?  Avec lesquelles je me sens à l’aise ?

Combien d’étudiants se sont jamais posés ces questions ?  Et pourtant, elles sont essentielles si vous visez la réussite !  Car, comme l’ont démontré de récentes études, c’est moins le QI que des qualités comme la persévérance, l’enthousiasme, la capacité à se motiver qui font la différence entre élèves qui réussissent et ceux qui échouent.   Et pas seulement à l’école, mais aussi dans la vie privée et professionnelle.   Nous connaissons tous des esprits brillants mais toujours enclins à se plaindre et qui n’arrivent à se fixer nulle part, qui gaspillent leur intelligence à inventer des excuses pour ne pas avancer…

La carte ci-dessous répertorie quelques moments où l’étudiant devrait faire appel à sa créativité (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Les différentes étapes de votre stratégie d’apprentissage

Répartir son volume de travail, prévoir des pauses, concilier ses périodes d’études et de loisirs demande aussi une certaine créativité.   Pour des adolescents dont le cortex frontal n’est pas encore entièrement développé, planifier des tâches et des loisirs n’est pas facile et une aide des parents sera sans doute la bienvenue.

Quelles méthodes d’apprentissage ?

C’est la mode aujourd’hui de tronçonner les apprentissages selon que vous soyez visuel, auditif, etc.  Certains partisans des intelligences multiples vous inciteront peut-être à enfermer votre enfant ou votre adolescent dans une case prédéterminée.

Je suis convaincu qu’il est intéressant de se connaître et je suis un des premiers à apprécier les apports de Howard Gardner et à prôner la reconnaissance de toutes les formes d’intelligences… je suis aussi convaincu qu’il est dommage de se limiter et de s’interdire des méthodes d’étude efficace sous prétexte que l’on est plutôt visuel ou plutôt kinétique.

Les recherches récentes en neurosciences prouvent que le cerveau comprend et retient mieux quand on mobilise différents groupes de neurones à la fois.  La théorie des répétitions espacées nous apprend que l’oubli fait partie de la mémorisation.  Et les anciens arts de la mémoire nous enseignent ce que confirment les scanners aujourd’hui : l’association est un puissant moyen de ne rien oublier !  Ou presque…

Donc, il vaut mieux avoir à sa disposition une vaste boîte à outils dans laquelle puiser celui dont on a besoin au bon moment.

Vous viendrait-il à l’idée d’avoir dans votre boîte à outils un seul et unique marteau ?  Et de l’utiliser pour tenter de réparer votre lave-vaisselle, de remplacer une ampoule, de bêcher votre jardin ou de repeindre la façade de votre maison ?  Evidemment non.  Vous enverriez directement chez le psy toute personne qui se comporterait de cette façon !

Et pourtant, c’est ce que des millions d’étudiants de par le monde font chaque jour !  Une leçon de maths ?  On lit et relit la matière.  Un test de français ? On lit et relit la matière.  Une interrogation de géographie ? On lit et relit la matière.  Un partiel de vocabulaire anglais ?  On lit et relit la matière.

L’étudiant se fatigue et les résultats sont décevants par rapport à l’effort fourni.

Une boîte à outil adaptée à toutes les circonstances

Il faut donc étoffer votre boîte à outils : en acquérir de nouveaux pour traiter chacune des matières ou des parties de matières selon :

Si vous voulez être efficace, vous devez impérativement :

  • avoir en tête votre objectif
  • tenir compte du temps dont vous disposez
  • déterminer exactement la matière à étudier
  • adopter l’outil le plus adéquat pour atteindre votre objectif en tenant compte des facteurs précédents
  • varier les techniques au maximum pour mobiliser les différentes parties de votre cerveau

Quels sont ces outils qui devraient être présents dans la boîte de chaque étudiant ?  Ce sont ces outils que j’offrea aux participants de mes ateliers Apprendre à Apprendre.

C’est ce que je passerai en revue dans le prochain article de la série  Apprendre avec créativité 😉  A bientôt !

