Quelle crédibilité pour la SPRL-S ?
Parmi les problèmes que les professionnels de l’accompagnement des entreprises entrevoient d’ores et déjà dans la nouvelle forme de société proposée par le législateur belge, se pose celui de la crédibilité. En effet, lorsqu’on crée une société, ce n’est pas seulement pour se protéger des risques inhérents au statut d’indépendant, mais surtout pour rassurer les banquiers and the fournisseurs sur la solvabilité de l’entreprise.
En clair, les banquiers veulent être sûrs d’être remboursés et les fournisseurs veulent être certains d’être payés. Ils veulent donc prendre des risques mesurés. Quant aux clients, ils voudraient être rassurés sur le fait que l’entreprise ne sera pas en faillite avant d’avoir livré le produit commandé ou presté le service attendu (si vous croyez que c’est de la science-fiction, interrogez les personnes autour de vous et demandez-leur si elles connnaissent quelqu’un qui a versé un acompte à une entreprise de construction qui a fait faillite avant les travaux. Vous serez surpris !).
Quel banquier octroiera un crédit à une entreprise qui déclare un capital d’un euro ? Quel fournisseur accordera un délai de paiement à une société sans argent ? Or, sans crédit et sans délai de paiement, aucune entreprise n’est viable à long terme…
Frais de fonctionnement et économies d’impôts
Outre les frais de constitution dont nous avons déjà parlé, la SPRL-S, comme toute société, engendrera des coûts de fonctionnement. Contrairement aux indépendants en personne physique, elle devra tenir une comptabilité en partie double, quel que soit son chiffre d’affaire. Elle devra faire publier ses comptes annuels, comptes établis par un professionnel, ce qui engendre également un coût.
Un des arguments en faveur de la constitution d’une société, est l’économie d’impôts, les personnes physiques étant taxées de 25 % à 50 % selon les bénéfices et les sociétés selon un forfait de 33 %.
Mais encore faut-il qu’il y ait un bénéfice, ce qui est loin d’être certain la première année…
Maintenir les entreprises en Belgique
Dans le numéro du 12 décembre de Mon argent (supplément gratuit du samedi du journal économique L’Echo), l’avocat fiscaliste Marc Quaghebeur attribue à la SPRL-S le « mérite d’empêcher le chef d’entreprise débutant de commettre l’erreur de fonder une Limited… » (entendez : une entreprise de droit anglais). Mais, à ce stade, rien ne prouve que les jeunes entrepreneurs ne continueront pas à chercher ailleurs l’opportunité de créer une entreprise à bon compte.
Ce qui empêche bon nombre de jeunes d’ouvrir une entreprise belge, c’est surtout la politique menée par les autorités. Une politique de pression sociale et fiscale difficile pour les jeunes entrepreneurs. Et ça, ce n’est pas près de changer…
Dans un prochain article, je vous livrerai une comparaison entre les coûts de la SPRL-S et de l’installation en personne physique.
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