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iMindMap Mind Mapping Outils

Le Mindmapping en 12 dias

Qu’est-ce que le mindmapping ?  Comment cela fonctionne-t-il ?  12 diapositives et une carte mentale pour comprendre.

Je n’ai pas l’ambition de donner toutes les réponses : qui le pourrait, d’ailleurs ?  Simplement, j’ai voulu repréciser – peut-être plus pour moi-même que pour les autres – certaines notions essentielles du Mindmapping.

(Cliquez sur la carte pour la télécharger, l’imprimer, la modifier depuis le groupe francophone de Biggerplate).

Tout d’abord, le mindmapping n’est pas qu’un jouet installé sur certains logiciels apparemment simples à utiliser.  C’est une méthode de pensée.  Une forme de pensée rayonnante.  Probablement la forme de pensée qui reproduit le plus fidèlement le fonctionnement de notre cerveau lorsque nous pensons.

Une pensée rayonnante : physiquement, elle part du centre de la page, disposée en format paysage.  Cette disposition particulière, qui rompt complètement avec des siècles de tradition d’imprimerie, correspond à notre vision : une vision binoculaire, qui s’étend horizontalement, et non verticalement comme la page d’un journal ou de la majorité des livres.  Apple avait donné au Mac Classic un écran vertical qui correspondait au format d’une page.  La société a vite changé d’avis.  Depuis, tous les écrans respectent la disposition de nos organes visuels.

Une pensée fortement structurée et hiérarchisée

Une pensée rayonnante qui s’éloigne du centre vers les bords : une pensée fortement structurée et hiérarchisée, contrairement à ce qu’un premier coup d’oeil pourrait laisser croire.  En effet, plus on s’éloigne du centre, et plus on entre dans le détail.  Plus ce qu’on rencontre est secondaire, accessoire.

Le contenu est placé sur des branches, organiques, fluides, décroissantes.  Ce sont ces branches qui dessinent – littéralement – la structure hiérarchique de la carte.

Cette pensée fonctionne par associations : associations de nos « deux cerveaux » pour commencer.  C’est une métaphore, on le sait, car notre cerveau fonctionne en réalité de manière plus globale, mais c’est une métaphore puissante et donc je continue à l’utiliser.  Le cerveau gauche, siège de la pensée rationnelle, logique, séquentielle – il a besoin de considérer les éléments un par un – et analytique.  C’est le cerveau du détail, de la logique, des chiffres.  Le cerveau droit, plus intuitif, sensible, global – qui comprend tout en une seconde – et synthétique.

Le mindmapping offre une vue à la fois synthétique – tout est vu en un coup d’oeil – et analytique – chaque détail est à sa place dans une structure hiérarchique.

Il utilise également d’autres associations, telles celles des mots-clés, des images, des couleurs, des branches.  Il permet de créer des liens entre les différents éléments, telles les flèches sur cette carte qui partent d’une branche vers une autre pour montrer le lien entre nos perceptions et nos deux cerveaux.

Des émotions pour penser

Les couleurs, les images, les branches organiques font que le mindmapping sollicite nos émotions : notre sens esthétique, nos souvenirs, notre ressenti face à certaines dimensions du monde qui nous entoure.  Peu de méthodes de pensée font appel de manière aussi profonde à ces deux cerveaux.  Et pourtant, comme l’a démontré le chercheur Antonio Damasio, les émotions sont essentielles dans notre capacité à prendre des décisions.  Coupez un être humain de ces émotions, et sa pensée devient stérile, déconnectée de toute réalité.

Le mindmapping, par son utilisation des mots-clés, de sa structure puissante, stimule également notre rationalité.  Notre besoin de clarté, de structuration.

C’est l’alliance de ces deux formes de pensées utilisées ensembles qui donne au mindmapping sa pleine puissance de créativité.

La recherche de la  connectivité maximale

Les mots-clés plutôt que des phrases : cela perturbe fortement les francophones, pour qui le verbe est quasiment sacralisé.  Nous avons l’habitude des longues phrases, des formules interminables.  Les Anglo-Saxons et les Germains sont beaucoup plus concis et attachés au sens qu’à la forme.  Est-ce cette différence culturelle qui fait que le mindmapping est beaucoup plus implanté dans les pays influencés par ces cultures ?

Le mot-clé est pourtant un élément essentiel de la carte heuristique : environ 10 % des mots que nous utilisons sont réellement significatifs.  Ils constituent le coeur même de nos discours.  Le reste est constitué d’articulations, de conjonctions, de précisions circonstancielles.  Le mindmapping se concentre sur ces 10 %.  Et se charge d’établir de nouvelles connexions.

Si on utilise un mot-clé par branche, ce n’est pas uniquement pour faire joli : c’est pour s’assurer d’un maximum de connexions possibles à partir d’un seul mot.  Si j’écris « pensée innovante » sur une branche, je me coupe de toute une série de connexions possibles.  Si j’écris « pensée » sur une branche et « innovante » sur la suivante, je peux facilement connecter « latérale », « créative », « provocatrice », etc.  sur de nouvelles branches qui se connectent sur la première…

La synesthésie facilite la compréhension et la mémorisation

La synesthésie est un autre mot-clé du mindmapping : c’est l’utilisation de plusieurs sens en même temps.  Cette utilisation de plusieurs canaux sensoriels – la vue, l’ouïe, le mouvement – mobilise différents groupes de neurones dans notre cerveau.  Cela renforce notre compréhension – chaque concept a sa couleur, sa disposition dans l’espace, ses mots-clés, ses images – et la mémorisation.

La puissance des techniques de mémorisation millénaires – comme le palais de la mémoire, par exemple – est confirmée par les découvertes les plus récentes des neurosciences : la sollicitation de divers sens à la fois pour comprendre et mémoriser entraîne une meilleure reconnaissance et une rétention à long terme beaucoup plus efficace.

Pensez-y lorsque vous dessinerez votre prochaine mindmap : utilisez toutes les dimensions que ce fabuleux outils vous offre.  Et tirez-en le maximum.  A la main comme avec votre logiciel préféré !

Cette carte a été dessinée avec le logiciel iMindMap : téléchargez-le gratuitement ici !

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Ateliers concept map Connaissance creativité Logiciels Mind Mapping Outils Projets

Soyez plus efficace : pensez autrement !

Vous voulez…

Travailler plus vite avec moins d’effort ?  Regagner du temps pour vous et votre famille ?  Booster votre créativité ?  Gérer vos projets de manière ludique et visuelle ?

Essayez le mindmapping !

Conférence gratuite et interactive au Loft Coworking Brussels, le lundi 5 mars à 9 heures.

A la fin des années 70, Tony Buzan révolutionnait notre façon de penser en créant le mindmapping : une forme de pensée rayonnante, non-linéaire, qui reflète plus fidèlement le fonctionnement de notre cerveau.  Une méthode qui utilise au maximum nos facultés cérébrales et multiplie nos possibilités de mémorisation.

Le mindmapping sollicite nos deux hémisphères cérébraux – le gauche, logique et rationnel ; le droit, sensible et créatif – dans un jeu d’associations qui reproduit le mécanisme de notre pensée naturelle.  Images, mots-clés, couleurs, disposition spatiale, liens…  Autant d’éléments qui font appel à tous nos sens et aux différents types d’intelligence : verbale, logique, visuelle, corporelle, etc.

Cliquez pour obtenir une copie en PDF !

Aujourd’hui, une nouvelle génération de logiciels utilisant ces principes du mindmapping nous font faire un saut dans de nouvelles dimensions : collaboration à distance, gestion de projet intégrée, outils de brainstorming, importation et exportation vers Windows et OpenOffice, liens vers le Web, etc.

De nouvelles fonctionnalités apparaissent chaque semaine.  Que vous soyez chef d’entreprise, mère au foyer, instituteur, conseiller juridique, ingénieur ou mécanicienne, ces outils vous feront gagner un temps précieux.   Se sentir efficace, c’est aussi un excellent remède contre le stress !

La conférence est terminée 🙁

Oui, mais vous pouvez à présent vous inscrire à nos ateliers et formations ! 

Atelier Apprendre à Apprendre pour les jeunes du secondaire, de 12 à 18 ans.

Et Formation au mindmapping avec XMind à Liège le 25 octobre 2012, de 9h30 à 16h30.



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Apprendre à apprendre Connaissance Mind Mapping Outils Pédagogie

Mindmapping, information et connaissance (vidéo)

Pourquoi le mindmapping est-il un outil extraordinaire pour  transformer l’information en connaissance ?  Et d’abord, quelle est la différence entre ces deux concepts que nous confondons allègrement ?  Un petit détour par Twitter, Heuristiquement et une vidéo de Luc Fayard s’impose…

Lorsque j’ai écrit « Pourquoi le mindmapping est-il si efficace pour étudier« , j’ai reçu un nombre incroyable de réactions : des commentaires sur le blog, mais aussi sur Twitter, des publications sur Scoop it, Pearltree, des messages via la page Contact, etc.

L’un de ces réactions sur Twitter m’a interpellé.

Ce tweet émanait de M. Olivier Legrand,  formateur en tic, et me disait ceci : « Le mindmapping est efficace car il transforme l’information en connaissance utile« .

Un tweet qui m’a laissé perplexe un bon moment…

Et puis, la lumière est venue d’une vidéo publiée sur Heuristiquement, le blog de mon ami Philippe Boukobza.  Une vidéo que je vous laisse découvrir ici.

Lionel Naccache donne une explication très simple et très convaincante de cette transformation de l’information en connaissance.  Et qui explique aussi très bien pourquoi, effectivement, le mindmapping transforme l’information en connaissance utile !

Une expérience subjective

« La connaissance est une expérience subjective.  C’est la rencontre d’un sujet, avec sa subjectivité, […] avec un objet d’information, avec un support d’information, avec un contenu informationnel.  Et du coup, la connaissance, ce n’est pas uniquement l’information qui va être accédée, qui va être connue, mais c’est cette relation entre le sujet, avec tout ce qui caractérise cette subjectivité et une information. »

Ce qui m’a rappelé ce que disait Tony Buzan dans son livre Mindmapping for Business : que nous sommes en train de passer de l’ère de l’information à l’ère de l’intelligence, en passant par l’étape de l’ère de la connaissance.  Et que nous devons transformer « les bites d’information en quelque chose qui a du sens« .  (Mindmapping for Business, Pearsons Books, BBC Active, 2010, p. XVII).

Deux interventions qui donnent un éclairage particulièrement pertinent  à cette distinction entre information et connaissance.  Et qui expliquent aussi pourquoi le mindmapping est particulièrement efficace dans cette transformation de l’information en connaissance.

L’appropriation de l’information par un sujet

Le premier concept important est évidemment le sujet.  C’est une personne, avec sa subjectivité, son histoire, son expérience.  Les PNListes disent « sa carte du monde« .

Lorsque je crée une carte heuristique, je dispose les différents éléments – idée centrale, idées secondaires, mots-clés, branches, couleurs, images, symboles, relations, groupes – selon « ma carte du monde ».

Prenons un exemple contemporain qui n’a pu échapper à aucun européen : la crise grecque.

C’est mon expérience, ma connaissance préalable du sujet qui vont guider mes choix : choix de privilégier telle ou telle dimension de l’information.  Un économiste va sans doute retenir les chiffres, les taux d’intérêts, le montant de l’endettement, etc.  Un syndicaliste retiendra les luttes des Grecs, leurs manifestations dans les rues, le poids important des structures financières sur le monde du travail.

C’est justement cette appropriation de « l’objet information » par le « sujet » qu’est chacun d’entre nous qui fait que deux personnes ne font jamais vraiment deux mindmaps identiques sur le même sujet.

Lors d’ateliers de mindmapping, j’ai pu observer très souvent des mindmaps radicalement différentes alors que j’avais demandé aux participants de résumer un même texte.   Elles n’étaient pas bonnes ou mauvaises : elles étaient différentes.  Elles exprimaient l’expérience, les goûts, la sensibilité, les centres d’intérêt, l’histoire de chacun des participants.  Et donc, la richesse de l’expérience humaine.

La notion de sens

La remarque de Tony Buzan est également très importante à mes yeux : transformer l’information en « quelque chose qui fait sens ».

Nous sommes noyés sous des flots d’informations.  Mais quelques-unes seulement nous parviennent.  Encore plus rares celle qui nous touchent.  Et elles nous touchent parce qu’elles trouvent un écho en nous.  Quelque chose qui évoque une expérience passée : qui agite une sonnette – which rings a bell – comme le dit si joliment l’expression anglaise.

La différence entre information et connaissance tient aussi dans le sens que nous donnons à cette information.   Nous approprier une information, c’est d’abord lui donner du sens.  Un sens qui n’appartient qu’à nous.  Et qui confirme ou modifie notre carte du monde.   Notre mindmap personnelle, en quelque sorte…

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Apprendre à apprendre Apprentissage précoce Mind Mapping Outils Pédagogie

Pourquoi le Mindmapping est-il si efficace pour étudier ?

Pourquoi dit-on que le Mindmapping peut aider les étudiants ?  Est-ce vraiment si efficace ?  Et si oui, pourquoi ? A ces questions, on peut répondre sans hésitation : OUI, le Mindmapping est une méthode efficace pour étudier.

La vue : le sens dominant d’une majorité de personnes

Une étude de Linda Kreger Silverman, Docteur en psychologie de l’Université du Colorado,  menée sur 750 élèves, a démontré qu’environ 30% d’entre eux utilisaient fortement le canal visuel-spatial, 25 % d’entre eux utilisaient principalement le canal auditif-séquentiel, et 45% utilisent les deux ensemble.  Parmi ceux-ci, 30% utilisent plutôt le canal visuel-spatial et 15%, plutôt le canal auditif-séquentiel.

Ce qui veut dire que l’enseignement actuel, basé principalement sur les mots, répond  vraiment aux besoins de 25% de la population scolaire!

Répartition des canaux sensoriels dominants

Une méthode qui sollicite tous nos sens !

Le Mindmapping est une des rares méthodes qui réconcilient nos deux hémisphères cérébraux et qui sollicitent autant de sens en même temps : avec sa structure en arbre, ses couleurs, ses images, sa disposition spatiale encourage l’utilisation du canal visuel-spatial.

Par son utilisation de mots-clés, d’associations et de relations entre les concepts stimule également l’utilisation du canal auditif et de l’intelligence verbale.

Lorsque vous dessinez une carte ou que vous suivez ses branches avec votre doigt, vous utilisez votre mémoire corporelle (kynétique).  (Voir à ce sujet mon article sur les intelligences multiples de Howard Gardner).

L’association, le maître-mot du mindmapping

Le Mindmapping  utilise aussi le principal mode  de fonctionnement de notre cerveau :  l’association.

Nous associons sans cesse des émotions et des souvenirs, des événements entre eux, etc.  Votre mémoire fonctionne par association, en créant des liens entre les nouvelles notions et celles qui sont déjà acquises.  C’est ainsi que vous construisez votre savoir : en liant du neuf avec de l’ancien.

Réconciliez la synthèse et l’analyse

Le mindmapping sollicite à la fois votre esprit de synthèse par sa vue globale, en un coup d’oeil, d’une situation, d’un problème, d’un concept, etc.  Il stimule votre faculté d’analyse par ses détails, les différentes parties de ses structures, les liens entre les différentes parties de la carte.

Par l’utilisation d’une structure très marquée, très hiérarchisée, ainsi qu’aux mots-clés, il fait appel à votre cerveau gauche, le cerveau rationnel, séquentiel, celui de la logique et des chiffres.

Par son utilisation des couleurs, des dessins, il sollicite votre cerveau droit, celui de l’intuition, de la sensibilité, de l’émotion et du sens esthétique.

La mobilisation de divers groupes de neurones

C’est l’utilisation de toutes ces propriétés qui fait du mindmapping un outil si puissant de compréhension et de mémorisation.

En un mot, si le mindmapping est si efficace, c’est parce qu’il sollicite les différentes parties de notre cerveau et leurs façons différentes de fonctionner, en association, en collaboration.

Et ce à un niveau que peu d’autres techniques abordent.

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Apprendre à apprendre Apprentissage précoce Bien-être formation Pédagogie

Combien de sens avons-nous ? (2)

Quels autres nouveaux sens les physiologistes nous ont-ils répertoriés ? 

Après la proprioception et l’equilibroception que nous avons rencontrés récemment, voici les autres sens qui  nous relient au monde et participent à notre conscience de la réalité. (Cliquez sur la carte pour en obtenir une copie PDF).

 

La thermoception ou perception de la température

La thermoception ou perception de la température est l’un des sens les plus disputés aujourd’hui.  En effet, les spécialistes ne s’accordent pas toujours sur la définition à cause de la différence de perception entre la température extérieure du corps et celle de l’intérieur qui ne font pas appel aux mêmes récepteurs.  Les récepteurs internes permettent non seulement de connaître la température de notre corps, mais surtout de maintenir une température constante (homéostasie).  Nous connaissons tous l’effet des locaux surchauffés ou mal aérés sur l’étude : la somnolence, la perte de concentration… Le froid réveille jusqu’à un certain point au-delà duquel les membres s’engourdissent et l’énergie disponible servira surtout à rétablir une température corporelle supportable…  La perception de la chaleur et la résistance aux températures extrêmes varient énormément d’un individu à l’autre.  Nous connaissons tous des personnes frileuses, toujours occupées à augmenter le chauffage et à enfiler 4 couches de chemises, pull-over, etc.  tandis que d’autres se baladent en t-shirts été comme hiver…

La nociception ou perception de la douleur

La nociception ou perception de la douleur est fondamentale pour l’apprentissage.  L’apprentissage « naturel » commun aux humains et aux animaux dans la nature est fait d’essais et d’erreurs (c’est une des raisons qui me font bondir quand je vois comment on stigmatise l’erreur dans l’enseignement traditionnel).  Dans ces essais et erreurs, l’expérience de la douleur est une notion fondamentale de l’apprentissage : celle du danger et, par corrélation, celle de la préservation de l’intégrité corporelle de l’individu (et par extension, la survie de l’espèce).  C’est donc une expérience proche de celle de la perception de la faim/satiété, tout au moins dans ses finalités : protéger le corps de la destruction en nous prévenant d’une menace.  Une coupure, qui peut nous vider de notre sang si nous n’y prenons pas garde.  Une brulûre qui peut endommager un membre.  Un écrasement, etc.

 

En apprentissage, nous découvrons très tôt, enfants, que nous ne pouvons pas toucher le feu, que les lames coupent, que les aiguïlles piquent, etc.  C’est aussi un apprentissage fondamental des limites.

Nous savons tous qu’un mal de tête ou toute autre douleur peut perturber notre concentration.  A contrario, se concentrer sur autre chose peut nous aider à oublier ou à atténuer la sensation de la douleur.  L’hypnose peut même nous ôter toute sensation de douleur, au point de se substituer à l’anesthésie chez les patients réceptifs.  Ce qui prouve bien le rôle du cerveau et de la conscience dans la nociception.

Les antalgiques (médicaments antidouleurs) et autres sédatifs peuvent évidemment calmer cette sensation de douleur, malheureusement, ils ont souvent une facheuse tendance à provoquer la somnolence et la perte de concentration.  Pas très bienvenu en période d’examen…

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Apprendre à apprendre Pédagogie

Combien de sens avons-nous ?

Dans un article récent, je vous parlais de l’importance des canaux sensoriels dans l’efficacité de vos apprentissages : savoir si vous êtes plutôt visuel ou auditif, si vous êtes au contraire kinesthésique et que donc vous avez besoin de beaucoup bouger, etc.  La connaissance de vos sens dominants vous permet d’adopter des statégies d’apprentissage adaptées à votre physionomie.  Vous êtes unique.

Mais, puisque nous parlons de sens : combien en avons-nous ?

Nous avons 10 sens et non pas 5 sens !

Tout comme moi, vous pensiez sûrement – c’est ce qu’on m’a appris à l’école – que nous avons 5 sens. Et bien, vous avez tout faux ! Selon les physiologistes, nous n’avons pas 5 mais bien 10 sens. Découvrez-les ici, sur cette mind map (cliquez sur l’image pour l’agrandir) :

Au cinq sens traditionnels, les physiologistes en ont ajouté 5 : le sens de l’équilibre, la perception de la température (interne et externe), la conscience de la douleur, la sensation de faim ou de satiété et, enfin, la proprioception, cette faculté de savoir plus ou moins consciemment dans quelle position se trouve chaque partie de votre corps.

Mais ce n’est pas tout !

Non contents d’avoir ajouté 5 nouveaux sens à notre panoplie, les physiologistes apportent aussi des modifications aux sens les plus connus (ou supposés tels).  En effet, pendant des années, j’ai lu et entendu (visuel et auditif 🙂 ) qu’il y avait 4 saveurs fondamentales :

  • Le sucré
  • Le salé
  • L’amer
  • L’acide

 Eh bien, ici aussi, on connaît une véritable révolution puisqu’on reconnaît 3 saveurs fondamentales de plus :

  • le piquant : les oignons, les piments, le gingembre, etc.
  • le calcium : le chou, le pavot, etc.
  • l’umami (mot japonais signifiant savoureux, délicieux) : le fromage, les champignons, certains thés et les bouillons de viande…

Mais examinons un peu les nouveaux-venus et leur influence possible sur vos facultés d’apprentissage.

L’équilibroception et la proprioception : ces deux sens (ou perceptions) sont assez proches l’un de l’autre.

L’équilibroception ou sens de l’équilibre

L’équilibre dépend du bon fonctionnement de petits os et de fluides situés dans  l’oreille interne.   Il nous dit à tout moment si nous sommes en équilibre, c’est-à-dire stables ou sur le point de tomber ou – c’est plus grave – en train de tomber…   L’équilibre peut être perturbé par la maladie, un traumatisme après un accident, par l’emploi de drogues, de médicaments ou d’alcool.

La proprioception ou la perception de la position de votre corps

La proprioception est la perception, la plupart du temps non-consciente, de la position du corps et de toutes ses parties.  Si on vous bande les yeux et qu’on vous tient le bras droit en l’air sans rien vous dire, il y a de fortes chances pour que vous puissiez dire où se trouve votre bras et s’il est plié ou tendu.   Cela parait anodin, ce ne l’est pas du tout.  Dans son livre L’Homme qui prenait sa femme pour un chapeau, Oliver Sacks raconte les problèmes de personnes qui ont perdu ce sens suite à  une lésion cérébrale : elles ne peuvent plus tenir debout sans y penser ! C’est un véritable calvaire, car dès qu’elles arrêtent d’y penser, elles s’écroulent, comme des poupées de chiffon.  Notre corps ne tient pas debout par miracle : c’est notre cerveau qui, par le biais de ce sens étrange, nous maintient dans la position voulue sans effort conscient de notre part…

Pour les personnes kinesthésiques, ces deux sens sont extrêmement importants, y compris dans l’apprentissage.  Car comme le dit si bien Ken robinson (dans son livre The Element et dans sa conférence sur TED), elles ont besoin de bouger pour penser !  C’est ce que Howard Gardner appelle l’intelligence corporelle ou kinesthésique, si importante chez les danseurs, les acrobates, les couvreurs et tous les métiers qui exigent de l’équilibre ou de la maîtrise musculaire.  Malheureusement, ces enfants sont parfois pris pour des enfants hyperkynétiques et sont donc traités à l’aide de médicaments comme la célèbre rilatine, alors qu’ils éprouvent simplement le besoin de bouger pour penser…

La satiété ou la perception de la faim

 La perception de la faim ou de la satiété est évidemment cruciale pour la survie de l’individu : sans cela, nous mourrions de faim sans même nous en apercevoir.  En réalité, la sensation de faim est la traduction dans notre cerveau, de la baisse du taux de glycogène dans le foie.  Certaines cellules de l’hypothalamus réagissent alors en libérant des récepteurs dans le foie (plus sur cette page de Wikipedia).  Tous les formateurs expérimentés connaissent les effets de la faim et de la satiété sur l’apprentissage.  Si vous allez au cours ou à une formation sans avoir déjeuné (petit-déjeuner, en France), vers 11 heures, votre taux de glycogène est au plus bas et tous les instituteurs repèrent aisément les élèves dont l’attention se dissipe, qui semblent ailleurs, voire légèrement comateux…  Par contre, après un  bon dîner (déjeuner, en France), le syndrôme d’endormissement après diner frappe massivement et tous les formateurs savent que ce n’est pas le moment idéal pour les apport théoriques…

Cliquez ici pour lire la suite !

 

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Sens et stratégies d’apprentissage : partez gagnant !

Quels sont mes sens dominants ?  Comment en tirer parti pour étudier efficacement ?

Vous vous préparer à reprendre les cours ou vous y êtes déjà ?  Ce qui suit devrait vous aider à entamer cette rentrée avec confiance.

La PNL (programmation neuro-linguistique) explore les canaux sensoriels par lesquels nous découvrons le monde.  Si vous savez quels sens vous utilisez le plus pour percevoir et comprendre ce qui vous entoure, vous pourrez définir des stratégies d’apprentissage qui en tiennent compte.  Et vous serez d’autant plus efficace !

Comment savoir quel canal vous utilisez le plus souvent ?  Nous vous proposons un test que vous pouvez télécharger ci-dessous et qui vous permettra de définir vous-mêmes quels sont vos sens dominants.  Nous terminons par quelques conseils pour étudier plus efficacement en adoptant des stratégies d’apprentissages adaptées à vos besoins spécifiques.

Si vous êtes :

  •  Visuel : vous découvrez le monde les yeux grands ouverts.  Des techniques visuelles comme le mindmapping, la vidéo, les schémas ou des images vous aideront à mieux comprendre et à retenir plus facilement.
  •  Auditif : ce sont surtout vos oreilles qui vous parlent.  Prenez beaucoup de notes et relisez-les à voix haute pour étudier.  N’hésitez pas à répéter de nombreuses fois, en trouvant le bon rythme, le tempo qui vous convient.   Enregistrez les cours, écoutez des podcasts… 
  •   Kinesthésique : c’est votre corps tout entier qui retient. Bougez ! Faites des pauses fréquentes car l’immobilité vous pèse rapidement et vous n’arrivez plus à vous concentrer.  Etudiez en marchant, en rythmant vos lectures.  Trouvez une ambiance qui vous dynamise.
  •  Olfactif : c’est votre nez vous guide, vous avez du flair.  Evitez les pièces mal aérées, les parfums agressifs pendant l’étude.  Choisissez plutôt de faire brûler de l’encens ou de diffuser un parfum que vous aimez.  Travaillez par association : utilisez le même parfum ou après-rasage pendant l’examen ou le test que lorsque vous étudiez.  Cela ravivera votre mémoire.
  • Gustatif : vous mâchouillez volontiers votre stylo ou votre crayon et la nourriture vous apporte des sensations inégalées.  Vous pouvez également  associer différents goûts à ce que vous étudiez. Mangez le même chocolat ou le même bonbon pendant l’étude et juste avant l’épreuve.  La menthe favorise la concentration : boire un thé à la menthe pendant l’étude ou pendant une pause vous aidera à vous relaxer tout en aidant à focaliser sur l’essentiel.

N’utilisez pas qu’un seul canal : même si vous êtes surtout visuel, ne vous privez pas du secours des autres sens !

Dans tous les cas, bonne chance pour cette année académique et les suivantes !